Archives mensuelles : avril 2016

Une belle d'Hérens

[Combat de reines] « Vas-y je vais toutes les défoncer » par Bijou, gagnante de l’édition 2015

Bijou, lauréate 2015 de la prestigieuse finale cantonale du combat de reines, s’est fendue d’un discours tranchant à quelques jours de la compétition. En primeur, voici une sélection non exhaustive des extraits les plus virulents de sa conférence de presse.

« Franchement j’vais toutes les fumer. Pas moyen, j’vais leur niquer leur race d’Hérens. Quand elles auront ma corne entre les deux yeux, vie de ma mère, elles vont plus faire les malignes. Mon bâtard de coach (Ndlr : Gontran Udriot, propriétaire de bijou) m’a bien préparée. Pour la finale, j’te jure, les autres vont capter qui c’est la patronne ».

D’emblée, le ton est donné. Celle qui l’année passée s’était illustrée en arrivant en « Survette Tachini », compte bien conserver son titre. À n’importe quel prix. « D’habitude je prends que du shit (Ndlr : résine de cannabis) mais s’il faut que je me tire une ligne avant de me battre, je le ferai frère».

Bijou a ensuite longuement discouru sur sa suprématie « dans le game » avant de perdre patience face à notre journaliste qui l’aurait « regardé de travers ». « Putain tu m’as grave soûlé là, dégage avant que je te marave la gueule » a-t-elle beuglé à l’encontre du malheureux qui, tétanisé, s’est empressé de quitter la salle de presse.

Caliméro Fournier

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[Sion] Le parcomètre du parking du Scex cambriolé : plus de 400’000 francs dérobés

Ce jeudi 28 avril aura été une journée faste pour les cambrioleurs. En effet, l’info a été relayée par les plus grands médias français, la boutique Chanel de l’avenue Montaigne a été cambriolée à l’aide d’une voiture bélier. Selon certaines sources le butin dérobé s’élèverait à 360’000 euros.

Cependant, des truands ont égalé cette performance audacieuse et fastidieuse, en Valais en ce début de matinée. Même si l’entreprise n’était pas autant risquée, elle demeure beaucoup plus imaginative. En effet, une voiture s’est écrasée contre la caisse du parking du Scex à Sion en milieu de matinée. Cela a permis aux cambrioleurs de dérober plus de 400’000 francs.

La police valaisanne n’a pas souhaité donner d’informations sur le casse. Toutefois, nous avons pu apprendre de source sûre que la caisse avait été vidée la veille, et qu’elle ne contenait que la recette du matin.

La ville de Sion déplore le braquage de sa principale source de revenu et a déjà annoncé que les mesures de sécurité autour de la caisse du parking seront renforcées, notamment avec l’embauche de plusieurs vigiles armés.

Germain Bornet

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[Patrouille des glaciers] Lutte acharnée pour être les premiers derrière Pippa Middleton

VERBIER – En exclusivité, L’Alcazar a pu rencontrer la patrouille 63 composée de Laurent Dubuis, Yves Blanc et Jordi Alphand. Leur particularité est d’avoir disputé une course dans la course pour finalement se classer à la 185ème place en 14 heures 54 minutes et 5 secondes, soit une place derrière Pippa. Ils avouent que finir « 1er derrière Pippa » était un détail. Le principal étant de passer le plus de temps possible derrière la cordée britannique. Mais, ils n’étaient pas les seuls à s’être entrainé pour ça.

« On a travaillé dur pour remplir cette objectif. » avoue Laurent encore les yeux pétillants après les nombreuses émotions vécues. Jordi avoue que la différence s’est faite dans la cohésion d’équipe : « ça a joué des coudes dès le départ. Certaines équipes se battaient en interne pour être premier de sa cordée alors que mes coéquipiers avaient tous l’oeil rivé sur le même objectif. » Yves se confie sur les détails de ce succès : « Durant la nuit la qualité de ma lampe frontale  a été décisive. Je ne regrette pas d’y avoir laissé la moitié de mon budget équipement dans une Petzel X460, le must, du must. »

Encore tout sourire les joyeux lurons avouent déjà être à la recherche d’un prochain défi pour la prochaine patrouille des glaciers et nous leur donnons déjà rendez-vous en 2018. L’Alcazar tient également à féliciter toutes les autres patrouilles certainement toutes aidées, guidées et protégées par une nouvelle étoile au-dessus du ciel valaisan.

Innocent Dubuis

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[Saxon] Il reçoit un e-mail lui promettant de devenir millionnaire s’il clique sur le lien : tout était faux !

Drôle de mésaventure qu’a vécu un Valaisan de 59 ans la semaine dernière. Celui qu’on nommera Jean-Blaise* n’en revient toujours pas. Toujours sous le choc, ce dernier a voulu témoigner en guise de prévention afin que d’autres personnes ne tombent pas dans le panneau.

Il était persuadé d’être millionnaire, il avait déjà convié tous ses amis et leur avait promis un bel apéro mais il n’en fut rien. Jean-Blaise* a subi ce qu’on appelle désormais un « ascenseur émotionnel ». S’il était certain d’avoir empocher plusieurs millions, c’est que quelques jours auparavant, il recevait un e-mail lui promettant de devenir millionnaire en cliquant sur un simple lien. Le sang de ce Valaisan ne fit qu’un tour lorsqu’il découvrit ledit message comme il nous l’explique : « Comme tous les jours, je consulte ma boîte mail sur ma tablette après avoir lu la page des morts du Nouvelliste. Et là, je vois un nouveau message avec comme titre « Vous venez de devenir millionnaire ». Mon cœur commence à battre, je décide naturellement d’ouvrir l’e-mail et après une lecture rapide, je constate qu’effectivement, je suis l’heureux vainqueur d’un concours et qu’il me suffit alors de cliquer sur le lien pour valider mon gain ». Se doutant de rien, Jean-Blaise* clique et jubile. Il appelle alors immédiatement sa conjointe pour lui annoncer qu’il désire la quitter, puis dans un flot continue, il envoie un SMS à son patron pour lui dire ses quatre vérités en l’invectivant.

Comble de malchance, tout était faux. Non seulement en cliquant sur le prétendu lien on ne pouvait guère devenir millionnaire, mais en plus, le lien contenait un virus de type « cheval de troie ». Le Saxonin tombe des nues. En quelques heures, il est passé de l’homme le plus heureux du monde à un chômeur célibataire. Entre deux sanglots, il nous confie « J’avais déjà rencontré une blonde, 25 ans, originaire d’Ukraine. Je tremble rien qu’à penser aux frais d’annulation que je devrais débourser. Comment vais-je faire ? »  L’entretien se conclut là. En effet, Jean-Blaise* s’évanouira en découvrant une vieille enveloppe jamais ouverte et rédigée par sa mère. Dedans, une feuille avec quelques phrases griffonnées à peine lisible, rédigé sous forme d’excuse. Le tout accompagné d’un acte de naissance original émanant de la commune de Gland. Pris de panique, nous décidons de quitter les lieux immédiatement non sans alerter les secours.

*prénom d’emprunt

Yaulo Bovier

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[Insolite] De visite en Valais, un Neuchâtelois réalise que le ciel aurait en fait une couleur bleue

Il voit rouge quand il voit bleu. Un jeune Neuchâtelois d’une vingtaine d’années a fait une découverte pour le moins déstabilisante. Alors en déplacement dans la ville de Sion, ce dernier a été pris de stupeur en constatant l’étendue bleutée – et non grisâtre – au-dessus de sa tête. Témoignage.

« Je… Mais… je… Bleu !? ». Fébrile, Bayron Jeannet peine à tenir un discours cohérent. Après avoir ingéré une demi-douzaine de Bêtabloquants, il reprend ses esprits. « C’est comme s’il avait la même couleur que le lac de Neuchâtel » parvient-il à bredouiller avant d’ajouter : « Mais il est où le vrai ciel, le gris ? ». Visiblement troublé, le jeune ingénu est resté plus de 45 longues minutes à fixer obstinément les cieux. « Le bleu, c’est déjà assez étrange. Mais où diable se cachent donc vos nuages ? » se questionne-t-il l’air hagard, avant de tourner les talons pour ne plus jamais revenir.

Nous retrouvons Bayron Jeannet, quelques jours plus tard, cette fois-ci dans sa ville natale. Installé avec ses amis au « Bordu » (Ndlr : bord du lac), il se remémore : « J’ai levé les yeux au ciel et j’ai eu cette farouche impression d’y voir du bleu. Avec le recul, je me rends compte que j’avais probablement dû un peu trop forcer à l’apéro sur la bleue (Ndlr : L’Absynthe) ». Malgré « un léger doute », le jeune homme préfère se référer à ses profondes convictions. « Le ciel est gris, j’en suis presque sûr. En même temps j’ai vu tellement de choses étranges en Valais. Il y avait des gens qui portaient des sortes de pantalons sauf qu’ils s’arrêtaient au niveau des genoux » raconte-t-il hilare, devant ses amis. Et de conclure, avec philosophie, « Au moins, le ciel gris ne me donne pas une peur bleue ».

Caliméro Fournier

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[Ayent] Grosse explosion dans le village, les habitants n’avaient rien entendu

AYENT- Gros moment de panique pour la commune hérensarde hier matin. Une forte déflagration a été ressentie à de nombreux kilomètres à la ronde. Il s’agissait en fait d’une fuite de gaz dans un ancien atelier de ferblanterie. Plus de peur que de mal donc puisque personne ne se trouvait à proximité de l’explosion. Les dégâts ne sont que matériels. Mais ce qui peut choquer, c’est que malgré l’impressionnant bruit, l’alerte n’a été donnée que deux heures après la détonation. En effet, un habitant passant par là a senti une odeur suspecte ainsi qu’un dégagement de fumée important émanant de l’ancien atelier. Les pompiers de la région ont rapidement pu maitriser le feu et sécuriser la zone.

Surpris par le fait que l’explosion a été ressentie jusque dans les bureaux de l’Alcazar à Sion faisant même sursauter son directeur général lors sa partie de fléchettes, nous avons décidé de mener l’enquête. Ni une ni deux, Paul-Loup, notre stagiaire non rémunéré, enfourche sa mobylette Solex et s’en va à la conquête de la Rive Droite. A la suite d’une malheureuse panne, Paul-Loup est contraint de se mettre au repos forcé à la hauteur du village de Grimisuat. Professionnel dans l’âme, l’apprenti journaliste décide d’aller sonder la population locale pour en savoir plus. Arrivé au Café de la Place, il s’assied au comptoir et questionne Placide Mabillard, un septuagénaire ayant élu domicile dans le bistrot depuis l’an 2000. Accoudé au bar en buvant son ballon de Gamay, il nous explique :« Tu sais, les saukans (NDRL: sobriquet désignant les habitants d’Ayent) ils sont tous sourds muets alors faut pas chercher plus loin. » Il pouffe de rire et ajoute « Non je plaisante, t’en as quand même quelques uns qui savent parler, mais ils sont minoritaires dans le village ».

Pantagruel Vouillamoz

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[Sport] Le lycée collège des Creusets élu meilleur centre de formation de baby-foot de Suisse.

Les championnats suisses de baby-foot viennent de se terminer et une fois de plus les Valaisans se sont imposés en maître. Cette domination n’est pas anodine, les clés du succès valaisan passent par une formation inégalable. En effet, le canton possède le meilleur centre de formation du pays.

C’est le lycée collège des Creusets qui avec ces cinq tables est le meilleur formateur de joueurs du pays. Cet établissement qui accessoirement prépare les étudiants à la maturité gymnasiale s’est équipé des meilleures infrastructures possibles pour l’entraînement de ses joueurs. Outre les cinq tables de marque « Garlando », le collège a mis à disposition des joueurs une salle de fitness pour qu’ils puissent se muscler. Cerise sur le gâteau, les jeunes talents peuvent loger dans leur centre d’entraînement, à savoir le foyer des Creusets.

Le lycée est devenu au fil des années une véritable institution de ce sport. Sa renommée et son importance ont même vu naître l’apparition de nouvelles règles qui risquent bientôt d’être reconnues au niveau international. La différence entre le règlement officiel et le règlement des Creusets concerne principalement les gamelles. Une gamelle est un tir qui entre dans le but mais qui grâce à sa puissance en ressort. Dans les règles internationales, une gamelle compte comme un but. Cependant aux Creusets, lorsqu’elle est faite avec les attaquants elle compte -1 pour les adversaires, -2 avec les défenseurs, et -4 avec le gardien. De plus au lycée collège des Creusets les buts des milieux de terrain ne comptent pas.

Voici le récit d’une journée type d’un jeune sportif :

« Pour les joueurs les plus prometteurs qui résident dans le centre, la journée commence à 6h du matin. Après un bref déjeuner, les premières parties sont lancées afin de se préparer pour une journée intense. Puis, à 8h une séance de repos commence, elle dure jusqu’à 9h30. De 9h30 à 9h50, de nouveaux matchs ont lieu. Ce court laps de temps permet aux joueurs de seconde zone de venir affronter les maîtres des tables.

Le véritable point fort de la journée reste le temps de midi où tous les joueurs se réunissent pour des matchs sans relâche qui durent plus d’une heure et demi. Pendant cette période, le droit de jouer est cher. En effet, le temps d’attente pour affronter les maîtres d’une des cinq table est de 30 minutes. Ceux qui arrivent à détrôner les maîtres d’une table en le battant et donc en prenant leur place sont rares. Les maîtres, ces joueurs de qualité sont généralement des internes qui sont en 7 ou 8ème année de collège donc avec une grande expérience.

Vers 16h30, les joueurs de première et deuxième années peuvent bénéficier d’un cours donné par les internes. La leçon vise à apprendre des coups spéciaux comme le snake shot, le tiré-long, le 45 degré, ou encore l’aller-retour. C’est le moment où le repérage se fait. Les recruteurs essaient de voir les jeunes talents qui pourraient associer agilité et force.

La journée se termine avec un dernier entrainement pour les internes. »

C’est grâce à cette rigueur et ces infrastructures hors-norme que le Valais peut se vanter d’être indétrônable dans le sport qui lui convient le mieux, à savoir une discipline qui associe bistrot et foot.

Germain Bornet