Archives mensuelles : janvier 2017

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[Sion] Touché par la fermeture de la dernière discothèque, le home du Glarier ouvrira ses portes au public pour le thé dansant hebdomadaire

L’établissement médico-social sédunois a pris très à cœur la fermeture de la dernière discothèque de la capitale, le Trentequarante. La direction du Glarier a promis de s’investir sans compter pour « pallier le cruel manque d’animation ». Reportage.

« Dès la semaine prochaine, tous les vendredis entre 15 et 18 heures, on ouvre notre thé dansant au public », lance fièrement Paul Theytaz, directeur du home du Glarier. L’opération vise à offrir une alternative aux noctambules qui subissent de plein fouet l’agonie de la vie nocturne sédunoise. « On est conscient que l’horaire n’est pas idéal pour les fêtards, admet le directeur de l’EMS. Mais avec une offre festive qui ne cesse de s’amenuiser, on deviendra vite l’endroit le plus en vue de la ville ». L’initiative a séduit les pensionnaires du home, à l’image de Colette, 97 ans. « Je suis veuve, passablement fortunée, et les jeunes n’ont généralement pas un sou. Vous voyez le tableau ? », chuchote-t-elle du bout des lèvres.

Le Grand Conseil approuve

La grande majorité des députés valaisans ont salué la démarche. Le président du parlement, Edmond Perruchoud, reconnaît volontiers que « le Glarier enlève une sacrée épine du pied au Grand Conseil ». Le sujet, récurent ces derniers jours, prenait dangereusement des allures de polémique.  « Tous les jeunes sont en train de miauler parce qu’ils ne peuvent plus faire la bombe jusqu’à 4 heures du mat’ », déplore l’élu UDC avant de poursuivre : « Nous, on bosse. Autrement dit, on est trop fatigué pour aller faire les guignols en ville le soir. Alors désolé si ce n’est pas notre première priorité ». Des mots qui traduisent une certaine léthargie face aux préoccupations de la jeunesse.

Reste à savoir si la proposition du home permettra réellement aux oiseaux de nuit de la capitale de prendre leur envol.

Caliméro Fournier

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« On a recyclé nos anciennes affiches pour prouver qu’il n’y a pas que les Verts qui font de l’écologie » témoigne le chef de campagne UDC

« Vous voyez, on parle déjà partout de ces affiches et en plus, elles ne nous ont presque rien coûté » s’enthousiasme d’entrée de jeu Andreas Glarner, membre du comité de campagne contre l’octroi de la naturalisation facilitée pour les étrangers de la troisième génération. En exclusivité pour l’Alcazar, le conseiller national UDC s’est confié, un mois avant le votation populaire.

Avant de commencer l’entretien, Andreas Glarner parait détendu, quoiqu’un peu peu flapi. Quand on évoque le fait que les affiches paraissent un brin hors sujet, le Glaronais nous coupe immédiatement : « Mais vous nous reprochez toujours d’être contre l’écologie ou de ne pas soutenir les initiatives vertes. Maintenant qu’on se met à recycler nos anciennes affiches pour éviter de gaspiller beaucoup de papiers, on nous critique encore ? » Que les affiches montrent une femme en burqa dans une initiative traitant sur les étrangers de troisième génération (NDLR: majoritairement d’origine italienne, portugaise ou espagnole) ne semble pas le gêner. « L’important c’est le message derrière. Les gens en parlent et ça crée des débats de fond. Au final, c’est le peuple qui décidera ce que bon lui semble. Et puis bon, si on avait mis en fond d’affiche une jeune Italienne buvant un verre de Chianti, vous pensez qu’on aurait une chance que le non l’emporte ? » se défend le membre du parti agrarien.

Les citoyens donneront leur réponse dans les urnes le 12 février prochain. Une date cruciale qui risque de faire couler beaucoup d’encre. En effet, le premier sondage ne donne pas de vainqueur puisqu’ils seraient 50% à dire oui, 48% à dire non et 2% seraient encore indécis. Les prochaines semaines promettent de chauffer dans tous les sens. « On a prévu encore d’autres surprises se réjouit Andreas Glarner. Oskar et Christophe sont déjà dans les starting-blocks, ils ont planifié de sortir leurs plus beaux arguments avec pléthore de chiffres ou d’études fraîchement réalisés par nos soins lors des débats télévisés d’Infrarouge et d’Arena. »

Philadeplhe Quinodoz

Les drapeaux valaisans envahiront peut-être les stades de la Coupe du Monde 2026.

[Football] Le Valais veut demander son indépendance afin de pouvoir participer à la Coupe du Monde 2026

Annoncé avec fracas par les instances dirigeantes de la FIFA en début de semaine, le passage de 32 à 48 équipes pour la phase finale de la Coupe du Monde 2026 a enflammé la planète football. Des fédérations continentales ou nationales, aux poivrots du bistrot du village, chacun a eu son mot à dire sur la promesse de campagne du brave Gianni qui prendra vie dans un peu moins d’une décennie.

Echos positifs jusqu’au Vatican
Cependant, si certains estiment que cette décision entraînera un nivellement par le bas des performances sportives, les petites fédérations du monde du ballon rond se frottent déjà les gants. Du Vatican aux Îles Vierges en passant par la Somalie ou les Bahamas, les têtes pensantes des fédérations ont accueilli la nouvelle avec beaucoup d’entrain. «C’est une réelle chance pour nos cardinaux de prouver ce qu’ils ont sous leurs sandales et d’offrir une belle vitrine à notre religion,» s’est exclamé le pape François dans les heures qui ont suivi l’annonce. Une annonce qui a fait également germer quelques idées sur les terres du drapeau aux 13 étoiles.

Les bilatérales annulées ?
Officiellement, aucun élu en place ou candidat en campagne n’ose cependant confirmer la rumeur qui remonte la vallée du Rhône depuis mardi. Une rumeur qui enfle heures après heures de Naters à Saint-Maurice : le Grand Conseil plancherait sur une demande d’indépendance du Valais qui serait transmise à la Confédération d’ici la fin de l’année. Chef du département de la formation et de la sécurité, mais également des sports, Oskar Freysinger commente la rumeur à demi-mot. «C’est un sujet qui mérite d’être abordé, confie l’homme au catogan. L’indépendance du Valais offrirait une aura supplémentaire au canton, surtout si nous figurons parmi les qualifiés pour le Moundial et nous permettrait accessoirement d’annuler les bilatérales.»

Edi, Fofo, Karlen et Morgado comme leaders
Toutefois, derrière chaque rumeur sportive d’envergure cantonale, se cache un personnage bien connu même au-delà des frontières du Vieux Pays. L’empereur d’Octodure, Christian Constantin. «Avec l’effort qu’on a fait sur la formation depuis une petite décennie, je pense qu’un Team Valais serait presque en mesure de concurrencer la Nati.» Le président du FC Sion prend notamment pour exemple les dernières perles sorties du centre de Riddes. «Dans une dizaine d’année Edi, Fofo, Karlen ou encore Morgado, seront des cadres dans de grands clubs européens. Ils entoureront une ribambelle de jeunes talents que l’Olympique des Alpes se fera un plaisir de pondre année après année.»

Vers un plébiscite de la population ?
Les hautes instances politiques et sportives du canton semblent donc conquises par l’idée d’une indépendance valaisanne. Reste cependant à convaincre la population, qui devra se prononcer lors d’un référendum, sur le bienfondé de cette initiative. «Vous savez, s’il y a bien une chose que les Valaisannes et Valaisans aiment mieux que les Imprèz’, la raclette, la Foire et le fendant, c’est bien leur identité valaisanne, souligne CC. Il n’y a donc pas de souci à se faire. La votation populaire ressemblerait à un plébiscite digne des plus grandes dictatures !»

La forteresse d’Ulrichen
Dernière question abordée, et pas des moindres, celle de l’infrastructure qui accueillerait le Team Valais pour ses matches à domicile. Si le flou demeure encore, Sepp Blatter, qui a laissé le crâne reluisant de Gianni Infantino sous les feux des projecteurs depuis quelques mois, a son avis sur la question. «Je pense que le stade d’Ulrichen, où j’organise chaque année mon tournoi, pourrait faire office de forteresse pour les Valaisans, durant les éliminatoires de la Coupe du Monde. Cela pourrait de plus être un vecteur d’unité cantonale !» Une place forte, comme celle de La Paz, où oxygéné par des semaines de préparation en altitude et habitué à la vétusté des lieux, le Team Valais pourrait faire vaciller même les plus grands d’Europe. Et ainsi tracer son chemin vers la Coupe du Monde 2026.

Vital Monnet

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[Nouvel an] Des archéologues découvrent les premiers vestiges des résolutions 2017

Le phénomène est récurrent. Aux Gorges du Trient notamment, les premiers vestiges des bonnes résolutions de l’an font leur apparition. Enquête.

La vocation d’archéologue se cultive au travers de la patience. Le travail peut être titanesque, pour des accomplissements souvent maigres. Reste que le creux de janvier est une saison faste pour les professionnels de la branche. « En cette période, on trouve des vestiges de résolutions à tour de bras, se réjouit Gustave Nantermod, l’archéologue cantonal. Pas plus tard que ce matin, on a découvert un abonnement de fitness au fin fond des Gorges du Trient ». Et le butin gagne en ampleur chaque jour. « On a déterré des cigarettes électroniques, des recettes Vegan, des tenues de sport… Un jour, j’ai même trouvé un cadavre. J’imagine que le type avait pour résolution de croquer la vie à pleine dent », avance le scientifique.

« Procrastiner, c’est avancer »

Outre les archéologues, la Fédération valaisanne en faveur de la procrastination (FVFP) tire elle aussi un bilan « extrêmement positif » de ce début d’année. Son porte-parole, Lambert Pannatier, nous explique pourquoi. « Le restant du temps, nous sommes considérés comme des parasites. Hormis les étudiants, personne ne cherche à devenir membre de la Fédération ». Le mois de janvier est, en revanche, une période propice à l’adhésion de nouveaux sympathisants. « Que ce soit tacite ou officiel, ils sont une kyrielle à nous rejoindre. La preuve que procrastiner, c’est avancer ». Si, pour l’heure, il est impossible d’obtenir un chiffre officiel quant au nombre exact de signataires à la FVFP, son porte-parole nous promet d’éclaircir ce point au plus vite. « Mais vraisemblablement pas demain », conclut-il.

Caliméro Fournier