[T-shirt de la honte] A son tour le Valais interdit : le maillot de la finale de coupe 2017 sera banni du territoire cantonal

Après les cantons de Vaud et Genève, c’est au tour du Valais de sauter le pas de l’interdiction. Les personnes ayant des vêtements jugés non conformes aux normes des établissements ne seront plus obligées de porter un t-shirt rappelant l’humiliation du FC Sion en 2017 face à Bâle. Si certains établissements laissaient le choix quant aux t-shirts, la plupart, en revanche, forçaient les élèves à porter un t-shirt « la quatorzième » en taille XXL. Une humiliation qu’a connu Kimberley Forclaz, 15 ans, l’an dernier comme elle nous le raconte : « j’avais un t-shirt un peu petit, comme j’ai fait un excès de croissance, tous mes habits sont devenus trop petit, ce qui fait que parfois on pouvait voir mon ventre. Chose qui n’a pas plus au directeur du cycle ». Encore choquée par cet évènement Kimberley poursuit : « à aucun moment de ma vie je pensais vivre une pareille honte. Pendant une journée tous mes camarades ont pu se moquer de moi et me dévisager. J’ai réellement cru mourir quand une copine m’a annoncé que le maillot avait été dédicacé par Moussa Konaté. Après ça, je ne suis plus retournée à l’école durant une semaine. »

Un témoignage cruel à entendre, qui ne peut laisser de marbre quiconque ayant un cœur. Après de nombreuses plaintes de parents d’élèves et dans la continuité du mouvement lancé par le cycle du Pinchat, les autorités du canton ont décidé d’interdire cette pratique. Elles ont même été plus loin en bannissant totalement les maillots rappelant la finale de coupe perdue contre Le FC Bâle 3-0 à Genève. Frédéric Favre, chef du département des sports s’explique : « Après 3 ans de deuil, il est temps de tirer un trait définitif sur cette tragédie. Nous ne voulons plus entendre parler de cette finale. Nous essayerons progressivement de supprimer tous les souvenirs liés à cette défaite historique. Nous voulons que les prochaines générations grandissent dans un monde où le 25 mai 2017 ne rime plus avec humiliation ».

Jean-Giovanni Jacquemettaz