Archives pour la catégorie Insolite

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[SCOOP] Suite à son élimination précoce, l’Angleterre annonce sa participation au tournoi populaire de Liddes ce week-end !

LIDDES – Le bonheur des uns fait le malheur des autres. C’est sans doute ce qu’a dû se dire Panosse Frossard, organisateur du tournoi populaire de Liddes ce matin. En effet, ce dernier aura le privilège de voir évoluer au Stade de la Genévrière des joueurs tels que Jamie Vardy, Wayne Rooney ou encore Daniel Sturridge.

Panosse en revient toujours pas de ce qui lui arrive : « On savait que notre tournoi avait une certaine renommée, même à l’international, mais jamais on n’aurait pensé accueillir l’équipe des Three Lions » commente-t-il à l’heure de l’apéro. Si la présence de l’Angleterre peut intriguer à première vue, il faut savoir qu’elle avait prévu de rester pour une plus longue période en France. L’élimination précoce n’a que fait anticiper un retour sur leur île. Mais vu les tensions régnantes au Royaume-Uni, les dirigeants ont préféré choisir le continent européen. Les problèmes liés au Visa (NDLR: l’Angleterre ne faisant plus partie de l’Union Européene) les ont contraints de se diriger vers la Suisse. C’est évidemment vers Verbier (NDLR: enclave britannique en Valais) que les Anglais ont décidé de déposer leur valise.

Catégorie populaire ou vétérans ?

Afin de garder une forme sportive, les « British » se sont donc inscrits de dernière minute au tournoi populaire de Liddes. « On était bien emprunté parce que tous les groupes étaient formés raconte Pierrot. Mais finalement, et après de longues et âpres discussions avec le comité, on a décidé de les intégrer dans la catégorie « vétérans ». On avait peur qu’ils se fassent danser sur le ventre par les Glouglouggen et compagnie chez les populaires. »

Finalement, les « Three Lions » seront de la partie du premier au trois juillet dans la commune entremontante. Du côté de la cantine, Djibril Farquet, responsable buvette, se frotte déjà les mains : « On attend la présence de quelques centaines de fans anglais qui viendront soutenir les leurs. Ça promet une belle troisième mi-temps. Et selon certains habitués de l’Auberge des Alpes, il ne serait pas impossible de croiser un certain Tyson Fury parmi les supporters de l’équipe britannique » conclue-t-il entre deux préparations de Jager Bomb.

Napoléon Darbellay

 

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[Blitzingen] Les femmes pourront voter pour la première fois lors de la votation du 5 juin

Blitzingen –  Quelle excellente nouvelle pour les 19 femmes de la commune de Blitzingen. Ces dernières seront enfin autorisées à voter tant au niveau fédéral, cantonal que communal. Bien que le droit de vote des femmes en Suisse a été adopté définitivement en 1971 (à l’exception des deux cantons d’Appenzell), la commune de Blitzingen ne l’avait toujours pas validé suite à un oubli du postier. La population, généralement peu instruite, n’avait jamais émis la moindre volonté de changement.

2013 : année du changement

Mais en 2013 les choses ont littéralement changé pour le village comptant 76 âmes. En effet, l’arrivé du premier ordinateur en octobre de ladite année a rendu la commune plus ouverte vers le monde. Grâce à la performante technologie de Windows 95, les habitants ont pu s’instruire d’une manière différente. Il leur suffit de réserver préalablement en fonction des disponibilités (24h avant) et l’utilisation de l’ordinateur leur est offerte gratuitement. Grâce à ce PC, un habitant sachant lire a pu découvrir l’existence du suffrage féminin dans le reste de la Suisse. Choqué dans un premier temps, il passe ensuite par le stade réflexion. Et seulement quelques jours après, il propose au conseil communal de changer la loi afin de permettre aux femmes de voter selon la législation helvétique. Après deux ans et demi de débats, la motion a enfin été accepté non sans faire grincer des dents. A l’image d’Helmuth Aufdenblatten qui n’hésite pas à affirmer : « Maintenant on donne le droit de vote aux femmes et ensuite ça sera quoi ? On autorise les rizoules à entrer dans nos magasins ou nos restaurants ? Vous êtes siphoné du galetas (NDLR: traduit approximativement du dialecte haut valaisan) ou quoi ? »

Les 19 personnes de sexe féminin de la commune haut-valaisanne de Blintzingen pourront donc voter pour la première fois de leur vie le 5 juin. Malgré la tension régnante dans le village, les rumeurs suggèrent que la majorité des femmes se déplaceront dans les bureaux de vote. Une nouvelle qui redonnera sans doute foi en l’humanité pour de nombreux humanistes.

escorté de Blintzingen, Isidore Supersaxo

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[Insolite] Il est bouté hors des frontières cantonales pour avoir dit « Au Valais »

Dylan, un Vaudois de 28 ans, a connu une mésaventure mémorable le week-end dernier. De passage en Valais pour « prendre le soleil », le jeune homme s’est vu contraint d’avorter précipitamment son séjour. En cause, une erreur linguistique.

« Ah, quel bonheur de voir ce ciel ensoleillé, j’ai vraiment bien fait de venir au Valais ». Cette phrase, d’apparence anodine, a bouleversé la journée de Dylan. Alors confortablement installé avec des amis sur une terrasse de la place du midi à Sion, il est interpellé par la table voisine à la suite de son énoncé. « On est où ici ? ». Et le malheureux de répondre « Au Valais ». Quelques secondes plus tard, le jeune Vaudois se retrouve sur la banquette d’une Subaru qui le reconduit directement à la frontière vaudoise. Interrogés par nos soins, les ravisseurs impromptus s’expliquent. « On lui a laissé une seconde chance. Il l’a manquée. C’est donc retour fissa en Vaudoisie. S’agirait quand même de retenir une bonne fois pour toutes qu’on dit en Valais. C’est pas monstre compliqué » s’insurgent d’une seule voix les compères.

Un précédent similaire

Le cas de Dylan n’est pas sans rappeler celui de son compatriote, Guillaume G. en avril dernier. Dans sa résidence secondaire de Veysonnaz, ce dernier avait organisé une raclette avec quelques saisonniers. S’agissant en réalité d’une raclonette et non d’une raclette, ses invités avaient appelé Air-Glaciers pour que leur hôte soit directement héliporté à son domicile vaudois.

Caliméro Fournier

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[Fait divers] Un Hérensard de 19 ans met fin à sa grève de la faim suite à la réhabilitation de l’ancien design des Blonde 25.

Au mois de septembre dernier, la brasserie valaisanne dévoilait au grand public le nouveau logo des Blonde 25. Soucieuse de donner une image plus moderne et plus rafraichissante, l’entreprise a donc élaboré une nouvelle étiquette pour la bière fétiche des Valaisans.

S’attendant à un franc succès, les initiateurs ont été les premiers surpris du résultat. En effet, le peuple valaisan n’a pas du tout adopté ce changement. Selon certaines sources, les ventes auraient chuté de plus de 50%, et les caisses estampillées de l’ancien logo se négocieraient à des prix 3 fois plus élevés que le prix du marché. Divers comités et privés se sont insurgés, et après un vote sur internet, ont réussi à convaincre la brasserie de faire marche arrière. La mobilisation de ces derniers et des réseaux sociaux a eu raison de la nouvelle étiquette, et l’ancienne enseigne a officiellement été réhabilitée hier.

Toutefois, cette lutte avait pris un tournant beaucoup plus radical, et s’est heureusement achevée sans conséquence grave. Nous avons appris grâce à notre informateur dans le Val d’Hérens, « Mio Beytrison », que le combat s’était durci dans la vallée. « Mio Beytrison » nous avait rapporté qu’un jeune de la vallée, ayant épuisé son stock d’anciennes Blonde 25 avait commencé une grève de la faim. Ce résistant, dont nous nous devons de taire le nom et la commune, aurait affirmé qu’il continuerait la grève jusqu’à ce qu’il puisse de nouveau acheter les vraies Blonde. Heureusement, hier l’annonce faite par la brasserie a mis fin au calvaire de 46 jours du jeune homme qui va recommencer à s’alimenter progressivement. Pendant sa grève, il ne s’accordait qu’une bouteille de blanc et quelques morceaux de viande séchée par jour.

Toute l’équipe de l’Alcazar espère qu’il se rétablira très vite et surtout qu’il pourra reprendre une consommation normale de Blonde 25 rapidement.

Germain Bornet

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Un fonctionnaire de l’État du Valais retrouvé à son bureau vendredi 15h30 par des femmes de ménage

L’info a tardé à venir à nos oreilles suite à une panne de fax à la rédac’ mais comme dit le proverbe, « mieux vaut tard que jamais », qui comme vous allez le voir ci-dessous, fonctionne dans la plupart des cas, notre stagiaire non rémunéré Paul-Loup a eu vent d’un fait divers étrange nous venant tout droit de l’État du Valais. Nous avons évidemment mené notre enquête. Reportage.

Vendredi 15h00, comme toutes les semaines, les femmes de ménage commencent leur travail de nettoyage dans un des bureaux de l’État du Valais situé à l’Avenue de la Gare à Sion. Les bureaux sont naturellement vides en ce vendredi après-midi. Motivées d’en finir rapidement avec cette semaine de travail, les femmes de ménage arrivent à l’ultime pièce du quatrième étage. Et là c’est le choc pour ces travailleuses. Un employé se trouve encore derrière son ordinateur, dans un état inconscient. Pris de panique par l’anormalité de la situation, une des techniciennes de surface s’effondre en découvrant le trentenaire valaisan. Sa collègue, plus stoïque, prend son courage à deux mains et appelle le 144. Arrivés rapidement sur les lieux, les secours prennent en charge immédiatement le malheureux. Ce dernier reprend conscience quelques instants seulement après l’intervention du corps médical. Après un bref questionnaire, il en ressortira qu’il s’était endormi à son poste de travail en début d’après-midi. Choqué de la longueur de sa sieste, il commence à s’agiter en injuriant ses collègues de ne pas l’avoir réveiller pour le traditionnel apéro des fonctionnaires du vendredi après-midi prévu à 14h00.

Après avoir rempli la paperasse administrative de l’intervention du 144, il prendra subitement congé des personnes présentes dans son bureau, et s’en ira rejoindre ses collègues au bar « Les Brasseurs » pour une colonne de bière bien méritée.

Jean-Elvis Barmaz

 

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Déçu que son texte en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles ne récolte que 8 « j’aime », il décide de rejoindre Daesh pour se venger

Geoffray Moeyaert avait tout pour bien faire. Et pourtant aujourd’hui il a tout quitté pour rejoindre l’Etat Islamique. Revenons sur ces 24 dernières heures rocambolesques.

Comme tous les jours, Geoffray se lève à 8h30, prend son petit-déjeuner et part en direction de l’Université de Liège pour assister à ses cours de français dans sa faculté de Lettres. Rapidement, il apprend la terrible nouvelle des attentats de Bruxelles. Choqué et attristé, le Belge de 22 ans broie du noir toute la matinée. Il profite de la pause de midi pour rédiger un message de soutien aux victimes des attentats. Tout en ingurgitant un sandwich triangulaire, Geoffray enchaine les figures de style en utilisant des mots savants qui démontrent sa supériorité. En moins d’une heure, il nous gratifie d’un superbe message émouvant. Fier de lui, l’étudiant publie immédiatement un nouveau statut sur son réseau social favori. Les heures passent, mais le message semble passer inaperçu dans le fil d’actualité de ses 437 amis.

Mardi soir 20h00. Plusieurs heures ont déjà passé depuis la publication du roman. Et pourtant le compteur des « j’aime » n’affiche que huit. Huit ridicule « j’aime ». Ce qui ne devrait être qu’anecdotique devient dramatique pour le Belge. Profondément déçu de ne pas avoir fait pleurer, de n’avoir pas créer de buzz ou de ne pas avoir reçu de message de la gent féminine, Geoffray devient tendu. En quelques minutes, sa frustration atteint son paroxysme. En deux ou trois clics, il se retrouve à consulter des vidéos de propagande de l’auto-proclamé État Islamique. Seulement une dizaine d’heures après avoir user de ses talents de journaliste en herbe pour invectiver Daesh et consorts, Geoffray se découvre de la sympathie pour les discours des terroristes. Il n’en faudra pas plus pour l’apprenti djihadiste pour tout quitter et tenter sa chance en Syrie.

Raoul Rapillard

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Plus de deux Suisses sur trois connaissent le nom du président de la Confédération : une première !

Ils étaient seulement 19% en janvier contre 24% en février. Ils sont désormais 78%, le pourcentage d’Helvètes connaissant le nom du président de la Confédération. Cette augmentation brutale est évidemment la conséquence du discours hilarant de Johann Schneider-Amman la semaine dernière.

Bien que moquée et détournée, l’allocution du président Schneider-Ammann pour la « Journée des malades » aura été salutaire pour sa cote de popularité. En effet, selon le sondage SSR du mois de mars, 78% de la population connaîtrait le nom du président de la Confédération Helvétique. Rappelons que ce sondage a été mené auprès de 1000 personnes et que la marge d’erreur est de 3%.

Joseph Deiss, l’inconnu

Avec ce score spectaculaire de 78%. Johann Schneider-Ammann est devenu le président le plus renommé depuis le début de ces sondages (1998). Il devance Adolf Ogi (63%) et Eveline Widmer-Schlumpf (60%). C’est un score plus qu’honorable pour le libéral-radical bernois qui doit une fière chandelle au buzz créé lors de son discours. Sans celui-ci, il aurait peut-être pu finir en queue de peloton à l’instar de Joseph Deiss. En effet, ce dernier détient le record du plus faible taux de renommée avec 27%. Selon une source préférant rester anonyme, son propre frère aurait ignoré la fonction importante de Joseph Deiss pendant plusieurs mois. C’est dire si la fonction de président de la Confédération n’est pas reconnue à sa juste valeur. Mais peut-être que l’allocution du désormais chenapan Johann Schneider-Ammann fera des étincelles l’an prochain pour redonner un peu d’estime à ce poste. Il ne reste qu’à Doris Leuthard de s’inspirer des talents d’orateur du président actuel.

José-Manuel Grobéty

Alain Rouiller

[Site de rencontre] La plateforme AdopteUnVigneron.com voit le jour en Valais

On connaissait Tinder, AdopteUnMec, Meetic ou encore Badoo, ces sites de rencontre ont désormais leur équivalent valaisan. En effet, samedi dernier, la start-up AdopteUnVigneron.com a été créée par deux jeunes de la région.

C’est un pari fou que se sont lancés Jean-Mouloud Berclaz et Tristan Riand. L’un est informaticien, le second encaveur-vigneron. Il ne leur restait qu’à mettre leurs compétences et leurs talents en pratique ensemble pour créer ce remarquable projet. Les deux protagonistes se sont confiés à l’Alcazar quelques jours après le lancement du projet. « On savait qu’il y avait un marché important en Valais. Si ici on a plutôt tendance à se rencontrer autour d’un verre dans une fête ou un bar, notre idée était d’abord de créer quelque chose de sérieux, basé sur des profils d’utilisateurs en gardant un esprit détendu. » révèle Tristan.

Syrah ou Gamay ? Amigne ou Petite Arvine ?

Ce qui change des sites traditionnels de rencontre c’est la personnalisation spécifique qu’offre AdopteUnVigneron (AUV). En effet, le site web propose de multiples fonctions dans la recherche de partenaire. Adieu les critères tels que la couleur des cheveux, les hobbys ou la silhouette désirée. AUV vise à trouver des points communs en rapport au champ lexical vinicole. Lorsque vous vous inscrivez sur la page web de la start-up, vous devrez choisir vos préférences. Syrah, Gamay ou Pinot Noir ? Johannisberg, Petite Arvine ou Amigne ? Autant dans les vins blancs que dans les rouges, vous aurez la possibilité de rencontrer des gens avec les mêmes affinités que vous. Des affinités qui pourront peut-être déboucher sur de grandes histoires. Les deux jeunes Valaisans ne comptent pas seulement viser les encaveurs-vignerons ou cavistes mais tout un chacun se sentant passionné par le vin. Non seulement les critères de recherches toucheront vos cépages favoris mais une autre rubrique prévoit d’énumérer vos caves préférées. Une dernière enfin, sous couvert d’une touche d’humour, propose de lister vos trois plus grosses cuites mémorables avec un petit texte d’explication prévu à cet effet.

Depuis samedi, le site compte déjà plus de 140 utilisateurs. Un chiffre très encourageant selon les deux entrepreneurs. Mais ces derniers ne comptent pas en rester là. Ils projettent déjà une multitude de plateformes personnalisées. Jean-Mouloud précise : « On songe également à créer dans le futur des sites semblables comme « AdopteUnAgriculteur » ou encore « AdopteUnTaxidermiste ». Notre créativité n’a pas de limite. » Et de poursuivre: « Et pourquoi ne pas développer l’application « AdopteUnVaudois » ? » avant d’être interrompu et remis à l’ordre par son collègue Tristan.

Sheldon Papilloud

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[France] Un groupe de réfugiés en grève remporte le Prix de l’Intégration 2015

GRENOBLE – Ils s’appellent Hassan, Tarek, Tekea, Ahmed ou encore Hanan, ils sont Syriens, Afghans et Érythréens et ce samedi ils sont devenus, à leur insu, les nouveaux vainqueurs du Prix de l’Intégration du département de l’Isère en France. Revenons sur cette incroyable histoire.

Tout débute durant l’été dernier quand les réfugiés du centre de Grenoble se voient bannir le droit à leur téléphone durant la nuit. La colère commence à gronder dans le foyer. Puis, début septembre, les autorités sont contraintes de supprimer les petits-déjeuners par manque de budget et d’entasser les migrants par groupe de six dans des chambres de 12 mètres carrés. Ça en est trop pour les demandeurs d’asile et ils comptent le faire savoir. Un collectif se crée rapidement avec l’aide de Welcome, une association d’aide aux réfugiés. Ce collectif, emmené par leur porte-parole Hassan, entame des pourparlers avec la municipalité iséroise. Le résultat ne sera que peu reluisant. Cependant, le groupe de réfugiés n’abdique pas pour autant. Après de multiples tentatives de dialogues qui n’aboutiront pas, les migrants décident de se mettre en grève générale. Cela signifie simplement qu’ils ne feront plus les corvées comme le ménage, le nettoyage ou encore qu’ils ne donneront plus de coup de main pour la préparation des repas avec le personnel du centre.

Le collectif, une nouvelle fois épaulé par l’association Welcome, publie un communiqué destiné aux médias dans lequel il explique la démarche de la grève. Immédiatement, les syndicats s’empressent de témoigner leur soutien aux migrants. C’est le début d’une nouvelle bataille. Une bataille qui durera près de cinq mois, avant que les autorités décident de faire marche arrière et de remettre en vigueur les conditions du début de l’année 2015. Un projet d’agrandissement du centre a même été lancé par la Municipalité. Le collectif s’est évidemment déclaré soulagé par ces mesures prises et a décrété l’arrêt de la grève.

C’est grâce à cette grève que le groupe a été primé du Prix de l’Intégration 2015 ce samedi à Grenoble. Jean-Christophe Langoisseux, membre du jury, a dévoilé après l’élection : « En si peu de temps, organiser une grève, réunir les syndicats et créer de la tension dans tout le centre, c’était fort de café. Et ils ont démontré à toute la France qu’on pouvait s’intégrer à nos coutumes rapidement. »  Mais ce qui a motivé le jury de récompenser ces réfugiés en grève c’est leur détermination : « On avait affaire à des coriaces, à des gens qui ont fuit un pays en guerre. Ils ont même réussi à prendre en otage un membre de la Préfecture en visite dans le centre. Le collectif a rapidement menacé qu’il n’hésiterait pas à arracher la chemise de la victime et à diffuser les images de la scène. Avec une mentalité pareille, on ne pourra qu’en faire de bons Francais » termine Jean-Christophe, encore tout ému par la fantastique histoire de ces demandeurs d’asile.

D’après nos sources, le collectif aurait reçu ce prix à l’intérieur du centre ce matin. Des négociations seraient en cours dans le but d’accélérer leur démarche en vue de l’obtention d’un permis provisoire. Le Front de Gauche a même réagi en sommant François Hollande de leur octroyer une naturalisation immédiate. Et toujours selon nos sources, Hassan, le leader du collectif, aurait décroché un CDD de 6 mois en tant que stagiaire au sein de la CGT.

Tapasranjan Pannatier

 

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[Insolite] Saint-Maurice remporte la coupe d’immonde des communes pour la première fois de son histoire !

HERZOGENBUCHSEE- Qui l’aurait crû ? Peut-être quelques Sédunois travaillant dans la bourgade bas-valaisanne mais surement pas les Saint-Mauriards. Hier avait lieu la traditionnelle coupe d’immonde des villes et villages de la section Suisse. Et ce n’est pas Reconvillier (ndlr: quadruple champion suisse en titre) qui s’est imposé mais bel et bien la ville de St-Maurice.

Revenons sur cette folle soirée qui avait lieu hier à Herzogenbuchsee . La concurrence était pourtant rude pour la localité agaunoise, mais cela ne l’a pas empêché de finir sur la première marche du podium des villages les plus laids et moins agréables à vivre de Suisse. Saint-Maurice était en lutte féroce avec Reconvillier, son dauphin, pendant toute la durée du concours. L’absence de soleil entre 13h00 et 15h00, la difficulté à observer le ciel sans risquer d’attraper un torticolis et le manque de manifestations extra-ecclésiastique auront fait basculer les notes du jury en faveur du bled valaisan. Ce que confirme Jurgen Stoeckli, membre dudit jury : « Quand on a vu que la dernière fête à St-Maurice était la Journée des Joutes Sportives organisé par les troubadours du village en 1465, on s’est tous dit que St-Moss serait un candidat parfait au titre de la coupe d’immonde 2015. »

Avec ce titre, Saint-Maurice aura l’occasion de rentrer dans la cour des grands. En effet, il est automatiquement qualifié pour la phase finale de la coupe d’immonde qui aura lieu le week-end du 26-27 mars à Dunkerque (ndlr: vainqueur l’an dernier). La municipalité chablaisienne aura donc l’occasion de devenir encore un peu plus prestigieuse et elle pourra peut-être espérer attirer des curieux des quatre coins du monde. Si les autorités villageoises n’ont pas souhaité réagir, l’Etat du Valais a, quant à lui, immédiatement communiqué en empruntant un ton humouristique. Après avoir pris acte du résultat, le Canton a proposé de changer le surnom de la bourgade qu’on surnomme « Saint-Moss » en « Saint-Moche ». Il n’en faudra sans doute pas plus pour les détracteurs de St-Maurice pour retenir et diffuser ce facétieux sobriquet.

Safran Roduit