[Suisse-Danemark] Vladimir Petkovic avoue s’être inspiré du coaching de Murat Yakin pour obtenir le point du nul

Vladimir Petkovic est un homme humble. Peu enclin à se vanter des succès qui ne sont pas les siens. Ainsi, peu après le glorieux match nul obtenu par sa Nati face au Danemark (3-3), l’entraîneur de l’équipe de Suisse a joué la carte de la modestie. «Vous savez, il faut rendre à Murat ce qui est à Murat. Sans lui, nous n’aurions jamais obtenu ce précieux point.» Petko ne s’arrête d’ailleurs pas là, lorsqu’il s’agit de dérouler le tapis rouge devant son homologue du FC Sion. «Christian l’a dit, Barth l’a répété, Murat est le meilleur entraîneur de Suisse. Qui serais-je pour ne pas m’inspirer des plus grands?»

Deux minutes qui font la différence

Le coach de la Nati a répondu à cette question sur le terrain. Un mois presque tout pile après le tristement célèbre Sion-Bâle en quart de finale de Coupe de Suisse (2-4), ses hommes ont rendu un bel hommage aux Sédunois. «J’étais au stade ce soir-là, se souvient le sélectionneur national avec une pointe d’émotions. J’ai vu comment une équipe qui avait le match en main pouvait se saborder en douze petites minutes. Quelle source d’inspiration!» Alors certes, la Suisse n’a pas fait aussi bien que le FC Sion, puisqu’elle a mis de son côté 14 minutes à se faire remonter, mais Vladimir Petkovic s’avouait tout de même «très fier de ses hommes.» «Les Sédunois travaillent toute la semaine ensemble pour réaliser ce genre de performances, de notre côté, nous ne bénéficions que d’une dizaine de jours chaque tremblement de terre. Difficile de rivaliser dans ces conditions.»

Le format des qualifications remis en question

Pourtant, l’homme fort des Helvètes avait suivi le plan de match de Murat Yakin à la lettre. «J’avais mis l’équipe la moins expérimentée possible sur le terrain au départ, puis j’avais fait sortir Xhaka pour bien montrer aux joueurs que le match était plié. Enfin, j’ai demandé à tous mes attaquants d’arrêter de presser, à mes milieux de reculer au maximum et à mes défenseurs de commettre des fautes inutiles pour que l’adversaire obtiennent des coups de pieds arrêtés.» Un copier-coller qui n’aura, malheureusement, pas eu l’effet escompté finalement. «C’est le format de ces qualifications qui veut ça, soupire Petko. Si nous étions allés en prolongations, à coup sûr nous aurions réussi à perdre ce match. Je trouve d’ailleurs regrettable le comportement de l’arbitre qui en sifflant rapidement la fin de la partie nous prive d’un exploit que nous méritions.»

Vital Monnet