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poursuite

[Justice] Pour avoir publié une photo intitulée « sans titre » sur son blog, il est poursuivi par Young Boys pour « droits d’auteur »

Boris est, selon les dires de ses amis, le genre d’individu qui porte « une sacrée poisse ». Sa dernière frasque leur donne raison. Une publication sur son blog avec une photo titrée (paradoxalement) « sans titre », lui a attiré les foudres du club bernois. Reportage.

Fébrile, Boris nous fait signe de nous asseoir. Nous sommes dans son Mayen de Derborence, un foyer qu’il n’a plus quitté depuis ses derniers démêlés avec la justice. « Un avocat suisse allemand m’a appelé, je n’ai pas compris un traître mot de ce qu’il m’a dit », sanglote celui qui, quelques jours plus tard, recevait un courrier recommandé avec un avis de poursuite. « Ils me demandent tous les trophées que j’ai engrangés dans ma carrière (ndlr : l’homme a connu une carrière prolifique des juniors C jusqu’aux juniors A avec Conthey). Et ça, c’est au-dessus de mes forces ».

Plus de quatorzièmes étages

L’histoire de Boris fait écho à celle de Christian Constantin qui, après la première défaite de son club en finale de coupe, avait interpellé le Gouvernement valaisan. « À l’image des Américains qui n’ont pas de 13e étage, il voulait supprimer les quatorzièmes paliers de tout le canton », se remémore le chef de file du Conseil d’Etat, Jacques Melly. « C’est comme interdire les mots doux à cause de la glissade de l’autre », conclut-il dans un rire glacial.

Caliméro Fournier

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[Insolite] Il voulait suivre le FC Sion à Lens, il finit au Pas-de-Calais en France

Il voulait suivre son équipe fétiche au Stade du Christ-Roi à Lens, il termine à Lens en France après 8 heures de route. C’est la folle histoire de Jordan, 26 ans, qui a vécu une journée assez particulière samedi.

Ce samedi, le FC Lens organisait son 70ème anniversaire. Au programme, plusieurs matchs dont un joli FC Sion-FC Chiasso qui a attiré 1000 spectateurs. Ils auraient pu être 1001 si le GPS de Jordan n’avait pas joué des tours. Voulant profiter de la journée au frais dans la commune de la Louable Contrée, Jordan quitte son domicile saillonin vers 11h. N’étant pas sûr de la route, il programme son GPS avec Lens comme destination finale et s’élance avec sa Golf GTI. Seulement, le malheureux n’avait pas remarqué que la destination de son GPS était en réalité la commune de Lens, dans le département du Pas-de-Calais en France. Mais comment a-t-il pu rouler des heures sans se rendre compte de son erreur ? Jordan nous explique : « Je savais qu’il existait un raccourci, alors je me suis dit que c’était peut-être plus rapide en direction de Martigny. Et de fil en aiguille, bercé par les mélodies endiablées de ma playlist de Patrick Sébastien je me suis retrouvé en France ».

Malgré la déception d’avoir raté la première sortie de la saison 2017-2018 du FC Sion, Jordan préfère en rire. Il a profité de cette escapade inattendue pour visiter la ville de Lens et a même eu l’occasion de faire connaissance avec des gens du coin comme il nous le raconte : « J’ai pas passé inaperçu avec ma Golf modifiée. Un type est venu me parler et m’a invité à un concours de Tunning le lendemain. Non seulement j’y suis allé, mais en plus j’ai remporté le 1er prix de l’originalité des bagnoles grâce à la queue de renard accrochée au réservoir à essence que j’avais installé récemment ». Dans sa malchance, Jordan aura vécu une belle aventure qui ne manquera sûrement pas de raconter à ses enfants dans quelques années.

Djayzie Moix

lausanne1

« Fuck you, je suis un fan du Lausanne-Sport » : l’acte héroïque d’un Vaudois face à des voleurs de tracteur à Echallens

Les actes héroïques semblent faire des émules. Après le supporter de Millwall en Angleterre qui a combattu à mains nues trois terroristes armés de couteaux samedi soir, un Vaudois de 29 ans a usé du même stratagème pour affronter deux individus qui tentaient de dérober un tracteur mardi à Echallens. L’Alcazar a rencontré Josué, ce supporter du Lausanne-Sport qui a fait preuve d’un courage inouï pour arrêter les malfrats. Reportage.

Il était 23h30 mardi soir dans la commune d’Echallens, dans le Gros-de-Vaud, quand Josué promenait Couscous, son Jack Russel de 3 ans sans imaginer une seconde ce qu’il allait vivre. Arrivé à proximité d’une ferme, il entend un bruit suspect. Habitué des lieux, il est persuadé que les propriétaires ont fermé boutique à cette heure-ci. Consciencieux, Josué décide immédiatement de s’approcher de la ferme pour en avoir le cœur net. Surprise, il tombe sur deux hommes parlant une langue étrangère qui tentent de subtiliser l’un des tracteurs de la ferme. « J’ai tout de suite couru dans leur direction sans réfléchir » nous raconte Josué. Comme j’ai vu qu’ils ne parlaient pas français, j’ai essayé de brailler en anglais. Malheureusement, ayant arrêté l’école à 14 ans, je n’ai jamais bénéficié de cours dans cette langue alors j’ai crié comme j’ai pu : « Fuck you, je suis un fan du Lausanne-Sport » avant de choper une grelinette qui trainait là et de leur foncer dessus. » L’acte du jeune homme est héroïque puisque les propriétaires de la ferme, réveillés par le vacarme, ont soudainement accouru et ont appelé la police cantonale. Cette dernière a  pu embarquer les deux brigands.

Le brave vaudois souffre de contusions aux jambes et de quelques griffures au visage dues à l’altercation avec les deux malfrats. Très chaleureusement remercié par la police et les propriétaires, Josué devrait recevoir prochainement des mains des autorités une distinction pour son acte de bravoure.

Paulan Grobéty

 

 

etudiants

[Formation] 86 % des étudiants ne sont pas conscients que d’ajouter « juste » devant « rendre mon mémoire » ne diminue pas la masse de travail

Tôt ce mercredi matin, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a fait une annonce qui a profondément ébranlé le monde éducatif. Dans les Hautes Écoles comme dans le milieu académique, une écrasante majorité des étudiants estime que d’ajouter un « juste » avant « rendre mon travail » diminuerait sensiblement l’ampleur de la tâche. « Pour résumer, ces branlafates sont déjà incapables de changer une ampoule, mais ils prouvent aussi qu’ils ne sont pas en mesure de réfléchir », s’emporte Christophe Darbellay, conseiller d’État notamment en charge de la formation.

« On ne pouvait pas savoir »

De leur côté, un comité d’étudiants valaisans s’est défendu par voie de communiqué en faisant savoir au conseiller d’État qu’ils « ne pouvaient pas savoir », et qu’ils « déploraient l’attitude condescendante de M. Darbellay ». Un appel à la destitution de l’élu a par ailleurs été lancé.

Mémoires reportés

Pour la plupart des étudiants du Vieux-Pays, il ne sera pas possible de rendre le travail final dans les temps. Reste que dans les faits, ils sont (très) peu à se plaindre. « Oh vous savez, 2017 n’est qu’une année parmi tant d’autres. La plupart d’entre nous se sont donnés jusqu’à 2020 pour rendre le premier jet », relève un futur aspirant au diplôme.

Caliméro Fournier

bondzoo

[Facebook] Le réseau social sera enfin traduit en patois valaisan

Bonne nouvelle pour nos ainés, toujours plus nombreux à fréquenter l’internet, dès le premier  juin, Facebook sera intégralement traduit en patois valaisan. Avec ce dernier, le réseau social sera bientôt disponible en 108 langues différentes.

Dans sa keynote du printemps, Mark Zuckerberg a présenté avec fracas la nouvelle. Si les journalistes présents dans la salle se sont montrés un peu surpris dans un premier temps, le milliardaire américain a su convaincre l’assemblée en s’attachant  les services du musicien Paul Mac Bonvin venu jouer quelques classiques en patois. Tout en présentant ses condoléances au peuple valaisan pour la défaite du FC Sion jeudi dernier, le fondateur de Facebook a voulu redonner un peu de joie et d’espoir à tout un canton en proie à de grandes souffrances.

Le patois valaisan n’est en revanche pas la première langue régionale à faire son apparition sur Facebook. En effet, avant lui le réseau social avait déjà lancé ses versions basques et catalanes. La société cantonale Valais-Wallis Promotion s’est dit ravie de la vitrine offerte par le troisième site le plus visité au monde.  Elle espère attirer de nouveaux touristes dans notre canton tout en renforçant l’attachement identitaire propre au Valais.

Marcelin Amoos

 

 

 

train train

[Coupe de Suisse] Après avoir tiré à la courte-paille, ce seront finalement les contrôleurs Steven et Dylan qui seront de service pour les trains spéciaux du 25 mai

À l’image des mendiants dans les trams genevois, « ce n’est pas de gaieté de cœur » qu’un contrôleur se retrouve dans l’un des trains spéciaux des supporters sédunois lors de la finale de coupe. Ce serait, selon plusieurs sources au sein des CFF, « un putain de calvaire ».

Alors quand approche la cérémonie de désignation du contrôleur en service pour ce genre d’événement, la tension est palpable. « Certains ont des femmes et des gosses, vous comprenez ? », regrette Michel Favre, porte-parole des CFF. Reste que ce mercredi, la sentence est tombée. Dylan et Steven, tous deux âgés de 27 ans, seront les contrôleurs attitrés pour le pénible trajet.

Un coup du sort

« J’aurais dû le voir venir, sanglote Dylan. C’est toujours les nouveaux qui y passent ». De son côté, Steven ne semble pas particulièrement éprouvé par la nouvelle. « Oh vous savez, moi je suis Genevois et je m’intéresse davantage au hockey, donc je ne pense pas qu’il y aura tellement de problèmes », argue celui qui prévoit de porter une écharpe grenat autour du cou, « pour l’amour du sport ».

« Un trajet calme et courtois »

Contacté par téléphone, le responsable des supporters valaisans parle d’un « trajet calme et courtois, lors duquel chacun est amené à témoigner de son amour pour le club ». Et de poursuivre : « vous savez, l’important, c’est de participer ». Si certaines anciennes frasques des fans sédunois effraient les employés des CFF, qu’ils se rassurent. La justice genevoise a interdit de périmètre l’ensemble des présumés hooligans. « Et même les autres », précisent les autorités du bout du lac.

Caliméro Fournier

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[Savièse] La fête des cousins réunit plus de 7’000 participants

L’initiative est à mettre au crédit de la famille Luyet. C’est elle qui a chapeauté l’événement fédérateur. « À la base, l’idée d’organiser cette fête est partie d’un constat très simple, note Gérard Luyet, le patriarche de la famille. Quelqu’un m’a demandé combien de cousins j’avais et je me suis trouvé dans l’incapacité de répondre », poursuit celui qui, pour y remédier, a proposé cette kermesse familiale.

« Dans le village, il n’y avait plus personne »

Patricia est tenancière d’un restaurant situé au cœur de Saint-Germain. Issue d’une famille chamosarde, elle n’était pas conviée à la manifestation. « Je ne me suis jamais sentie aussi seule dans le village, il n’y avait plus personne. Vous voyez ces images de Tchernobyl que l’on voit à la télévision ? », compare la quarantenaire. Des 8’000 habitants que contingente Savièse, le 92 % était présent au rassemblement. « À se demander qui sont les personnes du pourcentage restant », se questionne Gérard Luyet.

Un dress code à l’entrée

Forts d’un tel succès, les organisateurs n’ont eu d’autres choix que de refuser des cousins venus célébrer la réunion familiale. « Bien-sûr qu’on aurait voulu accepter tout le monde, se défend Justin Reynard, en charge des entrées. C’était malheureusement impossible donc on a uniquement laissé passer celles et ceux qui avaient eu la décence de se présenter en trecó ou en cotën (Ndlr: l’habit traditionnel saviésan) ».

Suite à l’effervescence provoquée par la démarche, Gérard Luyet a d’ores et déjà promis d’organiser une seconde édition « en incluant la famille élargie ». Bien qu’inquiètent, les autorités se sont dites « prêtes à relever le défi ».

Caliméro Fournier

Zeidler

[FC Sion] Peter Zeidler lance un appel pour trouver un billet pour la finale

L’entraîneur mis au repos par Christian Constantin a une voix fébrile au téléphone. « C’est que je ne pensais pas avoir à trouver un billet, vous comprenez ? » Celui qui s’imaginait sur le banc de touche le 25 mai a été botté en touche. « Je n’ai rejoint aucun groupe Whats’app en prévision de la finale. Je n’ai fait aucun concours, même pas celui du Nouvelliste », sanglote le tacticien allemand qui, au passage, lance un appel auprès de la population valaisanne.

« Vous avez une place dans un bus ? »

Le calvaire de Peter Zeidler ne s’arrête pas là. « Et comment je vais me rendre à Genève ? Vous avez une place dans un bus pour moi ? ». Désorienté, il tente de s’arracher des cheveux de son crâne immaculé. Le ciel ombragé de l’entraîneur pourrait toutefois s’éclaircir. Après avoir été défenestré par Constantin à l’issue de leur entrevue, l’homme s’est cassé les deux jambes et se déplace désormais en fauteuil roulant. « On m’a parlé d’un certain Jérémy qui pouvait me donner une astuce », lance-t-il des étoiles plein les yeux.

Victime de la coupe

« J’avais cru comprendre que la coupe était importante pour le Valais, mais pas à ce point-là », explique-t-il. Alors que tout un peuple attend « son » quatorzième sacre, l’Allemand s’interroge. « Pourquoi tout le reste de la Suisse n’en a rien à cirer de ce trophée alors qu’ici, il est plus important que le travail ou la famille ? »

De son côté, Christian Constantin s’est dit « navré » pour son ancien tacticien, mais a tenu à souligner que « pour espérer avoir un billet, il suffisait d’acheter un abonnement, comme tout le monde ».

Caliméro Fournier

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[Présidentielle française] Frédéric Favre : « Je pronostique Poutou vainqueur des élections parce que personne ne le connaissait avant »

Alors que le premier tour du scrutin présidentiel français se tiendra ce dimanche, le Conseiller d’État – qui rentrera en fonction le 1er mai prochain – s’essaye à l’exercice du pronostic. Pour l’élu néophyte, le match est joué d’avance. C’est le candidat NPA, Philippe Poutou, qui sortira le grand gagnant ce 23 avril.

Assis à son bureau, les lunettes légèrement de travers et un sourire presque gêné, Frédéric Favre nous reçoit dans une ambiance quasi scolaire. Mais à peine lui a-t-on demandé son pronostic sur l’élection française, que l’homme se mystifie. « Poutou, Poutou, Poutou», hurle-t-il en grimpant sur sa chaise en cuir noir. « Il est comme moi. Personne ne le connaît, mais il va faire péter les scores », poursuit celui qui dessine dans les airs une flèche qui monte dans les sondages.

« J’avoue Macron, il est beau gosse »

Remis de ses émotions, le futur élu en charge du Département de la sécurité, des institutions et du sport, avoue trouver « Macron plutôt beau gosse », avant de marteler que le physique – à l’image du nombre –, importe peu. De son côté, Philippe Poutou s’est dit « ému » de l’appui de M. Favre, mais a tout de même souligné que « les caissières des enseignes Migros devraient toucher davantage ». L’épilogue de ce premier tour se jouera ce dimanche. Reste à savoir si Poutou a l’étoffe d’un Frédéric Favre. Autrement dit, s’il est prêt à courtiser les voix d’un électorat qui ne lui appartient pas.

Caliméro Fournier

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Après une année d’échange au collège de Brigue, un étudiant sédunois parvient enfin à commander un tricycle sans bafouiller

INSOLITE – John-Henri fêtera ses 17 ans en juin. Il espère faire d’une pierre deux coups en célébrant tant son anniversaire que son passage en 5ème année du collège. Voulant mettre toutes les chances de son côté, John-Henri avait choisi le collège de Brigue à la rentrée scolaire dernière pour rattraper son allemand lacunaire.

Si l’année scolaire touche gentiment à sa fin, le jeune étudiant tire un bilan mitigé de cet échange : « je suis tombé sur une équipe de Saviésans à l’internat, alors autant dire que j’ai pas tant parlé stoffifre. (ndlr: suisse-allemand) » Préférant voir le verre à moitié plein, John-Henri tempère sa déception :« Au moins j’ai pu m’améliorer en patois et maintenant je sais préparer le café valdotain sans trembler. »

Et à raison, le jeune collégien voit le bon côté des choses. En effet, alors qu’il fait une halte après les cours vendredi dernier au « Stockhalper Bar&Disco », le Sédunois parvient à commander un tricycle avec une rondelle de citron sans bafouiller. Applaudit par ses camarades, John-Henri, n’a pas pu s’empêcher de verser une larme. Encore tout ému, le jeune nous a confié être vraiment fier de s’être fait comprendre du premier coup. Sous l’effet d’un cidre doux, il conclut l’entretien : « Ça, je vais le rajouter direct sur le CV ».

Acajou Zuchuat