[Santé] Plus de 30% des Valaisans seraient atteints d’apéirophobie

Tôt ce matin, les autorités cantonales ont annoncé après une nouvelle étude que plus de 30% des Valaisans souffriraient d’apéirophobie. La divulgation de ce chiffre par l’office cantonal de la santé est une surprise pour une grande partie du peuple valaisan. Toutefois, des rumeurs sur la présence très importante de cette pathologie circulaient, mais personne ne voulait vraiment y croire. Le même office cantonal de la santé, qui très inquiet du nombre croissant de sujets, nous a procuré plusieurs informations confidentielles sur ce fléau qui s’abat sur le Valais depuis la nuit des temps.

Tout d’abord, nous tenons quand même à préciser, pour nos lecteurs les moins avertis, que l’apéirophobie n’est pas comme son nom l’indique la peur de l’apéro. L’existence de cette phobie de l’apéro n’a jamais été avérée en Valais, même si certaines rumeurs font état de quelques cas dans la vallée de Saas.

L’apéirophobie est la peur de l’infini. Les symptômes principaux pour les Valaisans sont de forts maux de tête ou de ventre en fonction des personnes, mais principalement une forte baisse de moral subite, voir une dépression instantanée.

Cette pathologie, toujours selon l’office cantonal de la santé, se déclarerait principalement sur l’autoroute, après le tunnel de Saint-Maurice en direction de Lausanne, lorsque la personne atteinte de cette phobie apercevrait l’horizon.

Il a aussi annoncé une corrélation entre le pourcentage de sujets malades et la commune d’origine. En effet, plus le Rhône s’éloigne de sa source plus ce taux de personnes souffrantes serait faible.

Certaines communes, notamment des vallées latérales ont prévu de sensibiliser leurs citoyens sur le danger de quitter leurs vallées, tellement l’apéirophobie est présente et intense. En effet, la simple vue d’une potentielle ligne d’horizon, même dans la vallée du Rhône pourrait provoquer une crise de panique intense pouvant mener à une paralysie nerveuse.

Le dernier point soulevé par cet organe sanitaire est la transmission de cette peur. L’apéirophobie ne serait pas contagieuse, mais inscrite dans les gènes valaisans. C’est à Genève que les cas les plus intéressants ont pu être observés. Il n’est pas rare que des cas d’apéirophobie soient déclarés chez des Valaisans de troisième ou quatrième génération vivant dans la cité de Calvin. Même si ceux-ci ont renié tout lien avec leurs origines, par exemple en affichant leur soutien au Servette FC, il se peut qu’à l’aube de la trentaine, l’apéirophobie se déclare sans prévenir.  Ces derniers doivent donc rentrer sur la terre de leurs ancêtres et vivre une nouvelle vie. Pour les plus téméraires refusant l’appel de la patrie, il ne leur reste plus qu’à se terrer dans les troquets du vieux Carouge en noyant leur langueur chronique dans l’alcool. Dès lors, leur champ de vision ne dépassera pas deux mètres.

Finalement, les autorités compétentes concluent sur le fait qu’il ne faut pas céder à la panique, que nos ancêtres vivaient déjà très bien avec ce léger handicap, et qu’il fait maintenant partie de l’histoire du peuple valaisan.

Germain Bornet

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