Archives pour la catégorie Sport

Pascal Dubosson

[FC Sion] Des supporters lancent une pétition pour que la finale de la Coupe se joue en Suisse et pas à Genève.

À peine les dernières vapeurs de l’after demi-finale au carnotzet à Berty effacées, la cohorte des supporters du FC Sion et leurs camardes opportunistes ont posé les premiers jalons de la préparation de la finale. Réservations de bus, commandes de cartons blancs et de caisses de Blonde 25, rien n’a été laissé au hasard de Naters au Bouveret. Pourtant «un détail» marquant a rapidement sauté aux yeux des Valaisans les plus observateurs: cette édition 2017 de la finale de la Coupe se jouera à Genève.

Pour une finale suisse en Suisse 
Des comptoirs de village aux réseaux sociaux, en passant par l’écurie, l’onde de choc a très rapidement émergé. «C’est un scandale !!!, enrage Pierrot Moulin, président d’un des clubs de supporters du Gradin Nord. Organiser une finale suisse en France, c’est de la pure folie !» Dans le Chablais, la réaction est tout aussi forte et l’incompréhension toute aussi vive. «Déjà que se taper des finales en terrain bourbine n’était pas simple, maintenant il faut déménager jusque chez les Frouzes !» s’exclame Yves Vuilloud, du syndicat «Ici c’est Sion.» Devant cette marée d’ahurissements, les différents clubs de supporters ont appelé à l’union sacrée et se sont unis pour lancer une pétition contre cette décision de l’ASF. Le combat «Pour que la finale de la Coupe de Suisse se joue en Suisse» a donc été lancé.

Des frontières aux relevés bancaires
Pour les initiateurs de cette pétition, «choisir Genève pour une finale d’une compétition helvétique est tout simplement une aberration.» Cependant, le comité directeur, présidé par un certain Roland Seppey, présente d’autres arguments pour se faire entendre. «Comment voulez-vous que l’on puisse charger nos bus comme à l’accoutumée et passer sans la frontière sans souci ? Ce sont des Français, mais ils ne sont pas bêtes pour autant, ils sauront reconnaître un vin de qualité et ils nous le confisqueront.» En dehors des problèmes liés à la boisson, un problème de liquidités pourrait s’annoncer pour les Sédunois. «Changer toute la paie du mois de mai en euro, ça fait cheni. Comment expliquer ça à ma femme quand elle épluchera mes relevés ?»

L’ouverture oui, mais avec des limites
Tout cela mis bout à bout, les initiateurs estiment que le lancement de leur pétition est plus que légitime. «On a déjà assez donné du spectacle à tous les amateurs de football, 13 finales durant, il serait temps que l’ASF nous prenne un peu au sérieux,» s’énerve Roland Seppey. Et à ceux qui oseraient lui dire qu’il est fermé d’esprit, le président du comité directeur rétorque: «on a déjà ouvert notre finale cantonale des combats de reines à des Italiens ou pire encore, à des Vaudois. Si ça c’est pas une preuve d’ouverture. Non franchement rien que d’imaginer «La Marseillaise» jouée en début de match, ça me fout la gerbe.»

Vital Monnet

Les drapeaux valaisans envahiront peut-être les stades de la Coupe du Monde 2026.

[Football] Le Valais veut demander son indépendance afin de pouvoir participer à la Coupe du Monde 2026

Annoncé avec fracas par les instances dirigeantes de la FIFA en début de semaine, le passage de 32 à 48 équipes pour la phase finale de la Coupe du Monde 2026 a enflammé la planète football. Des fédérations continentales ou nationales, aux poivrots du bistrot du village, chacun a eu son mot à dire sur la promesse de campagne du brave Gianni qui prendra vie dans un peu moins d’une décennie.

Echos positifs jusqu’au Vatican
Cependant, si certains estiment que cette décision entraînera un nivellement par le bas des performances sportives, les petites fédérations du monde du ballon rond se frottent déjà les gants. Du Vatican aux Îles Vierges en passant par la Somalie ou les Bahamas, les têtes pensantes des fédérations ont accueilli la nouvelle avec beaucoup d’entrain. «C’est une réelle chance pour nos cardinaux de prouver ce qu’ils ont sous leurs sandales et d’offrir une belle vitrine à notre religion,» s’est exclamé le pape François dans les heures qui ont suivi l’annonce. Une annonce qui a fait également germer quelques idées sur les terres du drapeau aux 13 étoiles.

Les bilatérales annulées ?
Officiellement, aucun élu en place ou candidat en campagne n’ose cependant confirmer la rumeur qui remonte la vallée du Rhône depuis mardi. Une rumeur qui enfle heures après heures de Naters à Saint-Maurice : le Grand Conseil plancherait sur une demande d’indépendance du Valais qui serait transmise à la Confédération d’ici la fin de l’année. Chef du département de la formation et de la sécurité, mais également des sports, Oskar Freysinger commente la rumeur à demi-mot. «C’est un sujet qui mérite d’être abordé, confie l’homme au catogan. L’indépendance du Valais offrirait une aura supplémentaire au canton, surtout si nous figurons parmi les qualifiés pour le Moundial et nous permettrait accessoirement d’annuler les bilatérales.»

Edi, Fofo, Karlen et Morgado comme leaders
Toutefois, derrière chaque rumeur sportive d’envergure cantonale, se cache un personnage bien connu même au-delà des frontières du Vieux Pays. L’empereur d’Octodure, Christian Constantin. «Avec l’effort qu’on a fait sur la formation depuis une petite décennie, je pense qu’un Team Valais serait presque en mesure de concurrencer la Nati.» Le président du FC Sion prend notamment pour exemple les dernières perles sorties du centre de Riddes. «Dans une dizaine d’année Edi, Fofo, Karlen ou encore Morgado, seront des cadres dans de grands clubs européens. Ils entoureront une ribambelle de jeunes talents que l’Olympique des Alpes se fera un plaisir de pondre année après année.»

Vers un plébiscite de la population ?
Les hautes instances politiques et sportives du canton semblent donc conquises par l’idée d’une indépendance valaisanne. Reste cependant à convaincre la population, qui devra se prononcer lors d’un référendum, sur le bienfondé de cette initiative. «Vous savez, s’il y a bien une chose que les Valaisannes et Valaisans aiment mieux que les Imprèz’, la raclette, la Foire et le fendant, c’est bien leur identité valaisanne, souligne CC. Il n’y a donc pas de souci à se faire. La votation populaire ressemblerait à un plébiscite digne des plus grandes dictatures !»

La forteresse d’Ulrichen
Dernière question abordée, et pas des moindres, celle de l’infrastructure qui accueillerait le Team Valais pour ses matches à domicile. Si le flou demeure encore, Sepp Blatter, qui a laissé le crâne reluisant de Gianni Infantino sous les feux des projecteurs depuis quelques mois, a son avis sur la question. «Je pense que le stade d’Ulrichen, où j’organise chaque année mon tournoi, pourrait faire office de forteresse pour les Valaisans, durant les éliminatoires de la Coupe du Monde. Cela pourrait de plus être un vecteur d’unité cantonale !» Une place forte, comme celle de La Paz, où oxygéné par des semaines de préparation en altitude et habitué à la vétusté des lieux, le Team Valais pourrait faire vaciller même les plus grands d’Europe. Et ainsi tracer son chemin vers la Coupe du Monde 2026.

Vital Monnet

LDD

[JO 2026] La Ville de Montreux admet avoir oublié qu’il fallait de la neige pour organiser des Jeux d’hiver

La nouvelle est tombée tard mercredi soir, après une candidature manquée pour les Jeux Olympiques d’hiver 2006, la Ville de Sion devrait retenter sa chance pour 2026. La capitale valaisanne a été choisie pour représenter le projet de la Suisse occidentale, porter par le Vieux Pays et le Pays de Vaud.

Oublié la neige

Face à la candidature sédunoise, se trouvait celle de la Ville de Montreux. Montreux, son lac, ses hôtels de luxe, son vignoble et son casino. Cependant, une rumeur insistante, ressemblant curieusement à un nuage de pluie, flottait dès jeudi matin dans la presse lémanique. Une rumeur un peu folle, confirmée durant la journée : Montreux a oublié qu’il fallait de la neige pour organiser des JO d’hiver.

Et le changement climatique ?

Tout d’abord aux abonnés absents durant une majeure partie de la journée, les membres du comité de candidature ont fini par sortir du silence. «On a merdé, on ne peut pas le nier», lance timidement Bertrand Cevey, une des têtes pensantes, si l’on puit dire, du projet montreusien. L’entrepreneur vaudois confesse «que sa Ville était bien trop emballée à l’idée de remplir ses hôtels et de faire tourner son casino, qu’elle en a oublié l’essence même des Jeux d’hiver.» Cependant, tous les membres du comité n’ont pas l’honnêteté de Monsieur Cevey. À ses côtés, Jules Chessex, ne se dégonfle pas et crie au scandale. «Et le changement climatique dans tout ça ! La neige arrive toujours plus tard en Valais, d’ici 2026, elle ne viendra peut-être plus et préfèrera passer ses hivers au bord du Léman !» Une théorie que MétéoSuisse n’a pour l’heure pas souhaité commenter.

La neige oubliée

Pourtant, de la neige à Montreux, Michèle Alt, doyenne de la municipalité du haut de ses 118 ans, se rappelle en avoir déjà vu une fois, en 1902. Cependant, la Montreusienne, atteinte d’un Alzheimer avancé, avoue «ne pas être certaine de se rappeler si c’était un mardi ou un vendredi.»
Du côté valaisan, Marcel Maurer, président de la Ville de Sion, a préféré ne pas jeter d’huile sur le feu face aux attaques des candidats déchus. «En signe d’amitié valdo-valaisanne, nous déposerons un des canons à neige de Veysonnaz sur la Place du Marché de Montreux.» Grâce à l’eau du Léman, la neige devrait enfin pouvoir retomber sur la Ville.

Vital Monnet

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[Affaire Cleusix] Sa nomination en tant que capitaine des vétérans du FC Leytron consterne ses coéquipiers

Voilà plus d’une semaine que l’équipe des vétérans du FC Leytron se cherche un capitaine suite à leur défaite 5-3 face au FC Sion au soir du mercredi 5 octobre et suite au claquage de son illustre capitaine Jacques-Alain Jacquier. Tout avait pourtant été prévu de la part des deux équipes pour éviter que les méfaits de la Foire du Valais se répercutent sur les organismes mais le malheureux capitaine s’est quand même laissé embrigader le mardi soir, veille de match.  » J’ai un peu abusé des pots de chambre. Après dix minutes, j’ai senti comme un coup de couteau dans la cuisse et en tant que boucher de profession je peux vous dire que je sais ce que c’est … »

Depuis une dizaine de jours, les cartes ont été totalement redistribuées. « Normalement on a toujours l’agape après l’entrainement du mardi mais là personne n’est resté. Tout le monde attendait la nomination du jeudi avec une certaine appréhension » déclare Alphonse Produit, libéro de formation du FC Leytron.

Hier, la composition de l’entraineur Yvan Philipoz a fait l’effet d’une bombe ! En plus de la volonté de l’entraineur de passer à une défense à trois il a aussi décidé d’accorder le brassard de capitaine à Jean-Marie Cleusix. Georges Chatriand peine à cacher sa frustration, lui qui porte le maillot des jaunes et verts depuis plus de 30 ans, « Franchement je trouve ça scandaleux, le type n’était même pas là mardi à l’entraînement car soi-disant il avait un cours de philosophie à donner à Saint-MauriceD’ailleurs avec les coéquipiers on est en train de faire une pétition pour que l’entraineur nous écoute et, s’il le faut, on ira jusqu’au comité du club… »

Cet évènement installe un climat délétère à quelques heures d’une rencontre cruciale pour la suite de la saison. Une victoire pourrait en effet permettre à l’équipe d’accrocher le wagon de tête et ne pas s’enterrer dans le ventre mou du classement. Un défi que Jean-Marie Cleusix promet d’aborder « avec philosophie« .

Innocent Dubuis, attaquant de pointe

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[FC SION] CC intronise son fils, Barthélemy, comme successeur de Didier Tholot

À peine le temps de se tailler un costard de directeur sportif du FC Sion, Barthélemy Constantin troquera la chemise pour le training dès cet après-midi. La rumeur enflait du côté de la Porte d’Octodure suite à la débâcle enregistrée par les Sédunois face à Grasshopper. Christian Constantin a donc décidé de frapper un grand coup, en propulsant son rejeton sur le banc de touche de Tourbillon dès samedi prochain face à Vaduz.
«Il a le profil nécessaire pour nous sortir de cette mauvaise passe et nous permettre de regarder vers l’Europe, amorce CC. Je veux quelqu’un qui connaisse bien le groupe, capable de nous relancer rapidement et Barth possède ces qualités.» Avec cette nomination, le prince de Martigny poursuit sa progression fulgurante après avoir fait ses preuves en tant que directeur sportif. Il a en effet participé activement au recrutement de Mboyo, un match amical et un but sous le maillot sédunois depuis l’été 2015 ou encore Cmelik qui semble apprécier l’infirmerie du club puisqu’il ne l’a pas quittée depuis son arrivée en janvier 2016. «Au départ, j’ai subi les moqueries de bon nombre de personnes, même dans mon entourage, confie le successeur de Didier Tholot. Mais aujourd’hui je suis parvenu à décoller mon étiquette de fils à papa et je pense que le public m’a accepté, moi et ma coupe de cheveux
Bartoche, comme le surnomme ses amis, en veut pour preuve les acclamations reçues du public valaisan réuni à La Planta au moment de soulever la 13ème Coupe de Suisse du club. «À part Oskar qui est hors compétition, je me suis nettement distingué à l’applaudimètre. J’avais d’ailleurs déjà été acclamé par les supporters lorsque j’ai tenté de les calmer après l’incident du pétard qui a contraint les deux équipes à rejoindre les vestiaires.» Une preuve que le public sédunois soutiendra son nouvel homme fort contre vents et marées.
Alors que les noms de Christian Gross ou Murat Yakin voire même un retour de Gattuso circulaient, le président Constantin a choisi une solution interne et familiale pour relancer le FC Sion. «Je sais à quel point l’aspect affectif est important pour les Valaisans. Je suis certain que Barth a les épaules pour leur botter les fesses et nous permettre de décrocher l’Europe

Vital Monnet

Une belle d'Hérens

[Combat de reines] « Vas-y je vais toutes les défoncer » par Bijou, gagnante de l’édition 2015

Bijou, lauréate 2015 de la prestigieuse finale cantonale du combat de reines, s’est fendue d’un discours tranchant à quelques jours de la compétition. En primeur, voici une sélection non exhaustive des extraits les plus virulents de sa conférence de presse.

« Franchement j’vais toutes les fumer. Pas moyen, j’vais leur niquer leur race d’Hérens. Quand elles auront ma corne entre les deux yeux, vie de ma mère, elles vont plus faire les malignes. Mon bâtard de coach (Ndlr : Gontran Udriot, propriétaire de bijou) m’a bien préparée. Pour la finale, j’te jure, les autres vont capter qui c’est la patronne ».

D’emblée, le ton est donné. Celle qui l’année passée s’était illustrée en arrivant en « Survette Tachini », compte bien conserver son titre. À n’importe quel prix. « D’habitude je prends que du shit (Ndlr : résine de cannabis) mais s’il faut que je me tire une ligne avant de me battre, je le ferai frère».

Bijou a ensuite longuement discouru sur sa suprématie « dans le game » avant de perdre patience face à notre journaliste qui l’aurait « regardé de travers ». « Putain tu m’as grave soûlé là, dégage avant que je te marave la gueule » a-t-elle beuglé à l’encontre du malheureux qui, tétanisé, s’est empressé de quitter la salle de presse.

Caliméro Fournier

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[Patrouille des glaciers] Lutte acharnée pour être les premiers derrière Pippa Middleton

VERBIER – En exclusivité, L’Alcazar a pu rencontrer la patrouille 63 composée de Laurent Dubuis, Yves Blanc et Jordi Alphand. Leur particularité est d’avoir disputé une course dans la course pour finalement se classer à la 185ème place en 14 heures 54 minutes et 5 secondes, soit une place derrière Pippa. Ils avouent que finir « 1er derrière Pippa » était un détail. Le principal étant de passer le plus de temps possible derrière la cordée britannique. Mais, ils n’étaient pas les seuls à s’être entrainé pour ça.

« On a travaillé dur pour remplir cette objectif. » avoue Laurent encore les yeux pétillants après les nombreuses émotions vécues. Jordi avoue que la différence s’est faite dans la cohésion d’équipe : « ça a joué des coudes dès le départ. Certaines équipes se battaient en interne pour être premier de sa cordée alors que mes coéquipiers avaient tous l’oeil rivé sur le même objectif. » Yves se confie sur les détails de ce succès : « Durant la nuit la qualité de ma lampe frontale  a été décisive. Je ne regrette pas d’y avoir laissé la moitié de mon budget équipement dans une Petzel X460, le must, du must. »

Encore tout sourire les joyeux lurons avouent déjà être à la recherche d’un prochain défi pour la prochaine patrouille des glaciers et nous leur donnons déjà rendez-vous en 2018. L’Alcazar tient également à féliciter toutes les autres patrouilles certainement toutes aidées, guidées et protégées par une nouvelle étoile au-dessus du ciel valaisan.

Innocent Dubuis

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[Sport] Martigny organisera les championnats du monde de cerfs-volants en 2018

Le verdict est tombé cette après-midi. La ville de Martigny organisera les prochains championnats du monde de cerfs-volants. Pourtant la lutte s’annonçait rude. Dubai partait favori avec son complexe indoor pouvant simuler les vents du monde entier mais néanmoins le jury a donné sa préférence à des installations plus en accord avec l’environnement. Les autres candidats, la Patagonie, la commune de MiIlau dans l’Aveyron et le Bassin d’Arcachon semblaient bien mieux armés pour l’organisation de ces championnats. Cependant à la surprise générale, Martigny s’est vu attribué à la majorité des suffrages l’organisation des CMCV. Le jury s’est dit séduit par les conditions climatiques offertes par la ville du coude du Rhône.

Le public peut se réjouir, un vent d’enthousiasme s’emparera de Martigny du 9 au 15 juillet 2018. Déjà un grand nombre de figures du cerfs-volants ont assuré leur présence. Les actuels leaders de la discipline l’Américain Christopher Wind et l’Autrichien Jurgen Foehn seront présents en Valais.

La compétition se déroulera sur une semaine. Du lundi au vendredi auront lieu les épreuves qualificatives et le samedi 14 juillet se tiendront les finales de cerfs-volants acrobatiques, pour ensuite conclure cette semaine, le dimanche 15 juillet avec l’épreuve reine de la discipline : les finales de cerfs-volants de combats.

Innocent Dubuis

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[Scoop] « En plus d’être mauvais, vos arbitres sont de parfaits idiots! »

REVELATIONS. Liridon sait exactement ce qu’il s’est passé à la 68e minute du match entre YB et Sion. Spécialisé dans les paris truqués, il a arrangé le match avec son organisation*. Il jure que l’on ne l’y reprendra plus!

«C’était trop beau pour être vrai!» Liridon est dépité. Dimanche passé, la rencontre entre Young Boys et le FC Sion lui a fait perdre plusieurs centaines de milliers de francs. Pour lui et son organisation qui truque des matches, c’est la goutte de trop. Il a donc décidé de tirer définitivement un trait sur le championnat suisse de football. A regret. «La SFL, c’était l’eldorado. Honnêtement, à la base, je ne savais même pas qu’il y avait un championnat de foot en Suisse. Je l’ai découvert alors que j’étais bloqué à Gabi par la neige». Et ça a été une illumination. «Imaginez, un championnat qui n’intéresse personne, une équipe qui domine tous les débats, des arbitres naturellement nuls et bon c’est aussi le pays de Blatter, c’est pas rien… Pour truquer les matches, c’était le nirvana!»

Liridon et ses complices ont donc fait sauter la banque. Mais comme toujours dans ces situations, ils en voulaient plus. Toujours plus. «Miser sur une victoire de Bâle avec une cote de 1,001 n’intéresse personne. On a donc décidé de voir plus loin.» Au début, les choses ont bien fonctionné. A quelques détails près. «Y avait juste l’autre avec son gros nez et ses cheveux teints qui se posait un peu des questions mais à force d’en faire des tonnes, il se décrédibilisait tout seul.»

Liridon et sa bande ont donc décidé de jouer un gros coup. «Sion n’avait plus gagné à Berne depuis vingt ans. Et avec leur infirmerie plus remplie qu’un hôpital d’Alep, personne n’aurait misé un franc sur une victoire des Valaisans. Nous si! Avec une cote à 13, bonjour le jackpot!» L’arbitre et son assistant ont donc été approchés par les complices de Liridon. Ils ont accepté l’enveloppe. L’affaire prenait une bonne tournure.

«On s’est fait une frayeur en début de match avec le penalty de N’Doye. Sérieux ce mec on a cru qu’il bossait pour la concurrence tellement il fait n’importe quoi! Et il en est pas à son coup d’essai en plus de tout. Qu’est-ce qu’il ceinture l’autre dans les seize mètres alors que le ballon sort? Bon bref donc ca fait égalité. Pas forcément plus mal pour la cote. Ensuite Théo double la marque, tout fonctionne à merveille.» Jusqu’à la 68e… «P… de c… d’arbitre de m… Il a oublié qui il fallait avantager. Vous le voulez l’enregistrement des conversations? Moi je vous le donne. Il demande à son assistant si ce sont bien les jaunes qui doivent gagner. Le juge de touche lui dit non, les rouges. Et ce con il met la rouge! Comment perdre un pactole en l’espace de cinq secondes!»

Liridon et ses comparses s’interrogent aussi beaucoup sur la suite des événements et la suspension de Vanins malgré les images vidéo accablantes. «On avait un doute mais cette fois c’est confirmé. La SFL, ils ont leur propre business de matches truqués et ils sont nettement meilleurs que ce que l’on pouvait penser et surtout, ils ont l’air intouchables… Du coup, nous on dégage!» Mais pas avant d’avoir réglé un ultime détail. «Avec les 25’000 francs de récompense proposés par Constantin, ces deux cons sont capables d’aller se dénoncer vu leur salaire de merde. On va leur organiser une visite sous-marine de l’Aar. Faut voir le bon côté des choses, pour le foot suisse, ils seront mieux au fond de la flotte que sur un terrain… »

Mitch Michellod

 

*Liridon B devient très châtouilleux si l’on parle de mafia ou d’organisation criminelle.

Chrisitan constantin

[Christian Constantin] « Les vrais terroristes, ce sont les arbitres »

La rencontre entre le FC Sion et les Young Boys de samedi dernier suscite encore et toujours de nombreuses polémiques. Trois jours après avoir dénoncé l’expulsion injustifiée du portier valaisan Andris Vanins, c’est contre l’ensemble du corps arbitral helvétique que le président du FC Sion s’insurge aujourd’hui. Témoignage.

Confortablement avachi dans son canapé, pieds nus, Christian Constantin semble de prime abord détendu lorsqu’il nous reçoit dans sa villa située sur les hauts de Gravelone. Un impression très vite nuancée par les propos virulents que tient le promoteur valaisan. « Les vrais terroristes, ce sont les arbitres. Les gens sont bien gentils de dénoncer ce qui se passe à Raqqa, Damas ou je ne sais où… Mais là on parle quand même d’un véritable attentat contre mon équipe du Vieux-Pays, ici en Suisse! S’agirait de savoir recentrer les priorités » vocifère celui dont l’apparente sérénité ne fait désormais plus illusion.

Un staff sous haute tension

Du côté des employés du club de la capitale, la tension est palpable. « Depuis sa plainte pénale contre Sascha Amhof (Ndlr : arbitre du match controversé contre Young Boys), il a développé une véritable addiction pour les poursuites judiciaires » se larmoie Gontran Pitteloud, l’un des avocats du FC Sion. Christian Constantin aurait en effet déposé une kyrielle de plaintes pour manifester son désarroi. Une première irait à l’encontre de son fils et directeur sportif du club, Barthélemy, pour « attentat capillaire » alors qu’une seconde s’adresserait directement à l’inventeur du football pour « business non rentable ».

En cas de non lieu concernant « l’affaire Amhof », le patron du FC Sion a d’ores et déjà gagé de retirer l’équipe du championnat de Super League. La raison ? Éviter d’être à nouveau victime de ce qu’il appelle « la conspiration arbitrale ».

Caliméro Fournier