Archives mensuelles : mai 2018

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[SION 2026] Selon un dernier sondage, 93% des citoyens affirment qu’un nouveau sujet de conversation serait « une chance pour le Valais »

La campagne olympique – des deux côtés de la table – a été jalonnée de sournoiseries et de bassesses qui ont paralysé le débat de fond. À tel point qu’une écrasante majorité de Valaisans sont aujourd’hui davantage séduits à l’idée de trouver un nouveau sujet de conversation que par le projet Sion 2026. C’est en substance ce que révèle le dernier sondage de l’institut gfs.bern.

Il faut dire que la question des Olympiades a monopolisé les discussions des mois durant. « Au café avec les copains, on a abordé le sujet tous les jours depuis le début de l’année », soupire Michel, un Sierrois de 46 ans. « Et ce n’est pas comme si au fil du temps, on avait d’autres arguments à mettre sur la table », poursuit-il avant de jeter son alliance à terre. « Je ne veux plus voir un anneau jusqu’à ma mort ».

Fait rare durant cette campagne, opposants comme partisans s’accordent désormais sur un point. « Il se passera ce qu’il se passera le 10 juin, mais de grâce, cessez de nous parler de cette votation », implorent d’une seule voix deux membres des comités adverses.

Un débat pour trouver de quoi parler

Pour matérialiser la volonté populaire, un comité s’est formé avec pour lourd mandat de réhabiliter un sujet de conversation. « On a décidé d’organiser un débat puisque on ne sait plus exactement comment fonctionner autrement après ces derniers mois », explique Basile Cottagnoud, son président. Et si les participants devaient s’avérer peu créatifs ? « Si vraiment on ne trouve rien à se dire, on aura qu’à parler de combien on en a marre des discussions sur le JO », conclut-il d’un air assuré.

Caliméro Fournier

2018-05-16 15.05.14

[Loups hybrides] Le Parlement valaisan se refuse à autoriser le tir des Evolénards hybrides

«Les grandes victoires trainent dans leur ombre de petites défaites.» C’est avec beaucoup de philosophie que le député Christophe Fauchère a accueilli le rejet par le Grand Conseil valaisan de son postulat. Poussé par l’acceptation des deux postulats demandant le tir des loups hybrides, le politicien évolénard demandait, purement et simplement, l’autorisation de tir des Evolénards hybrides. «Cela se serait fait après analyse, bien sûr, nous ne sommes pas des bêtes», explique le député des Haudères. Mais le Parlement valaisan, par 81 non, contre 5 oui et 40 abstentions, a refusé que le dossier aille plus loin. «Pour l’heure du moins, car les 40 abstentions  nous font penser que nous avons visé dans le juste», souligne Yves Chevrier, autre grand défenseur du postulat.

Une problématique de fond de vallée

«Visé juste peut-être», mais pas encore touché la cible. Les opposants se sont d’ailleurs fendus de quelques blagues graveleuses à ce sujet. «Les dépositaires sont tous des chasseurs, viser mais ne rien toucher, c’est un peu leur quotidien», sourit Fabrice-Etienne Mudry, député pour Les Verts. Mais comment expliquer pareil taux d’abstentionnisme ? Dans les couloirs du Parlement, plusieurs élus ont accepté de s’exprimer sous couvert de l’anonymat. «Ce n’est pas tant le fond du postulat qui me gêne, mais plutôt la forme, souligne un élu du Val d’Anniviers. Chez nous aussi c’est une problématique dans le fond de la vallée. Mais il y a des moyens plus discrets de régler tout ça.» La louve de Mayoux pourrait d’ailleurs en témoigner.

Une mise en quarantaine salvatrice

Un collègue député affirme avoir soutenu le postulat pour des raisons bien sombres. «Ils sont différents. Tous les gens qui ont traversés Evolène peuvent en témoigner. Peut-être vaut-il mieux qu’ils règlent tout ça entre eux.» Au risque qu’une pseudo-guerre civile se déclare dans toute la commune ? «On atteindrait là un extrême, mais disons qu’une petite mise en quarantaine du fond du Val d’Hérens pour quelques années ne ferait de mal à personne», poursuit notre interlocuteur.

Tous quelque chose d’Evolène en nous ?

Cependant, le constat est pour l’heure clair, le Grand Conseil n’est pas encore prêt à autoriser le tir des Evolénards hybrides. Dans l’assemblée, avant de passer aux votes, Yves-Laurent Dayer porte sans doute une grande part dans ce refus. À la tribune, le député du district d’Hérens a osé jouer la carte de la sensibilité pour convaincre ses semblables de voter «non». «Je crois que comme pour les chiens avec les loups, nous avons tous quelque chose d’évolénard en nous.» Fin de citation.

Vital Monnet