[Université] Après avoir étudié comme un fou durant 3 semaines, un étudiant s’accorde une année sabbatique

Pour beaucoup d’étudiants, janvier rime avec examens universitaires. Les bibliothèques sont bondées et les ventes de gouttes homéopathiques anti-stress explosent. En cette période, il est courant de croiser en semaine des universitaires réveillés et marchant droit alors que le soleil n’est pas encore levé.

Pour l’occasion nous décidons de rencontrer Séraphin Carron, étudiant en 3ème année bachelor à la Faculté des lettres de Lausanne. Séraphin, qui vient de terminer ses examens après trois semaines éprouvantes,  se confie : « Dès le premier jour de l’An, alors que personne ne travaille, je me suis mis à l’étude. C’était très difficile à se motiver. Depuis la dernière session d’examens de juin je n’avais plus souvenir d’avoir ouvert mes cahiers et en plus je venais de terminer un semestre très festif où de temps à autre j’assistais à mes cours. »

Des journées de douze heures de travail

Durant le mois de janvier Séraphin avoue avoir travailler régulièrement de 08:00 le matin à 20:00 le soir. « C’était une situation horrible. Je ne faisais rien d’autres qu’étudier et assister à mes examens, c’est le seul moment de l’année où je me réveille avant 10:00. Plusieurs fois j’ai cru que j’allais psychologiquement craquer. »

Bière en main et le teint pale, l’homme a pourtant l’air encore physiquement marqué par les efforts consentis depuis le début de l’année. « J’avoue que le retour au calme est difficile, j’ai quand même validé 25 crédits grâce à 5 examens. J’ai pris une avance considérable sur mon plan d’étude. Pour profiter un peu j’ai décidé de faire une année sabbatique afin de me couper du stress occasionné par les études. Je prévois de voyager plusieurs mois à travers le monde avant de reprendre l’Université en septembre prochain. »

Séraphin se donne un an et demi pour terminer sa dernière année de bachelor : « Comme ça j’aurai encore 6 mois pour profiter avant de commencer mon master afin de devenir à terme professeur de français et d’histoire. » 

Innocent Dubuis