[Affaire Behrami-FC Sion] «Pour sauver mon mariage, un départ était devenu nécessaire, Christian s’était trop rapproché de Lara»

Vautré dans le canapé de sa villa du côteau valaisan, Valon Behrami n’a pas la mine des grands jours. «Je me fais penser à Neymar, le soir de Brésil-Suisse en Coupe du monde…», glisse-t-il, en tentant une pointe d’humour. Mais son sourire s’efface rapidement. «Non, sincèrement, je ne simule pas. Je suis un homme blessé, dans sa chair, dans son cœur et dans son orgueil.» Si l’ancien international suisse a accepté de nous recevoir, c’est qu’il aime «la sobriété et le sérieux» de L’Alcazar et qu’il souhaite faire la lumière sur sa toute récente rupture avec le FC Sion.

Une tignasse qui fait rêver 

En lieu et place du «notre histoire était bien partie, mais plusieurs raisons ont conduit à la situation actuelle», cité dans le communiqué officiel du club rouge et blanc, le Tessinois accepte donc de nous raconter «la vérité, vraie. Pas celle du carnotzet.» «Si je pars, c’est à cause de Christian.» L’omniprésent président du FC Sion se serait donc une nouvelle fois heurté à la résistance psychologique d’un autre fort caractère? «Ce n’est pas tout à fait ça…», commente Valon Behrami. «En Italie, j’ai vu suffisamment de présidents gesticuler pour rien, j’ai l’habitude.» Mais CC n’a apparemment pas uniquement «gesticuler» cette fois-ci. «Vous savez, Christian, c’est un homme qui plaît aux femmes. Il a une belle tignasse, un visage taillé dans le marbre et surtout, il sait leur parler.» Et après trois mois passés en Valais, l’ancien milieu de terrain de l’Udinese n’a eu que trop souvent l’occasion de s’en rendre compte. «Quand il faisait son numéro à des inconnues, ça me faisait rire. Mais quand j’ai vu qu’il arrivait même à décrocher des sourires à Lara, j’ai commencé à flipper.»

Obligé de porter une perruque 

En trois petits mois, l’entrepreneur martignerain aura donc réussi, là où son ex-joueur échouait depuis plus d’un an. «À ce rythme-là, elle riait aux éclats dans deux semaines, elle me quittait dans deux mois et ils se mariaient dans la foulée.» Plutôt que de prendre ce risque, «Valon», – comme le surnomme affectueusement son «rival» – a donc décidé de mettre un terme à son contrat et de quitter le Valais immédiatement. «Christian a proposé de déposer Lara au Tessin avec son jet. J’ai réussi à la résonner en me mettant une perruque et en imitant l’accent martignerain, mais c’était moins une.»

Vital Monnet