[Chine] Mandatés par le FC Sion pour reconstruire l’équipe, les bâtisseurs de l’hôpital de Wuhan déclinent l’offre devant l’ampleur du chantier

On leur promettait l’échec. On leur disait que c’était impossible. On les croyait fous. Et pourtant. L’hôpital de Wuhan, dernier rempart au coronavirus, est sorti de terre en 10 jours. Le prix d’un travail acharné des ouvriers. Désormais, plus rien ne leur semble hors de portée. Ou presque. Reportage.

Le soleil baigne encore de ses derniers rayons la province du Hubei. Zhang Min, 44 ans, regarde fièrement «son» hôpital, un ouvrage de 25’000 mètres carrés qu’il a bâti avec 7’500 de ses hommes. « Belle bête, hein ? », lance-t-il en pointant du doigt l’édifice encore immaculé. « Beau bébé, y’a pas à dire », murmure-t-il pour lui-même. Le chef de chantier le dit sans rougir, « l’accomplissement du millénaire, c’est moi ».

Son succès, à l’écho planétaire, n’a pas échappé à Christian Constantin. Le boss du FC Sion recherche, depuis le début de l’année, une personne capable de reconstruire son équipe. « Paraît qu’il faisait de grandes choses, je lui ai donc proposé de faire quelque chose d’immense », glisse le président sédunois.

« Faut pas pousser »

D’abord emballé, le bâtisseur chinois a dû reconnaître ses propres limites. « J’étais partant, puis je me suis intéressé au projet de près. Après plusieurs analyses, le constat est clair: la mission est impossible », regrette Zhang Min. « Faire l’impensable, je veux bien. Mais là, faut pas pousser ».

S’occuper du « bout de route »

Reste que les sollicitations de Christian Constantin pourraient avoir quelques effets pour le Vieux-Pays. « Pour ce pseudo club à l’article de la mort, à part l’avis de décès, y’a plus grand chose à faire. Par contre, j’ai cru comprendre qu’il y avait un bout de route qui vous posait problème dans le Haut Valais ». Il regarde les plans, puis éclate de rire. « Donnez-moi 20 grosses minutes et je vous règle ça ».

Caliméro Fournier