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[Protestation] Un milliard pour les Gillioz : «Eh pourquoi pas pour les Fournier ?» s’offusque le comité du patrimoine nendard

«À un moment donné il faut arrêter ce favoritisme qui n’est pas bon pour l’unité du canton.» Paul-Yves Fournier ne décolère pas. «Si la Confédération est capable de sortir un milliard pour les Gillioz, qu’en sera-t-il pour les autres familles?»

La question du président du patrimoine nendard n’a pas tardé à soulever une vague de protestation dans de nombreux autres fonds de vallée. «La Confédération n’a plus d’argent pour subventionner les petits paysans de montagne mais crache des millions pour les Gillioz», s’enflamme Marcel Héritier, porte-parole des Héritier de Savièse.

«On nous parle d’investissements durables, de Gillioz à taille humaine, mais jamais de ma vie je n’ai vu un Gillioz dépasser les 2 mètres, s’exclame quant à elle Patricia Balet, présidente «des Balet d’ici et d’ailleurs.» Franchement débourser une telle somme pour un problème qui n’existe même pas, avouez qu’on a le droit de se poser des questions.»

Quant aux principaux intéressés, les Gillioz eux-mêmes, ils accueillent la nouvelle avec un sourire empreint de scepticisme. «Avec ça, le financement de la fête de famille de la mi-été est assuré pour quelques centaines d’années, se réjouit le président des «Gillioz du Valais», Henri-Fernand Gillioz. Après on ne veut pas sombrer dans certaines dérives. À peine la nouvelle du soutien tombée, mes deux fils ont reçu des demandes en mariage venues des quatre coins du canton.» De quoi tourmenter bon nombre de parents Gillioz, puisque les enfants d’Henri-Fernand viennent tout juste d’avoir respectivement 8 et 12 ans.

Vital Monnet