[Formation] 86 % des étudiants ne sont pas conscients que d’ajouter « juste » devant « rendre mon mémoire » ne diminue pas la masse de travail

Tôt ce mercredi matin, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a fait une annonce qui a profondément ébranlé le monde éducatif. Dans les Hautes Écoles comme dans le milieu académique, une écrasante majorité des étudiants estime que d’ajouter un « juste » avant « rendre mon travail » diminuerait sensiblement l’ampleur de la tâche. « Pour résumer, ces branlafates sont déjà incapables de changer une ampoule, mais ils prouvent aussi qu’ils ne sont pas en mesure de réfléchir », s’emporte Christophe Darbellay, conseiller d’État notamment en charge de la formation.

« On ne pouvait pas savoir »

De leur côté, un comité d’étudiants valaisans s’est défendu par voie de communiqué en faisant savoir au conseiller d’État qu’ils « ne pouvaient pas savoir », et qu’ils « déploraient l’attitude condescendante de M. Darbellay ». Un appel à la destitution de l’élu a par ailleurs été lancé.

Mémoires reportés

Pour la plupart des étudiants du Vieux-Pays, il ne sera pas possible de rendre le travail final dans les temps. Reste que dans les faits, ils sont (très) peu à se plaindre. « Oh vous savez, 2017 n’est qu’une année parmi tant d’autres. La plupart d’entre nous se sont donnés jusqu’à 2020 pour rendre le premier jet », relève un futur aspirant au diplôme.

Caliméro Fournier