Archives mensuelles : janvier 2018

Tristan

[Retour aux affaires] Yannick Buttet veut profiter de la période de Carnaval pour se tester

La nouvelle est tombée mardi matin: Yannick Buttet va reprendre ses fonctions de président de la commune de Collombey-Muraz à l’aube du mois de février. Si le timing de ce retour peut être questionné, il se murmure dans le Chablais que ce choix a été mûrement réfléchi. «Après quelques semaines de traitement, Yannick Buttet a franchi un cap, souligne un proche de l’administration communale. S’il veut continuer d’avancer, il doit maintenant se tester.»

Et pour corser encore légèrement son retour aux affaires, l’ancien Conseiller National a opté pour la période de Carnaval. «Autant ne pas faire les choses à moitié, poursuit son collègue de travail, qui a préféré rester anonyme. Carnaval est une période de fête, de joie, d’ivresse et donc aussi de tentations. Si Yannick parvient à rester maitre de lui, il aura tout gagné.»

Si l’argumentaire a de quoi laisser certains observateurs perplexes, il existe également une justification biblique à cette décision. «Si notre président faillit et cède à la tentation d’ici Mardi Gras, nous l’enverrons à La Brévine durant 40 jours afin qu’il soit purgé de ses péchés.» Il vivrait donc son Carême dans le canton de Neuchâtel, éloigné de toutes tentations. Avant un éventuel retour à la présidence le jour de Pâques ? «L’histoire serait belle, mais il ne faut pas déconner non plus. Ce sera sa dernière cartouche», conclut l’employé municipal.

Vital Monnet

Illustration: Tristan

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[Croyance] Après la taxe au sac et les intempéries, huit autres menaces planent sur le Valais


Après les dix plaies d’Egypte, venues frapper les terres des pharaons sur ordre divin, une autre grande civilisation de l’Humanité s’apprête à vivre des heures sombres. Les signaux envoyés des Cieux, tels que l’introduction de la taxe au sac et les intempéries seront bientôt suivis d’autres châtiments qui viendront renverser le règne valaisan sur cette vaste terre. Alors tremblez, mais pas à cause d’un retard à l’heure de l’apéro…

1) L’introduction de la taxe au sac

Les vapeurs alcoolisées du Nouvel An flottaient encore dans les airs quand le Valais s’est réveillé dans un mauvais remake de Gomorra. À la différence près que ça n’était pas la mafia qui paralysait le ramassage des ordures mais plutôt l’introduction de la taxe au sac. En plus des conséquences désastreuses sur le paysage, cette nouveauté a également grandement péjoré la vie des habitants d’Isérables. «Les nouveaux sacs blancs glissent beaucoup moins bien que les noirs, témoigne Pierrot Monnet, qui travaille chez Hornbach. Du coup, je mets cinq minutes de plus tous les matins pour arriver à Riddes.»

2) Les intempéries

Un déluge d’eau et de neige, des éboulements en veux-tu en voilà et un vent à faire trembler un Martignerain ; voici le menu météorologique de ce début d’année. Si les habitants de Conches, Evolène ou Zinal ont l’habitude d’être coupés du monde, par choix ou par défaut, le restant du canton a souffert de cette situation. Et vu que les mauvaises nouvelles ne viennent jamais seules, les Evolénards pourraient bien retrouver l’accès au reste du canton sous peu.

3) L’interdiction des combats de reines

La SwissExpo l’a démontré après les heurts entre éleveurs et antispécistes, le combat ne fait que débuter. Après des années de bataille acharnée, les premières cités finissent par perdre la guerre face aux seconds. Le Parlement valaisan édite une nouvelle loi qui interdit les combats de reines sur tout le territoire. Résultat des courses: Pouky, Rubis et les autres finissent leur vie en retraite dans le Jura, avant d’être empaillées en souvenir du bon vieux temps.

4) La suppression de l’AOP Raclette du Valais

Le Valais s’était battu pour que SA raclette soit reconnue et que son AOP ne puise être usurpée. Mais les Vaudois et autres Français sont repartis au combat et cette fois-ci ont eu gain de cause. Une vulgaire raclonnette au fromage de chèvre peut désormais s’appeler AOP Raclette, sans qu’aucun Valaisan ne puisse ramener sa science.

5) L’intronisation du haut-valaisan comme langue officielle

Suite aux succès de l’initiative d’Albinen, les autres communes dépeuplées du Haut-Valais décident également de subventionner leurs nouveaux habitants. L’effet est immédiat: en à peine 5 ans, la Vallée de Conches devient le centre économique et sociale du Vieux Pays. La migration est telle que le 80% des Valaisans parlent désormais le bourbine quotidiennement. L’Etat du Valais, face aux pressions des Jaunes, n’a d’autres choix que d’instaurer le haut-valaisan en tant que langue officielle du canton. Salü zäme.

6) L’interdiction de l’alcool à la Foire du Valais

Jaloux du succès inégalable du Comptoir, les autres Foires cantonales choisissent de faire appel à la Berne fédérale pour sortir de l’impasse. La vente d’alcool est donc interdite dans toutes les Foires du pays. Dans les autres cantons la nouvelle est acclamée, mais en Valais, les ventes chutent drastiquement. Seuls deux lave-linges, un fourneau à pellets et un jacuzzi sont vendus cette année-là.

7) La faillite de Christian Constantin

À force d’injecter des milles et de cents dans tout ce qui bouge et ne bouge pas dans le canton, C.C a fini par voir trop grand. En choisissant de racheter les châteaux de Valère et Tourbillon pour en faire des tribunes VIP, le président du club sédunois frôle la banqueroute. Celle-ci tombe cependant quelques mois plus tard lorsque C.C choisit de jeter ses derniers millions pour racheter le Val d’Anniviers et en faire une réserve naturelle. Malheureusement, les loups, de toutes espèces qu’ils soient, ne sont pas les bienvenus en Anniviers.

8) La fin des 300 jours de soleil

Il fallait s’y attendre: si les Vaudois, les Genevois, les Neuchâtelois, les Jurassiens, les Anglais, les Hollandais ou encore les Belges s’en sont rendus compte, il fallait bien qu’un jour les nuages en fassent de même. Le Valais terre d’accueil, de paysages à couper le souffle et surtout terre de soleil finit par attirer les cumulus et autres cirrus dans ses belles vallées. Le soleil doit ainsi fuir le Vieux Pays, tout comme il avait déjà fui le reste du pays par le passé.

9) L’instauration de Monthey comme chef-lieu

Face à l’exode de la population vers le Haut du canton, le Parlement décide de trancher drastiquement en choisissant Monthey comme capitale valaisanne. Malheureusement, les élus des différents partis n’ayant jamais passé le Coude du Rhône précédemment, la séance d’ouverture de la nouvelle législature n’a jamais pu avoir lieu. Le Valais se retrouve donc avec une capitale chablaisienne.

10) Le gel permanent des cultures

Le pays de la vigne et du vin a vécu un premier séisme l’année dernière en subissant la glaciale gifle du gel et ses conséquences désastreuses pour les cultures. Mais ce n’était qu’un avant-goût des tristes années à venir. Le gel sévit toujours plus fort et toujours plus loin au fil des ans. La vigne mais aussi les cultures fruitières sont réduites quasi à néant. Mais le problème majeur n’est pas là. Face à la morsure du froid, les Valaisans n’ont même plus d’eaux-de-vie pour se réchauffer.

Vital Monnet

Illustration: Tristan