Archives mensuelles : juillet 2018

Tristan

[Faune] Après le loup de Zinal et l’ours du Sanetsch, un aigle bicéphale aurait été aperçu au-dessus de Bruson

Le Valais, sa nature, ses montagnes, ses forêts – qui ne seront pas entièrement déboisées pour Sion 2026 – est depuis toujours une terre d’accueil pour la faune. Alors que les tétras-lyres, les bouquetins, les Bédjuis et autres espèces menacées y ont trouvé refuge depuis de nombreuses années, d’autres animaux commencent à les suivre.

Ainsi, les loups ont depuis de longues années choisi de fuir l’Italie pour profiter de forfaits fiscaux plus avantageux de l’autre côté des Alpes. Depuis peu, un ours a même élu domicile au Santesch pour les vacances d’été.

Capable de soulever une Hérens

Si les deux prédateurs semblent se plaire dans les forêts du Vieux Pays où ils ne sont que rarement dérangés – excepté par les klaxons français et les braconniers – d’autres ont décidé de faire du ciel valaisan leur royaume.

Et il semblerait que les gypaètes barbus et les aigles royaux aient un nouveau concurrent sur leur terrain de chasse favori. « De toute ma vie, je n’ai jamais vu quelque chose de pareil. Et pourtant, j’habite le Val de Bagnes, j’en ai vu passées des bêtes », clame Jean-Marc Vaudan, garde-chasse de la vallée. « Il était énorme, poursuit-il en mimant le vol «de la bête» avec ses bras. Il aurait pu soulever une reine à cornes sans souci. »

«Comme le petit gars à la télé»

Ce «il», Jean-Marc Vaudan le décrit comme un aigle avec une particularité étonnante. « Il avait deux têtes ! Il ressemblait pas mal à la forme que le petit gars de la Nati a mimé avec ses mains l’autre jour à la télé. » Aperçu sur les hauteurs de Bruson, le rapace n’a – pour l’heure – pas été observé par d’autres yeux.

Le service cantonal de la chasse tente d’ailleurs de calmer le jeu. « Jean-Marc a fait un travail formidable durant tant d’années, mais sur ce coup-là, nous pensons que la Coupe du monde lui est montée à la tête. » Alors, aigle bicéphale ou pas ? Le mystère plane…

Vital Monnet

Japon

[FC SION] Émus par les Japonais, les supporters sédunois promettent de ramasser les déchets de Kasami après chaque match

En Russie, les joueurs nippons – à l’instar de leurs supporters – ont fait preuve d’une grande classe après l’élimination douloureuse face à la Belgique en nettoyant les vestiaires et les tribunes. Un geste largement salué aux quatre coins du globe, jusque dans la capitale valaisanne. « C’est très inspirant, commence Emile Chevrier, responsable des supporters sédunois. Autant te dire qu’on va faire pareil avec la montagne de déchets que produit Kasami match après match ».

L’UTO craint le manque de place

Contactée, l’usine de traitement des ordures (UTO) applaudit la démarche, mais doute toutefois de sa faisabilité. « On risque de manquer de place », prévient son directeur Manu Varone. « À l’époque, on avait eu la même idée avec Prijović, mais on a finalement renoncé parce qu’il aurait fallu sous-traiter à l’étranger », poursuit-il.

Dérégler le micro climat valaisan

Le projet ne fait toutefois pas l’unanimité, à l’image de Gégé Dubuis, météorologue émérite. « S’il fait toujours beau en Valais, c’est grâce à des gens comme Kasami qui produisent suffisamment de déchets pour favoriser le réchauffement climatique ». Et de conclure : « si vous voulez une météo tout à fait vaudoise, vous n’avez qu’à retirer l’équipe ».