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[Religion] Seuls 15% des Valaisans réussiront leur carême de l’alcool.

Carnaval est une période très intense pour le peuple valaisan. En Valais, ces festivités commencent en général le jeudi soir et se terminent le mardi soir, ou plus traditionnellement nommé le Mardi Gras. La pression sociale amène plus de 80% des Valaisans à sortir au minimum 4 soirs pendant Carnaval.

Après le Mardi Gras vient le Mercredi des Cendres, jour qui marque le début du Carême. Le Carême dure 40 jours, où le fidèle devra faire pénitence. Plus vulgairement, l’on se prive de quelque chose que l’on aime afin de pouvoir mieux se recueillir.

En Valais, beaucoup sont épuisés par les excès de Carnaval et décident de faire un Carême de l’alcool, très souvent sur le coup de maux de têtes persistants. Cependant, l’Alcazar, ayant peu foi en le peuple valaisan concernant l’alcool a enquêté sur la proportion de ces voeux qui sont respectés. C’est pourquoi nous avons contacté l’Observatoire de la Consommation d’Alcool Cantonal (l’OCAC) basé à Evolène, qui par son incroyable travail quantitatif de sondage et de questionnement du peuple valaisan, nous a fourni des chiffres très fiables.

Statistiquement pour l’année 2015, 2/3 des Valaisans qui faisaient le carême se privaient d’alcool, et 1/3 d’autres plaisirs. Sur ces 2/3 toujours selon l’OCAC, 14% ne réussiraient pas leur challenge le jeudi matin lors du traditionnel café goutte, pour bien commencer la journée. La raison évoquée le plus souvent est un simple oubli des promesses de la veille.

Puis, 1/3 craquerait le vendredi à 14h30 lors du traditionnel apéro de fin de semaine. Parmi ceux-là, plus de 86% des concernés seraient fonctionnaires. En effet, il est dur de refuser un verre proposé par un collègue. Dans ce cas, la véritable institution qu’est l’apéro exerce une pression sociale qui serait mise en cause pour la consommation d’alcool.

Le samedi soir annonce l’échec de 1/4 des personnes, principalement les jeunes lors de leur sortie hebdomadaire, et qui réalisent qu’il n’est tout simplement pas possible pour eux de s’amuser sans boire en soirée.

Finalement, 13% des sujets cèderaient au manque insoutenable lors des cinq dernières semaines de pénitence. Dans cette situation, l’OCAC évoque des raisons physiologiques. Le corps de certains Valaisans fonctionnerait moins bien sans alcool, et ils seraient obligés de boire pour leur survie.

Cela nous laisse 15% des cas qui réussissent leur Carême, grâce à une force mentale hors du commun. L’Alcazar leur adresse toutes ses félicitations et espère qu’ils arriveront à rééditer cet exploit hors-norme cette année, et que cette année plus encore réussissent ce Carême.

Germain Bornet