Archives mensuelles : mars 2018

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[Sion2026] Frédéric Favre présentera des séances d’information simultanément grâce à un hologramme

Frédéric Favre a le vent en poupe. Conférence par ci, interview par là, le conseiller d’Etat n’est jamais très loin lorsqu’un débat sur les Jeux Olympiques est engagé. Dédé Fragnière, habitué du bar l’Igloo à Veysonnaz nous le confirme : « Je buvais tranquillement un jus sur la terrasse mardi quand j’ai commencé à critiquer la propagande des JO avec mon copain Flonflon. Tout d’un coup, Frédéric Favre est arrivé de nulle part pour nous présenter, graphiques en main, sa version des faits pendant plus de 30 minutes ! Et de poursuivre :  « On a vraiment eu les chocottes, je suis parti immédiatement engueuler la sommiche (NDLR: la sommelière) pour lui demander ce qu’elle avait foutu dans le Gamay. » Ce qui est arrivé aux deux copains ne semble pas être un cas unique. Plusieurs histoires du même genre nous ont été rapportées.

Hologramme aussi au bistrot ?

Y aurait-il un rapport avec le projet d’hologramme de Frédéric Favre qui souhaite démultiplier sa personne pour convaincre le maximum de Valaisans à glisser un oui dans les urnes le 10 juin prochain ? Peut-être. Par manque de temps, il ne pourra participer à toutes les séances d’information destinées aux communes valaisannes et répondre à toutes les sollicitations médiatiques. C’est donc en collaboration avec l’EPFL qu’un hologramme de l’élu PLR devrait voir le jour au mois d’avril afin de participer simultanément à plusieurs rendez-vous. Quelques communes se sont déjà montrées intéressées et ont agendé une soirée d’information avec une réplique du Conseiller d’Etat. Des cafés ont également exprimé leur intérêt afin d’attirer de la clientèle. Sis en vieille ville de Sion, le bar de la Grenette a lui aussi formulé une demande de Frédéric Favre en hologramme dans le cadre d’une soirée privée.

Après Jean-Luc Mélenchon, Frédéric Favre deviendra donc le deuxième politicien à apparaître sous forme d’hologramme. Si le financement de la prouesse technologique reste encore mystérieux, nul doute qu’il fera grincer des dents à l’heure où le budget des JO est au cœur des tous les débats.

Sigurbjörn Chabbey

 

 

 

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Bagarre au tea-room : La rubrique mots croisés du Matin était déjà remplie à 7h30

SION. Il était environ 7h30 lundi matin quand Norbert* rentre dans un bistrot de la zone industrielle. Comme à son habitude, il commande un renversé et un croissant avant de prendre les nouvelles de la veille en lisant Le Matin. Voyant une actualité peu reluisante, Norbert décide de passer directement à la case « mots croisés ». Cruciverbiste féru, il ne se déplace jamais sans son crayon à papier sur lui.

Mais ce lundi, tout ne s’est pas passé comme prévu. La page des mots croisés était remplie au feutre noir. Choqué, le sang du quadragénaire ne fit qu’un tour. Il se lève immédiatement de son tabouret et vocifère : « C’est qui le dordon qui a peinturé la page des mots croisés ? ». Pas de réponse. En réitérant sa demande une deuxième fois, il remarque au fond du bistrot un homme plus âgé tout sourire. Ni une ni deux, Norbert file en sa direction pour s’expliquer.

L’homme avoue être le coupable du méfait. Le ton monte rapidement entre les deux hommes. Non seulement il refuse de s’excuser, mais il semble fier d’avoir terminé la grille numéro 96 des mots fléchés du jour à seulement 7h30. Les noms d’oiseaux pleuvent et l’altercation devient même physique quand l’individu plus âgé jette son verre de vieille prune au visage de Norbert.

En quelques instants le petit bistrot paisible devient un champ de bataille. Des coups sont échangés, des verres volent en éclats pendant que deux employés communaux hilares filment la scène. La serveuse du bar, apeurée, sera contrainte d’appeler la police pour faire cesser cette bagarre.

La maréchaussée n’aura d’autres choix que d’embarquer les deux protagonistes pour une vérification au commissariat. Après avoir entendu les deux hommes, la police les a laissés libre non sans une amende d’ordre pour émeute et refus d’obtempérer.

Floriandre Salamolard

*prénom d’emprunt

Unai

[Interview] Unai Emery claque la porte du PSG et retourne entraîner la 2 du FC Lens

Le Paris Saint-Germain n’a plus d’entraîneur. Assis sur un siège éjectable enflammé depuis son élimination contre le Real Madrid, le technicien Unai Emery a préféré anticiper son éviction programmée pour la fin de saison. L’entraîneur a pris la direction de son ancien club, le FC Lens.

Nos équipes l’ont rencontré au Sporting Club où il a dans un premier temps décliné toute interview. Trois de goron et deux entrées VIP pour la finale nationale des reines plus tard, le technicien a finalement accepté de se confier. Interview exclusive.

Déjà, arrêtez de m’appeler technicien. Je bosse pas à Sierre Energie!

Unai, l’élimination contre le Real, elle fait mal ?

Ce qui fait mal c’est de perdre contre une équipe dont le buteur vedette a la même coupe de cheveux que la star du cycle de Grône. Il lui manque plus que la queue de rat…

La blessure de Neymar a-t-elle contribué à votre perte?

C’est la première fois que je vois un joueur avec un ongle incarné se faire exfiltrer par les services secrets de son pays pour aller se faire soigner afin d’être rétabli pour jouer la Coupe du Monde. Espérons au moins pour eux qu’ils n’en prennent cette fois que cinq contre l’Allemagne.

Selon certains observateurs, le niveau de la Ligue 1 est trop faible pour tenir la comparaison face aux cadors européens.

C’est clair que quand tu joues contre une équipe dont le PIB de la région est inférieur au salaire hebdomadaire de ton banc de touche, c’est difficile de motiver les gars.

Unai, pourquoi avoir choisi de faire vos valises avant la fin de la saison alors que plusieurs belles échéances vous attendaient comme le championnat, la coupe de France et la coupe de la ligue ?

La coupe de la ligue ? Même le film du vendredi soir sur RTL fait plus bander que cette compétition. Et l’idée d’ajouter un autre immonde calice doré sur ma cheminée m’a définitivement incité à partir.

Avec le recul, vous avez quand même réalisé de grandes choses pour un entraîneur dont le plus haut fait d’armes était une deuxième place en quatrième ligue?

J’avoue n’avoir jamais bien compris l’intérêt du PSG mais c’est clair que quand ils sont venus me chercher, je n’ai pas hésité bien longtemps.

Vous avez été surpris une fois sur place?

Je vais être tout à fait honnête. En 1996, on a eu une saison de merde avec Lens. On a perdu successivement les derbies contre Chermignon, Mollens et Randogne. Putain Randogne sérieux ! J’ai connu quelques années de passage à vide et en arrivant au Camp des Loges après avoir signé le contrat, je m’attendais à retrouver Alain Roche, Vincent Guérin ou Djorkaeff. Sauf que moi je suis tombé sur une copie du Brasilia un samedi soir.

Ce vestiaire, toutes ces stars, c’est difficile à gérer?

Disons que quand tu débarques avec ton Audi Quattro pour épater la galerie tu te sens vite un peu dépassé…

Et les quataris dans tout ça ?

Ca m’a pas vraiment dérangé les vendeurs de tapis. On a l’habitude sur le haut-plateau des gars qui claquent leur argent à fond perdu.

Samedi vous reprenez le chemin des terrains avec le FC Lens, votre FC Lens, de quoi vous changer rapidement les idées ?

Oui et ici personne ne me les brise avec la blague sur le bus qu’il faut changer si on veut accéder un jour aux quarts. La moitié de l’équipe a loin le bleu…

Benji Zermatten

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[CarPostal] La direction forçait également les chauffeurs à porter le bouc en Valais

Empêtré dans les scandales des subventions indues et des données erronées sur les permis de circulation, CarPostal doit cette fois-ci faire face à des accusations relatives à la pilosité.

« De quel droit ? Comment ont-ils osé nous infliger ça ? ». Les larmes de Gégé Dubuis perlent jusqu’au fin duvet qui entoure ses lèvres. « Personne ne voulait le bouc, personne », poursuit-il non sans éclater en sanglots.

Epinglée par le Tribunal Fédéral, la direction de CarPostal n’a pu que reconnaître qu’elle contraignait ses chauffeurs valaisans à porter le bouc. « C’est une question d’image », résume Arthur Bender, responsable de la communication du géant jaune. « Ce sont des pionniers de la pilosité faciale, des bouc-émissaires ».

Le mulet envisagé

Que Gégé sèche ses larmes. Car oui, selon un document confidentiel déniché par la rédaction de l’Alcazar, la direction de CarPostal envisageait également de rendre la coupe mulet obligatoire. « Vous imaginez ? », éclate de rire un chauffeur dont l’architecture capillaire semble pourtant très proche des années 70. « Oui, enfin, moi ça compte pas ».

Reste à savoir la ligne directrice qu’empruntera le géant jaune après ces énièmes révélations. Ou, autrement dit, comment reconstruire un avenir Poste scandales.