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[Sion] Touché par la fermeture de la dernière discothèque, le home du Glarier ouvrira ses portes au public pour le thé dansant hebdomadaire

L’établissement médico-social sédunois a pris très à cœur la fermeture de la dernière discothèque de la capitale, le Trentequarante. La direction du Glarier a promis de s’investir sans compter pour « pallier le cruel manque d’animation ». Reportage.

« Dès la semaine prochaine, tous les vendredis entre 15 et 18 heures, on ouvre notre thé dansant au public », lance fièrement Paul Theytaz, directeur du home du Glarier. L’opération vise à offrir une alternative aux noctambules qui subissent de plein fouet l’agonie de la vie nocturne sédunoise. « On est conscient que l’horaire n’est pas idéal pour les fêtards, admet le directeur de l’EMS. Mais avec une offre festive qui ne cesse de s’amenuiser, on deviendra vite l’endroit le plus en vue de la ville ». L’initiative a séduit les pensionnaires du home, à l’image de Colette, 97 ans. « Je suis veuve, passablement fortunée, et les jeunes n’ont généralement pas un sou. Vous voyez le tableau ? », chuchote-t-elle du bout des lèvres.

Le Grand Conseil approuve

La grande majorité des députés valaisans ont salué la démarche. Le président du parlement, Edmond Perruchoud, reconnaît volontiers que « le Glarier enlève une sacrée épine du pied au Grand Conseil ». Le sujet, récurent ces derniers jours, prenait dangereusement des allures de polémique.  « Tous les jeunes sont en train de miauler parce qu’ils ne peuvent plus faire la bombe jusqu’à 4 heures du mat’ », déplore l’élu UDC avant de poursuivre : « Nous, on bosse. Autrement dit, on est trop fatigué pour aller faire les guignols en ville le soir. Alors désolé si ce n’est pas notre première priorité ». Des mots qui traduisent une certaine léthargie face aux préoccupations de la jeunesse.

Reste à savoir si la proposition du home permettra réellement aux oiseaux de nuit de la capitale de prendre leur envol.

Caliméro Fournier