Archives mensuelles : mai 2016

5959103259_12cca06403_b

[Blitzingen] Les femmes pourront voter pour la première fois lors de la votation du 5 juin

Blitzingen –  Quelle excellente nouvelle pour les 19 femmes de la commune de Blitzingen. Ces dernières seront enfin autorisées à voter tant au niveau fédéral, cantonal que communal. Bien que le droit de vote des femmes en Suisse a été adopté définitivement en 1971 (à l’exception des deux cantons d’Appenzell), la commune de Blitzingen ne l’avait toujours pas validé suite à un oubli du postier. La population, généralement peu instruite, n’avait jamais émis la moindre volonté de changement.

2013 : année du changement

Mais en 2013 les choses ont littéralement changé pour le village comptant 76 âmes. En effet, l’arrivé du premier ordinateur en octobre de ladite année a rendu la commune plus ouverte vers le monde. Grâce à la performante technologie de Windows 95, les habitants ont pu s’instruire d’une manière différente. Il leur suffit de réserver préalablement en fonction des disponibilités (24h avant) et l’utilisation de l’ordinateur leur est offerte gratuitement. Grâce à ce PC, un habitant sachant lire a pu découvrir l’existence du suffrage féminin dans le reste de la Suisse. Choqué dans un premier temps, il passe ensuite par le stade réflexion. Et seulement quelques jours après, il propose au conseil communal de changer la loi afin de permettre aux femmes de voter selon la législation helvétique. Après deux ans et demi de débats, la motion a enfin été accepté non sans faire grincer des dents. A l’image d’Helmuth Aufdenblatten qui n’hésite pas à affirmer : « Maintenant on donne le droit de vote aux femmes et ensuite ça sera quoi ? On autorise les rizoules à entrer dans nos magasins ou nos restaurants ? Vous êtes siphoné du galetas (NDLR: traduit approximativement du dialecte haut valaisan) ou quoi ? »

Les 19 personnes de sexe féminin de la commune haut-valaisanne de Blintzingen pourront donc voter pour la première fois de leur vie le 5 juin. Malgré la tension régnante dans le village, les rumeurs suggèrent que la majorité des femmes se déplaceront dans les bureaux de vote. Une nouvelle qui redonnera sans doute foi en l’humanité pour de nombreux humanistes.

escorté de Blintzingen, Isidore Supersaxo

Capture-dcran-2016-05-25--11.16.03-ConvertImage

[Scoop] Un journaliste du Nouvelliste avoue ne pas avoir interviewé un membre de sa famille ou un ami pour un article

Sion – Une scène peu banale s’est déroulée dans les coulisses du Nouvelliste en ce début de semaine. En effet, suite à la séance de rédaction et une défaite au jeu de la courte paille, le journaliste Ignace Héritier se voit contraint de rédiger un article sur la prolifération des tiques en milieu urbain et d’en trouver des victimes.

Comme à son habitude, le jeune homme entame ses recherches au sein des membres de sa famille et de ses amis pour savoir si quelqu’un s’y connait dans le domaine ou en a été victime mais que nenni !

Fort de son expérience et pugnace, Ignace entame donc une recherche en postant sur son profil Facebook, riche de 1266 amis, ce message :  » Bonjour mes amis, je cherche quelqu’un qui a été victime d’une morsure de tiques dans une ville valaisanne ou qui s’y connait dans le domaine. » Les heures passent et aucune notification sérieuse ne vient aider l’expérimenté journaliste. Un vent de panique s’empare soudainement de l’investigateur. En effet, la dernière fois qu’il a dû contacter des gens qu’il ne connaissait pas était lors de son mémoire universitaire.

L’homme finit par se lancer. Après une multitude de coups de téléphones, le journaliste arrive à ses fins. En effet, il réussit à contacter plusieurs victimes et plusieurs connaisseurs sur le thème des tiques sans qu’aucun ne soit préalablement un membre de sa famille ou un ami ! Un exploit ! De quoi se pavaner et faire le beau au sein de la rédaction du Nouvelliste. En guise de félicitation il se verra par la même occasion immunisé durant 3 mois au jeu de la courte paille pour décider de qui doit traiter du sujet que personne ne veut.

Innocent Dubuis, perdant à la courte paille

3495556849_d2f82c42ff_o

[Insolite] Il est bouté hors des frontières cantonales pour avoir dit « Au Valais »

Dylan, un Vaudois de 28 ans, a connu une mésaventure mémorable le week-end dernier. De passage en Valais pour « prendre le soleil », le jeune homme s’est vu contraint d’avorter précipitamment son séjour. En cause, une erreur linguistique.

« Ah, quel bonheur de voir ce ciel ensoleillé, j’ai vraiment bien fait de venir au Valais ». Cette phrase, d’apparence anodine, a bouleversé la journée de Dylan. Alors confortablement installé avec des amis sur une terrasse de la place du midi à Sion, il est interpellé par la table voisine à la suite de son énoncé. « On est où ici ? ». Et le malheureux de répondre « Au Valais ». Quelques secondes plus tard, le jeune Vaudois se retrouve sur la banquette d’une Subaru qui le reconduit directement à la frontière vaudoise. Interrogés par nos soins, les ravisseurs impromptus s’expliquent. « On lui a laissé une seconde chance. Il l’a manquée. C’est donc retour fissa en Vaudoisie. S’agirait quand même de retenir une bonne fois pour toutes qu’on dit en Valais. C’est pas monstre compliqué » s’insurgent d’une seule voix les compères.

Un précédent similaire

Le cas de Dylan n’est pas sans rappeler celui de son compatriote, Guillaume G. en avril dernier. Dans sa résidence secondaire de Veysonnaz, ce dernier avait organisé une raclette avec quelques saisonniers. S’agissant en réalité d’une raclonette et non d’une raclette, ses invités avaient appelé Air-Glaciers pour que leur hôte soit directement héliporté à son domicile vaudois.

Caliméro Fournier

photo678092744273536958

[Fait divers] Un Hérensard de 19 ans met fin à sa grève de la faim suite à la réhabilitation de l’ancien design des Blonde 25.

Au mois de septembre dernier, la brasserie valaisanne dévoilait au grand public le nouveau logo des Blonde 25. Soucieuse de donner une image plus moderne et plus rafraichissante, l’entreprise a donc élaboré une nouvelle étiquette pour la bière fétiche des Valaisans.

S’attendant à un franc succès, les initiateurs ont été les premiers surpris du résultat. En effet, le peuple valaisan n’a pas du tout adopté ce changement. Selon certaines sources, les ventes auraient chuté de plus de 50%, et les caisses estampillées de l’ancien logo se négocieraient à des prix 3 fois plus élevés que le prix du marché. Divers comités et privés se sont insurgés, et après un vote sur internet, ont réussi à convaincre la brasserie de faire marche arrière. La mobilisation de ces derniers et des réseaux sociaux a eu raison de la nouvelle étiquette, et l’ancienne enseigne a officiellement été réhabilitée hier.

Toutefois, cette lutte avait pris un tournant beaucoup plus radical, et s’est heureusement achevée sans conséquence grave. Nous avons appris grâce à notre informateur dans le Val d’Hérens, « Mio Beytrison », que le combat s’était durci dans la vallée. « Mio Beytrison » nous avait rapporté qu’un jeune de la vallée, ayant épuisé son stock d’anciennes Blonde 25 avait commencé une grève de la faim. Ce résistant, dont nous nous devons de taire le nom et la commune, aurait affirmé qu’il continuerait la grève jusqu’à ce qu’il puisse de nouveau acheter les vraies Blonde. Heureusement, hier l’annonce faite par la brasserie a mis fin au calvaire de 46 jours du jeune homme qui va recommencer à s’alimenter progressivement. Pendant sa grève, il ne s’accordait qu’une bouteille de blanc et quelques morceaux de viande séchée par jour.

Toute l’équipe de l’Alcazar espère qu’il se rétablira très vite et surtout qu’il pourra reprendre une consommation normale de Blonde 25 rapidement.

Germain Bornet

26389913485_8ed94cbee7_k

[Sion] Sorti d’un coma de dix ans, il fait une attaque en découvrant la disparition de City Disc

SION – La vie est parfois mystérieuse et pleine de rebondissement. C’est sans doute ce que doit se dire la famille de José-Maria Santos De Nascimento. Ce Sédunois de 34 ans était plongé dans un coma artificiel depuis février 2006. Victime d’un grave accident de la route, ses chances de survie étaient maigres. Cependant, sa famille, croyante dans l’âme, n’a jamais voulu débrancher les machines. Bien leur en a pris car plus de dix après le tragique accident, sans crier gare, le malheureux est revenu dans un état de conscience. Bien que marqué par de nombreuses séquelles, il était néanmoins capable de discernement et pouvait dialoguer sans difficulté particulière.

Après avoir subi quelques tests de précaution, il quitte l’hôpital, non sans un traitement médical conséquent. Fan de musique, José-Maria a immédiatement voulu écouter les nouvelles mélodies de son chanteur préféré Willy Denzey. Il prend naturellement la direction de l’Avenue de la Gare pour retrouver l’un de ses magasins fétiches : City Disc. Surprises et sueurs froides, le trentenaire découvre que l’enseigne musical ne se trouve plus là. Les quelques secondes de paniques font place à de la réflexion. Victime de son succès, la succursale aura sans doute dû emménager dans des locaux plus spacieux, pense naturellement José Maria. Il prend son courage à deux mains et entre dans le bureau immobilier qui a remplacé City Disc dans le but de mieux comprendre. C’est Kimberley Quinodoz, employée de l’office, qui reçoit notre ex-malade. Prise dans un fou-rire sans fin croyant à un canular, la jeune vendeuse met plusieurs minutes avant de réussir à expliquer que l’enseigne a disparu depuis de nombreuses années, faute de technologies composées de MP3 et de téléchargements illégaux ayant exacerbés rapidement la disparition des disques. Abattu d’apprendre cette violente nouvelle, l’homme ayant passé dix ans de sa vie dans le coma, est pris d’un malaise et s’écroule brutalement par terre.

Seulement un jour après qu’il a quitté l’Hôpital de Sion, José-Maria est contraint d’y retourner, transporté en ambulance. Selon les médecins qui l’ont pris en charge rapidement, les probabilités qu’il reprenne conscience plus rapidement que lors de sa précédente visite à l’hôpital sont assez fortes. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Brucelee Délitroz

Jill111

Douze blessés après de violentes altercations au Jardin des Vins : il servait du vin vaudois

SION – De tristes scènes d’émeutes urbaines se sont produites samedi en fin d’après midi aux Iles à Sion. Ce qui devait être une journée placée sous le signe de la fête en ce samedi ensoleillé a viré au semi-drame.

Il était environ 15h40 quand « l’Amical des Hommes de Granois », a commencé à s’en prendre violemment aux tenanciers du stand « Cave Nirici ». La raison ? Les gérants avaient discrètement servis du chasselas de Saint-Saphorin (NDLR: « vin » vaudois) en lieu et place du traditionnel fendant. C’est grâce à l’œil avisé de Gaston Héritier (NDLR: fils à Jacky le boulanger) que le groupe de Saviésans a découvert la tromperie. Choqué d’avoir dû ingurgiter plusieurs bouteilles d’un vin étranger, l’Amical commence à hausser le ton avec le patron. Les noms d’oiseaux fusent. Le coup de grâce est porté lorsque « Pantoufle » Zuchuat remarque le patronyme à consonance contheysanne du gérant comme il nous le confirme : « J’étais resté très calme, j’avais laissé les copains qui s’excitaient avec ces margoulins pendant que je nettoyais ma bouche avec la fiole de goutte au grand-père. Mais quand je suis revenu et que j’ai remarqué que machin s’appelait Lucien Germanier, j’ai pas hésité à lui foutre une dans le porte-moque. » Pantoufle poursuit son récit en usant pléthores insultes et gestes ostentatoires que nous préférons censurer par respect pour les personnes les plus sensibles.

En quelques minutes le stand est démonté et les coups pleuvent dans tout les sens. Le personnel de la cave, épaulé par des amis présents sur place, réplique à coup de bouteilles de St-Saphorin. Le bilan de la bagarre est lourd : 12 blessés, éclaboussés par du vin vaudois et victimes d’une réaction allergique, ont dû être hospitalisés. Les organisateurs du Jardin des Vins déplorent et condamnent ces incidents dans un communiqué diffusé ce matin. Ils promettent que l’année prochaine la sécurité sera renforcée. La rédaction de l’Alcazar partage également ce point de vue et regrette qu’il devienne de plus en plus difficile de s’enivrer gaillardement sans risquer de s’en prendre une derrière le cotzon.

Ouiyam Remondeulaz

train-267266_640

[Défis 26 cantons en une journée] des Valaisans ratent le coche en tombant dans l’embuscade du buffet de la Gare

Comme on a pu l’apprendre dans divers médias suisses ce matin, le record du Swiss Train Challenge a été battu par 6 scouts originaires de Nyon. Ce défi consiste à poser le pied dans les 26 cantons suisses le plus rapidement possible avec comme moyen de locomotion le train. Avec un temps de 18h31, ils ont détrôné le tenant du titre, Nicolas Rossé, journaliste à la RTS, qui avait lui effectué le trajet en 19h46.

Une équipe valaisanne constituée de cinq étudiants était aussi en lice pour battre cet incroyable record. En effet, l’équipe s’était donné rendez-vous à la gare de Sion à 5h00 précise du matin, dans le but de prendre le train de 5h31 direction Lausanne. C’est donc à 5h15 que Michel, Louis, Bastien, Arthur et Jean-Christophe se rejoignent sous l’horloge, en débattant sur le retard de certains qui ne peut être toléré dans ce genre de challenge.

Au moment de s’en aller vers le quai, Bastien, véritable leader de l’équipe aperçoit un peu de lumière au buffet de la gare et propose à ses très fatigués partenaires d’y aller rapidement pour un café afin d’être plus réveillé lors de ce long périple. Les compères s’assoient donc joyeusement autour d’une des tables de ce sympathique buffet de la gare récemment rénové et commandent cinq cafés. Le très silencieux mais non moins pertinent, Michel, d’un grognement explique à ses collègues qu’il est contre nature de boire un café sans goutte. Les quatre autres larrons ne peuvent qu’acquiescer et commandent donc cinq cafés gouttes. Dès le moment où leurs lèvres touchèrent les tasses, le récit devint très confus, et il nous est impossible de le relater. Cependant, selon la gérance que notre très consciencieux stagiaire non payé Paul-Loup a pu contacter, les cinq aventuriers ont dû être expulsés manu militari par la police du bar sur le coup des 23h34. Ces derniers refusaient de quitter les lieux et devenaient agressifs car la serveuse refusait de les servir.

Ce sont donc toutes les ambitions valaisannes de gagner ce défi qui se sont envolées. Toutefois, il faut relativiser. Certes le buffet de la gare est un gros obstacle à franchir, mais d’autres facteurs comme le mal du pays auraient entravé la course des valaisans.

Lot de consolation, l’équipe du Swiss Train Challenge a réussi, selon Jacky Solioz, pilier historique du buffet de la gare, à battre le record de temps passé dans le buffet de la gare sans en sortir.

L’Alcazar les félicite donc pour leur performance, à savoir passer 18h19 dans ce bar. Ce record semblait beaucoup plus accessible et adapté pour cinq braves étudiants valaisans.

Germain Bornet