[Élections cantonales] Le Haut-Valais apprend avec consternation l’existence de 5 autres candidats

À peine 5 jours avant que le voile ne tombe sur la nouvelle composition du gouvernement valaisan, le Haut-Valais s’indigne. La partie germanophone du Vieux Pays n’aurait pas été mise au courant de la liste complète des candidats. Enquête.

« Sympas, les copains du centre et du bas », ironise d’emblée Lukas Schmidt, élu communal à Brig. « On aime bien Roberto et Esther, mais quelqu’un aurait pu nous mettre au parfum pour Rossini, Favre, Freysinger, Darbellay et Melly ». Selon ses dires, la population n’aurait jamais été avertie des candidatures « d’outre-autoroute ». Si l’accusation se révélait être fondée, les cartes pour le second tour seraient entièrement redistribuées.

Quant à la question de savoir si les Hauts-Valaisans seraient prêts à remettre en cause leur obédience PDC et PS (par le biais de Roberto Schmidt et Esther Waeber-Kalbermatten), Lukas Schmidt s’écroule de rire. « Vous n’allez pas me faire croire qu’ils appartiennent à un parti ? Ce sont des Oberwalliser punkt schluss. Au niveau cantonal, il n’existe pas de partis politiques. C’est une histoire qu’on raconte pour faire peur aux enfants ».

Du côté des candidats, la nouvelle fait grincer des dents. Oskar Freysinger affirme « se sentir abandonné par ses frères de sang », alors que Rossini regrette « d’avoir essayé de copiner avec les sujets d’Esther ». Seul bienheureux de l’affaire, Favre, confie son soulagement « de n’être pour une fois, pas le seul inconnu au bataillon ». Plus direct, Darbellay admet n’attendre que le résultat aux urnes, après une campagne qui « casse les burnes ».

Caliméro Fournier

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