[SCOOP] Un institut de recherche américain aurait enfin découvert l’utilité de l’Armée suisse après des décennies d’étude

Il s’en passe des choses dans le pays de l’Oncle Sam. Rassurez-vous, ce n’est pas de Donald Trump, d’Hillary Clinton ni d’une quelconque autre créature terrifiant les enfants que nous vous parlerons. Cette fois-ci, c’est un institut de recherche réputé qui a défrayé la chronique. Si l’étude n’a pas fait grand bruit outre-Atlantique, elle risque de déclencher un tollé en Suisse. En effet, le National Institutes of Avdvanced Study (NIAS) vient de publier une longue étude débutée en 1985. 31 ans, c’est le temps qu’il aura fallu après d’intenses recherches pour percer le mystère de l’utilité concrète de l’armée dans notre pays.

Sujet sensible, sujet tabou, l’armée a constamment fait parler d’elle. Qu’on la défende vigoureusement ou qu’on soit pour son démantèlement total, personne n’est réellement insensible à la question. Les différentes initiatives du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) ont souvent divisé la population et crée des débats stériles au sein de celle-ci. Les résultats de l’enquête, qui ne contient pas moins de 42 pages, permettent de comprendre mieux le fonctionnement et la réelle utilité des militaires helvètes.

Valaisans précurseurs ?

Ce qu’une majorité de Valaisans ont sans doute compris (NDLR: 52% des jeunes de notre canton sont déclarés “inaptes” lors da la journée de recrutement), c’est que l’armée n’est plus considérée comme quelque chose d’utile du point de vue de la défense du pays. L’étude démontre en long et en large que l’armée ne sert pas son but d’origine, à savoir se défendre en cas d’une éventuelle invasion ou d’une guerre à nos frontières. Pire encore, s’appuyant sur de nombreux témoignages, elle ressemblerait de plus en plus à une colonie de vacances, les marches de 50 km en pleine nuit et le tir au Fass-90 sur des cibles en plus. Drogues, alcools, Snapchat, Facebook etc, certains cours de répétition ont plus des airs de soirée Projet X que d’un détachement militaire défendant ardemment son pays.

Fusion avec les scouts ?

Avec cette étude, c’est toute une institution qui s’effondre. Souhaitant préserver le peu de crédibilité qui lui est encore accordée, l’armée n’a pas tardé à réagir par le biais de son porte-parole Ottokar Kaufmann. Ce dernier a proposé diverses mesures pour regagner la confiance de la population. À commencer par sa proposition de fusion avec Le Mouvement Scout de Suisse (MSdS), une résolution qui risque de faire parler d’elle. Ottokar Kaufmann précise : “Cette mesure permettrait de diminuer les avis négatifs de nos troupes, notamment pour les touristes voyageant à bord des trains helvètes le dimanche soir qui sont régulièrement choqués par le comportement de nos militaires.” En supprimant l’arme de service et en remplaçant le treillis par un foulard multicolore, le nouveau projet prendrait des airs plus gracieux et risquerait enfin de satisfaire le GSsA, les partis de gauche et les militants pour la paix. En revanche, dans les milieux bourgeois et conservateurs, on grince des dents. Le Parlement devra décider d’accepter ou non cette proposition lors de la session de printemps 2017. Les discussions promettent déjà d’être animées. Et rien ne dit que le peuple ne devra pas se prononcer lui aussi à ce sujet si la décision du législatif ne satisfaisait pas une partie importante de la population.

Sadik Fracheboud

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