Archives mensuelles : juillet 2018

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[Dominique Giroud] « Je ne fais rien d’illégal, je boycotte juste les impôts »

Assis derrière son bureau, Dominique Giroud ne décolère pas. « On m’accuse de fraude et d’escroquerie fiscales alors qu’au final, je ne fais que boycotter les impôts ».

Pour rappel, le Ministère public valaisan réclame à son encontre une peine privative de liberté de neuf mois de prison avec sursis. « Ce sont des guignols, le sursis c’est pour les faibles ». Toujours très remonté, il débouchonne une bouteille posée devant lui. « T’as rien contre le Vaudois ? », grogne-t-il en servant généreusement un verre.

N’est pas CC qui veut

Au-delà des accusations du canton, le négociant en vins s’estime victime d’un désamour illégitime de la population. « Quand Constantin boycotte le Nouvelliste, la moitié des Valaisans est d’accord avec lui. Mais quand c’est Domi qui fait un boycott, alors là, y’a plus personne ».

Contacté par téléphone, le Ministère public reconnaît à demi-mot un acharnement envers Dominique Giroud. « Pour une fois qu’on peut intenter quelque chose contre une personnalité de la région, on en profite. Neuf fois sur dix, on doit jeter l’éponge ».

À l’instar du Saint-Saphorin, justice et politique ne font visiblement pas un bon mélange.

CC

[Christian Constantin] « J’arrêterai de boycotter le Nouvelliste le jour où je serai en dernière page »

C’est l’affaire qui secoue le Valais depuis vendredi dernier. L’empereur Constantin l’a décrété, les employés du Nouvelliste sont personæ non gratæ dans l’arène de Tourbillon. Face aux critiques récurrentes de Vincent Fragnière – rédacteur en chef du titre–  CC a décidé de proscrire toutes relations entre les collaborateurs du club et ceux du quotidien valaisan.

« Je ne boycotte pas le Nouvelliste, je cesse volontairement toute relation avec lui en signe de représailles », nuance-t-il en s’appuyant farouchement sur la définition du boycott proposée par Le Larousse. Le patron du FC Sion concède d’ailleurs s’être montré plutôt clément à l’égard du rédacteur en chef. « Dans un premier temps, j’avais envisagé de boycotter tous les Fragnière du canton, mais Barth m’a ramené à la raison ».

Si l’affaire a fait grand bruit sur la toile et dans les bistros de la capitale, elle s’est également invitée sur le terrain. L’entraîneur sédunois, Maurizio Jacobacci, a d’ailleurs mobilisé la polémique pour justifier la piètre performance de ses joueurs face à Lugano. « En sachant qu’ils n’allaient pas être notés par le Nouvelliste, ils ne se sont pas donnés à fond », assure le tacticien. Une analyse partagée par le numéro 10 sédunois, Carlitos. « Comme je ne lis pas bien le français, ces notes étaient pour moi le seul moyen d’évaluer ma performance. »

Darbellay impuissant… pour une fois

Devant l’impasse, une seule personne paraissait en mesure de réconcilier les deux camps: Christophe Darbellay. Le Ministre valaisan, d’ordinaire l’homme providentiel en matière de diplomatie (ndlr : conflit entre CMA et les communes, médiation entre Trump et Kim Jong-Un), n’a cette fois-ci pas été en mesure d’instaurer un processus de paix. « J’ai pourtant proposé un nombre incalculable de compromis, mais ces deux-là sont des têtes de mules », déplore-t-il.

Parmi les solutions envisagées, figuraient notamment un « duel à l’épée au château de Tourbillon » ou « une fondue », stratagème qu’il avait déjà adopté pour apaiser les tensions entre Rolf Fringer et… Christian Constantin. « C’est pas un temps à fondue », aurait sèchement répliqué ce dernier avant de conclure : « j’arrêterai de boycotter le Nouvelliste le jour où je serai en dernière page ».

Caliméro Monnet et Vital Fournier

Tristan

[Faune] Après le loup de Zinal et l’ours du Sanetsch, un aigle bicéphale aurait été aperçu au-dessus de Bruson

Le Valais, sa nature, ses montagnes, ses forêts – qui ne seront pas entièrement déboisées pour Sion 2026 – est depuis toujours une terre d’accueil pour la faune. Alors que les tétras-lyres, les bouquetins, les Bédjuis et autres espèces menacées y ont trouvé refuge depuis de nombreuses années, d’autres animaux commencent à les suivre.

Ainsi, les loups ont depuis de longues années choisi de fuir l’Italie pour profiter de forfaits fiscaux plus avantageux de l’autre côté des Alpes. Depuis peu, un ours a même élu domicile au Santesch pour les vacances d’été.

Capable de soulever une Hérens

Si les deux prédateurs semblent se plaire dans les forêts du Vieux Pays où ils ne sont que rarement dérangés – excepté par les klaxons français et les braconniers – d’autres ont décidé de faire du ciel valaisan leur royaume.

Et il semblerait que les gypaètes barbus et les aigles royaux aient un nouveau concurrent sur leur terrain de chasse favori. « De toute ma vie, je n’ai jamais vu quelque chose de pareil. Et pourtant, j’habite le Val de Bagnes, j’en ai vu passées des bêtes », clame Jean-Marc Vaudan, garde-chasse de la vallée. « Il était énorme, poursuit-il en mimant le vol «de la bête» avec ses bras. Il aurait pu soulever une reine à cornes sans souci. »

«Comme le petit gars à la télé»

Ce «il», Jean-Marc Vaudan le décrit comme un aigle avec une particularité étonnante. « Il avait deux têtes ! Il ressemblait pas mal à la forme que le petit gars de la Nati a mimé avec ses mains l’autre jour à la télé. » Aperçu sur les hauteurs de Bruson, le rapace n’a – pour l’heure – pas été observé par d’autres yeux.

Le service cantonal de la chasse tente d’ailleurs de calmer le jeu. « Jean-Marc a fait un travail formidable durant tant d’années, mais sur ce coup-là, nous pensons que la Coupe du monde lui est montée à la tête. » Alors, aigle bicéphale ou pas ? Le mystère plane…

Vital Monnet

Japon

[FC SION] Émus par les Japonais, les supporters sédunois promettent de ramasser les déchets de Kasami après chaque match

En Russie, les joueurs nippons – à l’instar de leurs supporters – ont fait preuve d’une grande classe après l’élimination douloureuse face à la Belgique en nettoyant les vestiaires et les tribunes. Un geste largement salué aux quatre coins du globe, jusque dans la capitale valaisanne. « C’est très inspirant, commence Emile Chevrier, responsable des supporters sédunois. Autant te dire qu’on va faire pareil avec la montagne de déchets que produit Kasami match après match ».

L’UTO craint le manque de place

Contactée, l’usine de traitement des ordures (UTO) applaudit la démarche, mais doute toutefois de sa faisabilité. « On risque de manquer de place », prévient son directeur Manu Varone. « À l’époque, on avait eu la même idée avec Prijović, mais on a finalement renoncé parce qu’il aurait fallu sous-traiter à l’étranger », poursuit-il.

Dérégler le micro climat valaisan

Le projet ne fait toutefois pas l’unanimité, à l’image de Gégé Dubuis, météorologue émérite. « S’il fait toujours beau en Valais, c’est grâce à des gens comme Kasami qui produisent suffisamment de déchets pour favoriser le réchauffement climatique ». Et de conclure : « si vous voulez une météo tout à fait vaudoise, vous n’avez qu’à retirer l’équipe ».