geralt

[Sion] : Viré du bar « La Grenette », il est approché par les plus grandes banques du pays

Vendredi soir dernier, la colère de Jason Germanier n’aura duré qu’une poignée de minutes. Etudiant de deuxième année en économie à l’Université de Lausanne, le jeune Valaisan s’est d’abord fait virer de l’établissement après avoir créé un début d’émeute. Seulement, après avoir pris la porte, c’est cette fois-ci la promesse d’un avenir triomphal qui vient frapper à la sienne. Jason revient sur cette nuit pas comme les autres.

« Je suis dans ce bar de gaucho (Ndlr : La Grenette) avec mon pote pauvre qui me fait me sentir important. Je lui explique comment être heureux quand le serveur débarque pour prendre notre commande. Mon pote prend un verre de Goron (rire), je demande à voir la carte des vins. Cet espèce d’aubergiste de seconde zone me rit au nez. J’ai fait ce que papa m’a toujours dit de faire dans ces cas là : je me suis levé et je lui ai craché au visage pour rappeler ma supériorité. Les autres rebuts de la société assis aux tables environnantes se sont alors levés et l’échauffourée a éclaté. Dix secondes plus tard, j’étais dehors. Je me suis fait bouter hors du bar par ces communistes ».

Désorienté mais manifestement contrarié, le jeune étudiant poste sa mésaventure sur les réseaux sociaux. Un cadre de la banque privée Julius Bär aperçoit la publication et contacte aussitôt le Valaisan. « Dans le milieu de la finance, on connaît tous la Grenette. C’est le fief romand des valeurs anti-capitalistes. Un enfer terrestre. Autant vous dire que si une personne se fait virer de cet établissement, à nos yeux, il devient un collaborateur potentiel » détaille le banquier. Il n’aura fallu que quelque minutes pour que l’histoire s’ébruite et que d’autres banques approchent également Jason Germanier. « Mon agenda électronique n’a plus assez de mémoire pour enregistrer tous mes rendez-vous » s’exclame l’économiste en devenir, avant de conclure : « J’ai jamais vraiment compris la finance mais s’il y a moyen de brasser de la thune, je suis comblé ».

Caliméro Fournier