Archives pour la catégorie Santé

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[Santé] « Exit » sera rebaptisé « YOLO »

You Only Live Once. Cette assertion qui fédère autant qu’elle agace remplacera dès cet été l’appellation d’Exit, jugée trop en désaccord avec son temps. Le service d’assistance au suicide entend ainsi diversifier son marché jusque ici dominé par le troisième âge.

« Un jeune qui claque, on en parle beaucoup. Un vieux, c’est pas qu’on s’en fout mais… » hasarde Lionel Bonvin, directeur du département design et promotion d’Exit. Et de poursuivre : « La génération YOLO se caractérise par le fait de vivre en brûlant la mèche par les deux bouts. C’est plutôt en adéquation avec notre business plan. J’avoue qu’on a été un brin opportuniste mais il n’y a pas mort d’homme hein ». Une stratégie commerciale audacieuse qui a éveillé l’intérêt de potentiels sponsors.

« C’est génial ! On a proposé un partenariat à la seconde où l’on a entendu leurs velléités de percer le marché de la jeunesse » s’enthousiasme Camille Clivaz, responsable de la communication de la Lonza. « On pourrait éventuellement leur fournir du mercure mais pour l’instant, on est encore aux balbutiements du projet ». La jeune communicante se targue toutefois d’avoir des idées « novatrices et lucratives » pour Exit. Elle évoque notamment un « Pack 27 » en référence à tout ces artistes passés de vie à trépas à l’âge de 27 ans. Des leaders d’opinion qui pourraient, selon elle, pousser la jeune génération à souffler la dernière bougie.

Force est de constater qu’avec une telle philosophie, Exit est amené à renaître.

Caliméro Fournier

Viaggio Routard

[Sion] La boîte à bébés notée 5 étoiles sur TripAdvisor

Installée depuis le début du mois, la première boîte à bébés de Suisse romande a d’ores et déjà séduit les utilisateurs du site de conseils en ligne. Témoignages.

Edmond Carruzzo est sous le charme. Ce promoteur immobilier fait partie des 563 internautes qui ont donné la note maximale à la boîte à bébés sur TripAdvisor. « Je suis allez y faire un tour, par curiosité. Difficile d’en croire mes yeux. La place est douillette et accueillante. Isolée et sans vis-à-vis direct, elle offre une précieuse intimité. À titre de comparaison, la boîte équivaut à un studio d’une valeur mensuelle de 900 francs sur le canton de Genève. Sauf que là, c’est gratuit ! Je ne savais pas quoi faire de Nolan, mon petit neveu qui vient me rendre visite ce week-end, mais maintenant… » confesse-t-il en arborant un rictus malfaisant.

Le système de la boîte à bébés comporte néanmoins une faille béante. C’est ce qu’a décelé Frank Pernet, un quarentenaire en recherche d’emploi. Lui aussi a attribué la note maximale sur TripAdvisor, mais ses motivations sont à chercher ailleurs. « Le sujet est tabou. On ose pas dire – balance ton gosse et fous le camp –. On va soigner la forme et dire – ôtez-vous d’un fardeau trop lourd à porter –. On conjugue métaphore et euphémisme pour éviter de froisser la sensibilité de tout un chacun ». Et c’est précisément cette formulation nébuleuse qui a inspiré Frank. « C’est simple, j’ai déposé ma déclaration d’impôts – que j’estime être un fardeau trop lourd à porter – dans la fameuse boîte. Maintenant, l’hôpital de Sion est légalement contraint de s’en occuper à ma place » jubile le stratège.

Contactée par téléphone, la direction du centre hospitalier s’est dite « surprise par la démarche » mais reconnaît « avoir les mains liées et devoir s’acquitter de son engagement ».

Caliméro Fournier

homme

Viré des Urgences de Monthey alors que selon Pitchoune34 du forum Doctissimo, il faisait un infarctus

MONTHEY – Drôle de mésaventure qu’a vécu Jocelyn, un montheysan de 40 ans, en ces périodes de fêtes de fin d’année. Tout débute ce samedi en fin d’après-midi, quand il commence à ressentir des douleurs à l’abdomen. Elles se poursuivent par des nausées et des sueurs froides. Ni une ni deux, le quadragénaire décide de consulter internet. En quelques clics, il se retrouve  rapidement sur le forum populaire de Doctissimo. Et là, c’est le drame pour cet inspecteur de dés dans un casino. Il découvre le message d’une certaine « Pitchoune34 », membre invétérée  du site français. Les symptômes ressentis par Jocelyn correspondent exactement à ceux décrits par la « forumeuse » sur les infarctus. Le sang du valaisan ne fait qu’un tour. De l’anxiété et des vertiges viennent soudainement se rajouter à la liste des symptômes déjà conséquente.

Par chance, Jocelyn n’était est pas seul ce samedi. C’est son ami Rigobert, présent avec lui ce jour-là, qui décide de l’emmener de toute urgence à l’hôpital. Arrivé à l’Hôpital du Chablais, il est rapidement pris en charge par le personnel soignant. Mais après plusieurs minutes d’examens, les médecins constatent que le quadragénaire n’est aucunement en proie à un infarctus du myocarde comme il le répète sans cesse. Peu rassuré, le patient insiste sur le fait qu’internet avait été clair, si on ne le soigne pas rapidement, sa vie peut en dépendre fortement. Il n’hésite pas à dégainer son portable en montrant un « screenshot » du message de « Pitchoune34 » pour étayer son plaidoyer. Mal lui en a pris, les médecins comprennent qu’ils ont affaire à un hypocondriaque, surement sous l’influence de l’alcool. Après de longues minutes de discussions qui vireront à l’altercation, Jocelyn est viré manu militari par la sécurité de l’Hôpital du Chablais.

Scoubidou Mariéthoz

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[HC Sion] : la ligue demande de mélanger les équipes pour que le championnat soit plus serré

Et de 22 ! Les hommes d’Olivier Ecoeur ont fêté leur 22 ème victoire d’affilé dimanche face à Guin. Les sédunois, toujours invaincus cette saison dans ce championnat romand de 1ère ligue, dominent de la tête et des épaules avec 24 points d’avance sur leur dauphin. Cette domination ne plait pas à tout le monde. En effet, les dirigeants de la première ligue de hockey se sont réunis hier soir à Berne pour prendre des mesures face à cette situation dramatique. « Il est anormal qu’une équipe puisse être quasiment sûr de finir première avant même de commencer le masterround  explique Hans-Urs Stoeckli, le chef de la ligue régionale.  Pour l’intérêt de notre ligue, des sponsors et des spectateurs, cette situation n’est plus vivable. Et ne parlons même pas de  voir des valaisans écraser notre division, cela ressemble à un affront pour nous à Berne. »

Les mesures prises par la ligue sont toutes simples et consistent à mixer certaines équipes entre elles. Cinq joueurs seront pris au hasard dans chaque équipe et transférés dans une autre.  Afin de réduire les risques de voir le HC Sion triompher encore, le club de la capitale valaisanne sera également contraint d’intégrer des joueurs provenant de la jeune garniture. Et c’est l’équipe des « Moskito A » (ndlr: classe 2003-2004) qui a été choisie par la ligue de hockey pour évoluer dans la 3ème division Suisse. Le HC Sion devra donc titulariser au moins un joueur de la jeune garde chaque match sous peine de pénalités importantes. La ligue s’est félicitée de ces mesures et espère ainsi voir des matchs plus disputés à la reprise 2016. Par ailleurs le tirage au sort des transferts de joueurs aura lieu ce soir au Ueli Bar & Biergarten d’Interlaken sur les coups de 20h. Rendez-vous pris.

Jean-Cyprien Tridondane

EGLondres

[Santé] Plus de 30% des Valaisans seraient atteints d’apéirophobie

Tôt ce matin, les autorités cantonales ont annoncé après une nouvelle étude que plus de 30% des Valaisans souffriraient d’apéirophobie. La divulgation de ce chiffre par l’office cantonal de la santé est une surprise pour une grande partie du peuple valaisan. Toutefois, des rumeurs sur la présence très importante de cette pathologie circulaient, mais personne ne voulait vraiment y croire. Le même office cantonal de la santé, qui très inquiet du nombre croissant de sujets, nous a procuré plusieurs informations confidentielles sur ce fléau qui s’abat sur le Valais depuis la nuit des temps.

Tout d’abord, nous tenons quand même à préciser, pour nos lecteurs les moins avertis, que l’apéirophobie n’est pas comme son nom l’indique la peur de l’apéro. L’existence de cette phobie de l’apéro n’a jamais été avérée en Valais, même si certaines rumeurs font état de quelques cas dans la vallée de Saas.

L’apéirophobie est la peur de l’infini. Les symptômes principaux pour les Valaisans sont de forts maux de tête ou de ventre en fonction des personnes, mais principalement une forte baisse de moral subite, voir une dépression instantanée.

Cette pathologie, toujours selon l’office cantonal de la santé, se déclarerait principalement sur l’autoroute, après le tunnel de Saint-Maurice en direction de Lausanne, lorsque la personne atteinte de cette phobie apercevrait l’horizon.

Il a aussi annoncé une corrélation entre le pourcentage de sujets malades et la commune d’origine. En effet, plus le Rhône s’éloigne de sa source plus ce taux de personnes souffrantes serait faible.

Certaines communes, notamment des vallées latérales ont prévu de sensibiliser leurs citoyens sur le danger de quitter leurs vallées, tellement l’apéirophobie est présente et intense. En effet, la simple vue d’une potentielle ligne d’horizon, même dans la vallée du Rhône pourrait provoquer une crise de panique intense pouvant mener à une paralysie nerveuse.

Le dernier point soulevé par cet organe sanitaire est la transmission de cette peur. L’apéirophobie ne serait pas contagieuse, mais inscrite dans les gènes valaisans. C’est à Genève que les cas les plus intéressants ont pu être observés. Il n’est pas rare que des cas d’apéirophobie soient déclarés chez des Valaisans de troisième ou quatrième génération vivant dans la cité de Calvin. Même si ceux-ci ont renié tout lien avec leurs origines, par exemple en affichant leur soutien au Servette FC, il se peut qu’à l’aube de la trentaine, l’apéirophobie se déclare sans prévenir.  Ces derniers doivent donc rentrer sur la terre de leurs ancêtres et vivre une nouvelle vie. Pour les plus téméraires refusant l’appel de la patrie, il ne leur reste plus qu’à se terrer dans les troquets du vieux Carouge en noyant leur langueur chronique dans l’alcool. Dès lors, leur champ de vision ne dépassera pas deux mètres.

Finalement, les autorités compétentes concluent sur le fait qu’il ne faut pas céder à la panique, que nos ancêtres vivaient déjà très bien avec ce léger handicap, et qu’il fait maintenant partie de l’histoire du peuple valaisan.

Germain Bornet