Archives pour la catégorie politique

yannick-buttet

[Yannick Buttet] Il touche une rente AVS par erreur

Une drôle de péripétie s’est produite dernièrement pour le Conseiller national et Président de Collombey-Muraz, Yannick Buttet. En effet, une rente AVS lui a été versée alors que l’homme n’est âgé que de 40 ans ! Cela a de quoi surprendre. L’Alcazar a donc essayé de comprendre l’origine de cette bévue.

Pour l’instant le mystère plane sur l’origine de cette erreur. La première pourrait provenir de ses passions, certains algorithmes de plusieurs caisses de compensation prennent en compte les passions et les occupations pour verser des rentes en cas d’une mauvaise lecture des dates de naissance faite part le système. L’analyse du profil Facebook (NDLR : fêtes de fanfares, membre PDC, Ordre de la Channe) initiée par la rédaction nous laisse croire en cette possibilité.
La 2ème possiblité pourrait prendre source de la bienveillance d’un employé de la caisse de compensation qui aurait pu corriger sa date de naissance (1977) en croyant en une erreur du système.

S’agit-il d’un cas isolé ?

Yannick Buttet a bien entendu immédiatement signalé l’erreur commise à sa caisse de compensation. Néanmoins est-ce que cela pourrait également toucher d’autres citoyens lambdas éventuellement moins honnêtes que notre Conseiller national ? La question se pose selon plusieurs experts, ces erreurs pourraient représenter le 1% du total des rentes AVS versées chaque année. Dans ce cas, nous ne parlons que du problèmes des rentes AVS… Qu’en est-il des allocations familiales ? Pour l’instant, selon nos reporters, Mathias Reynard, en tout cas, n’en toucherait effectivement plus.

Innocent Dubuis

Les JSVR en guerre contre les Jeunes UDCVr.

[Clash] Les jeunes socialistes proposent à Freysinger de reverser sa rente. L’UDC riposte en leur proposant de se couper les cheveux et de trouver un travail.

Et puis soudain l’espoir. Dimanche 19 mars après des mois d’une campagne hargneuse et d’une bassesse encore jamais atteinte, le Valais a enfin choisi le visage de son nouveau Conseil d’Etat. Si l’éviction du bel Oskar a été un soulagement pour la majeure partie des électeurs, la fin de cette période de trouble politique a quant à elle sonné comme un apaisement pour tout un canton. À l’exception peut-être des différents médias valaisans qui vont à nouveau devoir se creuser la tête pour abreuver le Vieux Pays d’informations non-politisées.

Que la guerre continue… 

Pourtant, seulement quelques heures après ce dénouement historique, les Jeunesses Socialistes du Valais Romand (JSVR) ont décidé de lustrer une nouvelle fois le carcan du désormais ex-conseiller d’Etat et néophyte en musique. Via un communiqué, les camarades, encore frustrés de la claque reçue par le souriant Stéphane, ont appelé le Saviésan à reverser tout ou partie de sa rente d’ancien conseiller d’Etat aux Valaisans dans le besoin. Cette demande fait suite au scandale de l’affiche «Maria» qui a vu l’UDC reprocher au canton d’aider davantage les migrants fuyant la guerre que ses propres citoyens fuyant le vin vaudois et la raclonnette. «Pas un de nos membres ne toucherait un centime des 80’000.- francs offerts par M.Freysinger puisque nous sommes tous des fils de bobos hors du besoin, souligne Marcel Héritier, membres des JSVR. Cependant, il serait juste que le tyran autrichien aille au bout de ses idées.»

OSS 117, toujours au top

Face à cette attaque, les Jeunes UDC du Valais Romand n’ont pas tardé à riposter. Grâce à une culture cinématographique des plus pointues, le comité central a proposé «aux JSVR de se couper les cheveux et de trouver un travail.» Comme leurs homologues socialistes, les représentants du parti ont donc décidé de frapper directement là où ils avaient le plus de chance de faire un strike. «C’est une référence à un film très rigolo que nous avons regardé en stage de scoutisme, explique Romain Crittin, membre du comité des Jeunes UDCVr. Ce film met en scène un agent secret qui fait des blagues racistes et misogynes. Un chef d’œuvre.»

C’est donc à coups de communiqués de presse tout aussi pertinents et bien sentis que la campagne au Conseil d’Etat continuera de souiller l’image de tout un canton.

Vital Monnet

Treize étoiles, treize districts.

[Elections cantonales] Afin d’éviter les tensions de la campagne, le Grand Conseil propose que chacun des treize candidats préside un des treize districts [4/4]

«Ah bon, y aura les élections cantonales cette année ?» Voilà une phrase que seul un ermite bagnard, revenu de sept ans de retraite aux pieds du Grand Combin, oserait prononcer. Car des confins de la Vallée de Conches au bord du Lac Léman, tout le Valais a entendu, lu ou même simplement senti dans l’air que la course au Conseil d’Etat avait été lancée.

Depuis quelques semaines, les médias valaisans et même nationaux relatent un combat de coqs phénoménal et inédit, d’une rare violence et bassesse. Entre les affaires de la précédente législature, les critiques des bilans des élus actuels et les attaques sur la vie privée, un climat aussi morose que la météo vaudoise règne sur le Vieux Pays. Cependant, le Grand Conseil valaisan a décidé de réagir, afin d’éviter la guerre civile et de sauver ce qu’il reste de crédibilité à son canton et ses politiciens.

Réunis en séance extraordinaire, le Parlement valaisan a tout simplement décidé d’annuler la course au Conseil d’Etat ! En contrepartie et afin d’apaiser les ego des treize candidats, le législatif cantonal a décidé d’offrir à chacun d’entre eux la présidence d’un des treize du district du Vieux Pays. Les chefs de groupe des différents partis se sont exprimés en ces mots pour justifier leur décision : «le hasard fait parfois bien les choses. Treize candidats, treize districts, cela a considérablement simplifié notre tâche. Il a juste fallu modifier la règle désuète d’un seul élu par arrondissement mais tout le monde a compris que nous cherchions le bien commun au travers de cette démarche.» Les députés ne se sont pourtant pas arrêtés là et ont fourni leur répartition idéale, justifications à l’appui. Un document top secret que la rédaction L’Alcazar est parvenue à se procurer et à résumer.

District de Conches : Oskar Freysinger (Ensemble à droite)
Conches district frontière avec les cantons d’Uri et du Tessin. À proximité de la Suisse profonde et de la Lega donc, un lieu de résidence idéal pour l’homme au carcan. Malgré sa vaste étendue territoriale, la région n’abrite que quelques milliers d’habitants. Des habitants coupés du reste du canton et du monde, durant une majeure partie de l’hiver. L’emplacement rêvé pour éloigner Oskar et ses idées du reste du Vieux Pays. Avec un peu de chance, les loups qui ont élu domicile dans la Vallée le recueilleront et l’élèveront comme l’un des leurs.

District de Sierre : Jacques Melly (PDC)
C’est sur ses terres que Jacques Melly viendra terminer sa carrière politique. Une sorte de dernier baroud d’honneur à la saveur de consécration pour celui qui est né et a grandi dans le district. En lui offrant la présidence de sa région d’origine, le Parlement valaisan permet à ce bon vieux Jacques de boucler la boucle. Lui qui a été tout d’abord conseiller général puis communal dans la Cité du Soleil, avant de représenter son district au Grand Conseil et au Conseil d’Etat devrait installer son nouveau fief au départ de la route d’Anniviers. Cette configuration lui permettra peut-être de voir un jour le raccordement des autoroutes du Bas et du Haut. L’espoir fait vivre…

District d’Entremont : Jean-Marie Bornet (Rassemblement citoyen valaisan)
Sorti du bois à la Foire du Valais, l’ancien chef de la communication de la police cantonale ira, comme un symbole, gouverner un district limitrophe de celui de Martigny. L’arrondissement le plus imposant du Valais francophone dispose d’un espace suffisant pour permettre à l’ego du candidat de s’y établir. En faisant ce choix, le Grand Conseil fait coup double et permettra au Rassemblement citoyen valaisan de faire ses preuves dans un district passablement chahuté politiquement où «rassembler» sera un défi d’envergure.

District de Sion : Jean-Michel Bonvin (AdG)
Avant-dernier candidat à être entré dans la course au Conseil d’Etat, Jean-Michel Bonvin aura le privilège de gouverner sur ses terres. En lui offrant la présidence du district de Sion, le Grand Conseil permet au candidat de la liste de l’Alliance de Gauche de réaliser son rêve: barrer la route d’Oskar Freysinger. Si au sens figuré, cela lui aurait été impossible, au sens propre la proximité géographique entre Savièse et Arbaz laisse un minimum d’espoir à Jean-Michel.
En contrepartie, le Parlement valaisan exigera du président de district, qu’ils laissent les autorités de la capitale mener la politique qu’elles souhaiteront. Ce qui ne devrait pas poser problème pour un membre du Centre Gauche PCS, un parti qui a l’habitude de laisser les autres prendre les décisions à sa place.

Vital Monnet

Treize étoiles, treize districts.

[Elections cantonales] Afin d’éviter les tensions de la campagne, le Grand Conseil propose que chacun des treize candidats préside un des treize districts [3/4]

«Ah bon, y aura les élections cantonales cette année ?» Voilà une phrase que seul un ermite bagnard, revenu de sept ans de retraite aux pieds du Grand Combin, oserait prononcer. Car des confins de la Vallée de Conches au bord du Lac Léman, tout le Valais a entendu, lu ou même simplement senti dans l’air que la course au Conseil d’Etat avait été lancée.

Depuis quelques semaines, les médias valaisans et même nationaux relatent un combat de coqs phénoménal et inédit, d’une rare violence et bassesse. Entre les affaires de la précédente législature, les critiques des bilans des élus actuels et les attaques sur la vie privée, un climat aussi morose que la météo vaudoise règne sur le Vieux Pays. Cependant, le Grand Conseil valaisan a décidé de réagir, afin d’éviter la guerre civile et de sauver ce qu’il reste de crédibilité à son canton et ses politiciens.

Réunis en séance extraordinaire, le Parlement valaisan a tout simplement décidé d’annuler la course au Conseil d’Etat ! En contrepartie et afin d’apaiser les ego des treize candidats, le législatif cantonal a décidé d’offrir à chacun d’entre eux la présidence d’un des treize du district du Vieux Pays. Les chefs de groupe des différents partis se sont exprimés en ces mots pour justifier leur décision : «le hasard fait parfois bien les choses. Treize candidats, treize districts, cela a considérablement simplifié notre tâche. Il a juste fallu modifier la règle désuète d’un seul élu par arrondissement mais tout le monde a compris que nous cherchions le bien commun au travers de cette démarche.» Les députés ne se sont pourtant pas arrêtés là et ont fourni leur répartition idéale, justifications à l’appui. Un document top secret que la rédaction L’Alcazar est parvenue à se procurer et à résumer.

District de Monthey : Claude Pottier (PLR)
Il faut rendre à César ce qui est à César et à Monthey ce qui est à Monthey. Tout aussi inconnu et alibi que son compère de liste, Claude Pottier présidera le district qui l’a vu naître. Le Parlement ne voyant aucune raison de ne pas laisser les Bas-Valaisans supporter le joug de celui qu’ils ont engendré. La toute fraîche nouvelle de sa possible alliance avec Ensemble à droite, si il y avait dû y avoir un 2e tour, affermit le sentiment qu’envoyer le libéral-radical à la Gauche géographique de la carte du canton lui fera le plus grand bien.

District de Rarogne occidental et oriental : Nicolas Voide (Ensemble à droite)
Qui d’autres que Nicolas Voide pour siéger à la tête d’un district séparé en deux entités mais unit par un tronc commun ? À nouveau, le Grand Conseil a jugé judicieux de permettre à l’ancien grand baillif de mettre à profit son expérience personnelle au service de la population des deux demi-districts. Rarogne occidental et Rarogne oriental, c’est un peu comme l’aile conservatrice et l’aile progressiste du PDC, entre les deux il faudra trouver la balance. Un défi réel pour Nicolas, s’il ne veut pas voir son district se faire exclure du canton au terme de la législature.

District de Viège : Esther Waeber-Kalbermatten (AdG)
La logique aurait voulu que la très souriante et expressive Esther Waeber-Kalbermatten puisse profiter de ses vieux jours en prenant la présidence de Brigue, son district d’origine. Seul bémol, et pas des moindres, la ville abrite en son sein le Spitalzentrum Oberwallis, comprenez l’équivalent haut-valaisan de l’hôpital de Sion. Afin de ménager à la fois les nerfs de la socialiste et les finances du district, le Grand Conseil a pris la décision de la muter vers l’arrondissement limitrophe de Viège. Entourée des siens, Esther pourra tranquillement attendre ses 68 ans pour enfin prendre une retraite bien méritée.

Vital Monnet

 

Treize étoiles, treize districts.

[Elections cantonales] Afin d’éviter les tensions de la campagne, le Grand Conseil propose que chacun des treize candidats préside un des treize districts [2/4]

«Ah bon, y aura les élections cantonales cette année ?» Voilà une phrase que seul un ermite bagnard, revenu de sept ans de retraite aux pieds du Grand Combin, oserait prononcer. Car des confins de la Vallée de Conches au bord du Lac Léman, tout le Valais a entendu, lu ou même simplement senti dans l’air que la course au Conseil d’Etat avait été lancée.

Depuis quelques semaines, les médias valaisans et même nationaux relatent un combat de coqs phénoménal et inédit, d’une rare violence et bassesse. Entre les affaires de la précédente législature, les critiques des bilans des élus actuels et les attaques sur la vie privée, un climat aussi morose que la météo vaudoise règne sur le Vieux Pays. Cependant, le Grand Conseil valaisan a décidé de réagir, afin d’éviter la guerre civile et de sauver ce qu’il reste de crédibilité à son canton et ses politiciens.

Réunis en séance extraordinaire, le Parlement valaisan a tout simplement décidé d’annuler la course au Conseil d’Etat ! En contrepartie et afin d’apaiser les ego des treize candidats, le législatif cantonal a décidé d’offrir à chacun d’entre eux la présidence d’un des treize du district du Vieux Pays. Les chefs de groupe des différents partis se sont exprimés en ces mots pour justifier leur décision : «le hasard fait parfois bien les choses. Treize candidats, treize districts, cela a considérablement simplifié notre tâche. Il a juste fallu modifier la règle désuète d’un seul élu par arrondissement mais tout le monde a compris que nous cherchions le bien commun au travers de cette démarche.» Les députés ne se sont pourtant pas arrêtés là et ont fourni leur répartition idéale, justifications à l’appui. Un document top secret que la rédaction L’Alcazar est parvenue à se procurer et à résumer.

District de Conthey : Frédéric Favre (PLR)
Dans sa folle course à sa gloire passée, le parti libéral-radical a malheureusement égaré le dernier embryon de crédibilité qu’il lui restait. En proposant deux candidats alibi, les Bleus étaient certains de ne pas faire leur retour au sein du gouvernement. Par chance, Frédéric Favre pourrait tout de même siéger à la présidence du district de Conthey. Sa région d’origine et donc la seule où quelqu’un serait susceptible de la reconnaître en le croisant dans la rue.

District de Loèche : Roberto Schmidt (PDC)
Sans faire un bruit, le brave Roberto Schmidt aurait empoché son siège dans un Conseil à cinq grâce à l’appui de ses concitoyens du Haut. Pas dupe, le Parlement a décidé de lui offrir la présidence d’un district à hauteur de sa personnalité, celui de Loèche. District tampon, partagé entre le Valais francophone et son voisin germanophone, à cheval sur la Raspille, difficile de revendiquer une véritable identité. Ce district lui permettra donc de pencher une fois à Gauche, une fois à droite, sans jamais se mouiller. Et puis ne nous mentons pas, grâce à ce choix, Roberto ne devrait même plus quitter sa terrasse pour se rendre dans la Berne fédérale durant les sessions du Conseil National. Le président du district et de la commune de Loèche n’aura plus qu’à se laisser bronzer tranquillement à l’abri de ses multiples casquettes.

District d’Hérens : Stéphane Rossini (AdG)
Certes le Nendard aurait préféré le district de Conthey où il a ses quartiers, voire même celui de Sion où il aurait pu faire baigner sur la capitale son légendaire sourire et sa sympathie. Cependant, comme souvent, la Gauche a dû se contenter d’un rôle de spectatrice lors de la répartition interdistrict. Comme souvent, la Gauche n’a pas pu faire entendre sa voix et Rossini devra se contenter du siège bancal, d’un arrondissement tout aussi bancal, scindé en deux par Sion et Sierre. Un petit rappel à la scission interne qui l’opposait à Esther et qui aurait dû anéantir les chances de siéger de son parti.

Vital Monnet

Treize étoiles, treize districts.

[Elections cantonales] Afin d’éviter les tensions de la campagne, le Grand Conseil propose que chacun des treize candidats préside un des treize districts [1/4]

«Ah bon, y aura les élections cantonales cette année ?» Voilà une phrase que seul un ermite bagnard, revenu de sept ans de retraite aux pieds du Grand Combin, oserait prononcer. Car des confins de la Vallée de Conches au bord du Lac Léman, tout le Valais a entendu, lu ou même simplement senti dans l’air que la course au Conseil d’Etat avait été lancée.

Depuis quelques semaines, les médias valaisans et même nationaux relatent un combat de coqs phénoménal et inédit, d’une rare violence et bassesse. Entre les affaires de la précédente législature, les critiques des bilans des élus actuels et les attaques sur la vie privée, un climat aussi morose que la météo vaudoise règne sur le Vieux Pays. Cependant, le Grand Conseil valaisan a décidé de réagir, afin d’éviter la guerre civile et de sauver ce qu’il reste de crédibilité à son canton et ses politiciens.

Réunis en séance extraordinaire, le Parlement valaisan a tout simplement décidé d’annuler la course au Conseil d’Etat ! En contrepartie et afin d’apaiser les ego des treize candidats, le législatif cantonal a décidé d’offrir à chacun d’entre eux la présidence d’un des treize du district du Vieux Pays. Les chefs de groupe des différents partis se sont exprimés en ces mots pour justifier leur décision : «le hasard fait parfois bien les choses. Treize candidats, treize districts, cela a considérablement simplifié notre tâche. Il a juste fallu modifier la règle désuète d’un seul élu par arrondissement mais tout le monde a compris que nous cherchions le bien commun au travers de cette démarche.» Les députés ne se sont pourtant pas arrêtés là et ont fourni leur répartition idéale, justifications à l’appui. Un document top secret que la rédaction L’Alcazar est parvenue à se procurer et à résumer.

District de Brigue : Sigrid Fischer-Willa (Ensemble à droite)
Qui est Sigrid Fischer-Willa ? Que faisait-elle avant de se lancer dans la course au Conseil d’Etat ? Existe-t-elle réellement ? Autant de questions éveillées par la candidature de la Haut-Valaisanne. Si la plupart demeurent aujourd’hui sans réponse, le Parlement semble avoir trouvé le moyen de renvoyer la candidate d’Ensemble à droite dans l’anonymat d’où elle vient. Ce sera donc à Brigue, loin des oreilles francophones et à proximité des gens qui parviendront à déchiffrer son langage que Sigrid débutera son règne.

District de Martigny : Christophe Darbellay (PDC)

C’est à domicile que le double-mètre du PDC présidera. Certains imaginent ainsi que ce choix est à l’image de ce qu’aurait été une élection à la régulière : Christophe Darbellay triomphant sur ses terres devant son compère (ou ex-compère, suivant votre définition de la trahison) Nicolas Voide. Que nenni ! Si l’ancien conseiller national s’est vu octroyer le fauteuil présidentiel du district martignerain, c’est avant tout pour éviter une nouvelle affaire d’enfant illégitime. Dans une région où tout le monde le connait et le reconnait, plus difficile d’emballer la première venue au coin du bar.

District de Saint-Maurice : Thierry Largey (Les Verts)
Pour plusieurs raisons, Thierry Largey aurait pu prétendre à la présidence du district de Monthey. Un goudronnage d’entrée de Ville aux couleurs de son parti et un joli petit drapeau sur lequel flotte un arbre tout aussi mignon. Mais le Parlement a décidé d’épargner la gouvernance de Claude Pottier à d’autres que les siens. La tête d’affiche du parti écologiste s’est donc vu remettre le district voisin de Saint-Maurice. Un district qui le rapproche toujours plus du canton de Vaud, seul endroit où Le Vert aurait eu une chance de se faire élire au gouvernement. En espérant que Thierry Largey ne s’inspire pas du « régime » Brélaz durant ses quatre ans de sa législature.

Vital Monnet

Inland - Nationalrat

[Politique] Céline Amaudruz quitte l’UDC Genève pour tenter l’exil politique en Valais

Comme vous avez pu l’apprendre à travers nos médias ces derniers jours, Céline Amaudruz s’est fait pincer ivre au volant de son véhicule. Une ivresse qui crée un véritable tollé dans toute la Suisse Romande, sauf en Valais où une vague d’admiration est en train de naître. Sautant sur l’occasion la conseillère nationale genevoise tentera donc dès janvier 2017 un exil politique sur les terres valaisannes et selon nos informations elle pourrait également tenter sa chance aux prochaines élections au Conseil d’Etat valaisan, de quoi créer de la jalousie autant à l’interne du parti UDC que dans les autres factions politiques. À travers notre enquête, nous avons mis le doigt sur une véritable stratégie politique propre au Canton du Valais. Enquête.

Oskar jaloux

« C’est du foutage de gueules ! C’est de la récupération politique pure et simple.. » martèle le principal intéressé qui s’avoue inquiet pour la défense de son siège face à l’explosion du capital sympathie de Madame Amaudruz. « Moi ça fait depuis le début de l’année 2016, que je bois un max de Rhum Stroh et ensuite, tous les soirs du week-end, je vais klaxonner devant la maison à Christian (ndlr: Varone) pour qu’on me fasse souffler et que je puisse ainsi regagner en cote de popularité. Mais impossible ce bougre est d’une surdité ou d’une patience légendaire… »

Les autres candidats ne sont pas en reste

Fraîchement candidat depuis le début de la semaine Jean-Marie Bornet avoue déjà avoir songé à cette stratégie.« Je connais l’emplacement de tous les contrôles du Canton. Plusieurs fois j’ai été à la rencontre de mes collègues et à chaque fois ils ont refusé de me faire souffler… En me disant à chaque fois c’est bon Jean-Marie tu peux passer… » Agacé, l’homme avoue avoir tout essayé pour se faire arrêter mais en vain …« Le pire c’est la fois ou j’ai chopé un candélabre. Après une heure, mes collègues avaient déjà enterré l’affaire… »

Du côté des PDC même son de cloche, bien que Maurice Tornay ou Jacques Melly avouent ne pas jouer à ce jeu-là.« Avec Jacques, on a une monstre cataracte, on risquerait de se faire retirer le bleu à cause de ça et on ne gagnerait aucune sympathie de la part de l’électorat. Pour Christophe, le sigle « baby on board » dissuade tout contrôle… » déclare Maurice Tornay.

Chez les socialistes aussi cette stratégie électorale existe et elle est d’ailleurs plus professionnalisée qu’ailleurs. « Chaque année, nous organisons un séminaire d’une semaine animé par Thomas Burgener qui lui avait été pincé à 1.5 pour mille en 2010; il dispose d’une certaine légitimité cantonale dans le domaine. » déclare Mathias Reynard autour d’un vin chaud sur la Place du Midi.

Au final, c’est chez les PLR que la stratégie semble la plus adéquate pour se faire contrôler. En effet, l’anonymat de leurs candidats permet de disposer des mêmes contrôles ordinaires que le reste de la population. De quoi leur donner la chance de frapper un grand coup avant les élections de mars prochain.

Innocent Dubuis, 3 pour mille