Archives mensuelles : juin 2016

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[SCOOP] Suite à son élimination précoce, l’Angleterre annonce sa participation au tournoi populaire de Liddes ce week-end !

LIDDES – Le bonheur des uns fait le malheur des autres. C’est sans doute ce qu’a dû se dire Panosse Frossard, organisateur du tournoi populaire de Liddes ce matin. En effet, ce dernier aura le privilège de voir évoluer au Stade de la Genévrière des joueurs tels que Jamie Vardy, Wayne Rooney ou encore Daniel Sturridge.

Panosse en revient toujours pas de ce qui lui arrive : « On savait que notre tournoi avait une certaine renommée, même à l’international, mais jamais on n’aurait pensé accueillir l’équipe des Three Lions » commente-t-il à l’heure de l’apéro. Si la présence de l’Angleterre peut intriguer à première vue, il faut savoir qu’elle avait prévu de rester pour une plus longue période en France. L’élimination précoce n’a que fait anticiper un retour sur leur île. Mais vu les tensions régnantes au Royaume-Uni, les dirigeants ont préféré choisir le continent européen. Les problèmes liés au Visa (NDLR: l’Angleterre ne faisant plus partie de l’Union Européene) les ont contraints de se diriger vers la Suisse. C’est évidemment vers Verbier (NDLR: enclave britannique en Valais) que les Anglais ont décidé de déposer leur valise.

Catégorie populaire ou vétérans ?

Afin de garder une forme sportive, les « British » se sont donc inscrits de dernière minute au tournoi populaire de Liddes. « On était bien emprunté parce que tous les groupes étaient formés raconte Pierrot. Mais finalement, et après de longues et âpres discussions avec le comité, on a décidé de les intégrer dans la catégorie « vétérans ». On avait peur qu’ils se fassent danser sur le ventre par les Glouglouggen et compagnie chez les populaires. »

Finalement, les « Three Lions » seront de la partie du premier au trois juillet dans la commune entremontante. Du côté de la cantine, Djibril Farquet, responsable buvette, se frotte déjà les mains : « On attend la présence de quelques centaines de fans anglais qui viendront soutenir les leurs. Ça promet une belle troisième mi-temps. Et selon certains habitués de l’Auberge des Alpes, il ne serait pas impossible de croiser un certain Tyson Fury parmi les supporters de l’équipe britannique » conclue-t-il entre deux préparations de Jager Bomb.

Napoléon Darbellay

 

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[Vissigen] Trop souvent en training, plusieurs groupes de jeunes risquent la déchéance de nationalité

SION – On connaissait le quartier de Vissigen comme le quartier du Stade de Tourbillon, de la meilleure boucherie de la région ou encore celui du golf. Le voici maintenant également reconnu comme un lieu où plusieurs groupes de jeunes ont élu domicile. L’arrivée des beaux jours n’a que fait accroître le nombre de résidents dans la cité. Si la criminalité n’y est que peu présente et les problèmes rares, les autorités, elles, sont particulièrement remontées face à ces groupes de « zonards ». La raison ? Les jeunes sont quotidiennement dehors vêtus de training. Explications.

La Suisse, ce havre de paix

Au pays d’Heidi, les valeurs ancestrales et les coutumes ont, encore aujourd’hui, un fort ancrage au sein de la population. Outre le fromage, le vin et les banques, les coutumes liées à l’habillement sont omniprésentes. L’habit du dimanche pour aller à la messe, les costumes folkloriques à la Fête Dieu, les salopettes et le chapeau en paille au combat de reines, à chaque événement sa tenue. Concernant la vie de tous les jours, le jeans pour les hommes et les jupes pour les femmes (NDLR: excepté les vêtements spécifiques de travail) sont des quasi-impératifs. C’est dans ce contexte traditionnel que ces groupes de jeunes, un brin contestataire, ont décidé de ne pas se vêtir de jeans. D’apparence sportive, la vue de ces zonards errer en survêtement ne choquait pas au début. Mais à force de les voir trainer régulièrement aux mêmes lieux en jogging tout en écoutant de la musique; les autorités ont décidé de monter au front.

Jurisprudence bâloise

Le cas de la famille kosovare déboutée de leur demande de nationalité suisse ces derniers jours a fait échos et il pourrait bien faire jurisprudence. En effet, le canton a fixé un ultimatum aux groupes de jeunes qui ont pu être identifié après plusieurs mois d’enquêtes intensives des services secrets. En tout, pas moins de 27 jeunes de nationalités helvétiques ont reçu une lettre leur ordonnant de ne plus se présenter sur la voie publique vêtu d’une tunique pouvant s’apparenter à un training. Par ailleurs, 14 étrangers faisant également parti de la tribu des quartiers Est de la ville ont reçu le même courrier. Ils risquent respectivement la déchéance de nationalité et l’expulsion pure et simple du territoire helvétique. Certains d’entre eux seraient même contraint de retourner vivre dans leur val d’Hérens natal, et n’aurait plus le droit de fouler le sol de la Confédération Helvétique. Affaire à suivre.

Zinédine Gay

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« Chef, tu me mets la petite sœur steuplait » : Un Valaisan roué de coup à Genève

GENÈVE – Il était aux alentours des 23h30 jeudi soir quand Mésange Remondeulaz, un étudiant de 21 ans à l’Université de Genève, s’est fait passer à tabac dans un bar branché de la capitale genevoise. Le visage marqué par les blessures et encore sous le choc, il nous raconte sa mésaventure.

« J’étais sorti pour boire un jus avec deux copains de l’Uni pour décompresser de la journée d’étude. Faut dire que c’était une des premières fois de l’année que j’allais dans un bar branché ici. On a plutôt coutume de faire l’apéro dans notre « appart » à Carouge. » explique le Bas-Valaisan. La soirée se déroule plutôt tranquillement pour les trois compères. Alors que ses amis décident de s’en aller pour retourner étudier, Mésange, lui, préfère boire une dernière bière. Il s’approche du barman et quémande dans un français approximatif: « Chef, tu me mets la petite sœur steuplait. » Le serveur est interloqué. Énervé par ce qu’il croit avoir entendu, il laisse une seconde chance à notre malheureux du jour en lui demandant de répéter. L’étudiant s’exécute en formulant de la même manière que lors de la première requête. Le barman sort alors précipitamment de son box, fonce sur Mésange et le roue de coup en hurlant « Tu touches pas à ma soeur enc***, tu touches pas à ma soeur. »

Après quelques minutes houleuses, le Valaisan se fait sortir du bar manu-militari non sans repartir avec un bel œil au beurre noir. C’est en racontant sa mésaventure à ses colocataires, qu’il se rend compte de sa bourde. « J’ai tellement l’habitude de commander des Blonde en Valais que je ne me suis pas rappelé que j’étais en territoire genevois. Chez nous, quand tu dis « chef, tu me mets la petite sœur », y a pas de doute possible, le serveur te sert subitement la même bouteille que la précédante » conclue Mésange, qui hésite encore à contacter la LICRA pour faire part de la discrimination que subissent parfois les Valaisans dans le canton de Genève.

Alaska Rappaz

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[Alcool au volant] Tolérance zéro pour les conducteurs de Subaru !

Parmi les nouvelles mesures décidées par le gouvernement cantonal, certaines risquent de faire grincer des dents, à l’image de la nouvelle restriction concernant l’alcool au volant. Outre le durcissement généralisé de la loi en cas du dépassement du 0.5 ‰, certaines classes de la population seront plus lourdement touchées. On le savait, les jeunes conducteurs (les trois premières années de permis) sont les personnes les plus discriminées par la loi car le nombre d’accidents concernant cette frange de la population a sans cesse augmenté.

Désormais, les conducteurs de Subaru seront également classés comme conducteurs à risque et la tolérance en matière d’alcoolémie au volant leur sera peu favorable. Fini la petite bière après le boulot avant de rentrer à la maison. En cas de contrôle, l’alcootest devra indiquer un taux de 0.00 ‰, sous peine d’amende pour les petites infractions voir de retrait de permis si le taux dépasse les 0.5 ‰. Une mesure controversée mais obligatoire selon Chan-Narry Tornay, responsable communication et chef de l’apéritif de la police cantonale : « Les statistiques le prouvent, les Sub’ (NDLR: Subaru) font beaucoup plus d’accidents que les autres bagnoles. »

Pour les automobilistes et une partie de la population, la guerre est déclarée. De nombreux internautes ont fait part de leur mécontentement suite à la discrimination envers un symbole aussi culte en Valais. L’association faîtière des utilisateurs de Subaru Imprezza (l’AFUSI) est déjà montée au front en menaçant d’organiser une manifestation gigantesque dans la capitale valaisanne. De nôtre côté, l’Alcazar se mobilise également pour défendre les utilisateurs de Subaru. Nous avons lancé une pétition tout à l’heure que vous pouvez trouver ci-dessous :

http://www.activism.com/fr_CH/petition/non-la-nouvelle-loi-discriminatoire-envers-les-utilisateurs-de-subaru/195357

Plectrude Pellouchoud