Archives de l’auteur : Caliméro Fournier

freysi2

[Reconversion] Oskar Freysinger va se lancer dans l’organisation de Silent Parties

Recyclage forcé. Plongé dans un profond mutisme depuis son éviction du Conseil d’Etat, Oskar Freysinger a finalement repris la parole ce lundi. Selon ses dires, l’ex-Conseiller d’Etat va s’atteler à l’organisation de Silent Parties. Reportage.

Assis sur un mur en pierres sèches au cœur du vignoble saviésan, Oskar Freysiner semble apaisé. Serein même. Le regard au loin, il entrevoit son avenir. « Depuis les résultats de dimanche, j’ai une attirance particulière pour tout ce qui a trait au silence », murmure-t-il en dessinant doucement la lettre « S » dans les airs. Le jeûne de la parole aura fait naître un déclic chez Freysinger. « Organiser des Silent Parties. L’idée m’est tombée dessus, sans prévenir. Elle apparaît aujourd’hui comme une évidence ».

Partenaire avec le Café du Nord

Seul établissement à proposer ce type de soirée de manières récurrentes, le « Café du Nord » s’est dit prêt à collaborer avec l’ancien ministre. « Il nous a tous scotchés avec son carême du bla-bla. Quand il nous a contactés, c’était l’effervescence », se réjouit Gustave Zermatten, tenancier du bar. Grâce à ce partenariat, le « Café du Nord » envisage de pousser le concept encore plus loin. « Désormais, il ne sera plus permis de prononcer le moindre mot. On devra juste entendre le claquement de pas des danses endiablées sur le sol. Pour commander une boisson, on mettra en place un atelier langage des signes ».

Après son mandat à l’exécutif cantonal – que l’on sait éreintant – Oskar Freysinger va pouvoir à nouveau flirter avec le calme et la tranquillité. Si d’aucuns se targuent de lui avoir « couper la voix », le Saviésan, lui, se félicite d’avoir « trouver sa voie« .

Caliméro Fournier

Candidats

[Élections cantonales] Le Haut-Valais apprend avec consternation l’existence de 5 autres candidats

À peine 5 jours avant que le voile ne tombe sur la nouvelle composition du gouvernement valaisan, le Haut-Valais s’indigne. La partie germanophone du Vieux Pays n’aurait pas été mise au courant de la liste complète des candidats. Enquête.

« Sympas, les copains du centre et du bas », ironise d’emblée Lukas Schmidt, élu communal à Brig. « On aime bien Roberto et Esther, mais quelqu’un aurait pu nous mettre au parfum pour Rossini, Favre, Freysinger, Darbellay et Melly ». Selon ses dires, la population n’aurait jamais été avertie des candidatures « d’outre-autoroute ». Si l’accusation se révélait être fondée, les cartes pour le second tour seraient entièrement redistribuées.

Quant à la question de savoir si les Hauts-Valaisans seraient prêts à remettre en cause leur obédience PDC et PS (par le biais de Roberto Schmidt et Esther Waeber-Kalbermatten), Lukas Schmidt s’écroule de rire. « Vous n’allez pas me faire croire qu’ils appartiennent à un parti ? Ce sont des Oberwalliser punkt schluss. Au niveau cantonal, il n’existe pas de partis politiques. C’est une histoire qu’on raconte pour faire peur aux enfants ».

Du côté des candidats, la nouvelle fait grincer des dents. Oskar Freysinger affirme « se sentir abandonné par ses frères de sang », alors que Rossini regrette « d’avoir essayé de copiner avec les sujets d’Esther ». Seul bienheureux de l’affaire, Favre, confie son soulagement « de n’être pour une fois, pas le seul inconnu au bataillon ». Plus direct, Darbellay admet n’attendre que le résultat aux urnes, après une campagne qui « casse les burnes ».

Caliméro Fournier

Andi_Graf

[Insolite] Nouveau dans une Guggen, il apporte des partitions

Florent poursuit un rêve depuis son adolescence. Ce qu’il croyait être une chimère il y a peu, s’est subitement réalisé la semaine dernière : il intègre la célébrissime Guggenmusik sédunoise d’Eksapette. Hélas, pour ce Chermignonard de 24 ans, sa jubilation sera très vite effacée par une lourde humiliation. Reportage.

« Je joue du trombone depuis l’âge de 7 ans. J’ai travaillé sans relâche pour avoir la chance d’intégrer un jour le collectif d’Eksapette » lâche Florent, des étoiles dans les yeux. Le jeune musicophile a rédigé une lettre de motivation d’une soixantaine de pages où il énumère les raisons pour lesquelles il voudrait rejoindre la Guggen de ses rêves. Un investissement payant puisque le président d’Eksapette, Patrick Pannatier, décide de l’engager sans même agender une rencontre préalable. « J’ai pas tant lu le roman qu’il m’a envoyé, mais un de mes trombonistes a fait l’erreur de se marier, du coup je cherchais quelqu’un pour le remplacer » confesse-t-il, la mine résignée.

Seulement, le ciel bleu océan de Florent vire très vite à l’orage. Alors que la Guggen s’était donnée rendez-vous sur la Place du Midi pour un « concert » improvisé aux abords des terrasses, le néophyte de Chermignon se présente avec les partitions des morceaux. « On est d’abord tous restés perplexes, sans savoir comment réagir », raconte Gwendoline, une des souzaphonistes. « Puis on s’est littéralement vautré de rire pendant une bonne vingtaine de minutes », poursuit celle qui soufflait dans une Blonde 25 par flemme de porter son instrument.

La Guggenmusik sédunoise se voit contrainte d’annuler sa représentation, faute de souffle. « On a tellement ri que plus personne ne pouvait produire le moindre son », explique le président du collectif, toujours hilare. « Le coup des partitions, c’est vraiment du jamais vu. Mais personnellement, il m’a vraiment achevé lorsqu’il a demandé quand avaient lieu les répétitions », conclut-il avant de mourir tragiquement d’une crise cardiaque.

Caliméro Fournier

archeologie-2

[Nouvel an] Des archéologues découvrent les premiers vestiges des résolutions 2017

Le phénomène est récurrent. Aux Gorges du Trient notamment, les premiers vestiges des bonnes résolutions de l’an font leur apparition. Enquête.

La vocation d’archéologue se cultive au travers de la patience. Le travail peut être titanesque, pour des accomplissements souvent maigres. Reste que le creux de janvier est une saison faste pour les professionnels de la branche. « En cette période, on trouve des vestiges de résolutions à tour de bras, se réjouit Gustave Nantermod, l’archéologue cantonal. Pas plus tard que ce matin, on a découvert un abonnement de fitness au fin fond des Gorges du Trient ». Et le butin gagne en ampleur chaque jour. « On a déterré des cigarettes électroniques, des recettes Vegan, des tenues de sport… Un jour, j’ai même trouvé un cadavre. J’imagine que le type avait pour résolution de croquer la vie à pleine dent », avance le scientifique.

« Procrastiner, c’est avancer »

Outre les archéologues, la Fédération valaisanne en faveur de la procrastination (FVFP) tire elle aussi un bilan « extrêmement positif » de ce début d’année. Son porte-parole, Lambert Pannatier, nous explique pourquoi. « Le restant du temps, nous sommes considérés comme des parasites. Hormis les étudiants, personne ne cherche à devenir membre de la Fédération ». Le mois de janvier est, en revanche, une période propice à l’adhésion de nouveaux sympathisants. « Que ce soit tacite ou officiel, ils sont une kyrielle à nous rejoindre. La preuve que procrastiner, c’est avancer ». Si, pour l’heure, il est impossible d’obtenir un chiffre officiel quant au nombre exact de signataires à la FVFP, son porte-parole nous promet d’éclaircir ce point au plus vite. « Mais vraisemblablement pas demain », conclut-il.

Caliméro Fournier

ggggggg

[Résolution] « L’année prochaine, je serai volontaire pour Nez Rouge », le mensonge tendance de fin d’année

En ces périodes festives, nombreux sont les automobilistes à recourir aux services bénévoles de Nez Rouge. Quelque 80 % des utilisateurs promettrait alors de « participer à l’opération l’année suivante ». Dans les faits, il ne serait que 4 % à franchir le cap. Éclairage.

Augustin, bénévole depuis 6 ans, connaît la rengaine. « D’abord, les usagers nous remercient. Ils nous couvrent ensuite de louanges puis promettent, d’eux aussi, participer à l’opération l’année prochaine. Et, en général, ils finissent par chanter du Céline Dion à tue-tête dans la voiture », explique celui qui assure n’avoir « jamais revu un de ces passagers dans les locaux de Nez Rouge ». Une tendance que confirme Domitien Zuchuat, directeur de l’opération. « Si les promesses de participations étaient effectivement tenues, on pourrait assurer ce service 365 jours par an », soupire-t-il.

« À carnaval ? On verra »

Les fêtes de fin d’année sont, on le sait, une période charnière pour Nez Rouge. Reste que les bénévoles remettent l’ouvrage sur le métier quelques semaines plus tard, pour carnaval. « Quand les usagers nous disent : ‘oui, l’année prochaine on participe’, on leur rappelle gentiment qu’en février, pour carnaval, on cherche également du monde », explique une bénévole. Une démarche vraisemblablement peu concluante. « Dans l’histoire de Nez Rouge, on n’a pas encore réussi à obtenir une meilleure réponse qu’un pauvre… ‘on verra’. Et, précise la volontaire, il était ponctué d’un : ‘normalement, je devais aller à Sion, à Savièse puis à Monthey ».

Malgré le manque de soutien de la part des automobilistes avinés, les bénévoles confient apprécier ces moments privilégiés. « Vous savez, ils sont là pour nous faire rire, lancent-ils d’une seule voix. Ils ont tous un gros nez rouge et un air malicieux ».

Caliméro Fournier

bundeshaus-1432221_960_720

[Politique] Pour fêter la journée internationale de l’orgasme, Christophe Darbellay promet de « se faire bien plaisir avec les potos du Parlement »

Si le 21 décembre est le jour le plus court de l’année, il est aussi celui dédié à l’orgasme. Un rendez-vous qui chaque année – avec Christophe Darbellay en fer de lance – déride certains de nos élus fédéraux. Reportage.

À la tombée de la nuit, le Palais fédéral est désert. Pourtant, à quelques encablures, on reconnaît les voix d’une poignée de parlementaires qui résonnent dans l’obscurité bernoise. À petites foulées, nous nous laissons guider par la clameur. À peine une trentaine de secondes plus tard, alors que nous pénétrons dans le bar d’où provient ce chahut, nous sommes témoins d’un spectacle édifiant. Christophe Darbellay, assis sur trône et un sceptre à la main, pousse la chansonnette devant ses collègues manifestement charmés par la rengaine du Martignerain. « Ce sont les Valaisannes que j’aime que j’aime », entonne-t-il à cœur joie, la cravate nouée autour de son crâne. Les autres politiciens – tous entourés de filles peu vêtues –, applaudissent sans retenue.

« Tous contents à la fin de la soirée »

Une fois le concert improvisé terminé, nous approchons pour poser quelques questions. « C’est la journée de l’orgasme, on se met bien avec les potos, tu vois ? », commence Darbellay qui est stoppé net par Christian Lüscher, visiblement ravit de la présence des médias. « Tous les ans, avec les collègues, on va faire les cons en ville pour l’occasion. Certains ont des orgasmes, d’autres non. Mais ce qui compte, c’est qu’à la fin de la soirée, on soit tous contents, moi le premier. ». Et de poursuivre avant même que l’on n’ait eu la chance de lui poser une question, « On fait rien de mal. Je suis avocat, vous savez ? ».

« Moi, tant qu’on recycle »

Non loin du bar, Daniel Brélaz rayonne. Deux somptueuses femmes sont assises sur ses genoux. Questionné sur l’aspect moral de cette soirée, il riposte. « Chaque année, ce sont Amber et Xhénia qui m’accompagnent. Les autres ont leurs petites habitudes aussi. Alors moi, tant qu’on recycle, je ne vois pas le problème ».

Les autres parlementaires présents ont jugé plus judicieux de s’éclipser dès notre arrivée. Et, on l’avoue volontiers, les voir décamper de la sorte nous a presque donné un orgasme.

Caliméro Fournier

michael-jackson-738410_960_720

[Choc] Le village d’Evolène apprend avec tristesse la mort de Michael Jackson

7 ans, 5 mois et 13 jours. C’est précisément le temps qu’il aura fallu à la funeste nouvelle pour percer la bulle hérensarde et finalement se répandre à Evolène. Reportage.

Jeudi 8 décembre 2016. Le soleil inonde la place du village de ses rayons. N’en déplaise aux habitants, qui eux, peinent à reprendre le dessus sur l’épais brouillard qui les enveloppe. Les mines déconfites traduisent le mal-être. La légende n’est plus, à l’image du moral.

« Il faut comprendre qu’ici, Michael Jackson est un des rares artistes à faire l’unanimité », soupire penaud, Gérald Chevrier. Cet Evolénard de 52 ans détaille la genèse de l’amour villageois pour la star de la pop. « À ses débuts, personne ne lui prêtait attention. Tout a basculé après ses multiples opérations, se remémore le quinquagénaire. Un noir qui devient blanc, c’est un peu comme une grange à l’abandon que tu transformes en une belle résidence secondaire ». Et, un client attablé à une terrasse voisine, d’ajouter : « Voire même comme une jolie cousine qui ne serait finalement pas de ta famille ».

« Trop occupé pour savoir »

Reste que l’engouement populaire contraste avec la diffusion tardive de la nouvelle. « Vous me dites que c’était en 2009 ? », lance Bertrand Maître, vice-président du village. « À cette époque, on était sous l’eau. On avait focalisé toute notre énergie et nos ressources sur l’élection du plus beau village de Suisse romande 2012. Inutile de vous préciser qu’on a remporté haut la main le titre », raconte l’Hérensard, des étoiles dans les yeux. Au-delà de ce paramètre, le vice-président admet que la population locale ne cultive qu’un intérêt « très modéré » pour les affaires internationales. « Et par international, comprenez hors du Val d’Hérens », précise-t-il.

Une chose est sûre, le deuil sera long pour ces fans du « Moonwalk ». D’autant plus quand on n’aime pas aller de l’avant.

Caliméro Fournier

army-1442897_640

[Gouvernement valaisan] Piero San Giorgio va organiser les premiers « Hunger Games » du canton

Nommé au poste de « consultant externe » du Département valaisan de la sécurité, le très controversé Piero San Giorgio a d’emblée donné un aperçu de ce que sera son rôle au sein du groupe de travail. L’Italo-Suisse va organiser les « Hunger Games » sur le modèle de la tétralogie cinématographique. Enquête.

« L’idée, c’est avant tout d’éliminer les plus faibles, histoire qu’on puisse enfin aller de l’avant ». Piero San Giorgio ne tergiverse pas. « Les jeux se dérouleront sur une semaine dans le bois de Finges, poursuit le survivaliste. Le choix des armes est libre, comme le sera très bientôt ce canton ». Jugée trop drastique par certains, ou nécessaire par d’autres, l’idée divise la population. Comme l’échiquier politique. En témoigne un Freysinger, « enthousiaste d’enfin sortir le fusil de dessous le lit », et un Mathias Reynard, « inquiet que l’humidité des bois ne rouille son piercing ».

La gauche désarmée

La droite, avec l’UDC en fer de lance, a plutôt bien accueilli la nouvelle, à l’image de Jean-Luc Addor qui, « se réjouit de pouvoir profiter de l’euphorie des jeux pour enfin s’occuper de la mosquée de Vissigen avec son bazooka M-45 ». La gauche, quant à elle, tremble. Et pour cause. « Il faut comprendre une chose, chez nous, personne ou presque a fait l’armée. Et, hormis « Stéph », il n’y a pas de chasseurs. Autrement dit, niveau armement, on se sent un brin lésé », sanglote Esther Waeber-Kalbermatten, présidente du gouvernement. À défaut d’en posséder une, la Haut-Valaisanne risque bien de passer l’arme à gauche le moment venu.

Un clivage qui pourrait se révéler déterminant lors des jeux. Ou, comme le note Piero San Giorgio, « une belle opportunité de régler d’éventuelles divergences ». Les dates de ces « Hunger Games » n’ont, pour l’heure, pas été communiquées. De quoi rester sur sa faim.

Caliméro Fournier

Chrisitan-constantin-

[Christian Constantin] « Le ‘Mannequin Challenge’ est directement inspiré du jeu du Lausanne-Sport »

D’aucuns disent qu’il s’agit là d’un cas classique de « Christian qui fait du Christian ». Reste que le patron du FC Sion n’en démord pas. « Le ‘Mannequin Challenge’ tire son origine du style de jeu lausannois », martèle-t-il depuis plusieurs jours. Éclairage.

« On peut dire ce qu’on veut, mais quand je vois systématiquement les onze mêmes gaillards plantés là, à ne rien faire, je trouve que la ressemblance est des plus troublantes » argue Constantin. Si le très médiatisé président a d’abord dû affronter une vague de scepticisme sur la toile, ils sont nombreux aujourd’hui à se rallier à son analyse. « Ça tombe sous le sens, s’enthousiasme Gérald, un internaute valaisan. Les seuls mouvements qu’on voit à Lausanne, ce sont les allers-retours entre Challenge et Super League ». Contactée par téléphone, la direction du « LS » juge pour sa part « qu’il est trop tôt pour se prononcer, mais promet d’examiner scrupuleusement tous les éléments avant d’en tirer une conclusion ».

« Tsss »

Du côté des supporters vaudois, on accueille la nouvelle avec raillerie. Dans un communiqué de presse rocambolesque diffusé sur internet, les fans inscrivent tout au long des 62 pages que compte le document, l’onomatopée « Tsss ». « À croire qu’ils remettent en doute le bienfondé de l’accusation » s’esclaffe Noël Carron, un autre internaute, lui aussi charmé par le raisonnement élaboré par le millionnaire valaisan.

S’il est encore trop tôt pour valider la théorie de Christian Constantin, il n’empêche que beaucoup lui ont emboîté le pas en proposant leur propre explication. À l’image de Viktoria Salamin, qui voit dans le ‘Mannequin Challenge’, « un hommage aux victimes de l’éruption volcanique de Pompéi ». Une interprétation qui ne devrait pas laisser la toile de marbre.

Caliméro Fournier

photo-samsung

[Médias] En guise de réconciliation, Tamedia va offrir un Samsung Galaxy Note 7 à tous les journalistes du 24 heures et de la Tribune

Une histoire de Mea Coupable. Si la récente annonce des 24 suppressions de postes entre le 24 heures et la Tribune de Genève a suscité une profonde indignation au sein de la profession, Tamedia lance une offensive pour se racheter auprès de ses collaborateurs. L’homme fort de Tamedia, Christoph Tonini, a accepté de répondre à quelques questions.

« Ils recevront tous un Samsung Galaxy Note 7 dans leur boîte aux lettres lundi ». Christoph Tonini peine à masquer son excitation. « Nous sommes conscients que l’annonce des licenciements a jeté un froid, mais ce présent va faire l’effet d’une petite bombe et le plan d’économies résonnera comme de l’histoire ancienne », poursuit l’Italo-Suisse. Du côté d’Impressum, la nouvelle est accueillie avec un certain scepticisme. « Ce n’est pas le genre de la maison de mettre la main au porte-monnaie pour les journalistes. Quelque chose cloche dans cette démarche », estime le porte-parole du syndicat, Yves Favre.

D’autres cadeaux en vue

Si l’opération séduction n’est pas suffisamment convaincante, Christoph Tonini promet de poursuivre ce qu’il appelle « le Noël romand ». De l’initiation au « Wingsuit » au « camp découverte à Tchernobyl », en passant par l’atelier « boxer un ours », le président du comité de direction a d’ores et déjà minutieusement sélectionné « des activités inoubliables », pour des collaborateurs qu’il juge « irremplaçables ».

La bonne humeur de M. Tonini sera toutefois très vite effacée par la question de notre journaliste relative à la légitimité de son revenu global dépassant les 6 millions de francs en 2015. Le PDG s’est alors dit « outré d’avoir à nouveau affaire à des pseudo-journalistes farouchement communistes » et s’est aussitôt envolé à bord de son hélicoptère privé.

Caliméro Fournier