Women’s_History_Month_Art_And_Feminism_-_02

Une association féministe veut interdire l’expression « Ciao bonne »

« Quand une expression dénigrant la femme devient à ce point banal, c’est un signal alarmant que toute la société se dérègle. » C’est par ces mots que l’association « Womanocry » a décidé de s’exprimer par le biais de sa porte-parole Guenièvre Arlettaz. Dans son viseur, l’expression bien connue sous nous latitudes : « Ciao bonne ». Pour l’association, ces deux mots mis ensemble représentent une atteinte à la dignité des femmes puisqu’ils dénigreraient le genre féminin en l’associant à de la vulgarité.

Si les Valaisans ont pris l’habitude de s’exprimer ainsi pour saluer et prendre congé d’une personne leur étant familière, tout porte à croire que l’origine de « Ciao bonne » soit de nature sexiste développe l’organisation féministe. Cette dernière va même plus loin en proposant tout simplement son interdiction et une dénonciation pénale à qui entraverait ladite interdiction.  Rappelons que l’article 261 bis du Code pénal suisse prévoit des peines privatives de liberté allant jusqu’à 3 ans pour « celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion ». Par cette action, l’association « Womanocry » lance un gros pavé dans la mare valaisanne. Si l’affaire devait prendre une tournure sérieuse,  les discussions dans le Vieux-Pays pourraient être bouleversées à jamais.

Léodagan Genolet