[FC Sion] Murat Yakin: «D’ici la fin de la saison, j’espère connaître le nom de tous mes joueurs»

Sorti en Coupe de Suisse mercredi soir par le FC Bâle et à une distance respectable de l’Europe en championnat, le FC Sion n’a désormais plus qu’un objectif d’après les dires de son président: le maintien. Mais pour booster un peu l’attrait de cette fin de saison, son entraîneur, Murat Yakin a défini secrètement un objectif plus personnel: «j’espère connaître le nom de tous mes joueurs d’ici la 36e journée de championnat à la fin mai.»

Maisonnial for ever

Jusqu’ici, le coach des Sédunois avoue avoir beaucoup de peine à mettre un nom sur le visage de chacun des 31 joueurs à sa disposition. «Le seul dont je me rappelle vraiment c’est Kévin (ndlr: Fickentscher), révèle l’ex-international suisse. Il est tout mignon et en plusil a un maillot jaune, c’est plus facile à le distinguer.» L’aîné des Yakin avoue également garder en mémoire le «concurrent» du numéro 1 valaisan: Anthony Maisionnial. «Là, ça n’a rien à voir avec le maillot distinctif, c’est juste qu’un type qui encaisse un but de 70 mètres, forcément on s’en rappelle», sourit le Bâlois. Cependant, pour ce qui est du reste de l’équipe, l’entraîneur du FC Sion avoue être dans le flou total. «Les gens croient que je m’amuse à créer une nouvelle composition d’équipe chaque semaine, mais 31 noms à mémoriser, ce n’est pas anodin.» Alors semaines après semaines, matchs après matchs, le coach de 44 ans jongle avec ses titulaires. «Il n’y en a un autre difficile à louper, c’est Kasami. Il est toujours par terre. J’avais aussi repéré le petit Toma, mais depuis qu’il a ses mèches blondes, je me trompe une fois sur deux.»

Merci Barth’

Et si sa mémoire lui joue encore des tours devant ce collectif pléthorique, Murat Yakin promet qu’il continuera à faire des efforts pour aligner deux fois de suite le même onze d’ici la fin mai. «J’ai demandé à Barth qu’il me fabrique un «Qui est-ce ?» avec le visage de mes joueurs, pour que je puisse entraîner ma mémoire quand je suis chez moi. Ça l’occupe et ça évite qu’il n’en engage encore dix de plus.»

Vital Monnet