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157 millions dans la nature ?

[Finances] L’Etat du Valais aurait perdu le fond des 157 millions à investir dans les remontées mécaniques

De fonds perdus à fond perdu, il n’y a que deux lettres. Mais il y a également une ouverture de Carnaval bien trop arrosée à en croire certaines rumeurs. Des rumeurs qui proviennent du coteau saviésan et qui font courir le bruit que l’Etat du Valais aurait perdu le fond de 157 millions qu’il avait l’intention d’investir, à fonds perdus justement, dans les remontées mécaniques du canton.
«Je crois que le terme «égaré» serait plus adapté, souligne timidement Maurice Tornay, grand argentier du canton. Il ne faut pas être trop alarmiste, mais il est vrai que la situation est plus ou moins préoccupante.» Le conseiller d’Etat en charge des finances n’en dira cependant pas plus…

« Aux aurores ça fera plus sérieux… »
Des sources internes au département, qui ont bien évidemment préféré conserver leur anonymat, incriminaient la fièvre du Carnaval pour justifier la perte des 157 millions. «En fait c’est l’apéro de préparation aux festivités qui nous a eu, explique un des fonctionnaires présents peu avant le drame. Quand on a regardé l’heure, on s’est aperçu qu’il était trop tard pour amener les fonds à la BCV.» Emprunté devant cette situation, Maurice Tornay aurait alors décidé de confier sa mallette remplie de à ras-bord à l’un de ses bras droits. «Le patron s’est tout simplement dit qu’on irait la déposer aux aurores, ça ferait plus sérieux. Il a confié le précieux colis à Dubuis et il est rentré décuiter.»

Les mallettes, c’est comme les vestes
Ce certain Dubuis, dont le nom de famille trahit ses origines, aurait cédé aux sirènes du Carnaval et ce serait rendu directement à Saint-Germain. Un de ses amis proches témoigne : «comme il avait pas eu le temps de passer à Granois pour le costume, il s’est dit que son costard et sa mallette feraient l’affaire, un peu comme dans les Men in Black.» Un choix salué par sa horde d’amis qui avaient fait un petit détour par le Péno, 5 heures auparavant. «Tout avait très bien commencé, poursuit son ami. Il a enchaîné les thés froids les deux premières heures. Et puis gentiment, les serveurs ont ajouté une once d’abricotine.» Tant et si bien, qu’au fil des verres, le thé froid résistait de moins en moins aux assauts de l’envahissante liqueur. «Ma copine, qui nous ramenait ce soir-là, m’a dit qu’il avait bien tenu. Mais bon, une mallette c’est comme une veste, dans ce genre de soirée, difficile de rentrer avec la sienne !»

Vital Monnet

Le bisse du Torrent-Neuf

[Savièse] Ils appellent leur fils Pacapona

On savait les Saviésans très chauvins, mais surement pas au point de la famille Varone. Régis et Francine, ce couple fraîchement marié, sont devenus parents d’un petit garçon. Comme pour chaque naissance, le choix du prénom est primordial, et le jeune couple a misé sur l’originalité. En effet, le 27 novembre, le petit Pacapona Varone a vu le jour sur les hauts de Savièse. Ne voulant pas que le nouveau-né voie le jour dans une autre commune que la leur, les deux tourtereaux ont décidé d’un commun accord que le bambin naitra à leur domicile, comme leurs parents le faisaient. Fort heureusement pour eux, aucune complication n’a eu lieu et le bébé a pu sortir naturellement.

Ce qui a par contre pu paraître moins ordinaire, c’est le prénom qu’on choisit les heureux parents. Pa Capona, qui signifie littéralement  «ne pas capituler, ne pas abandonner» en patois saviésan, est une expression revenue au goût du jour ces dernières années. Si de nombreux autocollants à l’effigie de ce proverbe de battants ont fleuri sur les boîtes aux lettres, voitures et autres téléphones mobiles, on ne pensait pas qu’il puisse être utilisé comme prénom. Contacté par téléphone, l’administration communale nous a confirmé l’enregistrement du poupon. «Ce prénom n’enfreignait aucunement la législation», explique Urbain Héritier, employé à l’état civil.

Après une consultation postnatale chez le médecin, le petit Pacapona Varone a rejoint son domicile du Mayens-de-la-Zour en bonne santé. Il fait déjà la fierté de sa famille et même de certains voisins, venus pour l’occasion féliciter et fêter la naissance du néo-tsaraoût.

Jawad Métrailler