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[Justice] L’utilisation de l’expression Noyeux Joël désormais punie par la loi

C’est ce que l’on appellera la fois de trop. La fois qui change tout. La fois où plus rien ne sera plus jamais comme avant. Pourtant, tout semblait avoir débuté comme une veillée de Noël des plus ordinaires chez la famille Morand. L’odeur du vin chaud se mêlait à celle de la raclette, les verres de blanc s’entrechoquaient, les premières chansons de la nativité étaient fredonnées du bout des lèvres.

Des années de souffrances en silence

En ce samedi du 24 décembre, assis autour de la table les cousins, cousines, tontons, tatas ne savent pas encore que deux des membres de la famille vont sans doute changer la face du monde. «Comme dans chaque rassemblement de ce type l’oncle Lucien est arrivé en retard et aviné, explique une cousine éloignée qui préfère conserver l’anonymat. Et comme à chaque Noël, il a dégainé sa blague du Noyeux Joël à tour de bras.» Entre rires polis et tentatives de ne pas prêter attention à l’énergumène, chacun a fait comme il pouvait.

Cependant, tonton Lulu n’avait pas remarqué au coin de la salle qu’un invité surprise, en la personne de maître Sylvain Udry, s’était glissé aux côtés du cousin Nicolas. «Cela fait déjà plusieurs années qu’il avait élaboré ce plan, confie la sœur du petit Nicolas. Mais on pensait que c’était le vin chaud qui lui montait à la tête.» Mais ce soir-là, ce fut plutôt une furieuse envie de mettre fin à des années de souffrances et de gêne qui était montée à la tête du cadet des Morand.

Condamné pour tort moral

L’oncle Lucien claquait les bises et serrait les mains en lançant ses tristement célèbres Noyeux Joël et en se rapprochant de Nicolas et de son invité. Un témoin oculaire et auditif d’une scène que beaucoup trop de Valaisans doivent encore supporter chaque année. Un témoin qui, de par son statut de magistrat, allait embellir, sans le savoir encore, le Noël de milliers de familles à travers le Vieux Pays. En effet, après des années d’attente, Nicolas Morand s’est lancé et a dénoncé tonton Lucien au tribunal cantonal. Devant le caractère extrêmement important de la situation, le procureur général a décidé de siéger en matinée, un 25 décembre, pour rendre son verdict. Un verdict aussi sec qu’une rasade de williamine avant la messe de minuit : l’oncle Lucien a été condamné à trois ans de travaux d’intérêt général afin de réparer le tort moral infligé à tous ses proches durant tant d’années.

Désormais rendu public, le jugement devrait faire état de jurisprudence et permettre à toutes les personnes vivant des situations similaires dans leur famille d’obtenir réparation auprès de la justice. Une bouffée d’air bienvenue alors que les premiers «à l’année prochaine» retentissent déjà dans la bouche d’innombrables poivrots !

Vital Monnet

LDD

[JO 2026] La Ville de Montreux admet avoir oublié qu’il fallait de la neige pour organiser des Jeux d’hiver

La nouvelle est tombée tard mercredi soir, après une candidature manquée pour les Jeux Olympiques d’hiver 2006, la Ville de Sion devrait retenter sa chance pour 2026. La capitale valaisanne a été choisie pour représenter le projet de la Suisse occidentale, porter par le Vieux Pays et le Pays de Vaud.

Oublié la neige

Face à la candidature sédunoise, se trouvait celle de la Ville de Montreux. Montreux, son lac, ses hôtels de luxe, son vignoble et son casino. Cependant, une rumeur insistante, ressemblant curieusement à un nuage de pluie, flottait dès jeudi matin dans la presse lémanique. Une rumeur un peu folle, confirmée durant la journée : Montreux a oublié qu’il fallait de la neige pour organiser des JO d’hiver.

Et le changement climatique ?

Tout d’abord aux abonnés absents durant une majeure partie de la journée, les membres du comité de candidature ont fini par sortir du silence. «On a merdé, on ne peut pas le nier», lance timidement Bertrand Cevey, une des têtes pensantes, si l’on puit dire, du projet montreusien. L’entrepreneur vaudois confesse «que sa Ville était bien trop emballée à l’idée de remplir ses hôtels et de faire tourner son casino, qu’elle en a oublié l’essence même des Jeux d’hiver.» Cependant, tous les membres du comité n’ont pas l’honnêteté de Monsieur Cevey. À ses côtés, Jules Chessex, ne se dégonfle pas et crie au scandale. «Et le changement climatique dans tout ça ! La neige arrive toujours plus tard en Valais, d’ici 2026, elle ne viendra peut-être plus et préfèrera passer ses hivers au bord du Léman !» Une théorie que MétéoSuisse n’a pour l’heure pas souhaité commenter.

La neige oubliée

Pourtant, de la neige à Montreux, Michèle Alt, doyenne de la municipalité du haut de ses 118 ans, se rappelle en avoir déjà vu une fois, en 1902. Cependant, la Montreusienne, atteinte d’un Alzheimer avancé, avoue «ne pas être certaine de se rappeler si c’était un mardi ou un vendredi.»
Du côté valaisan, Marcel Maurer, président de la Ville de Sion, a préféré ne pas jeter d’huile sur le feu face aux attaques des candidats déchus. «En signe d’amitié valdo-valaisanne, nous déposerons un des canons à neige de Veysonnaz sur la Place du Marché de Montreux.» Grâce à l’eau du Léman, la neige devrait enfin pouvoir retomber sur la Ville.

Vital Monnet

Un écran géant retransmet l’intégralité de la Foire du Valais sur la Place de la Riponne.

[Etranger]: La Foire du Valais sera retransmise dans son intégralité sur un écran géant à La Riponne

Depuis vendredi, un petit bout de Valais a émigré en terres vaudoises. La place de la Riponne, plutôt connue pour ses rassemblements de marginaux à seringues, a redoré son image grâce à des pensionnaires d’un autre genre. Une cohorte d’expatriés valaisans a en effet élu domicile sur la célèbre place lausannoise. Devant un écran géant, retransmettant en direct la grande messe de Martigny, les drapeaux aux 13 étoiles flottent H-24.

«Déjà qu’on est condamné à se morfondre dans la brume toute la semaine, et même parfois le week-end, autant qu’on puisse regarder les autres se mettre des tôles, lance Pierre Hériter, qui a quitté ses coteaux saviésans pour étudier à l’EPFL. Et pis entre nous, entouré par la faune locale, on se sent un peu comme à la rue du Bourg à 4 heures du mat’ avec des potes défractés tout autour.» Aux côtés de Pierre, son pote Bruno Favre vient chercher sa petite dose de Foire tous les jours après les cours. «La première année, j’ai fait l’erreur de rentrer pour l’ouverture du premier vendredi, explique-t-il les larmes aux yeux. J’ai pas reposé mon cul sur les bancs d’uni avant trois semaines… Va expliquer à tes parents que t’as raté le train, non seulement à la gare pour rentrer, mais aussi en cours.» 10 jours de Foire et une semaine de récupération plus tard Bruno avait compris qu’il serait condamné à refaire sa première année d’HEC. «Forcément ça calme… ici au moins quand tu sors du Buzz après l’after retransmission et que tu lances un «quel est ce Pays merveilleux…» t’es pas repris par les vingt types qui t’entourent. L’euphorie chute et tu vas te coucher peinard.»

Si La Riponne baigne depuis quelques jours dans l’euphorie de la Foire du Valais, quelques Vaudois osent s’aventurer parmi les Valescos pour observer les scènes de liesse martigneraines. Steve Détraz est l’un d’entre eux. «Au boulot j’ai un collègue qui vient de Bovernier, toute l’année il nous raconte ses soirées du Comptoir valaisan. Vu que j’ose pas y mettre les pieds à cause de mes origines je viens tâter l’ambiance derrière le grand écran.» Une poignée de bières plus tard un de ses compatriotes lémanique avouera sous couvert de l’anonymat: «Entre nous, vaut mieux vivre une Foire du Valais virtuelle qu’un Comptoir suisse réel.» Une affirmation que personne n’a cherché à contredire.

Vital Monnet

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[FC SION] CC intronise son fils, Barthélemy, comme successeur de Didier Tholot

À peine le temps de se tailler un costard de directeur sportif du FC Sion, Barthélemy Constantin troquera la chemise pour le training dès cet après-midi. La rumeur enflait du côté de la Porte d’Octodure suite à la débâcle enregistrée par les Sédunois face à Grasshopper. Christian Constantin a donc décidé de frapper un grand coup, en propulsant son rejeton sur le banc de touche de Tourbillon dès samedi prochain face à Vaduz.
«Il a le profil nécessaire pour nous sortir de cette mauvaise passe et nous permettre de regarder vers l’Europe, amorce CC. Je veux quelqu’un qui connaisse bien le groupe, capable de nous relancer rapidement et Barth possède ces qualités.» Avec cette nomination, le prince de Martigny poursuit sa progression fulgurante après avoir fait ses preuves en tant que directeur sportif. Il a en effet participé activement au recrutement de Mboyo, un match amical et un but sous le maillot sédunois depuis l’été 2015 ou encore Cmelik qui semble apprécier l’infirmerie du club puisqu’il ne l’a pas quittée depuis son arrivée en janvier 2016. «Au départ, j’ai subi les moqueries de bon nombre de personnes, même dans mon entourage, confie le successeur de Didier Tholot. Mais aujourd’hui je suis parvenu à décoller mon étiquette de fils à papa et je pense que le public m’a accepté, moi et ma coupe de cheveux
Bartoche, comme le surnomme ses amis, en veut pour preuve les acclamations reçues du public valaisan réuni à La Planta au moment de soulever la 13ème Coupe de Suisse du club. «À part Oskar qui est hors compétition, je me suis nettement distingué à l’applaudimètre. J’avais d’ailleurs déjà été acclamé par les supporters lorsque j’ai tenté de les calmer après l’incident du pétard qui a contraint les deux équipes à rejoindre les vestiaires.» Une preuve que le public sédunois soutiendra son nouvel homme fort contre vents et marées.
Alors que les noms de Christian Gross ou Murat Yakin voire même un retour de Gattuso circulaient, le président Constantin a choisi une solution interne et familiale pour relancer le FC Sion. «Je sais à quel point l’aspect affectif est important pour les Valaisans. Je suis certain que Barth a les épaules pour leur botter les fesses et nous permettre de décrocher l’Europe

Vital Monnet