[CFF] Un homme surpris en train de lire le magazine gratuit Via

Parole de contrôleur, on avait jamais vu ça depuis fort longtemps. Un homme d’une trentaine d’années a été surpris tôt hier matin dans l’interrégional reliant Brigue à Genève alors qu’il lisait le magazine Via que les CFF publie 10 fois par an.

Ce taxidermiste valaisan se rendait de son domicile sédunois à son lieu de travail de Bex comme tous les jours lorsqu’il a été surpris en pleine lecture. Hans-Rudolf, le “chefzug” de ce convoi, raconte : « J’étais en train de contrôler les titres de transport de la 2ème classe quand je suis tombé nez-à-nez avec cet homme qui feuilletait notre magazine présent dans les trains. »  Il crut d’abord à une nouvelle plaisanterie de son collègue, connu pour être un sacré farceur, mais que nenni. Robert, ce trentenaire pendulaire, n’est ni employé de l’ex-régie fédérale, ni un plaisantin. Il nous avoue avoir le béguin pour la lecture, quelle qu’elle soit. « J’avais oublié mon livre de chevet sur la gastronomie moldave à la maison, et j’étais angoissé de faire 35 minutes de train sans pouvoir bouquiner. » nous a t-il confié. C’est la première fois qu’il s’aventurait sur le mensuel disponible dans la majorité des trains. S’il a apprécié les illustrations du journal il reste néanmoins perplexe quant à son contenu. Il faut dire que dès à présent, Robert est un des rares lecteurs répertorié de cette revue par les CFF. Ces derniers nous ont confirmé qu’ils leur étaient impossible de quantifier le nombre de personnes lisant “Via” régulièrement.

Hans-Rudolf, le contrôleur, a été terriblement marqué par cette découverte et incapable de poursuivre son travail convenablement. Son supérieur a pris la décision de le faire remplacer pour terminer son service des contrôles et lui a conseillé de rentrer chez lui afin qu’il se repose. Avant de rejoindre Morphée, il nous a tout de même relaté : «En général, les utilisateurs qui se servaient du journal, le faisaient plutôt pour sauver leurs maladresses en tentant d’éponger leur café qui venait de se renverser par exemple ou alors certains déchiraient un bout de page pour coller leur chewing-gum avant de le jeter dans la poubelle. J’ai même vu un type, une fois, l’utiliser pour se moucher. » En effet, l’illustré étant imprimé sur du papier doux, s’en servir pour en faire sortir les mucosités de son nez n’est pas si ridicule et néfaste qu’il puisse paraître.

Shakespeare Bochatay