Archives de l’auteur : Abdelkader Perruchoud

icetea

Le thé froid de la Migros fait son entrée au patrimoine culturel immatériel

« Une nouvelle fantastique pour la Suisse » s’est exclamé la présidente de la confédération Doris Leuthard. Et pour cause, l’annonce de l’entrée du thé froid de la Migros au patrimoine culture immatériel (NDLR: l’équivalent du Patrimoine Mondiale de l’Unesco pour les choses) a fait sensation tôt ce matin.

La boisson rafraîchissante s’était déjà faite un nom au delà de nos contrées. En effet, de nombreux Français traversent quotidiennement la frontière pour acheter ce breuvage sucré. Selon certaines rumeurs, le rappeur Orelsan aurait remué ciel et terre après l’un de ses concerts à Lausanne pour pouvoir déguster le Saint Graal helvétique. Avec cette entrée au patrimoine mondiale, la boisson phare de la Migros poursuivra sa lancée de conquête du monde entier.

Guerre entre pro-citron et pro-pêche

La nouvelle a également fait des déçus puisque le thé primé par le comité du patrimoine est uniquement celui parfumé de citron. Le fameux berlingot orange au goût de pêche gardera donc son statut actuel. Sur une page Facebook intitulé « SanThé pêche Migros fan » regroupant 8500 aficionados de ce breuvage, les commentaires ont fusé pour démontrer leur désaccord avec la nouvelle. « Mais ces n’importe quoi ce chenil, le thé froid pêche est le meilleurs, tous le monde le sais » témoigne par exemple Kimberley de Tramelan. Il faut dire que les provocations des amateurs de la version citronnée les ont encore plus chauffé. Jason, de Chapelle-sur-Moudon s’esclaffe: « Alors les guignols, on veut toujours s’intoxiquer avec votre dégivrant de pare-brise ? Qu’on ne S’Y TROMpe pas, le berlingot bleu c’est le feu ! » Nul doute que l’avenir risque de devenir encore plus sombre entre partisans et opposants du célèbre « Ice Tea ».

Buandery Théoduloz

fdv

Guide 2017 pour les souillasses du comptoir

Nous sommes vendredi. Aujourd’hui c’est l’ouverture de la Foire du Valais 2017. Mais ça tu le sais très bien parce que t’as au moins cinq de tes amis qui publient chaque jour sur Facebook un petit « J-3 ! » « J-2 » etc… Alors toi aussi tu fais partie de ces gens qui subissent en silence les désagréments de cette foire de pochtrons ? Non pas que tu sois contre le Comptoir, d’ailleurs t’as prévu une sortie avec les copains et t’as même crée un groupe what’s app nommé « Mine comptoir 2017 (smiley choppe de bière x2) » mais tu sens que pendant 10 jours, tu vas boire, manger et sniffer de la FDV à toutes les sauces. Cesse donc de stresser car l’Alcazar a prévu un petit guide pour supporter plus facilement cette édition 2017 placée sous le thème de Cuba et des jeux de mots à la con.

  Félicitations ! Si tu nous lis maintenant, c’est que t’as déjà supporté la première étape. Celle qui consiste à inonder les réseaux sociaux d’invitations pour des billets et des permanentes avec des messages toujours identiques du style : « #CONCOURS Les toilettes de chantiers à roulettes Tridondane vous offre la possibilité de gagner: 10 x 2 entrées pour la Foire du Valais.
Pour participer: Like notre page, lèche ton coude et envoie-nous un cliché qui le prouve. »

Prépare-toi à supporter ce tsunami de photos qui va submerger Facebook. T’auras la totale. Celle au stade du Nouvelliste avec un chapeau rose fluo douteux, celle avec un gros verre à cocktail où ton sourire crispé sera révélateur de ton regret d’avoir mis 15 balles pour t’afficher avec un verre qui ressemble plus à  un phallus qu’à un cocotier. Puis tu manqueras pour rien au monde la photo avec le gros pot-de-chambre des familles. Celui où tu as dit : « on met tous 10 balles et on en prend direct deux ? «  Et finalement, tu termineras ta tournée sur le stand Rhône FM sur lequel tu seras forcé de prendre une photo avec une pancarte gênante tout en portant une paire de lunettes de soleil bien pratique pour cacher tes yeux plissés, sans doute restés dans le thème de la foire de l’an dernier.

En parlant de champions, t’en verras, toujours sur Facebook, se sentant obligés de prouver à tout le monde qu’ils font le grand chelem. Bravo à toi camarade. Mais est-ce vraiment nécessaire d’écrire chaque jour « 5/10 » ; « 8/10 » ?  Es-tu rémunéré pour cela ?

 • Ces fameux champions, tous originaires de la région martigneraine, que t’auras connu au CFP, dans le car Buchard Voyages pour aller à Lloret del Mar ou encore dans une bétaillère  de supporter du FC Sion. Ils ont pour point commun que sans le comptoir leur vie n’aurait aucun sens. « Cette année j’ai pris congé la première d’octobre. » Cette phrase qui peut choquer à première vue devient monnaie courante plus tu descends le Rhône. Quand certains se font deux semaines en Thailande, d’autres préfèrent 10 jours à naviguer entre Martigny et Martigny-Bourg, pour un budget similaire.

 • Mais t’auras peut-être la chance de connaître un farceur (généralement un parent proche ou un collègue plus âgé) qui te feras la blague « Je pars à Cuba deux semaines en octobre » Avec un peu de bon sens, tu comprendras vite qu’il se réfère au thème de cette FDV2017. D’autant plus que c’est souvent celui qui n’est plus sorti du 027 depuis l’introduction du suffrage féminin dans le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures.

 • T’auras aussi droit aux polémiques en tout genre pendant cette foire. « T’as vu le sucre du Grand-Père Cornut est de plus en plus petit tcheu va » ou alors « eh mais t’as vu la monstre queue devant le bancomat, ils auraient pu en foutre plus ». Sans oublier le « mais la tchaffe qui fait ici dedans, on est obligé de faire dedans-dehors toute la journée ».

 • Y’aura toujours un moment dans la journée où tu diras à un tes potes « t’imagines le nombre de litre de gnôle consommé ici chaque jour ».

Voilà, on arrive au bout de ce guide. Tu t’es bien fait avoir, parce qu’en aucun cas ce guide va t’aider à mieux supporter ce Comptoir. Mais bon, tu pourras faire comme de nombreux Sédunois. Faire mine de boycotter parce que si une fête qui s’appelle la Foire du Valais ne se déroule pas dans la capitale, ça n’a aucun sens.

Mais au final, tu te feras quand même embarquer contre ta volonté dans cette ville étrange. Après avoir fait la tournée des stands à vins pour « déguster » puis goûter à trois sucres au piment du grand-père Cornut en dansant devant l’entrée du stand à CD des années 60, t’auras oublié où tu te trouves et tu finiras à déambuler sur la Place Centrale à torse nu, kebab à la main avec un chapeau multicolore coiffant ta tignasse. Comme t’es un peu naïf quand t’arroses ton gosier, t’auras l’immense joie de te trimballer partout sur la place le tout nouveau fer à repasser Laura Star acheté quelques heures auparavant pour la modique somme de 299.-. T’essaieras de justifier ton achat auprès de tes amis mais tout le monde aura bien remarqué que c’est le sourire de la vendeuse qui t’auras incité à sortir le crapaud. Tu rencontreras ton voisin aux chiottes chimique TOI TOI qui te feras la fameuse blague du « je te sers pas la main hein ? » Puis tu devras courir l’avenue de la Gare pour prendre le dernier train parce que je cite « t’avais pas vu l’heure ».

Tu finiras ta soirée avec aucun de tes sept amis qui étaient sur le groupe what’s app « Mine comptoir 2017 (smiley choppe de bière x2) ». mais qu’importe t’as trouvé une bonne équipe de Nendards portant le combo chaussure Scarpa, veste Mammut et casquette Télé-Nendaz pour rentrer sur la capitale. A l’image de tes compères autour de toi, tu oublieras que les trains ne sont plus fumeurs depuis plus de 10 ans alors tu profiteras de t’en griller une et même de tirer sur le joint du rastafari d’Uvrier derrière toi. Comme ton taux d’alcoolémie avoisinera ta moyenne en philosophie au collège de la Planta, tu trouveras marrant d’hurler dans ce convoi comme un sauvage. Et rien que de voir les pauvres vioques avec leurs valises qui partagent ton wagon, tu profiteras de lancer des chants vraiment intelligents et entrainant tel que « j’étais saoul hier, je suis saoul ce soir et si tout va bien je serais saoul demain matin » afin de les faire regretter d’être rentré en Suisse après trois semaines à Lanzarote. Puis, t’iras te coucher avec la tête qui visse et le sourire aux lèvres parce que tu te souviens avoir résolu le conflit israélo-palestinien au stand des Fils de Charles Favre.

Ernesto Rappaz

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Une association féministe veut interdire l’expression « Ciao bonne »

« Quand une expression dénigrant la femme devient à ce point banal, c’est un signal alarmant que toute la société se dérègle. » C’est par ces mots que l’association « Womanocry » a décidé de s’exprimer par le biais de sa porte-parole Guenièvre Arlettaz. Dans son viseur, l’expression bien connue sous nous latitudes : « Ciao bonne ». Pour l’association, ces deux mots mis ensemble représentent une atteinte à la dignité des femmes puisqu’ils dénigreraient le genre féminin en l’associant à de la vulgarité.

Si les Valaisans ont pris l’habitude de s’exprimer ainsi pour saluer et prendre congé d’une personne leur étant familière, tout porte à croire que l’origine de « Ciao bonne » soit de nature sexiste développe l’organisation féministe. Cette dernière va même plus loin en proposant tout simplement son interdiction et une dénonciation pénale à qui entraverait ladite interdiction.  Rappelons que l’article 261 bis du Code pénal suisse prévoit des peines privatives de liberté allant jusqu’à 3 ans pour « celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion ». Par cette action, l’association « Womanocry » lance un gros pavé dans la mare valaisanne. Si l’affaire devait prendre une tournure sérieuse,  les discussions dans le Vieux-Pays pourraient être bouleversées à jamais.

Léodagan Genolet

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[Foire du Valais] Les Jeunes UDC du Valais Romand lancent un appel au boycott « contre la propagande communiste »

Après s’être fait temporairement suspendre leur page internet et après avoir partagé des appels à la violence, les Jeunes UDC du Valais Romand ont encore fait parler d’eux aujourd’hui. En effet, la relève du parti agrarien a publié tôt ce matin un communiqué dans lequel elle appelait à boycotter purement et simplement la Foire du Valais version 2017. Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que des Valaisans s’en prennent autant vigoureusement à la plus grande fête du canton ? Décryptage.

L’annonce était tombée mercredi. Le thème du Comptoir qui se déroulera du 29 septembre au 8 octobre 2017 se fera autour de Cuba avec le slogan « Fidel à nous-mêmes ». Une référence au feu président cubain Fidel Castro qui semble faire grincer des dents pour une frange conservatrice de la population. C’est le cas de la jeune garde de l’UDC du Valais Romand qui s’est fendu d’un communiqué publié ce matin condamnant « une imposture d’éloges socialo-tyrannique ». Les JUDCvr ne sont pas allé de main morte pour dénoncer le choix  de la foire martigneraine. Pointant du doigt la « gauchisation de la société valaisanne voulue par les élites bienpensantes » et la « banalisation de la dictature sanguinaire », ils ont appelé à boycotter la Foire du Valais pour ne pas cautionner « la mascarade bisounours ».

Le communiqué n’a pas reçu l’effet escompté pour le moment. Les premières réactions ont été pour le moins mitigé. Si certains comprennent le fond, ils ne s’interdiront pas pour autant de se rendre dans la ville octudurienne en début d’autonome comme nous le confirme Paluchon, électeur UDC originaire d’Isérables : « j’aime pas les socialos, mais bon, on va pas se priver d’aller se mettre des jus en bas au Comptoir ou bien ? Et puis bon, j’ai entendu dire qu’ils vont nous mettre un stand de Mojito valaisan, alors tu me vois rater ça ? »  Même son de cloche du côté de Ronron, habitué de la FDV : « Pour bons nombre d’entre nous, le Comptoir c’est les seules vacances qu’on s’octroie, alors mauvais thème ou non, on y sera » se réjouit-il tout en publiant un statut sur sa page Facebook « voyage à Cuba réservé ».

Rafiki Gillioz

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[Insolite] Il voulait suivre le FC Sion à Lens, il finit au Pas-de-Calais en France

Il voulait suivre son équipe fétiche au Stade du Christ-Roi à Lens, il termine à Lens en France après 8 heures de route. C’est la folle histoire de Jordan, 26 ans, qui a vécu une journée assez particulière samedi.

Ce samedi, le FC Lens organisait son 70ème anniversaire. Au programme, plusieurs matchs dont un joli FC Sion-FC Chiasso qui a attiré 1000 spectateurs. Ils auraient pu être 1001 si le GPS de Jordan n’avait pas joué des tours. Voulant profiter de la journée au frais dans la commune de la Louable Contrée, Jordan quitte son domicile saillonin vers 11h. N’étant pas sûr de la route, il programme son GPS avec Lens comme destination finale et s’élance avec sa Golf GTI. Seulement, le malheureux n’avait pas remarqué que la destination de son GPS était en réalité la commune de Lens, dans le département du Pas-de-Calais en France. Mais comment a-t-il pu rouler des heures sans se rendre compte de son erreur ? Jordan nous explique : « Je savais qu’il existait un raccourci, alors je me suis dit que c’était peut-être plus rapide en direction de Martigny. Et de fil en aiguille, bercé par les mélodies endiablées de ma playlist de Patrick Sébastien je me suis retrouvé en France ».

Malgré la déception d’avoir raté la première sortie de la saison 2017-2018 du FC Sion, Jordan préfère en rire. Il a profité de cette escapade inattendue pour visiter la ville de Lens et a même eu l’occasion de faire connaissance avec des gens du coin comme il nous le raconte : « J’ai pas passé inaperçu avec ma Golf modifiée. Un type est venu me parler et m’a invité à un concours de Tunning le lendemain. Non seulement j’y suis allé, mais en plus j’ai remporté le 1er prix de l’originalité des bagnoles grâce à la queue de renard accrochée au réservoir à essence que j’avais installé récemment ». Dans sa malchance, Jordan aura vécu une belle aventure qui ne manquera sûrement pas de raconter à ses enfants dans quelques années.

Djayzie Moix

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« Fuck you, je suis un fan du Lausanne-Sport » : l’acte héroïque d’un Vaudois face à des voleurs de tracteur à Echallens

Les actes héroïques semblent faire des émules. Après le supporter de Millwall en Angleterre qui a combattu à mains nues trois terroristes armés de couteaux samedi soir, un Vaudois de 29 ans a usé du même stratagème pour affronter deux individus qui tentaient de dérober un tracteur mardi à Echallens. L’Alcazar a rencontré Josué, ce supporter du Lausanne-Sport qui a fait preuve d’un courage inouï pour arrêter les malfrats. Reportage.

Il était 23h30 mardi soir dans la commune d’Echallens, dans le Gros-de-Vaud, quand Josué promenait Couscous, son Jack Russel de 3 ans sans imaginer une seconde ce qu’il allait vivre. Arrivé à proximité d’une ferme, il entend un bruit suspect. Habitué des lieux, il est persuadé que les propriétaires ont fermé boutique à cette heure-ci. Consciencieux, Josué décide immédiatement de s’approcher de la ferme pour en avoir le cœur net. Surprise, il tombe sur deux hommes parlant une langue étrangère qui tentent de subtiliser l’un des tracteurs de la ferme. « J’ai tout de suite couru dans leur direction sans réfléchir » nous raconte Josué. Comme j’ai vu qu’ils ne parlaient pas français, j’ai essayé de brailler en anglais. Malheureusement, ayant arrêté l’école à 14 ans, je n’ai jamais bénéficié de cours dans cette langue alors j’ai crié comme j’ai pu : « Fuck you, je suis un fan du Lausanne-Sport » avant de choper une grelinette qui trainait là et de leur foncer dessus. » L’acte du jeune homme est héroïque puisque les propriétaires de la ferme, réveillés par le vacarme, ont soudainement accouru et ont appelé la police cantonale. Cette dernière a  pu embarquer les deux brigands.

Le brave vaudois souffre de contusions aux jambes et de quelques griffures au visage dues à l’altercation avec les deux malfrats. Très chaleureusement remercié par la police et les propriétaires, Josué devrait recevoir prochainement des mains des autorités une distinction pour son acte de bravoure.

Paulan Grobéty

 

 

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[Facebook] Le réseau social sera enfin traduit en patois valaisan

Bonne nouvelle pour nos ainés, toujours plus nombreux à fréquenter l’internet, dès le premier  juin, Facebook sera intégralement traduit en patois valaisan. Avec ce dernier, le réseau social sera bientôt disponible en 108 langues différentes.

Dans sa keynote du printemps, Mark Zuckerberg a présenté avec fracas la nouvelle. Si les journalistes présents dans la salle se sont montrés un peu surpris dans un premier temps, le milliardaire américain a su convaincre l’assemblée en s’attachant  les services du musicien Paul Mac Bonvin venu jouer quelques classiques en patois. Tout en présentant ses condoléances au peuple valaisan pour la défaite du FC Sion jeudi dernier, le fondateur de Facebook a voulu redonner un peu de joie et d’espoir à tout un canton en proie à de grandes souffrances.

Le patois valaisan n’est en revanche pas la première langue régionale à faire son apparition sur Facebook. En effet, avant lui le réseau social avait déjà lancé ses versions basques et catalanes. La société cantonale Valais-Wallis Promotion s’est dit ravie de la vitrine offerte par le troisième site le plus visité au monde.  Elle espère attirer de nouveaux touristes dans notre canton tout en renforçant l’attachement identitaire propre au Valais.

Marcelin Amoos

 

 

 

monaco

Après une année d’échange au collège de Brigue, un étudiant sédunois parvient enfin à commander un tricycle sans bafouiller

INSOLITE – John-Henri fêtera ses 17 ans en juin. Il espère faire d’une pierre deux coups en célébrant tant son anniversaire que son passage en 5ème année du collège. Voulant mettre toutes les chances de son côté, John-Henri avait choisi le collège de Brigue à la rentrée scolaire dernière pour rattraper son allemand lacunaire.

Si l’année scolaire touche gentiment à sa fin, le jeune étudiant tire un bilan mitigé de cet échange : « je suis tombé sur une équipe de Saviésans à l’internat, alors autant dire que j’ai pas tant parlé stoffifre. (ndlr: suisse-allemand) » Préférant voir le verre à moitié plein, John-Henri tempère sa déception :« Au moins j’ai pu m’améliorer en patois et maintenant je sais préparer le café valdotain sans trembler. »

Et à raison, le jeune collégien voit le bon côté des choses. En effet, alors qu’il fait une halte après les cours vendredi dernier au « Stockhalper Bar&Disco », le Sédunois parvient à commander un tricycle avec une rondelle de citron sans bafouiller. Applaudit par ses camarades, John-Henri, n’a pas pu s’empêcher de verser une larme. Encore tout ému, le jeune nous a confié être vraiment fier de s’être fait comprendre du premier coup. Sous l’effet d’un cidre doux, il conclut l’entretien : « Ça, je vais le rajouter direct sur le CV ».

Acajou Zuchuat

Crédit RTS

Le vent entendu comme prévenu par la police après une plainte de Jean-Marie Bornet

Si la campagne électorale valaisanne arrive gentiment à son terme, les scandales, eux, n’ont pas fini d’entacher les débats démocratiques. Cette fois-ci, c’est du côté du néophyte en politique Jean-Marie Bornet que l’affaire est tournée. Le Nendard a déposé une plainte pénale au commissariat de police après qu’une de ses banderoles a été arrachée vendredi après-midi.

Sur sa page Facebook, Jean-Marie Bornet a menacé de porter plainte contre les auteurs de cet acte anti-démocratique. Chose qu’il a faite ce matin au poste de police de Sion, ouvert pour l’occasion. D’après les premiers éléments de l’enquête, le suspect ne serait pas une personne physique, ni même une personne morale. Le prévenu serait tout simplement le vent. La force invisible aurait été confondue parmi les différents suspects grâce à divers témoignages. Ce que confirme Hector Héritier, spécialiste chez Meteoswiss :« Le vent a soufflé jusqu’à 65 km/h vendredi et on a eu droit à des rafales encore plus fortes localement ».

Afin de faire la lumière sur cette affaire de banderole dérobée, le vent sera entendu par la police mardi matin à 8h00 tapante. Le fait qu’un élément invisible de la nature soit convoqué par la police ne semble pas déranger les forces de l’ordre comme en témoigne cet agent de la police cantonale préférant garde l’anonymat : « On fait une enquête, on trouve un suspect et on le convoque, c’est pas plus difficile que ça. » Très sûr de lui, le gendarme surenchère :« Et gare à lui si il ne se présente pas demain. On ira le déloger dans sa demeure, à Martigny. » En attendant le verdict de l’audition du prévenu, la campagne électorale valaisanne poursuit son chemin tout en demeurant une véritable poudrière.

Mistral Reynard

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[Anniviers] Selon les premières analyses, la louve de Mayoux était une ressortissante italienne vivant de l’aide sociale depuis 2014

Si les enquêteurs n’ont toujours pas de trace du braconnier, malgré les récompenses promises à celui qui le dénoncera, ils ont en revanche pu en savoir plus sur la louve assassinée. Grâce à des prélèvements effectués sur le cadavre du canidé, la Corporation d’Intervention d’Anniviers (CIA) était en mesure ce matin de dévoiler les premiers éléments de l’enquête.

Louve au passé obscur

Il ressort de l’enquête que la louve abattue était en fait une ressortissante italienne de 6 ans. Avec l’aide du témoignage d’un furet préférant rester anonyme, la CIA a découvert que la louve vivait ici depuis 2014. Sans domicile fixe connu, elle passait son temps à vagabonder entre le Val d’Anniviers, le Val d’Hérens et le Lötschental. Elle aurait également profité du laxisme de notre système pour toucher de l’aide sociale en faussant sa carte de légitimation. Elle aurait par ailleurs reçu des dizaines de kilos de viande d’agneau provenant de divers restaurants du Valais Romand avec la complicité de l’association Kebab du coeur. Une fin cruelle pour celle qui avait toujours su rester discrète jusque-là.

Piste UDC

Si les pistes pour retrouver la trace du braconnier se sont d’abord tournées vers le milieu de la chasse et des éleveurs, aujourd’hui, d’autres informations laissent présagés que des militants UDC pourraient être impliqués dans cette sordide affaire. Hasard du calendrier, la veille du braconnage de la louve, le parti agrarien lançait une initiative intitulée « Le Valais d’abord ». Avec son statut de persona non gratae et d’étrangère profitant du social, la louve de Mayoux avait le profil parfait « d’homme à abattre ». De son côté, l’UDCVR a immédiatement réagi à ses soupçons par le biais de son coprésident Jérome Desmeules en publiant sur sa page Facebook le message suivant « HAHAHAHA ». L’enquête suit donc toujours son cours.

Honoré Pitteloud