Archives de l’auteur : Abdelkader Perruchoud

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Ces phrases qu’aucun Valaisan n’a jamais prononcé

  • « Hey, on va se boire un jus de pomme après le boulot ? »
  • « Vivement finir le CFC pour pouvoir m’expatrier à Genève »
  • « C’est joli Martigny dis-voir »
  • « Je sais pas quoi faire avec le carton de Gamay que j’ai gagné au Loto »
  • « Hey mais le merveilleux week-end que j’ai passé à Gondo »
  • « Cette année je sens qu’on va la perdre cette finale de coupe »
  • « Tu parles haut-valaisan ? C’est un magnifique dialecte dis-donc »
  • « Salut, deux verres de Chasselas steuplait »
  • « Moi je suis né au Valais »
  • « Ça me manque Yverdon »
  • « Mais il y a jamais de soleil dans ce canton »
  • « Un verre de Petite Arvine ? Non merci, j’en ai assez bu »
  • « Tu t’es cru à l’alpage avec tes chaussures Scarpa ? »
  • « J’ai vendu mon Imprezz’ sur Autoscout24 « 
  • « J’étais à la foire du Valais, mais j’ai pas trouvé un seul bar »
  • « Quoi, t’aimes pas la Suze ? Même pas la Suze-Cacao ? »
  • « T’as pas froid avec ton gilet Mammut ? »
  • « On a pas fait tard hier, on a juste bu une en vitesse et on est rentré »
  • « Ahh, on a un hymne en Valais ? »
  • « Et vous pensez au bonheur des vaches pendant vos combats de reines ? »
  • « Salut, tu me mets une Henniez Verte steuplait ? »
  • « Il fait pas un peu trop chaud pour allumer le four à raclette ? »
  • « Mais y’aura un bar à cette Fête de la Pomme ? »
  • « Ces cinq années passées à Reckingen ont été formidables »
  • « Tiens, un Vaudois qui me dépasse »
  • « Salut, tu me mets un galopin de panaché steuplait? »
  • « Elle est vraiment agréable et respectueuse cette campagne électorale »
  • « La raclonette, c’est bien meilleur que la Raclette »
  • « Tiens, une nouveauté musicale sur Rhône FM »
  • « Huu mais elle est trop dosée cette Suze-Lime »
  • « Ça t’emmerdes pas d’aller en vacances avec Buchard Voyage ? »
  • « Mais pourquoi le Nouvelliste a mis la page des morts au début du journal ? »
  • « C’est qui ce type vers le Club avec sa veste en fourrure ? »
  • « Génial cette soirée mousse à la Grenette »
  • « Ça fait plaisir, cette année à la Sainte-Catherine, personne ne fume sous la tente »
  • « C’est qui Charles Favre ? »
  • « J-4 avant le comptoir Suisse »
  • « Pourquoi ce type roule doucement avec la musique à fond dans sa BMW sur la Place du Midi ? »
  • « Ils vendent plus une bière dans le Gradin Nord »
  • « Chouette, des touristes hollandais sur la route du Val d’Hérens »
  • « Ils sont quand même beau ces trains par chez nous »
  • « C’est pas trop dur de conduire un boguet avec un bras ? »
  • « On est en 2016, c’est fini la coupe mulet »
  • « Ça c’est Franz Weber, mon cousin germain »
  • « Il était tolérant et honnête Oskar à Infrarouge hier »
  • « Chérie, tu voudrais pas déménager à Kandersteg ? »
  • « Ahh quel plaisir de pourvoir apprécier ces discussions animés entre mes compatriotes militaires schwitzois pendant mes voyages en train »
  • « Pourquoi ce type au chapeau roule avec une Jeep 30 à l’heure ? »
  • « Elles sont douces et agréables ces affiches UDC »
  • « Très aimable ces jeunes lurons qui te demandent généreusement si tu as un problème à la gare de Sion »
  • « Ahhh elle est enfin fini cette autoroute dans le Haut-Valais »
  • « C’est laquelle ta rue préférée à Sierre ? »
  • « Ils sont quand même restés frères et sœurs tes parents au moment du divorce ? »
  • « Hahaha son nom de famille c’est Tridondane »
  • « Plutôt Heineken ou Blonde 25 ? »
  • « On sent un choix mûrement réfléchi par CC »
  • « Pas eu de grabuge ce soir au St-James »
  • « Félicitations à l’arbitre qui a sanctionné le joueur bâlois qui simulait »
  • « Monstre frais ces sandwichs chez Zen »
  • « Tcheu je me suis fait flashé à Saxon »
  • « Ils en sont déjà à combien de Coupe de Suisse le FC Sion ? Huit ou neuf ? »
  • « La Coupe de Suisse, on s’en fout, tant qu’on finit dans les six premiers en championnat ! »
  • « Le Père Cornu ? Connais pas… »
  • « Haut-Valais, Bas-Valais on s’en fout, l’important c’est d’être ensemble. »
  • « Pourriez-vous m’indiquer où se trouve la Place de la Planta ? »
  • « Mon arrière grand-père était socialiste. »
  • « J’étais aux iles dimanche et j’ai cherché en vain des sardines grillées »
  • « J’ai fini avec une au Club »
  • « Tu fous quoi en salopette en discothèque ? »
  • « Si je déménage de Sion, c’est pour aller à Grône »
  • « Oui, j’ai choisi de mon plein gré de rentrer dans la fanfare »
  • « C’est vraiment mérité ce titre du plus beau village romand pour Vernayaz »
  • « La prochaine remise des Prix Nobel se déroulera à Orsières »
  • « Un pinot-coca steuplait »

Mitsuko Mariétan

intello

[Insolite] Un commentaire pertinent retrouvé par erreur sur la page Facebook du Matin

Perceval Farquet consultait son application Facebook comme il le fait plusieurs fois par jour. Un article sur Donald Trump attire son attention. Sans crier gare il clique dessus et lit l’article dans son entier. Pensant avoir affaire à un article du Temps, il décide d’aller consulter la rubrique « commentaires » de la publication afin d’échanger avec des gens partageant souvent les mêmes opinions que lui. Là, Perceval tombe des nues. Des commentaires racistes et misogynes, des insultes, des fautes d’orthographes à en faire pleurer Frank Ribéry, des théories de complot illuminati-reptilien, des points de Godwin atteint (NDLR: reductio ad Hitlerum) plusieurs fois etc. Choqué des propos qu’il lit, Perceval comprend rapidement qu’il se trouve sur la page d’un média sensationnaliste. Il décide tout de même d’aller lire les commentaires jusqu’au dernier moins « liké ». Un choix qui s’avérera gagnant puisqu’il tombe sur le monologue de Gustave argumentant, étude à l’appui, les causes et les conséquences du terrorisme.

Un commentaire censé, développé, qui n’enfreint aucune loi sur le racisme ou d’incitation à la haine sur la publication du Matin, est-ce vraiment possible ? « Oui » nous répond Jefferson Balet, expert en publications sur les réseaux sociaux.  « Nous avons déjà noté plusieurs cas de commentaires pertinents sur les pages Facebook du Matin, tout comme du 20 Minutes. Même s’ils se font rare, certains débats se concluent parfois sans une injure ni une menace avec des arguments concrets » ajoute Jeff. Contactées, les rédactions du Matin et du 20 Minutes ont tout simplement précisé que par soucis de liberté d’expression et d’opinion, elles toléraient les commentaires pertinents et en lien avec le sujet.

Américo Caloz

trump

Donald Trump lance un nouveau décret interdisant les chiffres d’origine arabe

Donald Trump n’en finit pas de faire parler de lui. Assis confortablement dans son fauteuil brun de son bureau sis à la Maison-Blanche, le nouveau président des États-Unis d’Amérique a signé ce jeudi matin un nouveau décret qui risque de faire grincer des dents. Décryptage.

Décret contre l’Obamacare. Interdiction du financement des associations internationales qui envisagent l’avortement comme solution de planning familial. Décret sur la construction d’un mur entre les États-Unis et le Mexique. Interdiction d’entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays à majorité musulmane.  Voici quelques mesures prises par Donald Trump qui débute son investiture sur les chapeaux de roues. Mais ce dernier ne veut pas en rester là. En effet, l’homme fort de la Maison Blanche a signé un nouveau décret interdisant les chiffres arabes. Une mesure controversée qui risque de faire couler beaucoup d’encre tant elle parait inapplicable. Donald Trump n’a en revanche pas encore communiqué quelle gamme de numérotation il utiliserait de manière officielle.

Ce décret place le pays dans un flou total. Il parait impensable de ne plus faire usage des chiffres traditionnels puisqu’ils sont utilisés constamment par toutes les couches de la population. Cependant, selon des sources proches du gouvernement, Donald Trump pourrait faire marche arrière. En quelques heures pas moins de 450’000 tweets mentionnaient le hashtag #numeralsdecree. De nombreux internautes ironisaient sur la méconnaissance du président républicain de l’histoire de l’invention des chiffres. Si les consciences populaires les appellent « chiffres arabes » il n’en demeure pas moins qu’ils sont, à l’origine, le système de numérotation indien datant du IIIe siècle av. J.-C.  En attendant une annulation de ce décret, les citoyens américains ainsi que toute personne résidant actuellement sur les terres de l’Oncle Sam sont contraints de ne plus employer l’écriture décimale positionnelle actuelle.

Seven Compte

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« On a recyclé nos anciennes affiches pour prouver qu’il n’y a pas que les Verts qui font de l’écologie » témoigne le chef de campagne UDC

« Vous voyez, on parle déjà partout de ces affiches et en plus, elles ne nous ont presque rien coûté » s’enthousiasme d’entrée de jeu Andreas Glarner, membre du comité de campagne contre l’octroi de la naturalisation facilitée pour les étrangers de la troisième génération. En exclusivité pour l’Alcazar, le conseiller national UDC s’est confié, un mois avant le votation populaire.

Avant de commencer l’entretien, Andreas Glarner parait détendu, quoiqu’un peu peu flapi. Quand on évoque le fait que les affiches paraissent un brin hors sujet, le Glaronais nous coupe immédiatement : « Mais vous nous reprochez toujours d’être contre l’écologie ou de ne pas soutenir les initiatives vertes. Maintenant qu’on se met à recycler nos anciennes affiches pour éviter de gaspiller beaucoup de papiers, on nous critique encore ? » Que les affiches montrent une femme en burqa dans une initiative traitant sur les étrangers de troisième génération (NDLR: majoritairement d’origine italienne, portugaise ou espagnole) ne semble pas le gêner. « L’important c’est le message derrière. Les gens en parlent et ça crée des débats de fond. Au final, c’est le peuple qui décidera ce que bon lui semble. Et puis bon, si on avait mis en fond d’affiche une jeune Italienne buvant un verre de Chianti, vous pensez qu’on aurait une chance que le non l’emporte ? » se défend le membre du parti agrarien.

Les citoyens donneront leur réponse dans les urnes le 12 février prochain. Une date cruciale qui risque de faire couler beaucoup d’encre. En effet, le premier sondage ne donne pas de vainqueur puisqu’ils seraient 50% à dire oui, 48% à dire non et 2% seraient encore indécis. Les prochaines semaines promettent de chauffer dans tous les sens. « On a prévu encore d’autres surprises se réjouit Andreas Glarner. Oskar et Christophe sont déjà dans les starting-blocks, ils ont planifié de sortir leurs plus beaux arguments avec pléthore de chiffres ou d’études fraîchement réalisés par nos soins lors des débats télévisés d’Infrarouge et d’Arena. »

Philadeplhe Quinodoz

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[Val d’Hérens] L’Amicale des Subaru Impreza enregistre son 10’000ème membre

HÉRÉMENCE – Une nouvelle qui a des apparences de cadeaux de Noël. C’est ce qu’ont dû penser les membres de l’Amical des Subaru Impreza du Val d’Hérens (ASIVH) en enregistrant la 10’000ème recrue au sein du club. Ce dernier renforce sa place de leader des clubs de Subaru de Suisse.

Classe 1998 de Saint-Martin en force

Posséder dix mille membres dans un district d’environ onze mille habitants, cela peut interloquer. Au delà des nouveaux citoyens de la Vallée qui s’enregistrent presque tous (NDLR : 96% de la classe 1998 de St-Martin est carté a l’ASIVH !), c’est grâce aux expats que le nombre demeure aussi élevé. En effet, de nombreux Hérensards établis à Genève ou Lausanne sont, eux aussi, affiliés à l’Amical des Subaru Impreza du Val d’Hérens. Mieux encore, les fans de bolides possèdent des membres en République Dominicaine, en Argentine et même à Savièse.

Lobby contesté

Derrière cet engouement populaire, certaines personnes préférant rester anonyme par peur de représailles, se sont offusquées de cette « organisation omnipotente à tendance fascisante ». C’est le cas de *Pépito qui dénonce : « Ici, dans la vallée, si t’es pas membre de l’amicale, t’es très mal vu. On vient te voir régulièrement à la maison pour te « demander gentiment » d’adhérer au club. Pépito s’approche de nous, regarde à droite, à gauche et nous murmure à l’oreille : « Plusieurs personnes ont disparu parce qu’elles refusaient de rejoindre l’association. Elles ont sans doute été placées dans un des camps de travail de l’alpage de Ferpècle avec les traitres ayant voté oui à la Lex Weber. C’est comme pour la recette du fromage Appenzeller, tout le monde est au courant, mais personne n’ose révéler les secrets.

Déserteur malmené

Pour ceux qui ont choisi de quitter l’amicale, le vie devient impossible. C’est le cas d’Edmond C. un jeune bacounis ayant décidé il y a quelques mois de vendre sa Subaru Impreza pour s’acheter une Mitsubishi Evolution. Heureux de son achat, le pilote a décidé de poster sur son réseau social préféré, une photo de lui et de son nouvel engin avec en arrière plan la Dent-Blanche comme la coutume le veut. Il s’en est suivi un flux d’insulte continu pendant deux semaines jusqu’à ce que le compte du déserteur soit définitivement fermé. Le jeune homme a par ailleurs reçu plusieurs lettres de menace et la frange la plus virulente de l’ASIVH n’a pas hésité à rayer la carrosserie et crever les pneus du nouveau véhicule. Aux dernières nouvelles, le traître, comme l’appellent les chauffeurs d’Imprez’, a du déménager en Vaudoisie pour mener à nouveau une vie tranquille. Il a toutefois refusé de répondre à nos questions par peur des représailles.

*prénom d’emprunt

Pastille Salamin

Funny Cute Santa Hat Frog Kermit Christmas

Tiens, c’est Noël

Eh merde. C’est reparti. C’est Noël. Bon je sais, les puristes me taperont sur les doigts parce que la naissance officielle du petit Jésus c’est le 25, donc demain. Mais bon demain, on aura tellement le bide rempli de sauce poivrée, de bûche au chocolat et de vieille prune qu’on sera incapable de lire un texte de plus de 3 lignes sans s’endormir. D’autant plus que tu sais qu’à peine debout, c’est rebelote, t’es invité chez grand-maman, tata-tonton ou chez la belle famille pour un nouveau gueuleton. Et généralement le 25, les hôtes savent que le repas de la veille fut abondant pour ne pas dire pantagruélique, alors Tata Monique, elle a mis les petits plats dans les grands pour impressionner encore plus et elle foutra le double de portion que la veille au soir.

Passons, mais j’y reviendrai. Voilà, on y est, la période de Noël touche à sa fin. « Enfin » diront beaucoup, « déjà » dira Michel toujours accoudé au stand de vin chaud. Au delà de l’atmosphère féérique qui se dégage, au delà du fait de se retrouver en famille, en offrant du temps pour nos proches dans une société devenue trop individualiste, on ne peut que se désoler de voir cette fête devenir de plus en plus qu’une vaste machine à consommer. Les païens festoyaient Sol Invictus à la fin des saturnales, tandis que les chrétiens ont par la suite fêté la naissance de Jésus-Christ. Une fête religieuse qui devrait peut-être plus retrouver ses vraies valeurs de partage, d’entraide et de solidarité, notamment envers ceux qui n’ont pas toujours de quoi vivre décemment, que ce soit ici ou partout dans le monde.

La parenthèse philosophique fermée, je crois qu t’es prêt à passer à la meilleure phase.

  • Toi qui t’es coltiné les décorations lumineuses de ton énergumène de voisin depuis 6 semaines.
  • Toi qui t’es tapé tous les magasins du Valais central pour désespérément trouver un cadeau à ton petit cousin pour qu’au final il s’amuse plus avec le papier cadeau qu’avec le jouet lui-même.
  • Toi qui a dû accompagner Madame au marché de Noël de Montreux pour qu’elle puisse mettre une photo totalement superficielle sur Instagram avec un hashtag bien dégueulasse avec comme seule consolation, une autorisation à faire un détour par le Casino histoire que tu te fasses encore plumer 100 boules à la roulette et que tu finisses ta journée en beauté.
  • Toi qui t’es senti obligé de faire des biscuits de Noël en forme d’étoiles pour être plus branché et faire le crâneur devant les collègues.
  • Toi qui t’es brûlé la langue au moins trois fois en ayant les yeux plein de larmes en dégustant un vin chaud. Mais ça t’a pas empêché d’écouter le débat bouillant entre les pro vin chaud rouge et ceux qui préfèrent le blanc.
  • Toi qui as aussi droit au débat pour savoir qui de la boucherie Del Genio à Vissigen ou de Chez Vito à Chippis faisait les meilleures viandes, mais au final quoi que tu choisisses tu devras te taper les deux heures de queue avant d’accéder à ta commande. Pas de soucis, t’auras tout le temps de papoter avec la « dame au chien » dehors devant qui te dira d’un air détendu : « mais y’a un monde fou hein ». Merci Captain Obvious.
  • Toi qui en a profité des nocturnes pour faire la tournée des magasins avec une liste de choses à acheter. Sur le chemin, t’as rencontré Régis, une vieille connaissance qui t’as proposé de boire un vin chaud, puis deux puis trois, puis tu es rentré les mains vides et la tête sur Soleure.
  • Toi qui a eu la chance d’avoir eu comme question existentielle en guise d’insomnie « mais un 24 décembre sans neige même en montagne, est-ce vraiment dans l’esprit de Noël ? »
  • Toi qui t’es demandé que mangerait Piero San Giorgio, le survivaliste, à Noël.
  • Toi qui a dû affronter le dilemme de savoir si c’était responsable de manger du foie gras sachant les conditions de gavage des oies. Surtout que t’as un cousin vegan qui ne s’est pas gêné de partager sur Facebook 7 vidéos de la cause animal ces derniers jours.
  • Toi qui a fait des cours de yoga pour supporter le fameux type (ils sont parfois plusieurs) qui te souhaite un « Noyeux Joël ». Toi qui… non c’est tout, j’en ai assez dit.

Maintenant tu peux tirer une croix sur ce douloureux passé et apprécier cette fête en famille. Tu tâcheras de te tenir, de pas te servir 12 assiettes de wapiti et de finir le carton de Gamay avant le début du plat principal. Et le digestif, comme son nom l’indique, c’est une boisson qui aide à digérer, pas à mesurer qui de toi ou de ton cousin réussit à boire le plus rapidement la rangée de shot sur la table. D’autant plus que tu dois te garder pour les vins chaud de Noël devant la Cathédrale de Sion. T’as pas d’excuse parce que c’est gratuit et conviviale. Mais tu feras quand même le signe de croix par respect au petit Jésus avant d’ingurgiter le délicieux breuvage. Tu croiseras deux-trois copains et de fil en aiguille tu trouveras le moyen de te faire embarquer au Trentequarante afin de bien profiter de ce lieux mythique avant sa fermeture. L’affluence record de 16 personnes te permettras de te remettre au pas au niveau de ton déhanché en enflammant la piste de danse vide sur les mélodies envoutantes de la déesse Shakira. Tu quitteras ce haut lieu de la vie nocturne sédunoise non sans avoir lâché une petite larme après avoir sifflé la haut sur la colline avec l’incontournable Joe. Après t’être fait foutre dehors par les agents de sécurité, tu finiras ta soirée à lancer des chants glorieux et très intelligent à la gloire du FC Sion. Puis tu appelleras Taxi Vera  pour te ramener à bon port, parce que t’es un gars responsable (et accessoirement parce qu’on t’a déjà retiré le bleu). Ah, et t’oublieras pas de mettre le réveil à 9h30 pour la messe et l’apéro chez Tata Monique.

Raoul Tornay

 

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[Via Sicura] Retrait de permis pour un Zurichois conduisant avec 2 paquets de chocolat Mon Chéri dans la boîte à gants

Effretikon –  La très controversée Via Sicura continue à faire parler d’elle. Et pour cause. Le 7 novembre au soir, Kasimir Berchtold, un charpentier zurichois de 34 ans, se fait contrôler au volant de son 4×4 dans les environs de Zurich. N’ayant rien à se reprocher, Kasimir se soumet immédiatement au contrôle de la police cantonale. Après un rapide test d’alcoolémie, les agents constatent que le trentenaire est totalement en règle puisque son taux d’alcoolémie affiche 0.23 ‰. Cependant, les policiers ne veulent pas en rester là et décident de fouiller entièrement le véhicule.

Kirsch mis en cause

Lors de la fouille, les forces de l’ordre découvrent deux boites de chocolat Mon Chéri. Suspectent-ils que de la drogue se cache là-dedans ? Kasimir n’en sait rien mais il se voit confisquer ses chocolats qu’il venait de recevoir lors d’un repas de famille de son oncle sous tutelle. Les agents le laissent filer, sans ses paquets évidemment. Surpris, le Zurichois pense avoir affaire à des policiers véreux voulant festoyer la fin de leur service avec un peu de pitance. Que nenni. L’affaire prend une toute autre dimension quelques semaines plus tard. En effet, Kasimir reçoit chez lui une lettre recommandée du Service Automobile lui infligeant un retrait de permis de trois mois. Trois mois de retrait pour deux vulgaires boites de chocolat, le charpentier tombe des nues et refuse d’y croire. Dans sa lettre, le Service Auto détaille sur deux pages les raisons de ce retrait. Le durcissement de Via Sicura y est pour beaucoup. En possédant dans sa boîte à gant des chocolats avec de l’alcool dedans, Kasimir est susceptible d’être un alcoolique notoire qui, à défaut de boire de l’alcool, s’enivre avec de la nourriture.

Recours annoncé

Très contrarié par cette décision qu’il considère « inacceptable et scandaleuse », la victime de l’affaire promet de faire recours contre son retrait de permis. Par ailleurs, il est en train de réfléchir à une action pénale visant à dénoncer « la mascarade qu’est Via Sicura ».

Lassana Cretton

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[SCOOP] Un institut de recherche américain aurait enfin découvert l’utilité de l’Armée suisse après des décennies d’étude

Il s’en passe des choses dans le pays de l’Oncle Sam. Rassurez-vous, ce n’est pas de Donald Trump, d’Hillary Clinton ni d’une quelconque autre créature terrifiant les enfants que nous vous parlerons. Cette fois-ci, c’est un institut de recherche réputé qui a défrayé la chronique. Si l’étude n’a pas fait grand bruit outre-Atlantique, elle risque de déclencher un tollé en Suisse. En effet, le National Institutes of Avdvanced Study (NIAS) vient de publier une longue étude débutée en 1985. 31 ans, c’est le temps qu’il aura fallu après d’intenses recherches pour percer le mystère de l’utilité concrète de l’armée dans notre pays.

Sujet sensible, sujet tabou, l’armée a constamment fait parler d’elle. Qu’on la défende vigoureusement ou qu’on soit pour son démantèlement total, personne n’est réellement insensible à la question. Les différentes initiatives du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) ont souvent divisé la population et crée des débats stériles au sein de celle-ci. Les résultats de l’enquête, qui ne contient pas moins de 42 pages, permettent de comprendre mieux le fonctionnement et la réelle utilité des militaires helvètes.

Valaisans précurseurs ?

Ce qu’une majorité de Valaisans ont sans doute compris (NDLR: 52% des jeunes de notre canton sont déclarés « inaptes » lors da la journée de recrutement), c’est que l’armée n’est plus considérée comme quelque chose d’utile du point de vue de la défense du pays. L’étude démontre en long et en large que l’armée ne sert pas son but d’origine, à savoir se défendre en cas d’une éventuelle invasion ou d’une guerre à nos frontières. Pire encore, s’appuyant sur de nombreux témoignages, elle ressemblerait de plus en plus à une colonie de vacances, les marches de 50 km en pleine nuit et le tir au Fass-90 sur des cibles en plus. Drogues, alcools, Snapchat, Facebook etc, certains cours de répétition ont plus des airs de soirée Projet X que d’un détachement militaire défendant ardemment son pays.

Fusion avec les scouts ?

Avec cette étude, c’est toute une institution qui s’effondre. Souhaitant préserver le peu de crédibilité qui lui est encore accordée, l’armée n’a pas tardé à réagir par le biais de son porte-parole Ottokar Kaufmann. Ce dernier a proposé diverses mesures pour regagner la confiance de la population. À commencer par sa proposition de fusion avec Le Mouvement Scout de Suisse (MSdS), une résolution qui risque de faire parler d’elle. Ottokar Kaufmann précise : « Cette mesure permettrait de diminuer les avis négatifs de nos troupes, notamment pour les touristes voyageant à bord des trains helvètes le dimanche soir qui sont régulièrement choqués par le comportement de nos militaires. » En supprimant l’arme de service et en remplaçant le treillis par un foulard multicolore, le nouveau projet prendrait des airs plus gracieux et risquerait enfin de satisfaire le GSsA, les partis de gauche et les militants pour la paix. En revanche, dans les milieux bourgeois et conservateurs, on grince des dents. Le Parlement devra décider d’accepter ou non cette proposition lors de la session de printemps 2017. Les discussions promettent déjà d’être animées. Et rien ne dit que le peuple ne devra pas se prononcer lui aussi à ce sujet si la décision du législatif ne satisfaisait pas une partie importante de la population.

Sadik Fracheboud

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Et de 9 matchs sans défaite pour John Locke à la tête du FC Sion !

Après avoir retrouvé l’usage de ses jambes lors du crash de l’avion Oceanic 815, John Locke réalise un second miracle en demeurant invaincu depuis neuf matchs à la tête du FC Sion.

Le Valais serait-il une terre sainte ? C’est ce que beaucoup d’observateurs doivent se demander. Habituée aux miracles de Lourdes, la ville de Sion tient peut-être un nouveau don propre à sa terre. En effet, depuis l’arrivée de John Locke à la tête de son club fanion, le FC Sion enchaine les succès. Mieux encore, il reste invaincu depuis sa nomination en tant qu’entraîneur le 22 août. Reprenant une équipe à la déroute, incapable de gagner, John Locke réussit ce pari fou de devenir la deuxième formation du pays derrière le protégé FC Bâle. Et vu la progression fulgurante de l’équipe valaisanne, il n’est pas si utopiste de l’imaginer venir titiller les Rhénans dans un proche avenir.

Voyage voyage

Après de multiples voyages temporels, John Locke pose ses valises à Sion, en juillet 2016. Six semaines de cours intensifs d’entraîneur à l’École Club Migros auront suffit au génie américain pour postuler en tant que sélectionneur du FC Sion. Christian Constantin, sur conseil de son fils Bart, décidera de retenir son dossier et de le propulser aux commandes du club sédunois. Rapidement en confiance, il parvient à faire d’une équipe fort minable, un collectif formidable. La prochaine échéance se déroulera demain lors de la sacro-sainte Coupe Suisse. Le FC Sion s’en ira affronter le FC Schaffhouse, lanterne rouge de la Challenge League. Nul doute qu’à l’issue de la rencontre, les courageux supporters valaisans ayant fait le déplacement pourront reprendre en cœur le légendaire chant « Le FC Sion est de retour Alléluia » avec le nouvel homme fort de Tourbillon, John Locke.

Linus Mudry

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Des rescapés du terrible séisme de Loèche-les-Bains témoignent

Ils s’appellent Joseph, Blanche et Lucette et tous ont un point commun : ils ont survécu au terrible tremblement de terre de hier après-midi. Notre équipe de reporters est partie à leur rencontre. Récit.

« Mon chat est encore tout apeuré »

16h44, tout se passait à merveille pour Blanche dans son domicile de Sierre. Occupée à nettoyer la cage à pétole de Tadneige, son chat tigré de deux ans, elle ne se doute encore de rien. En l’espace de quelques secondes c’est le drame, le sol se met à trembler, les vitres également. Trois secondes d’horreurs inouïes. Plusieurs bibelots se cassent sous la violence du séisme. En personne responsable, Blanche se réfugie immédiatement sous une table. Après de longues minutes d’attente et d’incertitude elle refait surface pour constater les dégâts. Une petite sculpture d’une valeur inestimable représentant son Tadneige en porcelaine, une statuette de la Vierge Marie ainsi qu’un verre à vin de la cave Gsponer à Ulrichen feront parti des victimes du désastre. Par miracle son petit félin a survécu malgré le traumatisme subi. Elle se console en lui récitant un poème en haut-valaisan. Encore en état de choc, Blanche a néanmoins le réflexe d’avertir les secours. Ni une ni deux, elle dégaine son smartphone et ouvre l’application Facebook. Par chance, le Nouvelliste avait déjà été saisi de l’affaire en signalant la secousse sur le réseau social. La Sierroise en profite pour indiquer à ses amis que tout va bien et commente ainsi la publication du quotidien valaisan : « Forte secousse à Sierre, les vitres ont vibré, quelques objets se sont brisés sous l’impact de la déflagration. Mon chat est encore tout apeuré ».

Un gros trou noir

Même traumatisme du côté de Joseph à Loèche-les-Bains. Travaillant au sein même de la station thermal en tant que manœuvre, Joseph était en train de repeindre un mur dans un bâtiment en travaux lorsque l’incident se produisit. De longues et intenses secondes figeront le malheureux sur place. La peur se dessina sur son visage. Tout comme Blanche, il attendra encore plusieurs minutes avant d’entreprendre quelque chose. Comme tétanisé par la puissance du bruit, il ne parvint plus à se rappeler avec exactitude ses faits et gestes. Néanmoins, il se souvint avoir appelé le 144, le 117 ainsi que le 118 afin de les avertir de l’onde de choc ressentie. Plus de peur que de mal pour Joseph qui décidera de terminer sa journée de travail après cette secousse.

« Je me suis dit, bordel Gérard t’as encore foutu de la goutte dans mon café et j’ai des hallucinations »

Lucette, quant à elle, était bien plus loin de l’épicentre du tremblement de terre puisque c’est dans sa maison de Vouvry qu’elle se trouvait au moment de la secousse. « Le sol a bougé deux secondes, j’ai rien compris. Je me suis dit, bordel Gérard (NDLR: son mari) t’as encore foutu de la goutte dans mon café et j’ai des hallucinations. Que nenni, j’ai allumé l’ordinateur et zieuté sur Facebook. Déjà 5 de mes amis avaient actualisé leur statut par rapport au tremblement de terre. Je me suis sentie rassurée malgré le choc » claironne-t-elle en buvant son cappuccino. Un choc, ce n’est pas peu dire. Toute penaude, Lucette avouera même s’être fait pipi dessus, et cette fois-ci, son incontinence urinaire n’y était pour rien.

Syrie-Valais : l’insécurité

Vingt-quatre heures après le séisme, nos trois rescapés sont encore bouleversés mais se disent heureux d’avoir survécu malgré les dégâts matériels. Au moment de retourner dans les bureaux de la rédaction, Paul-Loup, un des stagiaires non rémunéré de l’Alcazar fait la rencontre de Sayid, jeune réfugié syrien de 22 ans. Tout chamboulé, Sayid appartient lui aussi au camp des rescapés. Arrivé le 16 octobre en Valais, le bougre a décidé de retourner dans son pays d’origine car la menace d’un séisme gigantesque annoncée par tous les médias a, selon lui, eu raison de sa détermination. Il a expliqué avoir décidé ceci en apercevant la peur dans le regard d’un chat, rencontré au hasard d’une ruelle de Sierre lors du tremblement de terre. Pour lui, quitte à vivre dans un pays instable, plutôt vivre auprès des siens.

Erdbeben Guex