Archives mensuelles : novembre 2016

LDD

[JO 2026] La Ville de Montreux admet avoir oublié qu’il fallait de la neige pour organiser des Jeux d’hiver

La nouvelle est tombée tard mercredi soir, après une candidature manquée pour les Jeux Olympiques d’hiver 2006, la Ville de Sion devrait retenter sa chance pour 2026. La capitale valaisanne a été choisie pour représenter le projet de la Suisse occidentale, porter par le Vieux Pays et le Pays de Vaud.

Oublié la neige

Face à la candidature sédunoise, se trouvait celle de la Ville de Montreux. Montreux, son lac, ses hôtels de luxe, son vignoble et son casino. Cependant, une rumeur insistante, ressemblant curieusement à un nuage de pluie, flottait dès jeudi matin dans la presse lémanique. Une rumeur un peu folle, confirmée durant la journée : Montreux a oublié qu’il fallait de la neige pour organiser des JO d’hiver.

Et le changement climatique ?

Tout d’abord aux abonnés absents durant une majeure partie de la journée, les membres du comité de candidature ont fini par sortir du silence. «On a merdé, on ne peut pas le nier», lance timidement Bertrand Cevey, une des têtes pensantes, si l’on puit dire, du projet montreusien. L’entrepreneur vaudois confesse «que sa Ville était bien trop emballée à l’idée de remplir ses hôtels et de faire tourner son casino, qu’elle en a oublié l’essence même des Jeux d’hiver.» Cependant, tous les membres du comité n’ont pas l’honnêteté de Monsieur Cevey. À ses côtés, Jules Chessex, ne se dégonfle pas et crie au scandale. «Et le changement climatique dans tout ça ! La neige arrive toujours plus tard en Valais, d’ici 2026, elle ne viendra peut-être plus et préfèrera passer ses hivers au bord du Léman !» Une théorie que MétéoSuisse n’a pour l’heure pas souhaité commenter.

La neige oubliée

Pourtant, de la neige à Montreux, Michèle Alt, doyenne de la municipalité du haut de ses 118 ans, se rappelle en avoir déjà vu une fois, en 1902. Cependant, la Montreusienne, atteinte d’un Alzheimer avancé, avoue «ne pas être certaine de se rappeler si c’était un mardi ou un vendredi.»
Du côté valaisan, Marcel Maurer, président de la Ville de Sion, a préféré ne pas jeter d’huile sur le feu face aux attaques des candidats déchus. «En signe d’amitié valdo-valaisanne, nous déposerons un des canons à neige de Veysonnaz sur la Place du Marché de Montreux.» Grâce à l’eau du Léman, la neige devrait enfin pouvoir retomber sur la Ville.

Vital Monnet

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[Christian Constantin] « Le ‘Mannequin Challenge’ est directement inspiré du jeu du Lausanne-Sport »

D’aucuns disent qu’il s’agit là d’un cas classique de « Christian qui fait du Christian ». Reste que le patron du FC Sion n’en démord pas. « Le ‘Mannequin Challenge’ tire son origine du style de jeu lausannois », martèle-t-il depuis plusieurs jours. Éclairage.

« On peut dire ce qu’on veut, mais quand je vois systématiquement les onze mêmes gaillards plantés là, à ne rien faire, je trouve que la ressemblance est des plus troublantes » argue Constantin. Si le très médiatisé président a d’abord dû affronter une vague de scepticisme sur la toile, ils sont nombreux aujourd’hui à se rallier à son analyse. « Ça tombe sous le sens, s’enthousiasme Gérald, un internaute valaisan. Les seuls mouvements qu’on voit à Lausanne, ce sont les allers-retours entre Challenge et Super League ». Contactée par téléphone, la direction du « LS » juge pour sa part « qu’il est trop tôt pour se prononcer, mais promet d’examiner scrupuleusement tous les éléments avant d’en tirer une conclusion ».

« Tsss »

Du côté des supporters vaudois, on accueille la nouvelle avec raillerie. Dans un communiqué de presse rocambolesque diffusé sur internet, les fans inscrivent tout au long des 62 pages que compte le document, l’onomatopée « Tsss ». « À croire qu’ils remettent en doute le bienfondé de l’accusation » s’esclaffe Noël Carron, un autre internaute, lui aussi charmé par le raisonnement élaboré par le millionnaire valaisan.

S’il est encore trop tôt pour valider la théorie de Christian Constantin, il n’empêche que beaucoup lui ont emboîté le pas en proposant leur propre explication. À l’image de Viktoria Salamin, qui voit dans le ‘Mannequin Challenge’, « un hommage aux victimes de l’éruption volcanique de Pompéi ». Une interprétation qui ne devrait pas laisser la toile de marbre.

Caliméro Fournier

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[Initiative sortir du nucléaire] L’institut GFS avoue avoir donné les Verts vainqueurs juste « pour voir leur réaction »

Il y a moins d’une semaine les sondages annonçaient vainqueur l’initiative des Verts à 58% d’opinions favorables et en cette fin de semaine le oui a chuté a 48%. Afin de comprendre l’origine de cette chute de 10% la rédaction a décidé de se rendre à Berne à l’institut GFS.

C’est très tôt que nous arrivons à Berne pour rencontrer Carl Friedrich Gauss directeur du département sondages et recherches à l’institut GFS. D’humeur rigolote, très vite il nous explique le but de ces sondages. « Pour tout vous dire le but premier de notre expérience était juste de voir leur réaction si on donnait les Verts vainqueurs, en effet, en fonction de leur réaction cela peut nous permettre de créer de nouveaux statistiken modèles en comportements. Mais j’avoue que les réactions nous ont fait bien rire, surtout chez les Welschs car ici en Suisse allemande quasi personne n’a cru au witz » 

Il décide de nous raconter quelques anecdotes déterminantes en recherche comportementale. « Tout d’abord, il y a mon voisin, Willy Marx, lui a cru que c’était vrai, en tant que socialiste il avouait, de son vivant, ne jamais avoir connu un succès lors d’une initiative populaire. Dès qu’il a vu le dernier sondage il est directement venu me voir pour savoir comment placer son épargne sur le nucléaire français et le kohle allemand. »

Ayant d’intérêts que pour le Valais nous lui demandons si il a pu observer un cas particulièrement intéressant. Aux éclats de rire il nous répond, « Oui nous avons observé une jeune femme étudiante en lettres qui regonflée à bloc et total verrückt a été demandé à des agriculteurs hérensards de signer sa pétition en faveur des tracteurs à énergie solaire. La pauvre aurait pu y laisser sa vie… »

Au moment de rejoindre notre Valais natal nous lui demandons si en tant que statisticien il croit en la possibilité que l’initiative soit acceptée et d’un ton moqueur il nous répond « Et vous en tant que Valaisans croyez-vous voir Sion champion Suisse ? »

Innocent Dubuis

 

 

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[SCOOP] Un institut de recherche américain aurait enfin découvert l’utilité de l’Armée suisse après des décennies d’étude

Il s’en passe des choses dans le pays de l’Oncle Sam. Rassurez-vous, ce n’est pas de Donald Trump, d’Hillary Clinton ni d’une quelconque autre créature terrifiant les enfants que nous vous parlerons. Cette fois-ci, c’est un institut de recherche réputé qui a défrayé la chronique. Si l’étude n’a pas fait grand bruit outre-Atlantique, elle risque de déclencher un tollé en Suisse. En effet, le National Institutes of Avdvanced Study (NIAS) vient de publier une longue étude débutée en 1985. 31 ans, c’est le temps qu’il aura fallu après d’intenses recherches pour percer le mystère de l’utilité concrète de l’armée dans notre pays.

Sujet sensible, sujet tabou, l’armée a constamment fait parler d’elle. Qu’on la défende vigoureusement ou qu’on soit pour son démantèlement total, personne n’est réellement insensible à la question. Les différentes initiatives du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) ont souvent divisé la population et crée des débats stériles au sein de celle-ci. Les résultats de l’enquête, qui ne contient pas moins de 42 pages, permettent de comprendre mieux le fonctionnement et la réelle utilité des militaires helvètes.

Valaisans précurseurs ?

Ce qu’une majorité de Valaisans ont sans doute compris (NDLR: 52% des jeunes de notre canton sont déclarés « inaptes » lors da la journée de recrutement), c’est que l’armée n’est plus considérée comme quelque chose d’utile du point de vue de la défense du pays. L’étude démontre en long et en large que l’armée ne sert pas son but d’origine, à savoir se défendre en cas d’une éventuelle invasion ou d’une guerre à nos frontières. Pire encore, s’appuyant sur de nombreux témoignages, elle ressemblerait de plus en plus à une colonie de vacances, les marches de 50 km en pleine nuit et le tir au Fass-90 sur des cibles en plus. Drogues, alcools, Snapchat, Facebook etc, certains cours de répétition ont plus des airs de soirée Projet X que d’un détachement militaire défendant ardemment son pays.

Fusion avec les scouts ?

Avec cette étude, c’est toute une institution qui s’effondre. Souhaitant préserver le peu de crédibilité qui lui est encore accordée, l’armée n’a pas tardé à réagir par le biais de son porte-parole Ottokar Kaufmann. Ce dernier a proposé diverses mesures pour regagner la confiance de la population. À commencer par sa proposition de fusion avec Le Mouvement Scout de Suisse (MSdS), une résolution qui risque de faire parler d’elle. Ottokar Kaufmann précise : « Cette mesure permettrait de diminuer les avis négatifs de nos troupes, notamment pour les touristes voyageant à bord des trains helvètes le dimanche soir qui sont régulièrement choqués par le comportement de nos militaires. » En supprimant l’arme de service et en remplaçant le treillis par un foulard multicolore, le nouveau projet prendrait des airs plus gracieux et risquerait enfin de satisfaire le GSsA, les partis de gauche et les militants pour la paix. En revanche, dans les milieux bourgeois et conservateurs, on grince des dents. Le Parlement devra décider d’accepter ou non cette proposition lors de la session de printemps 2017. Les discussions promettent déjà d’être animées. Et rien ne dit que le peuple ne devra pas se prononcer lui aussi à ce sujet si la décision du législatif ne satisfaisait pas une partie importante de la population.

Sadik Fracheboud

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Et de 9 matchs sans défaite pour John Locke à la tête du FC Sion !

Après avoir retrouvé l’usage de ses jambes lors du crash de l’avion Oceanic 815, John Locke réalise un second miracle en demeurant invaincu depuis neuf matchs à la tête du FC Sion.

Le Valais serait-il une terre sainte ? C’est ce que beaucoup d’observateurs doivent se demander. Habituée aux miracles de Lourdes, la ville de Sion tient peut-être un nouveau don propre à sa terre. En effet, depuis l’arrivée de John Locke à la tête de son club fanion, le FC Sion enchaine les succès. Mieux encore, il reste invaincu depuis sa nomination en tant qu’entraîneur le 22 août. Reprenant une équipe à la déroute, incapable de gagner, John Locke réussit ce pari fou de devenir la deuxième formation du pays derrière le protégé FC Bâle. Et vu la progression fulgurante de l’équipe valaisanne, il n’est pas si utopiste de l’imaginer venir titiller les Rhénans dans un proche avenir.

Voyage voyage

Après de multiples voyages temporels, John Locke pose ses valises à Sion, en juillet 2016. Six semaines de cours intensifs d’entraîneur à l’École Club Migros auront suffit au génie américain pour postuler en tant que sélectionneur du FC Sion. Christian Constantin, sur conseil de son fils Bart, décidera de retenir son dossier et de le propulser aux commandes du club sédunois. Rapidement en confiance, il parvient à faire d’une équipe fort minable, un collectif formidable. La prochaine échéance se déroulera demain lors de la sacro-sainte Coupe Suisse. Le FC Sion s’en ira affronter le FC Schaffhouse, lanterne rouge de la Challenge League. Nul doute qu’à l’issue de la rencontre, les courageux supporters valaisans ayant fait le déplacement pourront reprendre en cœur le légendaire chant « Le FC Sion est de retour Alléluia » avec le nouvel homme fort de Tourbillon, John Locke.

Linus Mudry