Archives pour la catégorie Zoo des Marécottes

Le gel, ce fléau

[Actualité] Les ceps de vigne bientôt autant gelés que les vignerons valaisans à la clôture de Vinea

Le constat est presque aussi amer qu’une piquette surmaturée du Lavaux: le gel qui sévit depuis trois nuits au cœur du Vieux Pays pourrait bien réduire à néant les perspectives de la vendange 2017. « À ce rythme-là, la glace au Fendant, on pourra la mettre en barquette directement sur le domaine ! » ironise Jean-Michel Favre, encaveur du Valais Central. Derrière ce sourire de surface se cache néanmoins la détresse de toute une profession. Son voisin de culture, Maurice Bonvin laisse transparaître tout son désarroi. « Quand on a une mauvaise année, on arrive tout juste à produire du vin de la qualité de celui des Vaudois. Alors sans pouce, on devra abaisser la comparaison avec celui des Genevois. » Une vérité qui sonne comme un désastre pour l’ensemble des encaveurs concernés.

La crédibilité dans les fleurs
Si les comparaisons des encaveurs se multiplient afin de vulgariser au mieux l’impact d’un fléau tel que le gel, Yves Salamin, président de l’association «In Giroud we trusted mais on a eu tort», a sans doute décroché la palme. Le représentant des encaveurs du Valais Central a lâché cette très belle métaphore. « En vérité, la plupart de nos ceps sont bientôt autant gelés que mes collègues et moi à la clôture de Vinea. » Ces quelques mots laissant transparaître une vérité des plus crues. « 90% des pouces sont détruites sur les parcelles touchées. 90%, c’est un peu près le pourcentage de la baisse de crédibilité de Jean-Michel l’année dernière quand il a vomi dans les fleurs de l’Hôtel de Ville à l’issue de la manif’. »

Les réserves entamées
Si la vendange 2017 semble compromise, aucun doute qu’au vu des leurs réponses, les encaveurs valaisans n’ont pas hésité à puiser dans leurs réserves des années précédentes afin de se mettre un peu de baume au cœur.

Vital Monnet

Pascal Dubosson

[FC Sion] Des supporters lancent une pétition pour que la finale de la Coupe se joue en Suisse et pas à Genève.

À peine les dernières vapeurs de l’after demi-finale au carnotzet à Berty effacées, la cohorte des supporters du FC Sion et leurs camardes opportunistes ont posé les premiers jalons de la préparation de la finale. Réservations de bus, commandes de cartons blancs et de caisses de Blonde 25, rien n’a été laissé au hasard de Naters au Bouveret. Pourtant «un détail» marquant a rapidement sauté aux yeux des Valaisans les plus observateurs: cette édition 2017 de la finale de la Coupe se jouera à Genève.

Pour une finale suisse en Suisse 
Des comptoirs de village aux réseaux sociaux, en passant par l’écurie, l’onde de choc a très rapidement émergé. «C’est un scandale !!!, enrage Pierrot Moulin, président d’un des clubs de supporters du Gradin Nord. Organiser une finale suisse en France, c’est de la pure folie !» Dans le Chablais, la réaction est tout aussi forte et l’incompréhension toute aussi vive. «Déjà que se taper des finales en terrain bourbine n’était pas simple, maintenant il faut déménager jusque chez les Frouzes !» s’exclame Yves Vuilloud, du syndicat «Ici c’est Sion.» Devant cette marée d’ahurissements, les différents clubs de supporters ont appelé à l’union sacrée et se sont unis pour lancer une pétition contre cette décision de l’ASF. Le combat «Pour que la finale de la Coupe de Suisse se joue en Suisse» a donc été lancé.

Des frontières aux relevés bancaires
Pour les initiateurs de cette pétition, «choisir Genève pour une finale d’une compétition helvétique est tout simplement une aberration.» Cependant, le comité directeur, présidé par un certain Roland Seppey, présente d’autres arguments pour se faire entendre. «Comment voulez-vous que l’on puisse charger nos bus comme à l’accoutumée et passer sans la frontière sans souci ? Ce sont des Français, mais ils ne sont pas bêtes pour autant, ils sauront reconnaître un vin de qualité et ils nous le confisqueront.» En dehors des problèmes liés à la boisson, un problème de liquidités pourrait s’annoncer pour les Sédunois. «Changer toute la paie du mois de mai en euro, ça fait cheni. Comment expliquer ça à ma femme quand elle épluchera mes relevés ?»

L’ouverture oui, mais avec des limites
Tout cela mis bout à bout, les initiateurs estiment que le lancement de leur pétition est plus que légitime. «On a déjà assez donné du spectacle à tous les amateurs de football, 13 finales durant, il serait temps que l’ASF nous prenne un peu au sérieux,» s’énerve Roland Seppey. Et à ceux qui oseraient lui dire qu’il est fermé d’esprit, le président du comité directeur rétorque: «on a déjà ouvert notre finale cantonale des combats de reines à des Italiens ou pire encore, à des Vaudois. Si ça c’est pas une preuve d’ouverture. Non franchement rien que d’imaginer «La Marseillaise» jouée en début de match, ça me fout la gerbe.»

Vital Monnet

Les JSVR en guerre contre les Jeunes UDCVr.

[Clash] Les jeunes socialistes proposent à Freysinger de reverser sa rente. L’UDC riposte en leur proposant de se couper les cheveux et de trouver un travail.

Et puis soudain l’espoir. Dimanche 19 mars après des mois d’une campagne hargneuse et d’une bassesse encore jamais atteinte, le Valais a enfin choisi le visage de son nouveau Conseil d’Etat. Si l’éviction du bel Oskar a été un soulagement pour la majeure partie des électeurs, la fin de cette période de trouble politique a quant à elle sonné comme un apaisement pour tout un canton. À l’exception peut-être des différents médias valaisans qui vont à nouveau devoir se creuser la tête pour abreuver le Vieux Pays d’informations non-politisées.

Que la guerre continue… 

Pourtant, seulement quelques heures après ce dénouement historique, les Jeunesses Socialistes du Valais Romand (JSVR) ont décidé de lustrer une nouvelle fois le carcan du désormais ex-conseiller d’Etat et néophyte en musique. Via un communiqué, les camarades, encore frustrés de la claque reçue par le souriant Stéphane, ont appelé le Saviésan à reverser tout ou partie de sa rente d’ancien conseiller d’Etat aux Valaisans dans le besoin. Cette demande fait suite au scandale de l’affiche «Maria» qui a vu l’UDC reprocher au canton d’aider davantage les migrants fuyant la guerre que ses propres citoyens fuyant le vin vaudois et la raclonnette. «Pas un de nos membres ne toucherait un centime des 80’000.- francs offerts par M.Freysinger puisque nous sommes tous des fils de bobos hors du besoin, souligne Marcel Héritier, membres des JSVR. Cependant, il serait juste que le tyran autrichien aille au bout de ses idées.»

OSS 117, toujours au top

Face à cette attaque, les Jeunes UDC du Valais Romand n’ont pas tardé à riposter. Grâce à une culture cinématographique des plus pointues, le comité central a proposé «aux JSVR de se couper les cheveux et de trouver un travail.» Comme leurs homologues socialistes, les représentants du parti ont donc décidé de frapper directement là où ils avaient le plus de chance de faire un strike. «C’est une référence à un film très rigolo que nous avons regardé en stage de scoutisme, explique Romain Crittin, membre du comité des Jeunes UDCVr. Ce film met en scène un agent secret qui fait des blagues racistes et misogynes. Un chef d’œuvre.»

C’est donc à coups de communiqués de presse tout aussi pertinents et bien sentis que la campagne au Conseil d’Etat continuera de souiller l’image de tout un canton.

Vital Monnet

Dahu_by_Philippe_Semeria

[Zoo des Marécottes] Le rhônasson et le dahu rassemblés dans le même enclos

A l’heure des premiers flocons de la saison, Le zoo des Marécottes présentait hier son nouvel enclos pour le printemps prochain ainsi que ses futurs et non moins étonnants résidents.

Deux espèces célèbres cohabiteront dans cet enclos. Le premier animal n’est nul autre que le célèbre dahu, qui a été capturé par les douaniers alors qu’il essayait de passer la frontière entre le val d’Aoste et le val d’Hérens. Son aspect étrange réside dans le fait qu’il dispose de deux pattes avant très courtes, lui permettant d’être très stable quand il gravit les pentes montagneuses. Il sera certainement la nouvelle coqueluche du zoo des marécottes, détronant les ours noirs qui attiraient la grande partie de l’attention depuis leur arrivée.

Le deuxième animal bien moins célèbre, le rhônasson, animal en voie de disparition, est originaire de la Vallée du Rhône. Espèce menacée et élevée au rang de mythe, elle est une des emblèmes du Valais en figurant même dans l’hymne mythique de ce canton.

“ Quel est ce pays merveilleux, que je chéris, où je suis né? Où l’Alpe blanche jusqu’aux cieux élève son front couronné !

Vallée où le Rhônasson court, noble pays de mes amours, C’est toi, c’est toi, mon beau Valais ! Reste à jamais, reste à jamais, le pays de mes amours !”

« Les deux animaux sont très complémentaires et n’auront pas de peine à vivre ensemble » selon les dires du directeur du parc. Ce dernier a veillé à ce que les spécimens soient de sexes différents et espère donc voir la naissance d’un croisement unique entre ces deux bêtes alpines.

Ces deux animaux s’adresseront à deux publics bien différents, le dahu attira les foules et les enfants alors que le rhônasson, animal plutôt laid, passionera les zoologistes du monde entier.

Après le succès engendré grâce à son couple de lynx Petruschka et Alex, ces nouveaux animaux laissent entrevoir encore de belles années au zoo le plus haut d’Europe.

Innocent Dubuis