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Inland - Nationalrat

[Politique] Céline Amaudruz quitte l’UDC Genève pour tenter l’exil politique en Valais

Comme vous avez pu l’apprendre à travers nos médias ces derniers jours, Céline Amaudruz s’est fait pincer ivre au volant de son véhicule. Une ivresse qui crée un véritable tollé dans toute la Suisse Romande, sauf en Valais où une vague d’admiration est en train de naître. Sautant sur l’occasion la conseillère nationale genevoise tentera donc dès janvier 2017 un exil politique sur les terres valaisannes et selon nos informations elle pourrait également tenter sa chance aux prochaines élections au Conseil d’Etat valaisan, de quoi créer de la jalousie autant à l’interne du parti UDC que dans les autres factions politiques. À travers notre enquête, nous avons mis le doigt sur une véritable stratégie politique propre au Canton du Valais. Enquête.

Oskar jaloux

« C’est du foutage de gueules ! C’est de la récupération politique pure et simple.. » martèle le principal intéressé qui s’avoue inquiet pour la défense de son siège face à l’explosion du capital sympathie de Madame Amaudruz. « Moi ça fait depuis le début de l’année 2016, que je bois un max de Rhum Stroh et ensuite, tous les soirs du week-end, je vais klaxonner devant la maison à Christian (ndlr: Varone) pour qu’on me fasse souffler et que je puisse ainsi regagner en cote de popularité. Mais impossible ce bougre est d’une surdité ou d’une patience légendaire… »

Les autres candidats ne sont pas en reste

Fraîchement candidat depuis le début de la semaine Jean-Marie Bornet avoue déjà avoir songé à cette stratégie.« Je connais l’emplacement de tous les contrôles du Canton. Plusieurs fois j’ai été à la rencontre de mes collègues et à chaque fois ils ont refusé de me faire souffler… En me disant à chaque fois c’est bon Jean-Marie tu peux passer… » Agacé, l’homme avoue avoir tout essayé pour se faire arrêter mais en vain …« Le pire c’est la fois ou j’ai chopé un candélabre. Après une heure, mes collègues avaient déjà enterré l’affaire… »

Du côté des PDC même son de cloche, bien que Maurice Tornay ou Jacques Melly avouent ne pas jouer à ce jeu-là.« Avec Jacques, on a une monstre cataracte, on risquerait de se faire retirer le bleu à cause de ça et on ne gagnerait aucune sympathie de la part de l’électorat. Pour Christophe, le sigle « baby on board » dissuade tout contrôle… » déclare Maurice Tornay.

Chez les socialistes aussi cette stratégie électorale existe et elle est d’ailleurs plus professionnalisée qu’ailleurs. « Chaque année, nous organisons un séminaire d’une semaine animé par Thomas Burgener qui lui avait été pincé à 1.5 pour mille en 2010; il dispose d’une certaine légitimité cantonale dans le domaine. » déclare Mathias Reynard autour d’un vin chaud sur la Place du Midi.

Au final, c’est chez les PLR que la stratégie semble la plus adéquate pour se faire contrôler. En effet, l’anonymat de leurs candidats permet de disposer des mêmes contrôles ordinaires que le reste de la population. De quoi leur donner la chance de frapper un grand coup avant les élections de mars prochain.

Innocent Dubuis, 3 pour mille

loterie

[Swiss Loto] Il égare son billet vainqueur dans l’établissement du trentequarante

En ce samedi du 7 décembre, nous sommes nombreux à avoir joué au tirage record du Swiss Loto à 70 millions de francs. Nous sommes également nombreux à avoir passé notre samedi après-midi à discuter avec nos amis de ce que nous ferions de tout cet argent avec pour phrases types « moi, de toute façon je resterai le même » ou encore  « Tu sais le 100% des vainqueurs ont joué ».

Mais, ils sont seulement 3 chanceux à avoir réalisé la bonne combinaison, dont un Valaisan. Malheureusement la soirée du jeune garçon ne s’est pas déroulée comme prévu. Dans la nuit, il aurait perdu son billet dans la capitale valaisanne et plus précisément au trentequarante.

Le choix des numéros

Romuald* a la mine défaite en ce dimanche matin, mais il tenait malgré tout à nous expliquer l’origine de ces choix de numéros. « je joue toujours les mêmes numéros: le 7 et le 28 car je suis née le 28 juillet, le 13 car ce chiffre me porte chance, le 18 c’est le jour du mois où j’ai dépensé l’entier de mon salaire, le 24 c’est le numéro que j’avais au hockey quand je jouais en junior avec le HC Sierre et le 33 c’était le numéro à Petteri Nummelin quand il jouait au HC Lugano et enfin le numéro complémentaire c’est un peu au hasard. » 

Une soirée de débauche 

« On était au Café de la Place en train de se manger une fondue lors du tirage des numéros. Lorsque j’ai vu sortir mes numéros avec les copains on s’est directement dit qu’on allait arroser ça comme jamais ! » L’homme avoue avoir dépensé plusieurs milliers de Francs. « Franchement c’était la folie, mais à partir de 2 heures du matin au 30-40 je ne me rappelle pas de la suite de ma soirée… Et ce matin mon billet vainqueur n’était plus dans mon portemonnaie. Je me demande si j’ai pas tendu le billet vainqueur au lieu d’un billet de 50.- pour acheter des roses à un vendeur ambulant… »

La mine toujours aussi déconfite, Romuald n’arrive pas à se consoler et avoue même se faire du soucis quant à son avenir professionnel « J’ai vu sur mon smartphone qu’à 4 heures du matin j’ai appelé mon patron … ». La rédaction de l’Alcazar vous rend donc attentif à la présence d’un billet du Swiss Loto perdu en ville de Sion et compte sur votre loyauté pour l’envoyé à la rédaction de l’Alcazar qui le transmettra à Romuald.

*Prénom connu de la rédaction

Innocent Dubuis

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[Témoignage] « J’adore les marchés de Noël », par Michel, coincé au stand de vin chaud depuis 3 jours

Michel l’admet volontiers, il est un inconditionnel des marchés de Noël. Une frénésie que le trentenaire cultive année après année, sans jamais l’égratigner. Posté au bar à vin chaud, il raconte.

« Regardez-moi cette ambiance chaleureuse. Les gens ne sont qu’amour et tendresse, estime celui dont les lèvres anormalement rouges trahissent une consommation importante de vin chaud. Après, il y a toujours certains rabats joies qui veulent visiter l’entier du marché pour acheter des babioles hors de prix, déplore-t-il. Mais je préfère me concentrer sur ceux qui, comme moi, ont vraiment compris ce qu’était la magie de Noël. Ici, il fait chaud, un peu à l’image de nos cœurs qui bouillonnent. Si je le pouvais, je vivrais sous cette tente toute l’année ».

72 heures d’affilées

Mercredi, Michel s’est frayé une place sous la tente pour accéder au bar. Vendredi, à l’heure où nous mettons sous presse, l’homme n’a pas bougé d’un iota. « Il en est à son 11ème Lac du Connemara, soupire Fred, le patron de l’établissement. Au début, il était plutôt amusant. Mais quand il a sorti son sac de couchage mercredi soir, je me suis rendu compte que cet hurluberlu allait m’empoisonner la vie pour un petit bout de temps ».

Contactées par téléphone, les forces de l’ordre ont admis « avoir envoyé une équipe » mais craignent « de ne pas les voir revenir de sitôt ».

Caliméro Fournier

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[Grand banditisme] Les Pink Panthers à l’origine de la disparition du manteau de François

Après « le fameux coup de Monaco », et le braquage de la bijouterie Cartier de Cannes, les notoires cambrioleurs ont cette fois sévi en Valais, provoquant un véritable séisme dans le monde du grand banditisme.

Les Pink Panthers

Ces cambrioleurs d’origines serbes sont connus dans le monde entier pour leurs braquages spectaculaires. Leur précision légendaire et leur organisation machiavélique a mis à mal les systèmes de sécurité les plus sophistiqués. Tels des fantômes, ils ont pillés les plus grandes bijouteries d’Europe, en ne laissant presque jamais aucune trace. Leur « butin de guerre » est évalué à plusieurs centaines de million de francs.

Le coup du Valais

Après avoir braqué des diamants parmi les plus onéreux, il semblerait qu’un objet d’une valeur inestimable était dans le viseur des gangsters, le manteau de François. La police fédérale avait été prévenue de leurs intentions et avait renforcé les mesures de sécurités autour de l’HES du Valais, mais cela n’aura pas suffi. En effet, mercredi, aux alentours de midi, 5 ou 6 membres les plus expérimentés du gang se seraient introduits dans le bâtiment. Selon des sources policières, ils auraient réussi à déjouer la vigilance des agents spéciaux assignés à la protection du manteau de François et s’emparer du précieux butin.

Selon, les services de renseignement de la Confédération, le manteau aurait déjà été mis aux enchères sur le marché noir des Balkans, et ils estiment qu’une telle pièce pourrait être revendue plusieurs millions d’euros sous le manteau (permettez moi l’expression).

 

Germain Bornet

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[Coat Gate] L’industrie du textile en deuil pour le manteau de François

Après la malheureuse disparition du vêtement, le monde du textile est en émoi. Témoignages.

« Ils ont pourtant cherché aux quatre coins du monde », se lamente le vice-président de Swiss Textiles, Pascal Udry, qui peine à masquer son émotion. « Et de voir ce François se démener pour le retrouver, c’est tout simplement bouleversant », poursuit-il avant d’éclater en sanglot. Comme lui, ils sont plusieurs magnats du textile à avoir exprimer leur soutien. « On lui a évidemment proposé de lui faire un manteau en tous points identique, mais que voulez-vous, ce ne sera jamais vraiment le même » , explique un cadre d’une grande marque , qui confie n’avoir « désormais plus la force de continuer ».

« Le coat est mort »

Sur la toile, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. Les premiers « Je suis Manteau » ont déferlé sur les réseaux sociaux, quelques minutes à peine après l’annonce de la disparition. Certains, d’un naturel visiblement pessimiste, envisagent un dessin des plus funestes pour le vêtement. « Le coat est mort », pouvait-on notamment lire sur Twitter et Google +. Contacté par téléphone, le principal intéressé n’a pas souhaité s’exprimer, arguant que « la plaie était encore béante ».

Il est délicat de prédire si oui ou non l’habit refera un jour surface. Une chose est sûre, si un malfrat cherche à le vendre, la transaction se fera loin des regards. Ou, comme le veut l’adage, sous le manteau.

Caliméro Fournier

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[Initiative sortir du nucléaire] L’institut GFS avoue avoir donné les Verts vainqueurs juste « pour voir leur réaction »

Il y a moins d’une semaine les sondages annonçaient vainqueur l’initiative des Verts à 58% d’opinions favorables et en cette fin de semaine le oui a chuté a 48%. Afin de comprendre l’origine de cette chute de 10% la rédaction a décidé de se rendre à Berne à l’institut GFS.

C’est très tôt que nous arrivons à Berne pour rencontrer Carl Friedrich Gauss directeur du département sondages et recherches à l’institut GFS. D’humeur rigolote, très vite il nous explique le but de ces sondages. « Pour tout vous dire le but premier de notre expérience était juste de voir leur réaction si on donnait les Verts vainqueurs, en effet, en fonction de leur réaction cela peut nous permettre de créer de nouveaux statistiken modèles en comportements. Mais j’avoue que les réactions nous ont fait bien rire, surtout chez les Welschs car ici en Suisse allemande quasi personne n’a cru au witz » 

Il décide de nous raconter quelques anecdotes déterminantes en recherche comportementale. « Tout d’abord, il y a mon voisin, Willy Marx, lui a cru que c’était vrai, en tant que socialiste il avouait, de son vivant, ne jamais avoir connu un succès lors d’une initiative populaire. Dès qu’il a vu le dernier sondage il est directement venu me voir pour savoir comment placer son épargne sur le nucléaire français et le kohle allemand. »

Ayant d’intérêts que pour le Valais nous lui demandons si il a pu observer un cas particulièrement intéressant. Aux éclats de rire il nous répond, « Oui nous avons observé une jeune femme étudiante en lettres qui regonflée à bloc et total verrückt a été demandé à des agriculteurs hérensards de signer sa pétition en faveur des tracteurs à énergie solaire. La pauvre aurait pu y laisser sa vie… »

Au moment de rejoindre notre Valais natal nous lui demandons si en tant que statisticien il croit en la possibilité que l’initiative soit acceptée et d’un ton moqueur il nous répond « Et vous en tant que Valaisans croyez-vous voir Sion champion Suisse ? »

Innocent Dubuis

 

 

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[CFF] À la suite d’un voyage en Suisse alémanique un Valaisan comprend pourquoi il paie si cher son abonnement général

Les prix des abonnements généraux ne cessent de faire grincer des dents. En effet, pour s’acquitter du précieux sésame en deuxième classe, un adulte devra débourser 3655.-, et un jeune 2600.-.

Ces coûts excessifs ont pendant longtemps excédé les usagers. Heureusement, Brandon Udry un jeune Contheysan, nous a permis de comprendre ces tarifs onéreux.

Lundi dernier, alors qu’il avait congé, Brandon muni de son AG se rend à Fribourg pour une soirée organisée par la notoire CUV. Au fil de la soirée, Brandon, de plus en plus ivre, perd tous ses amis, et accessoirement tous ses repères. Seul, il ne sait pas quoi faire et instinctivement saute dans le premier train qu’il voit. L’état d’ébriété avancé de Brandon amènera le pauvre bougre à se réveiller quatre heures plus tard sur un banc de la gare de Saint-Gall. Abasourdi, le jeune homme reprend ses esprits, et essaie de demander son chemin. Grâce à son anglais approximatif il réussit à communiquer avec les indigènes et parvient à savoir quel train il doit reprendre pour retrouver son bon vieux Valais.

Quelques minutes plus tard, il entre dans le train direction Berne, et là le choc se produit, le train est sur deux étages, du jamais vu! Son siège est en cuir, et chauffant. Il y a même du wifi, et un wagon restaurant avec une carte qui ferait rougir plus d’un Café de la Place, proposant même une quinzaine de déclinaisons de la fameuse « Bratwurst ». Après avoir contrôlé huit fois s’il était bien assis en seconde classe, il se laisse tomber dans son siège si confortable et profite paisiblement de son trajet de retour.

Arrivé à Viège, il doit à nouveau monter à bord d’une bétaillère parcourant la ligne du Simplon. Comme le disent si bien les Suisses-allemands : « Ha vous les welschs jamais travail toujours rigole. » Une phrase populaire qui suffit à faire comprendre à Brandon que pour rire une bétaillère suffit mais que pour bosser un minimum de confort s’impose.

Germain Bornet

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[Affaire Cleusix] Sa nomination en tant que capitaine des vétérans du FC Leytron consterne ses coéquipiers

Voilà plus d’une semaine que l’équipe des vétérans du FC Leytron se cherche un capitaine suite à leur défaite 5-3 face au FC Sion au soir du mercredi 5 octobre et suite au claquage de son illustre capitaine Jacques-Alain Jacquier. Tout avait pourtant été prévu de la part des deux équipes pour éviter que les méfaits de la Foire du Valais se répercutent sur les organismes mais le malheureux capitaine s’est quand même laissé embrigader le mardi soir, veille de match.  » J’ai un peu abusé des pots de chambre. Après dix minutes, j’ai senti comme un coup de couteau dans la cuisse et en tant que boucher de profession je peux vous dire que je sais ce que c’est … »

Depuis une dizaine de jours, les cartes ont été totalement redistribuées. « Normalement on a toujours l’agape après l’entrainement du mardi mais là personne n’est resté. Tout le monde attendait la nomination du jeudi avec une certaine appréhension » déclare Alphonse Produit, libéro de formation du FC Leytron.

Hier, la composition de l’entraineur Yvan Philipoz a fait l’effet d’une bombe ! En plus de la volonté de l’entraineur de passer à une défense à trois il a aussi décidé d’accorder le brassard de capitaine à Jean-Marie Cleusix. Georges Chatriand peine à cacher sa frustration, lui qui porte le maillot des jaunes et verts depuis plus de 30 ans, « Franchement je trouve ça scandaleux, le type n’était même pas là mardi à l’entraînement car soi-disant il avait un cours de philosophie à donner à Saint-MauriceD’ailleurs avec les coéquipiers on est en train de faire une pétition pour que l’entraineur nous écoute et, s’il le faut, on ira jusqu’au comité du club… »

Cet évènement installe un climat délétère à quelques heures d’une rencontre cruciale pour la suite de la saison. Une victoire pourrait en effet permettre à l’équipe d’accrocher le wagon de tête et ne pas s’enterrer dans le ventre mou du classement. Un défi que Jean-Marie Cleusix promet d’aborder « avec philosophie« .

Innocent Dubuis, attaquant de pointe

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[Témoignage] Un étudiant valaisan nous raconte sa première semaine d’université

« Pas mal de stress pour me mettre en route à l’uni », c’est cette phrase qui marque le début de notre entretien. Edmond, jeune étudiant contheysan vient de commencer son master en finance à l’Université de Lausanne. Selon lui, la première semaine est presque autant stressante que celle des examens.

Ces allégations ont naturellement interpellé le très occupé journaliste de l’Alcazar, Germain Bornet, qui a donc évidemment demandé à Edmond, en quoi cette première semaine était stressante.

Voilà sa réponse :

« La première semaine, c’est la semaine qui définit si tu vas passer un bon semestre ou pas. C’est la semaine qui va dire si tu vas pouvoir rentrer au pays tranquille le mercredi soir, ou le vendredi à 6h du matin si y’a une soirée de l’AUVAL. Le plus dur, c’est vraiment de manier les horaires, pour ne jamais commencer avant midi surtout le mardi, parce que le lundi soir y’a les soirées de la CUV à Fribourg.
Il faut aussi bien choisir les cours, même si l’horaire est plus important que le cours en lui-même.

Le deuxième facteur important, c’est de savoir que quelqu’un pourra prendre des notes à ta place pendant le cours. Comment est-ce que tu peux retranscrire des paroles incompréhensibles d’un professeur, alors que tu as la possibilité de glander sur Facebook ou jouer sur ton ordi pendant le cours? « 

Naïf, Germain lui demanda ensuite, s’il se faisait du souci pour les examens. Le fou rire d’Edmond ne pouvant plus s’arrêter, notre journaliste dut cesser l’interview.

Germain Bornet, pour l’Alcazar

Sam Chenennou

[Drame] Val d’Hérens, une serveuse française molestée après avoir servi une Calanda

C’est en ce mercredi 21 septembre, sur le coup des 9h du matin que s’est produit l’incident au café de la place d’Evolène. En effet, la nouvelle serveuse, d’origine alsacienne, Vanessa s’est fait attaquer par deux habitués sans raison apparente. Le patron, Stany, qui à ce moment-là était parti prendre le café amélioré dans un bar concurrent, nous affirme qu’il avait interdit à sa nouvelle recrue de servir de l’alcool avant d’avoir fini sa période d’essai.

Or, le patron absent, la jeune serveuse s’est retrouvé seul face à deux habitués, qui ont été très insistants pour avoir leurs bières afin de bien débuter la journée. L’Alsacienne, voulant bien faire, a décidé de servir les deux indigènes qui devenaient de plus en plus impatients. La commande des deux énergumènes était identique : “une blonde”. Vanessa s’exécute en tirant deux bières blondes pression « Calanda ».

C’est au moment où elle pose les rafraichissements sur la table que les choses se sont gâtées. Un des deux clients a saisi sa canne et a commencé à frapper la pauvre femme qui tentait de se protéger avec son plateau, tandis que l’autre complice essayait de lui faire un croche-patte avec ses bretelles. La scène dura plusieurs minutes sans que personne dans le bistrot ne bouge le moindre doigt. À son retour, le patron comprit rapidement ce qui s’était malheureusement produit.

Des témoins de la scène nous ont rapporté dans un français approximatif “L’erreur, autant grave soit elle, ne justifie pas de telles violences”. Stany, lui, ne peut que faire un triste constat : “Je sais qu’elle a voulu bien faire, mais je ne pourrai pas payer ses frais d’hospitalisations ni ses jours d’arrêt, étant donné qu’elle a commis une faute très grave, si elle avait attendu d’être formée comme il faut, elle aurait servi une Blonde 25 et il n’y aurait pas eu de problème”.

La victime, elle, abasourdie ne pense pas poursuivre son expérience valaisanne après cette malheureuse aventure.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident a lieu dans les vallées latérales de la rive gauche. L’État a d’ailleurs interdit aux restaurateurs d’utiliser du chasselas vaudois, pour les cuissons, car si par erreur il était servi en apéritif, les conséquences seraient bien plus graves.

Germain Bornet