Archives mensuelles : mai 2017

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[Facebook] Le réseau social sera enfin traduit en patois valaisan

Bonne nouvelle pour nos ainés, toujours plus nombreux à fréquenter l’internet, dès le premier  juin, Facebook sera intégralement traduit en patois valaisan. Avec ce dernier, le réseau social sera bientôt disponible en 108 langues différentes.

Dans sa keynote du printemps, Mark Zuckerberg a présenté avec fracas la nouvelle. Si les journalistes présents dans la salle se sont montrés un peu surpris dans un premier temps, le milliardaire américain a su convaincre l’assemblée en s’attachant  les services du musicien Paul Mac Bonvin venu jouer quelques classiques en patois. Tout en présentant ses condoléances au peuple valaisan pour la défaite du FC Sion jeudi dernier, le fondateur de Facebook a voulu redonner un peu de joie et d’espoir à tout un canton en proie à de grandes souffrances.

Le patois valaisan n’est en revanche pas la première langue régionale à faire son apparition sur Facebook. En effet, avant lui le réseau social avait déjà lancé ses versions basques et catalanes. La société cantonale Valais-Wallis Promotion s’est dit ravie de la vitrine offerte par le troisième site le plus visité au monde.  Elle espère attirer de nouveaux touristes dans notre canton tout en renforçant l’attachement identitaire propre au Valais.

Marcelin Amoos

 

 

 

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[Coupe de Suisse] Après avoir tiré à la courte-paille, ce seront finalement les contrôleurs Steven et Dylan qui seront de service pour les trains spéciaux du 25 mai

À l’image des mendiants dans les trams genevois, « ce n’est pas de gaieté de cœur » qu’un contrôleur se retrouve dans l’un des trains spéciaux des supporters sédunois lors de la finale de coupe. Ce serait, selon plusieurs sources au sein des CFF, « un putain de calvaire ».

Alors quand approche la cérémonie de désignation du contrôleur en service pour ce genre d’événement, la tension est palpable. « Certains ont des femmes et des gosses, vous comprenez ? », regrette Michel Favre, porte-parole des CFF. Reste que ce mercredi, la sentence est tombée. Dylan et Steven, tous deux âgés de 27 ans, seront les contrôleurs attitrés pour le pénible trajet.

Un coup du sort

« J’aurais dû le voir venir, sanglote Dylan. C’est toujours les nouveaux qui y passent ». De son côté, Steven ne semble pas particulièrement éprouvé par la nouvelle. « Oh vous savez, moi je suis Genevois et je m’intéresse davantage au hockey, donc je ne pense pas qu’il y aura tellement de problèmes », argue celui qui prévoit de porter une écharpe grenat autour du cou, « pour l’amour du sport ».

« Un trajet calme et courtois »

Contacté par téléphone, le responsable des supporters valaisans parle d’un « trajet calme et courtois, lors duquel chacun est amené à témoigner de son amour pour le club ». Et de poursuivre : « vous savez, l’important, c’est de participer ». Si certaines anciennes frasques des fans sédunois effraient les employés des CFF, qu’ils se rassurent. La justice genevoise a interdit de périmètre l’ensemble des présumés hooligans. « Et même les autres », précisent les autorités du bout du lac.

Caliméro Fournier

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[Savièse] La fête des cousins réunit plus de 7’000 participants

L’initiative est à mettre au crédit de la famille Luyet. C’est elle qui a chapeauté l’événement fédérateur. « À la base, l’idée d’organiser cette fête est partie d’un constat très simple, note Gérard Luyet, le patriarche de la famille. Quelqu’un m’a demandé combien de cousins j’avais et je me suis trouvé dans l’incapacité de répondre », poursuit celui qui, pour y remédier, a proposé cette kermesse familiale.

« Dans le village, il n’y avait plus personne »

Patricia est tenancière d’un restaurant situé au cœur de Saint-Germain. Issue d’une famille chamosarde, elle n’était pas conviée à la manifestation. « Je ne me suis jamais sentie aussi seule dans le village, il n’y avait plus personne. Vous voyez ces images de Tchernobyl que l’on voit à la télévision ? », compare la quarantenaire. Des 8’000 habitants que contingente Savièse, le 92 % était présent au rassemblement. « À se demander qui sont les personnes du pourcentage restant », se questionne Gérard Luyet.

Un dress code à l’entrée

Forts d’un tel succès, les organisateurs n’ont eu d’autres choix que de refuser des cousins venus célébrer la réunion familiale. « Bien-sûr qu’on aurait voulu accepter tout le monde, se défend Justin Reynard, en charge des entrées. C’était malheureusement impossible donc on a uniquement laissé passer celles et ceux qui avaient eu la décence de se présenter en trecó ou en cotën (Ndlr: l’habit traditionnel saviésan) ».

Suite à l’effervescence provoquée par la démarche, Gérard Luyet a d’ores et déjà promis d’organiser une seconde édition « en incluant la famille élargie ». Bien qu’inquiètent, les autorités se sont dites « prêtes à relever le défi ».

Caliméro Fournier