Archives pour la catégorie Actualité

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[Via Sicura] Retrait de permis pour un Zurichois conduisant avec 2 paquets de chocolat Mon Chéri dans la boîte à gants

Effretikon –  La très controversée Via Sicura continue à faire parler d’elle. Et pour cause. Le 7 novembre au soir, Kasimir Berchtold, un charpentier zurichois de 34 ans, se fait contrôler au volant de son 4×4 dans les environs de Zurich. N’ayant rien à se reprocher, Kasimir se soumet immédiatement au contrôle de la police cantonale. Après un rapide test d’alcoolémie, les agents constatent que le trentenaire est totalement en règle puisque son taux d’alcoolémie affiche 0.23 ‰. Cependant, les policiers ne veulent pas en rester là et décident de fouiller entièrement le véhicule.

Kirsch mis en cause

Lors de la fouille, les forces de l’ordre découvrent deux boites de chocolat Mon Chéri. Suspectent-ils que de la drogue se cache là-dedans ? Kasimir n’en sait rien mais il se voit confisquer ses chocolats qu’il venait de recevoir lors d’un repas de famille de son oncle sous tutelle. Les agents le laissent filer, sans ses paquets évidemment. Surpris, le Zurichois pense avoir affaire à des policiers véreux voulant festoyer la fin de leur service avec un peu de pitance. Que nenni. L’affaire prend une toute autre dimension quelques semaines plus tard. En effet, Kasimir reçoit chez lui une lettre recommandée du Service Automobile lui infligeant un retrait de permis de trois mois. Trois mois de retrait pour deux vulgaires boites de chocolat, le charpentier tombe des nues et refuse d’y croire. Dans sa lettre, le Service Auto détaille sur deux pages les raisons de ce retrait. Le durcissement de Via Sicura y est pour beaucoup. En possédant dans sa boîte à gant des chocolats avec de l’alcool dedans, Kasimir est susceptible d’être un alcoolique notoire qui, à défaut de boire de l’alcool, s’enivre avec de la nourriture.

Recours annoncé

Très contrarié par cette décision qu’il considère « inacceptable et scandaleuse », la victime de l’affaire promet de faire recours contre son retrait de permis. Par ailleurs, il est en train de réfléchir à une action pénale visant à dénoncer « la mascarade qu’est Via Sicura ».

Lassana Cretton

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[SCOOP] Un institut de recherche américain aurait enfin découvert l’utilité de l’Armée suisse après des décennies d’étude

Il s’en passe des choses dans le pays de l’Oncle Sam. Rassurez-vous, ce n’est pas de Donald Trump, d’Hillary Clinton ni d’une quelconque autre créature terrifiant les enfants que nous vous parlerons. Cette fois-ci, c’est un institut de recherche réputé qui a défrayé la chronique. Si l’étude n’a pas fait grand bruit outre-Atlantique, elle risque de déclencher un tollé en Suisse. En effet, le National Institutes of Avdvanced Study (NIAS) vient de publier une longue étude débutée en 1985. 31 ans, c’est le temps qu’il aura fallu après d’intenses recherches pour percer le mystère de l’utilité concrète de l’armée dans notre pays.

Sujet sensible, sujet tabou, l’armée a constamment fait parler d’elle. Qu’on la défende vigoureusement ou qu’on soit pour son démantèlement total, personne n’est réellement insensible à la question. Les différentes initiatives du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) ont souvent divisé la population et crée des débats stériles au sein de celle-ci. Les résultats de l’enquête, qui ne contient pas moins de 42 pages, permettent de comprendre mieux le fonctionnement et la réelle utilité des militaires helvètes.

Valaisans précurseurs ?

Ce qu’une majorité de Valaisans ont sans doute compris (NDLR: 52% des jeunes de notre canton sont déclarés « inaptes » lors da la journée de recrutement), c’est que l’armée n’est plus considérée comme quelque chose d’utile du point de vue de la défense du pays. L’étude démontre en long et en large que l’armée ne sert pas son but d’origine, à savoir se défendre en cas d’une éventuelle invasion ou d’une guerre à nos frontières. Pire encore, s’appuyant sur de nombreux témoignages, elle ressemblerait de plus en plus à une colonie de vacances, les marches de 50 km en pleine nuit et le tir au Fass-90 sur des cibles en plus. Drogues, alcools, Snapchat, Facebook etc, certains cours de répétition ont plus des airs de soirée Projet X que d’un détachement militaire défendant ardemment son pays.

Fusion avec les scouts ?

Avec cette étude, c’est toute une institution qui s’effondre. Souhaitant préserver le peu de crédibilité qui lui est encore accordée, l’armée n’a pas tardé à réagir par le biais de son porte-parole Ottokar Kaufmann. Ce dernier a proposé diverses mesures pour regagner la confiance de la population. À commencer par sa proposition de fusion avec Le Mouvement Scout de Suisse (MSdS), une résolution qui risque de faire parler d’elle. Ottokar Kaufmann précise : « Cette mesure permettrait de diminuer les avis négatifs de nos troupes, notamment pour les touristes voyageant à bord des trains helvètes le dimanche soir qui sont régulièrement choqués par le comportement de nos militaires. » En supprimant l’arme de service et en remplaçant le treillis par un foulard multicolore, le nouveau projet prendrait des airs plus gracieux et risquerait enfin de satisfaire le GSsA, les partis de gauche et les militants pour la paix. En revanche, dans les milieux bourgeois et conservateurs, on grince des dents. Le Parlement devra décider d’accepter ou non cette proposition lors de la session de printemps 2017. Les discussions promettent déjà d’être animées. Et rien ne dit que le peuple ne devra pas se prononcer lui aussi à ce sujet si la décision du législatif ne satisfaisait pas une partie importante de la population.

Sadik Fracheboud

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Des rescapés du terrible séisme de Loèche-les-Bains témoignent

Ils s’appellent Joseph, Blanche et Lucette et tous ont un point commun : ils ont survécu au terrible tremblement de terre de hier après-midi. Notre équipe de reporters est partie à leur rencontre. Récit.

« Mon chat est encore tout apeuré »

16h44, tout se passait à merveille pour Blanche dans son domicile de Sierre. Occupée à nettoyer la cage à pétole de Tadneige, son chat tigré de deux ans, elle ne se doute encore de rien. En l’espace de quelques secondes c’est le drame, le sol se met à trembler, les vitres également. Trois secondes d’horreurs inouïes. Plusieurs bibelots se cassent sous la violence du séisme. En personne responsable, Blanche se réfugie immédiatement sous une table. Après de longues minutes d’attente et d’incertitude elle refait surface pour constater les dégâts. Une petite sculpture d’une valeur inestimable représentant son Tadneige en porcelaine, une statuette de la Vierge Marie ainsi qu’un verre à vin de la cave Gsponer à Ulrichen feront parti des victimes du désastre. Par miracle son petit félin a survécu malgré le traumatisme subi. Elle se console en lui récitant un poème en haut-valaisan. Encore en état de choc, Blanche a néanmoins le réflexe d’avertir les secours. Ni une ni deux, elle dégaine son smartphone et ouvre l’application Facebook. Par chance, le Nouvelliste avait déjà été saisi de l’affaire en signalant la secousse sur le réseau social. La Sierroise en profite pour indiquer à ses amis que tout va bien et commente ainsi la publication du quotidien valaisan : « Forte secousse à Sierre, les vitres ont vibré, quelques objets se sont brisés sous l’impact de la déflagration. Mon chat est encore tout apeuré ».

Un gros trou noir

Même traumatisme du côté de Joseph à Loèche-les-Bains. Travaillant au sein même de la station thermal en tant que manœuvre, Joseph était en train de repeindre un mur dans un bâtiment en travaux lorsque l’incident se produisit. De longues et intenses secondes figeront le malheureux sur place. La peur se dessina sur son visage. Tout comme Blanche, il attendra encore plusieurs minutes avant d’entreprendre quelque chose. Comme tétanisé par la puissance du bruit, il ne parvint plus à se rappeler avec exactitude ses faits et gestes. Néanmoins, il se souvint avoir appelé le 144, le 117 ainsi que le 118 afin de les avertir de l’onde de choc ressentie. Plus de peur que de mal pour Joseph qui décidera de terminer sa journée de travail après cette secousse.

« Je me suis dit, bordel Gérard t’as encore foutu de la goutte dans mon café et j’ai des hallucinations »

Lucette, quant à elle, était bien plus loin de l’épicentre du tremblement de terre puisque c’est dans sa maison de Vouvry qu’elle se trouvait au moment de la secousse. « Le sol a bougé deux secondes, j’ai rien compris. Je me suis dit, bordel Gérard (NDLR: son mari) t’as encore foutu de la goutte dans mon café et j’ai des hallucinations. Que nenni, j’ai allumé l’ordinateur et zieuté sur Facebook. Déjà 5 de mes amis avaient actualisé leur statut par rapport au tremblement de terre. Je me suis sentie rassurée malgré le choc » claironne-t-elle en buvant son cappuccino. Un choc, ce n’est pas peu dire. Toute penaude, Lucette avouera même s’être fait pipi dessus, et cette fois-ci, son incontinence urinaire n’y était pour rien.

Syrie-Valais : l’insécurité

Vingt-quatre heures après le séisme, nos trois rescapés sont encore bouleversés mais se disent heureux d’avoir survécu malgré les dégâts matériels. Au moment de retourner dans les bureaux de la rédaction, Paul-Loup, un des stagiaires non rémunéré de l’Alcazar fait la rencontre de Sayid, jeune réfugié syrien de 22 ans. Tout chamboulé, Sayid appartient lui aussi au camp des rescapés. Arrivé le 16 octobre en Valais, le bougre a décidé de retourner dans son pays d’origine car la menace d’un séisme gigantesque annoncée par tous les médias a, selon lui, eu raison de sa détermination. Il a expliqué avoir décidé ceci en apercevant la peur dans le regard d’un chat, rencontré au hasard d’une ruelle de Sierre lors du tremblement de terre. Pour lui, quitte à vivre dans un pays instable, plutôt vivre auprès des siens.

Erdbeben Guex

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[Infrarouge] Le débat entre les partisans de la carafe gratuite et les anti-radins dégénère

Le traditionnel débat hebdomadaire d’infrarouge s’est déroulé hier soir non sans un brin d’action. Habitués aux colloques remplis d’animosité entre les intervenants, les téléspectateurs ne s’attendaient surement pas à ce que le débat dégénère totalement au point de couper le direct.

Il n’a pas fallu grand chose pour que la discussion s’envenime hier soir dans les studios de la RTS. Le thème de l’émission Infrarouge en ce début octobre était « Faut-il faire payer l’eau du robinet dans les restos ? » Une fois de plus, le Valais était directement concerné par les palabres suite au tollé qu’avait provoqué un restaurant de la région martigneraine en facturant sa carafe d’eau 10 francs. Du côté des partisans de la gratuité, on retrouvait Gustave Dépraz de la Jeunesse Socialiste Vaudoise, ainsi que Rhubarbe Jaquet, clébard mondialement connu à la place de la Riponne à Lausanne. Pierre-Marie Remondeulaz, du Parti Libéral Radical de Monthey et Dédé Baillifard, restaurateur à la Croix Fédérale de Liddes garnissaient quant à eux le camp des opposants.

Si le débat avait bien débuté, il aura suffi d’une remarque de Gustave Dépraz sur l’arrogance de certains restaurateurs valaisans pour que le cocktail explose. « Salopards de socialos, vous voulez juste nous pomper notre fric » s’insurge  alors Dédé Baillafard. Après un échange d’amabilités virulents, le restaurateur lance son verre de vin (NDLR: il avait refusé qu’on lui serve de l’eau pendant une semaine de comptoir) au visage du jeune socialiste. La bagarre éclate subitement. Plusieurs minutes seront nécessaires pour interrompre l’échauffourée, le service de sécurité de la tour de la RTS étant même réquisitionné.

Le bilan des blessés demeure léger : un œil au beur noir, quelques égratignures, une patte cassée ainsi qu’une légère infection galeuse. En revanche, l’image des intervenants restera sauvagement écornée. En cette période électorale, nul doute que tant le PS que le PLR se seraient bien passé de cet incident à une heure de forte audience.

Darius Chevrier

Un écran géant retransmet l’intégralité de la Foire du Valais sur la Place de la Riponne.

[Etranger]: La Foire du Valais sera retransmise dans son intégralité sur un écran géant à La Riponne

Depuis vendredi, un petit bout de Valais a émigré en terres vaudoises. La place de la Riponne, plutôt connue pour ses rassemblements de marginaux à seringues, a redoré son image grâce à des pensionnaires d’un autre genre. Une cohorte d’expatriés valaisans a en effet élu domicile sur la célèbre place lausannoise. Devant un écran géant, retransmettant en direct la grande messe de Martigny, les drapeaux aux 13 étoiles flottent H-24.

«Déjà qu’on est condamné à se morfondre dans la brume toute la semaine, et même parfois le week-end, autant qu’on puisse regarder les autres se mettre des tôles, lance Pierre Hériter, qui a quitté ses coteaux saviésans pour étudier à l’EPFL. Et pis entre nous, entouré par la faune locale, on se sent un peu comme à la rue du Bourg à 4 heures du mat’ avec des potes défractés tout autour.» Aux côtés de Pierre, son pote Bruno Favre vient chercher sa petite dose de Foire tous les jours après les cours. «La première année, j’ai fait l’erreur de rentrer pour l’ouverture du premier vendredi, explique-t-il les larmes aux yeux. J’ai pas reposé mon cul sur les bancs d’uni avant trois semaines… Va expliquer à tes parents que t’as raté le train, non seulement à la gare pour rentrer, mais aussi en cours.» 10 jours de Foire et une semaine de récupération plus tard Bruno avait compris qu’il serait condamné à refaire sa première année d’HEC. «Forcément ça calme… ici au moins quand tu sors du Buzz après l’after retransmission et que tu lances un «quel est ce Pays merveilleux…» t’es pas repris par les vingt types qui t’entourent. L’euphorie chute et tu vas te coucher peinard.»

Si La Riponne baigne depuis quelques jours dans l’euphorie de la Foire du Valais, quelques Vaudois osent s’aventurer parmi les Valescos pour observer les scènes de liesse martigneraines. Steve Détraz est l’un d’entre eux. «Au boulot j’ai un collègue qui vient de Bovernier, toute l’année il nous raconte ses soirées du Comptoir valaisan. Vu que j’ose pas y mettre les pieds à cause de mes origines je viens tâter l’ambiance derrière le grand écran.» Une poignée de bières plus tard un de ses compatriotes lémanique avouera sous couvert de l’anonymat: «Entre nous, vaut mieux vivre une Foire du Valais virtuelle qu’un Comptoir suisse réel.» Une affirmation que personne n’a cherché à contredire.

Vital Monnet

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Notre guide pour supporter les souillasses du Comptoir

Nous sommes vendredi. Aujourd’hui c’est l’ouverture de la Foire du Valais 2016. Mais ça tu le sais très bien parce que t’as au moins cinq de tes amis qui publient chaque jour sur Facebook un petit « J-3 ! » « J-2 » etc… Alors toi aussi tu fais partie de ces gens qui subissent en silence les désagréments de cette foire de pochtrons ? Non pas que tu sois contre le Comptoir, (d’ailleurs t’as prévu une sortie avec les copains le deuxième samedi), mais tu sens que pendant 10 jours, tu vas boire, manger et sniffer de la FDV à toutes les sauces. Cesse donc de stresser car l’Alcazar a prévu un petit guide pour supporter plus facilement cette édition 2016 placée sous le signe du Japon et des jeux de mots à la con.

  • Félicitations ! Si tu nous lis maintenant, c’est que t’as déjà supporté la première étape. Celle qui consiste à inonder les réseaux sociaux d’invitations pour des billets et des permanentes avec des messages toujours identiques du style : « #CONCOURS Les manivelles de pompes à chiottes Delacrottaz vous offre la possibilité de gagner: 10 x 2 entrées pour la Foire du Valais.
    Pour participer: Aime notre page, lèche ton coude, aime ce statut et partage-le. »
  • Prépare-toi à supporter ce tsunami de photos qui va submerger Facebook. T’auras la totale. Celle avec le sombrero multicolore, celle au stand du Nouvelliste avec la fausse une du journal, celle avec un morceau de pain de seigle et un verre d’Heida en main dehors devant, celle au stand Rhône FM où t’as 12 pignoufles avec les mêmes lunettes de soleil alors qu’il fait sombre. Le tout avec une panoplie de chapeaux de mauvais goût garnissant la tête de ces champions.
  • En parlant de champions, t’en verras, toujours sur Facebook, se sentant obligé de prouver à tout le monde qu’ils font le grand chelem. Bravo à toi camarade. Mais est-ce vraiment nécessaire d’écrire chaque jour « 5/10 » ; « 8/10 » ? Es-tu rémunéré pour cela ?
  • Ces fameux champions, tous originaires de la région martigneraine, que t’auras connu au CFP, dans le car Buchard Voyages pour aller à Lloret del Mar ou encore à la finale de coupe à Bâle qui vivent tout simplement pour le comptoir. « Cette année j’ai pris congé la première d’octobre. » Cette phrase qui peut choquer à première vue devient monnaie courante plus tu descends le Rhône. Quand certains se font deux semaines en Thailande, d’autres préfèrent 10 jours à naviguer entre Martigny et Martigny-Bourg, pour un budget similaire.
  • Mais t’auras peut-être la chance de connaître un farceur (généralement un parent proche ou un collègue plus âgé) qui te feras la blague « Je pars au Japon deux semaines. » Avec un peu de bon sens, tu comprendras vite qu’il se réfère au thème de cette FDV2016. D’autant plus que c’est souvent celui qui n’est plus sorti du 027 depuis l’introduction du suffrage féminin dans le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures.
  • T’auras aussi droit aux polémiques en tout genre pendant cette foire. « T’as vu le sucre du Grand-Père Cornut est de plus en plus petit tcheu va » ou alors « eh mais y’a le monstre queue pour rupper un plat de nouilles Chez Tao »
  • Une semaine de comptoir c’est aussi les divers médias Valaisans qui arrêtent de couvrir les infos qui ne se passent pas dans la ville du vent. Tu pourras faire le test le samedi matin en lisant la une du Nouvelliste dédié à la Foire, t’entendras Rhône FM en fond sonore qui présentera son tout dernier jeu depuis le CERM avec Canal9 allumé dans le salon  interviewant Christophe Darbellay en direct du stand Amstein.

Voilà, on arrive au bout de ce guide. Tu t’es bien fait avoir, parce qu’en aucun cas ce guide va t’aider à mieux supporter ce Comptoir. Mais bon, tu pourras faire comme de nombreux Sédunois. Faire mine de boycotter parce que si une fête qui s’appelle la Foire du Valais ne se déroule pas dans la capitale, ça n’a aucun sens.

Mais au final, tu te feras quand même embarquer contre ta volonté dans cette ville étrange. Après avoir fait la tournée des stands à vins pour « déguster » et goûter à trois sucres au piment du grand-père Cornut, t’auras oublié où tu te trouves et tu finiras à danser sur la Place Centrale à torse nu, kebab à la main avec un chapeau multicolore coiffant ta tignasse. Tu devras courir l’avenue de la Gare pour prendre le dernier train parce que je cite « t’avais pas vu l’heure ». A l’image de tes compères autour de toi, tu oublieras que les trains ne sont plus fumeurs depuis plus de 10 ans alors tu profiteras de t’en griller une et même de tirer sur le joint du rastafari d’Uvrier derrière toi. Comme ton taux d’alcoolémie avoisinera ta moyenne en math au collège de la Planta, tu trouveras marrant d’hurler dans ce convoi comme un sauvage. Et rien que de voir les pauvres vioques avec leurs valises qui partagent ton wagon, tu profiteras de lancer des chants vraiment intelligents et entrainant tels que « et j’ai trempé mon sexe dans le verre » ou encore « j’étais saoul hier, je suis saoul ce soir et si tout va bien je serais saoul demain matin » afin de les faire regretter d’être rentré en Suisse après trois semaines à Lanzarote. Puis, t’iras te coucher avec la tête qui visse un petit peu et le sourire aux lèvres parce que tu te souviens avoir résolu le conflit israélo-palestinien au stand des Fils de Charles Favre.

Lotus Ballestraz

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[Haut-Valais] Veyras accueillera le championnat d’Europe de bars parallèles

La Fédération Européenne des Bars Parallèles l’a annoncé ce matin, la commune de Veyras accueillera les prochains championnats d’Europe. Cette compétition est l’événement phare de la fédération, où toutes les meilleures équipes de bars parallèles se disputent le titre.

Le choix de la commune de Veyras en a surpris plus d’un. En effet, le petit village valaisan était en compétition avec des lieux historiques des bars parallèles comme Galway en Irlande, Aidu en Estonie, ou encore Cegléd en Hongrie. Toutefois, grâce à une jeunesse très dynamique et des anciens toujours autant performants, la commune valaisanne a surclassé ses concurrents.

Pour les moins initiés, les bars parallèles consistent à opposer des équipes de cinq personnes qui doivent passer le plus de temps possible dans un bar, sans le quitter. Les équipes sont tenues de maintenir une consommation d’alcool de 7,5 litres de bière ou 3 litres d’alcool fort par heure. Le record européen actuel est détenu par les Suédois de Malmberget qui étaient restés 78 heures et 36 minutes dans le bistrot.

Ces championnats d’Europe verront s’affronter les meilleures équipes du vieux continent comme celle de Mourmansk en Russie, ou leurs plus grands concurrents les Tchèques de Plzen.
La Suisse sera représentée par les organisateurs, Veyras. Bien que la commune, dans le passé n’a jamais été une figure dans le milieu des piliers de bars, elle a su grâce à sa jeunesse, s’imposer comme une des nouvelles maîtresses de la discipline.

La sélection de l’équipe par le capitaine, Vance Razclof* se fait au travers des trois soirées du Nomad ayant lieu à Veyras. Le Nomad est un bar itinérant qui naviguent sur les communes de la Noble-Contrée, tous les jeudis soirs de l’été. Ayant déjà jeté l’ancre deux fois à Veyras, le dernier événement du 4 août sera fatidique et verra l’annonce de la sélection des quatre autres membres de l’équipe. Tous les prétendants seront donc remontés à bloc et cette soirée promet d’être mémorable.

Tous les espoirs valaisans sont placés dans cette équipe, qui au vu des dernières performances des locaux ne décevra sûrement pas.

*prénom d’emprunt, connu de la rédaction

Germain Bornet

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[SCOOP] Suite à son élimination précoce, l’Angleterre annonce sa participation au tournoi populaire de Liddes ce week-end !

LIDDES – Le bonheur des uns fait le malheur des autres. C’est sans doute ce qu’a dû se dire Panosse Frossard, organisateur du tournoi populaire de Liddes ce matin. En effet, ce dernier aura le privilège de voir évoluer au Stade de la Genévrière des joueurs tels que Jamie Vardy, Wayne Rooney ou encore Daniel Sturridge.

Panosse en revient toujours pas de ce qui lui arrive : « On savait que notre tournoi avait une certaine renommée, même à l’international, mais jamais on n’aurait pensé accueillir l’équipe des Three Lions » commente-t-il à l’heure de l’apéro. Si la présence de l’Angleterre peut intriguer à première vue, il faut savoir qu’elle avait prévu de rester pour une plus longue période en France. L’élimination précoce n’a que fait anticiper un retour sur leur île. Mais vu les tensions régnantes au Royaume-Uni, les dirigeants ont préféré choisir le continent européen. Les problèmes liés au Visa (NDLR: l’Angleterre ne faisant plus partie de l’Union Européene) les ont contraints de se diriger vers la Suisse. C’est évidemment vers Verbier (NDLR: enclave britannique en Valais) que les Anglais ont décidé de déposer leur valise.

Catégorie populaire ou vétérans ?

Afin de garder une forme sportive, les « British » se sont donc inscrits de dernière minute au tournoi populaire de Liddes. « On était bien emprunté parce que tous les groupes étaient formés raconte Pierrot. Mais finalement, et après de longues et âpres discussions avec le comité, on a décidé de les intégrer dans la catégorie « vétérans ». On avait peur qu’ils se fassent danser sur le ventre par les Glouglouggen et compagnie chez les populaires. »

Finalement, les « Three Lions » seront de la partie du premier au trois juillet dans la commune entremontante. Du côté de la cantine, Djibril Farquet, responsable buvette, se frotte déjà les mains : « On attend la présence de quelques centaines de fans anglais qui viendront soutenir les leurs. Ça promet une belle troisième mi-temps. Et selon certains habitués de l’Auberge des Alpes, il ne serait pas impossible de croiser un certain Tyson Fury parmi les supporters de l’équipe britannique » conclue-t-il entre deux préparations de Jager Bomb.

Napoléon Darbellay

 

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« Chef, tu me mets la petite sœur steuplait » : Un Valaisan roué de coup à Genève

GENÈVE – Il était aux alentours des 23h30 jeudi soir quand Mésange Remondeulaz, un étudiant de 21 ans à l’Université de Genève, s’est fait passer à tabac dans un bar branché de la capitale genevoise. Le visage marqué par les blessures et encore sous le choc, il nous raconte sa mésaventure.

« J’étais sorti pour boire un jus avec deux copains de l’Uni pour décompresser de la journée d’étude. Faut dire que c’était une des premières fois de l’année que j’allais dans un bar branché ici. On a plutôt coutume de faire l’apéro dans notre « appart » à Carouge. » explique le Bas-Valaisan. La soirée se déroule plutôt tranquillement pour les trois compères. Alors que ses amis décident de s’en aller pour retourner étudier, Mésange, lui, préfère boire une dernière bière. Il s’approche du barman et quémande dans un français approximatif: « Chef, tu me mets la petite sœur steuplait. » Le serveur est interloqué. Énervé par ce qu’il croit avoir entendu, il laisse une seconde chance à notre malheureux du jour en lui demandant de répéter. L’étudiant s’exécute en formulant de la même manière que lors de la première requête. Le barman sort alors précipitamment de son box, fonce sur Mésange et le roue de coup en hurlant « Tu touches pas à ma soeur enc***, tu touches pas à ma soeur. »

Après quelques minutes houleuses, le Valaisan se fait sortir du bar manu-militari non sans repartir avec un bel œil au beurre noir. C’est en racontant sa mésaventure à ses colocataires, qu’il se rend compte de sa bourde. « J’ai tellement l’habitude de commander des Blonde en Valais que je ne me suis pas rappelé que j’étais en territoire genevois. Chez nous, quand tu dis « chef, tu me mets la petite sœur », y a pas de doute possible, le serveur te sert subitement la même bouteille que la précédante » conclue Mésange, qui hésite encore à contacter la LICRA pour faire part de la discrimination que subissent parfois les Valaisans dans le canton de Genève.

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[Alcool au volant] Tolérance zéro pour les conducteurs de Subaru !

Parmi les nouvelles mesures décidées par le gouvernement cantonal, certaines risquent de faire grincer des dents, à l’image de la nouvelle restriction concernant l’alcool au volant. Outre le durcissement généralisé de la loi en cas du dépassement du 0.5 ‰, certaines classes de la population seront plus lourdement touchées. On le savait, les jeunes conducteurs (les trois premières années de permis) sont les personnes les plus discriminées par la loi car le nombre d’accidents concernant cette frange de la population a sans cesse augmenté.

Désormais, les conducteurs de Subaru seront également classés comme conducteurs à risque et la tolérance en matière d’alcoolémie au volant leur sera peu favorable. Fini la petite bière après le boulot avant de rentrer à la maison. En cas de contrôle, l’alcootest devra indiquer un taux de 0.00 ‰, sous peine d’amende pour les petites infractions voir de retrait de permis si le taux dépasse les 0.5 ‰. Une mesure controversée mais obligatoire selon Chan-Narry Tornay, responsable communication et chef de l’apéritif de la police cantonale : « Les statistiques le prouvent, les Sub’ (NDLR: Subaru) font beaucoup plus d’accidents que les autres bagnoles. »

Pour les automobilistes et une partie de la population, la guerre est déclarée. De nombreux internautes ont fait part de leur mécontentement suite à la discrimination envers un symbole aussi culte en Valais. L’association faîtière des utilisateurs de Subaru Imprezza (l’AFUSI) est déjà montée au front en menaçant d’organiser une manifestation gigantesque dans la capitale valaisanne. De nôtre côté, l’Alcazar se mobilise également pour défendre les utilisateurs de Subaru. Nous avons lancé une pétition tout à l’heure que vous pouvez trouver ci-dessous :

http://www.activism.com/fr_CH/petition/non-la-nouvelle-loi-discriminatoire-envers-les-utilisateurs-de-subaru/195357

Plectrude Pellouchoud