Archives pour la catégorie Chomage

Tristan

[Retour aux affaires] Yannick Buttet veut profiter de la période de Carnaval pour se tester

La nouvelle est tombée mardi matin: Yannick Buttet va reprendre ses fonctions de président de la commune de Collombey-Muraz à l’aube du mois de février. Si le timing de ce retour peut être questionné, il se murmure dans le Chablais que ce choix a été mûrement réfléchi. «Après quelques semaines de traitement, Yannick Buttet a franchi un cap, souligne un proche de l’administration communale. S’il veut continuer d’avancer, il doit maintenant se tester.»

Et pour corser encore légèrement son retour aux affaires, l’ancien Conseiller National a opté pour la période de Carnaval. «Autant ne pas faire les choses à moitié, poursuit son collègue de travail, qui a préféré rester anonyme. Carnaval est une période de fête, de joie, d’ivresse et donc aussi de tentations. Si Yannick parvient à rester maitre de lui, il aura tout gagné.»

Si l’argumentaire a de quoi laisser certains observateurs perplexes, il existe également une justification biblique à cette décision. «Si notre président faillit et cède à la tentation d’ici Mardi Gras, nous l’enverrons à La Brévine durant 40 jours afin qu’il soit purgé de ses péchés.» Il vivrait donc son Carême dans le canton de Neuchâtel, éloigné de toutes tentations. Avant un éventuel retour à la présidence le jour de Pâques ? «L’histoire serait belle, mais il ne faut pas déconner non plus. Ce sera sa dernière cartouche», conclut l’employé municipal.

Vital Monnet

Illustration: Tristan

Gontran Clivaz

[Foire du Valais] Son entreprise fait faillite après avoir refusé de mettre au concours des billets sur Facebook

Triste histoire que celle de Gontran Clivaz, directeur d’une entreprise active dans la construction. Le Randognard s’est vu contraint de mettre la clé sous la porte après avoir refusé de mettre au concours les précieux sésames. Témoignages.

C’est dans un sombre tripot de la ville de Martigny que nous retrouvons Gontran, le visage creusé par la dépression. « Un premier client a hurlé au scandale parce que je ne proposais pas de billets pour le comptoir, se remémore le néo-chômeur. Après, ils s’y sont tous mis, un maudit effet boule de neige. » Si l’homme n’était pas coutumier de la tradition des concours précédant la période de la foire du Valais, il reconnaît aujourd’hui avoir commis l’irréparable. « Il suffisait de poster un statut à faire partager et commenter. Aujourd’hui c’est trop tard. » Et le malheureux d’éclater en sanglot et de murmurer non sans aigreur, « la vie est une chienne. »

Un précédent similaire

L’histoire de Gontran Clivaz n’est pas sans rappeler celle de Guy Balmer, cet ingénieur du son aujourd’hui intermittent du spectacle. « J’avais eu la funeste idée de garder pour mes amis et moi les billets d’un match du FC Sion. J’aurais pu maximiser des likes sur la page de mon entreprise et éviter de sombrer dans l’oubli » déplore celui qui, à cause de son égoïsme, a fait l’objet d’un lynchage public.

Deux cas d’espèce qui, faut-il l’espérer, dissuaderont les entreprises de la région de sortir du rang. La rédaction de l’Alcazar met par ailleurs 20 billets au concours. Pour participer, il vous suffit de prendre le train jusqu’à Martigny-Croix, de vous rendre aux caisses de la foire et vous pourrez y retirer les précieux billets moyennant une contrepartie financière. Bonne chance à tous.

Caliméro Fournier

Georg Holderied

[Chômage] Après 3 jours à envoyer des photos de ses journées à ski à tous ses proches, il avoue s’emmerder !

En ce début de semaine ensoleillé, nous rencontrons, dans un bistro du coin et entre deux parties de billard et de fléchettes, Corentin Bruchez. Vigneron-encaveur de formation, les temps sont durs pour Corentin. En effet, depuis quelques jours il se retrouve sans emploi. Au premier abord, motivé par sa nouvelle situation, l’homme avoue commencer à trouver le temps long.

Pourtant tout avait bien commencé pour Bruchez : « Mon début de chômage commençait à pique, j’ai très vite investi dans un abonnement de ski pour passer du bon temps sur les pistes. Après des dizaines d’heures de ski, j’ai décidé de télécharger l’application Snapchat pour faire rager les copains. » Le sourire narquois, l’homme avoue avoir pris du plaisir durant trois jours : «  C’était super drôle j’envoyais des photos de paysages valaisans à mes proches et tous me répondaient par des « pauvre con » « trop jalouse… » Jusqu’à ce lundi 14 où plus personne ne réagit à mes super snapchats. »

L’homme avoue maintenant avoir perdu toute motivation à pratiquer le ski et envisage sérieusement de retrouver un emploi rapidement. «  Je me réjouis fortement de pouvoir envoyer des snapchats en train d’exercer ma profession… » . La rédaction souhaite bonne chance à Corentin dans sa recherche d’emploi.

Innocent Dubuis