Archives pour la catégorie Sport

Chrisitan constantin

[Christian Constantin] « Les vrais terroristes, ce sont les arbitres »

La rencontre entre le FC Sion et les Young Boys de samedi dernier suscite encore et toujours de nombreuses polémiques. Trois jours après avoir dénoncé l’expulsion injustifiée du portier valaisan Andris Vanins, c’est contre l’ensemble du corps arbitral helvétique que le président du FC Sion s’insurge aujourd’hui. Témoignage.

Confortablement avachi dans son canapé, pieds nus, Christian Constantin semble de prime abord détendu lorsqu’il nous reçoit dans sa villa située sur les hauts de Gravelone. Un impression très vite nuancée par les propos virulents que tient le promoteur valaisan. « Les vrais terroristes, ce sont les arbitres. Les gens sont bien gentils de dénoncer ce qui se passe à Raqqa, Damas ou je ne sais où… Mais là on parle quand même d’un véritable attentat contre mon équipe du Vieux-Pays, ici en Suisse! S’agirait de savoir recentrer les priorités » vocifère celui dont l’apparente sérénité ne fait désormais plus illusion.

Un staff sous haute tension

Du côté des employés du club de la capitale, la tension est palpable. « Depuis sa plainte pénale contre Sascha Amhof (Ndlr : arbitre du match controversé contre Young Boys), il a développé une véritable addiction pour les poursuites judiciaires » se larmoie Gontran Pitteloud, l’un des avocats du FC Sion. Christian Constantin aurait en effet déposé une kyrielle de plaintes pour manifester son désarroi. Une première irait à l’encontre de son fils et directeur sportif du club, Barthélemy, pour « attentat capillaire » alors qu’une seconde s’adresserait directement à l’inventeur du football pour « business non rentable ».

En cas de non lieu concernant « l’affaire Amhof », le patron du FC Sion a d’ores et déjà gagé de retirer l’équipe du championnat de Super League. La raison ? Éviter d’être à nouveau victime de ce qu’il appelle « la conspiration arbitrale ».

Caliméro Fournier

Pascal Dubosson

[Sport] « Je n’étais plus redescendu en plaine depuis le 7 juin 2015 »

Toujours à la recherche d’une rencontre, d’un scoop ou d’un témoignage, l’équipe internationale de l’Alcazar décide de se rendre à Braga où se tiennent les 16èmes de finale de la prestigieuse et mondialement reconnue Europa League.

Quelle surprise d’arriver à l’aéroport de Genève et de voir toutes ces bouteilles de fendant et même un four à raclette entassés dans les poubelles à l’entrée du terminal. Nous comprenons rapidement que ce jour est un jour particulier pour le peuple valaisan.
Très vite nous rencontrons un homme encore plus perdu que les autres au milieu de l’aéroport de Cointrin. Il s’agit d’un jeune retraité au nom d’Edmond Solioz de Grimentz. L’homme avoue réaliser son baptême de l’air pour l’occasion. « J’ai essayé de prendre mon passeport valaisan, à chaque fois j’ai du mal à sortir la carte d’identité helvétique. Il m’a fallu déjà un sacré coup de main de Jocelyne, ma femme, pour remettre la main sur la carte avant de me rendre compte que le document n’était plus valable depuis le 18 août 2004. Heureusement que j’ai pu avoir une procédure accélérée pour l’obtention de nouveau papier » dit-il en souriant. L’homme se réjouit de ce déplacement mais se dit impressionné par le peuple présent à l’aéroport. « Je n’étais plus redescendu en plaine depuis le 7 juin 2015. Déjà jusqu’à Bâle c’était une sacrée expédition mais alors là…» Ampli d’humilité, l’homme nous avoue porter chance au FC Sion : « Je n’ai jamais vu perdre le FC Sion. Je les ai vu jouer à 13 reprises depuis 1965 et autant magique que cela puisse paraître ils se sont toujours imposés. Je suis un peu le porte bonheur du club. » 

Après la frousse des deux heures de vol, Edmond Solioz rejoint en Braga et profite par la même occasion de pratiquer les quelques mots de portugais qu’il connaît après avoir travaillé de nombreuses années dans la maçonnerie.

Malheureusement, et malgré une très grosse performance le FC Sion se fera éliminer. Mais cela n’entache pas la motivation d’Edmond de continuer à soutenir son équipe même jusqu’au stade de Tourbillon ce mercredi soir en demi-fnal de coupe. « Au niveau suisse, à chaque fois que je vais les voir ils gagnent. Ca va nécessiter un peu d’organisation mais je pense être présent au stade mercredi. Une deuxième descente en plaine en si peu de temps, ce sera en tout cas pas pour remonter avec une défaite    » termine-t-il d’un ton remotivé.

Porto

Innocent Dubuis

tookapic

[Ski] Une touriste avoue ne pas avoir cédé aux avances de Jean-Jo son prof de ski

CRANS-MONTANA – Un drôle de récit est arrivé cette semaines aux oreilles de la rédaction. Une histoire reportée par Pilou (alias Philippe) « Durant la période d’hiver tout le monde m’appelle Pilou » . En effet une touriste aurait selon Pilou résisté aux avances de Jean-Jo (alias Jean-Joseph). Nous décidons de faire le trajet jusqu’à Montana pour apprendre davantage sur cette improbable histoire.

Flexion, extension et planté du bâton d’exception, nous reconnaissons aisément Jean-Jo au lieu de rendez-vous prévu. Nous le rejoignons à l’after-ski du coin. Avant de parler de cette histoire d’échec sentimental, il se dirige vers la table « réservée : profs de ski » pour saluer ses collègues Riton, Jb, Polo, Popeye et le reste de l’équipe.

Triste mine, Jean-Jo se confie : « C’est vraiment une année difficile, déjà que depuis cette année on doit payer l’abonnement plein pot, que la neige était aux abonnés absents jusqu’à janvier voilà que maintenant l’aura du prof de ski s’effrite… » . Sa phrase est couverte  par les rires de Jéjé la glisse, le prof de snowboard encore hilare de la mésaventure de notre pauvre Jean-Joseph. « Pourtant tout avait bien démarré, j’avais affuté ma plus belle approche au rendez-vous le matin à 08:00 au bas des télécabines de Cry d’Er. C’était une belle italienne, je me rappelle plus de son prénom mais de toute façon je les appelle toutes Francesca. Très vite je lui ai fait mon mon plan classique. Une ou deux montée en télécabine et en général l’affaire est dans la poche. Je lui montre comme je skie bien et de temps à autre je m’occupe de corriger ses quelques lacunes. » En fin de journée Jean-Jo tente d’inviter la femme à l’après-ski mais elle refuse prétextant de devoir rejoindre son petit ami. « J’étais sous le choc, c’est une sacrée désillusion j’avais déjà prévenu tout les copains profs de ski que là je tenais une bien belle Francesca. » 

Innocent Dubuis

 

licorne

[Scoop] Al-Qaïda revendique l’enlèvement de la licorne gonflable !

Dans une vidéo envoyée par cassette à l’Office du tourisme de Crans Montana, le groupe terroriste « Al-Qaïda » a revendiqué l’enlèvement de la licorne gonflable qui avait mystérieusement disparue ce week-end dans le village du Haut-Plateau.

En perte de vitesse face à leur concurrent de Daesh, Al-Qaïda se devait de réagir explique Abou Disouffle Al-Bassam, un des porte-paroles de l’organisation, dans la vidéo. Le communiqué poursuit en justifiant les raisons de son enlèvement. C’est une fatwa émise en 2009 par le grand mufti d’Arabie Saoudite à l’encontre des licornes qui est à l’origine du méfait. Un symbole « de décadence et une imposture occidentale » tranche le chef du groupe terroriste.

L’animal fantaisiste est visible sur la vidéo. À première vue, il semble bien se porter malgré que son sort ne soit pas encore connu. Sera-t-il décapité ? Explosé ? Revendu ? « Toutes les hypothèses sont probables » suggère Serafin Favre, professeur en politique internationale à l’Institut des hautes études internationales de Genève. Il précise que le coup d’éclat d’Al-Qaïda était avant tout dans le but de semer la terreur et pour démontrer à l’Occident que Daesh n’est pas le seul à faire régner la peur.

Abdelkader Perruchoud

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[Sport] Le tournoi Sepp Blatter déplacé d’Ulrichen à Crêtelongue en 2016

Ulrichen, la célèbre patrie du futur ex-suspendu directeur de la FIFA, avait depuis de nombreuses années l’habitude d’accueillir le tournoi Sepp Blatter. La traditionnelle landsgemeinde de fin d’année d’Ulrichen a permis de nous apprendre d’avantage sur le lieu de la prochaine édition.

Hier, se tenait à la Sepp Blatter Halle d’Ulrichen la dernière Landsgemeinde au sujet de la réhabilitation du vote des femmes pour les sujets communaux. Après le refus, à l’unanimité, très vite l’ordre du jour arriva au huitième et ultime point, « Offene Fragen ».

Face à une nombreuse assistance, le cantinier et jardinier du FC Ulrichen, Hans-Rudolf Millius prit la parole : « Notre tournoi Sepp Blatter prend une ampleur mondiale. Afin de faciliter mon travail et de donner une nouvelle dimension au tournoi, j’aimerai que le traditionnel combat de reines de juillet de la Vallée de Conches soit disputé ailleurs que sur le Sepp Blatter Stadium. Je tiens à vous informer que lors du 3ème week-end de juillet le Sepp Blatter Garten serait disponible pour ce genre de manifestation. » Gêné, le président Werner Cina esquissa une réponse maladroite « Nous devons vous informer que le prochain tournoi n’aura malheureusement pas lieu dans notre village, mais à l’établissement pénitencier de Crêtelongue. En effet, Sepp a toujours su profiter de ce tournoi pour se faire des amis, il trouve l’occasion idéale pour sympathiser avec ses futurs amis détenus. Aucune information supplémentaire ne sera communiquée avant la prochaine Landsgemeinde d’avril. Toutefois, Michel Platini tient à être présent pour l’occasion. » 

Abasourdie, l’assemblée prit très rapidement la porte de sortie donnant sur la Sepp Blatter Strasse d’Ulrichen.

Innocent Unschuldig Dubuis

 

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[HC Sion] : la ligue demande de mélanger les équipes pour que le championnat soit plus serré

Et de 22 ! Les hommes d’Olivier Ecoeur ont fêté leur 22 ème victoire d’affilé dimanche face à Guin. Les sédunois, toujours invaincus cette saison dans ce championnat romand de 1ère ligue, dominent de la tête et des épaules avec 24 points d’avance sur leur dauphin. Cette domination ne plait pas à tout le monde. En effet, les dirigeants de la première ligue de hockey se sont réunis hier soir à Berne pour prendre des mesures face à cette situation dramatique. « Il est anormal qu’une équipe puisse être quasiment sûr de finir première avant même de commencer le masterround  explique Hans-Urs Stoeckli, le chef de la ligue régionale.  Pour l’intérêt de notre ligue, des sponsors et des spectateurs, cette situation n’est plus vivable. Et ne parlons même pas de  voir des valaisans écraser notre division, cela ressemble à un affront pour nous à Berne. »

Les mesures prises par la ligue sont toutes simples et consistent à mixer certaines équipes entre elles. Cinq joueurs seront pris au hasard dans chaque équipe et transférés dans une autre.  Afin de réduire les risques de voir le HC Sion triompher encore, le club de la capitale valaisanne sera également contraint d’intégrer des joueurs provenant de la jeune garniture. Et c’est l’équipe des « Moskito A » (ndlr: classe 2003-2004) qui a été choisie par la ligue de hockey pour évoluer dans la 3ème division Suisse. Le HC Sion devra donc titulariser au moins un joueur de la jeune garde chaque match sous peine de pénalités importantes. La ligue s’est félicitée de ces mesures et espère ainsi voir des matchs plus disputés à la reprise 2016. Par ailleurs le tirage au sort des transferts de joueurs aura lieu ce soir au Ueli Bar & Biergarten d’Interlaken sur les coups de 20h. Rendez-vous pris.

Jean-Cyprien Tridondane

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[Coupe de Suisse] «A la mi-temps, tout le monde pleurait dans les vestiaires»

Il aura fallu une nuit pour que les joueurs du FC Bâle parviennent enfin à mettre des mots sur le traumatisme subi dimanche après-midi dans l’enceinte de Tourbillon. De retour dans la cité rhénane, le club rouge et bleu a activé une cellule de soutien psychologique pour venir en aide à ses joueurs. Plus que la défaite et l’élimination, c’est le déroulement du match qui a choqué le onze bâlois. Encouragé à se confier, les joueurs ont rencontré notre envoyé spécial Jimmy Micheloud au centre d’entraînement. «Ca fait du bien de pouvoir vider notre sac. Hier, le coach nous a dit de rejeter toute la faute sur l’état de la pelouse mais je sens au fond de moi que je dois aller plus loin dans le processus. Je dois ouvrir mon cœur», a sangloté Bjarnasson. Pour l’Islandais, la mi-temps dans les vestiaires sera difficile à effacer des mémoires: «Tout le monde pleurait. C’était une catastrophe. Rendez-vous compte, on est mené au score. Les Valaisans osent nous tacler. Quand on les tacle nous, l’arbitre siffle faute! Sur une situation litigieuse, comme d’habitude, on a tous été nous plaindre et l’homme en noir nous a ramené à l’ordre. Nous, le grand FC Bâle!»

«En revenant sur la pelouse, j’ai fait un clin d’œil à l’arbitre. Il m’a fusillé du regard. C’était vraiment déstabilisant», se lamente Zuffi. Heureusement, après une demi-heure, le FCB retrouve ses habitudes. «Quand on a marqué sur le coup franc, je me suis dit que les choses allaient rentrer dans l’ordre. On a enfin pu jouer plus relâché. J’étais sûr que l’on allait égaliser sur penalty avec la complicité du trio arbitral. Bon sang, j’ai vraiment pas compris pourquoi l’autre grand pic avec les tatouages de Prison Break a labouré Breel. Je lui ai fait un clin d’œil mais il a pas aimé…», témoigne Suchy.

Pour Safari, c’est surtout la prolongation qui est traumatisante : «Déjà, c’est quoi une prolongation? Personne n’en avait jamais entendu parler. Heureusement, le coach nous a rassurés. Il nous a dit que les choses allaient tourner. Le message était assez évident, on a donc levé le pied mais en face, ils ont continué de courir comme des dératés.» Arrivent les penaltys et là, c’est la terreur qui s’installe dans l’équipe. «Personne ne savait ce que c’était à part Walter Samuel. Il nous a expliqué que l’on allait tirer cinq penaltys. Je lui ai dit qu’un seul suffisait et que cinq, c’était pas forcément discret… Et là il m’a répondu que Sion allait aussi en tirer cinq. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc de malades!», fond en sanglots Janko rapidement suivi par ses coéquipiers.

Impossible de savoir comment l’équipe parviendra à reprendre pied. Les vacances de tous les joueurs ont été immédiatement annulées. «Nous avons dû envoyer en urgence une voiture sur l’aire d’autoroute de Martigny. Elneny était parti de son côté pour se rendre plus vite en Egypte, il s’est fait un peu chambrer par les supporters valaisans à la fin du match. On l’a retrouvé enfermé dans un placard en sanglot et déguisé en femme. Depuis il n’a plus articulé le moindre mot», lâche Urs Fischer qui s’attend à des jours difficiles. «On va passer toutes les fêtes ensemble. Le plus important c’est d’en parler mais ce traumatisme mettra long à disparaître…»

Jimmy Micheloud