[Poker] Barthélémy Constantin va confier une partie du budget mercato du FC Sion à Adryan

«C’est un peu un coup de poker !» Assis dans un canapé de la Porte d’Octodure, Barthélémy Constantin peine à se rependre. «Un coup de poker! C’est un jeu de mots, vous avez compris?», lâche-t-il les larmes au coin des yeux. Après de longues minutes quelque peu gênantes pour ses interlocuteurs, le directeur sportif du FC Sion retrouve son sérieux. «Non, mais tu vois, Christian m’a toujours dit que dans la vie, c’était soit la carotte, soit le bâton. J’ai choisi la première option.»

Une poule aux œufs d’or

Surpris en train de jouer – et de remporter – un tournoi de poker au Casino de Divonne alors que ses coéquipiers se battaient pour arracher les trois points face au FC Zurich, le Brésilien aurait dû être sanctionné par le club sédunois. Mais celui-ci a finalement décidé de jouer la carte de la psychologie. «La mise de départ du tournoi était de 300 euros et il est revenu avec 17’000 euros. Dans la famille, on n’a pas la mémoire de chiffres, mais par contre, les multiplications on sait faire.» Ni une, ni deux, le fils prodigue des Constantin a donc décidé d’offrir la moitié du budget du mercato estival du FC Sion à son attaquant. «Papa me reproche toujours de ne pas être suffisamment novateur dans mon approche du foot, cette fois, j’espère qu’il sera fier de moi.»

Le Brésil, c’est fini

Alors que le président du FC Sion a cherché désespérément le nouveau Cunha en rapatriant à Tourbillon une poignée de jeunes talents brésiliens durant l’été; son fils a choisi une nouvelle approche: miser sur les capacités de bluffeur d’Adryan. «Le Brésil, ça n’est plus le football aujourd’hui. Le Brésil, c’est le carnaval, toute l’année désormais. Il faut vivre avec son temps… Ces types peuvent nous rapporter gros, mais pas en jonglant avec un ballon.» L’attaquant du FC Sion aura donc jusqu’au terme de la saison 2018-2019 pour faire fructifier le budget transfert des Sédunois. «Assis derrière une table de poker, il y a quand même moins de risque qu’il ne se blesse. C’est du win-win, cette affaire», relève Barth.

Vital Monnet