[Opération Blanche Neige] Grincheux aurait refusé d’aider ses camardes

Ils étaient tous là lundi soir dans les rues de Sion. Là pour libérer la capitale de son manteau neigeux. Prof, pour dispenser son savoir et ordonner le bal des camions. Timide, aussi efficace que silencieux au volant de son chasse-neige. Dormeur, qui pour une fois avait accepté de solder ses précieuses heures de sommeil. Joyeux, tout simplement heureux de pouvoir piloter la rétro. Atchoum, affrontant un sale rhume pour aider ses compères. Et Simplet, inefficace avec sa pelle, mais présent pour remonter le moral des troupes.

Et seul un d’entre eux manquait donc à l’appel: Grincheux. Grincheux qui avait passé sa journée de dimanche à regarder tomber la neige en grognant. Grincheux qui avait passé la matinée de lundi à s’offusquer de l’état des routes, du déblaiement des trottoirs ou des ralentissements et autres bouchons. Grincheux lançant encore et toujours sa seule et même question: «Mais où vont nos impôts ? Mais que font les employés de la voirie à part prendre l’apéro ?»

L’Opération Blanche Neige s’est donc déroulée sans le septième camarade, trop occupé à se plaindre de tout. Ce même camarade qui l’année dernière s’emportait face aux conditions d’enneigement indignes dès qu’il mettait ses skis aux pieds.

Et devinez quoi, ce sera également celui qui gémira et refusera de sortie de chez lui dès l’été venu parce qu’il « fait trop chaud. »

Vital Monnet