Archives mensuelles : décembre 2015

[CFF] Un homme surpris en train de lire le magazine gratuit Via

Parole de contrôleur, on avait jamais vu ça depuis fort longtemps. Un homme d’une trentaine d’années a été surpris tôt hier matin dans l’interrégional reliant Brigue à Genève alors qu’il lisait le magazine Via que les CFF publie 10 fois par an.

Ce taxidermiste valaisan se rendait de son domicile sédunois à son lieu de travail de Bex comme tous les jours lorsqu’il a été surpris en pleine lecture. Hans-Rudolf, le « chefzug » de ce convoi, raconte : « J’étais en train de contrôler les titres de transport de la 2ème classe quand je suis tombé nez-à-nez avec cet homme qui feuilletait notre magazine présent dans les trains. »  Il crut d’abord à une nouvelle plaisanterie de son collègue, connu pour être un sacré farceur, mais que nenni. Robert, ce trentenaire pendulaire, n’est ni employé de l’ex-régie fédérale, ni un plaisantin. Il nous avoue avoir le béguin pour la lecture, quelle qu’elle soit. « J’avais oublié mon livre de chevet sur la gastronomie moldave à la maison, et j’étais angoissé de faire 35 minutes de train sans pouvoir bouquiner. » nous a t-il confié. C’est la première fois qu’il s’aventurait sur le mensuel disponible dans la majorité des trains. S’il a apprécié les illustrations du journal il reste néanmoins perplexe quant à son contenu. Il faut dire que dès à présent, Robert est un des rares lecteurs répertorié de cette revue par les CFF. Ces derniers nous ont confirmé qu’ils leur étaient impossible de quantifier le nombre de personnes lisant « Via » régulièrement.

Hans-Rudolf, le contrôleur, a été terriblement marqué par cette découverte et incapable de poursuivre son travail convenablement. Son supérieur a pris la décision de le faire remplacer pour terminer son service des contrôles et lui a conseillé de rentrer chez lui afin qu’il se repose. Avant de rejoindre Morphée, il nous a tout de même relaté : «En général, les utilisateurs qui se servaient du journal, le faisaient plutôt pour sauver leurs maladresses en tentant d’éponger leur café qui venait de se renverser par exemple ou alors certains déchiraient un bout de page pour coller leur chewing-gum avant de le jeter dans la poubelle. J’ai même vu un type, une fois, l’utiliser pour se moucher. » En effet, l’illustré étant imprimé sur du papier doux, s’en servir pour en faire sortir les mucosités de son nez n’est pas si ridicule et néfaste qu’il puisse paraître.

Shakespeare Bochatay

 

 

 

[FC Sion] Steven Gerrard présent à Tourbillon

Profitant de l’intersaison du championnat américain de football, Steven Gerrard sera dans les tribunes du stade pour profiter de cette rencontre d’Europa Ligue entre le FC Sion et le Liverpool FC.

À vrai dire, Stevie G avait décidé depuis longtemps d’assister à cette ultime rencontre du groupe B de la Ligue Europa. En effet, ayant déjà eu écho de l’état de la pelouse de Tourbillon au mois de décembre, il pensait judicieux de pouvoir se rappeler de sa fameuse glissade d’avril 2014 face à Chelsea en assistant à d’autres glissades tout autant drôlatique. Néanmoins, la clémence du climat en ce début d’hiver, promet une rencontre qui se déroulera dans des conditions plus adéquates que ceux qui celles étaient promises.

Gerrard profitera de ces quelques jours en Valais pour visiter la région en famille. Afin de ne pas déranger la préparation de match de son ancien équipe il logera dans un hôtel de la capitale. Nous avons pu nous entretenir avec le directeur de cette hôtel sédunois, Monsieur Barthélémy Mudry :  « Nous mettrons les petits plats dans les grands pour accueillir comme il se doit Steven Gerrard. C’est un honneur pour notre établissement.» Il sera par ailleurs présent au bar Dugout cet après-midi avec les supporters anglais pour signer quelques autographes.

Rendez-vous donc jeudi dès 19h pour ce choc au sommet du groupe B et pour connaître l’avenir européen du FC Sion.

 

 

 

[Actualité] Il ne fait plus rien sans l’avis de Dick Marty

C’est l’histoire d’un jeune homme qui avait tout pour lui. Simon* est un jeune ingénieur, apprécié de ses collègues, et heureux en couple. La vie de ce bon vivant va basculer ce fameux jour où Dick Marty a classé la plainte contre Maurice Tornay.

Ces nouvelles ont tellement perturbé le jeune homme qu’il a remis en cause toute sa vision du monde et même sa propre existence. Suite à cette révélation, Dick Marty lui est apparu comme un messie, seul capable de résoudre l’impossible. Seule la voix de Dick Marty pouvait mettre Simon en confiance. C’est pourquoi après avoir soudoyé un stagiaire non rémunéré du tribunal fédéral, il a pu se procurer l’adresse mail de l’ancien procureur général du Tessin.

Il prend tout d’abord contact pour savoir ce que Dick Marty pense de son rôle dans la société où il travaille. Ne recevant pas de réponses dans l’heure, il décide de le relancer chaque quart d’heure et 2h38 plus tard, il reçoit enfin une réponse, qui confirme ses inquiétudes concernant son manque de considération au travail. Cela est un choc pour Simon, qui démissionne sans hésiter.

Les jours se succèdent mais pas autant rapidement que les courriels échangés. En effet, le jeune valaisan demande même conseil pour son habillement et le planning de sa journée. Parfois, les choix vestimentaires sont farfelus, l’homme politique lui demande de porter des vêtements féminins, ou encore de se déguiser en armailli. Même s’il ne comprend pas forcément ces choix, il s’exécute, car seul l’avis de Dick Marty compte. De plus, si la réponse n’est pas immédiate, il est paralysé par l’angoisse et ne peut rien faire. Simon en est arrivé à un point où l’avis de Dick Marty est même plus important que le sien.

Nous avons commencé à véritablement douter de l’identité du fameux messie, quand nous avons appris que ce dernier conseillait à son adorateur de déménager en Suisse alémanique. Une telle recommandation nous semblait trop absurde. Nous l’avons donc contacté, et à notre grand désarroi, il nous a affirmé très sereinement ne jamais avoir reçu le moindre mail. Après une longue investigation, nous avons découvert que le stagiaire s’était trompé d’une ligne lorsqu’il avait transmis l’adresse électronique. Le très angoissé jeune homme aurait donc communiqué pendant plus d’une semaine avec un joyeux plaisantin qui a pris un malin plaisir à le faire tourner en bourrique.

Concernant le pauvre ingénieur, nous étions obligés de prévenir les services psychiatriques d’un hôpital valaisan, pour qu’il le prenne en charge et lui annonce en douceur la supercherie. Nous lui souhaitons un bon rétablissement.

*prénom d’emprunt connu de la rédaction.

Casimir Vuissoz

 

 

 

 

 

 

[ Justice] Le soleil porte plainte contre Sierre pour diffamation

Voilà donc une plainte atypique qui a été déposée ce matin au ministère public du canton du Valais. Lassé par plusieurs années de souffrance, le soleil a décidé de s’attaquer à la ville de Sierre.

En effet, le soleil a pris l’initiative de poursuivre en justice, la ville de Sierre pour diffamation, en cause, l’utilisation d’images du soleil qui porteraient atteinte à l’honneur de ce dernier.

Sierre-coat_of_arms

L’interview esclusive 

En exclusivité nous avons pu recueillir au zénith une interview exclusive de la victime, « À vrai dire, dans un premier temps je voulais m’attaquer au HC Sierre, je me sens terriblement ridicule sur leur maillot, ma reproduction m’a terriblement vexé, mais ils ont plus un rond… Ensuite, j’ai compris qu’il était dans mon intérêt de m’attaquer tout d’abord à la ville de Sierre qui croit que je suis originaire de chez eux et qui me donne un sacré coup de vieux sur ses armoiries.  »

En cas de victoire de l’étoile devant les tribunaux, Sierre devra verser de forts dommages et intérêts et également changer totalement ses armoiries et ne pourra plus utiliser l’appellation « cité du soleil ».

HC_Sierre

Le soleil avait déjà porté plainte dans le passé 

Pour la petite histoire, la dernière plainte du soleil datait de 2002 après la sortie du tube   » j’ai demandé à la lune  » d’Indochine. Débouté par la cour européenne des droits de l’homme, le soleil avait obtenu raison au tribunal intergalactique d’Andromède. La sanction avait été rude pour tous les astronautes qui durent supprimer le tube d’Indochine de leur playlist.

Innocent Dubuis

[Santé] Plus de 30% des Valaisans seraient atteints d’apéirophobie

Tôt ce matin, les autorités cantonales ont annoncé après une nouvelle étude que plus de 30% des Valaisans souffriraient d’apéirophobie. La divulgation de ce chiffre par l’office cantonal de la santé est une surprise pour une grande partie du peuple valaisan. Toutefois, des rumeurs sur la présence très importante de cette pathologie circulaient, mais personne ne voulait vraiment y croire. Le même office cantonal de la santé, qui très inquiet du nombre croissant de sujets, nous a procuré plusieurs informations confidentielles sur ce fléau qui s’abat sur le Valais depuis la nuit des temps.

Tout d’abord, nous tenons quand même à préciser, pour nos lecteurs les moins avertis, que l’apéirophobie n’est pas comme son nom l’indique la peur de l’apéro. L’existence de cette phobie de l’apéro n’a jamais été avérée en Valais, même si certaines rumeurs font état de quelques cas dans la vallée de Saas.

L’apéirophobie est la peur de l’infini. Les symptômes principaux pour les Valaisans sont de forts maux de tête ou de ventre en fonction des personnes, mais principalement une forte baisse de moral subite, voir une dépression instantanée.

Cette pathologie, toujours selon l’office cantonal de la santé, se déclarerait principalement sur l’autoroute, après le tunnel de Saint-Maurice en direction de Lausanne, lorsque la personne atteinte de cette phobie apercevrait l’horizon.

Il a aussi annoncé une corrélation entre le pourcentage de sujets malades et la commune d’origine. En effet, plus le Rhône s’éloigne de sa source plus ce taux de personnes souffrantes serait faible.

Certaines communes, notamment des vallées latérales ont prévu de sensibiliser leurs citoyens sur le danger de quitter leurs vallées, tellement l’apéirophobie est présente et intense. En effet, la simple vue d’une potentielle ligne d’horizon, même dans la vallée du Rhône pourrait provoquer une crise de panique intense pouvant mener à une paralysie nerveuse.

Le dernier point soulevé par cet organe sanitaire est la transmission de cette peur. L’apéirophobie ne serait pas contagieuse, mais inscrite dans les gènes valaisans. C’est à Genève que les cas les plus intéressants ont pu être observés. Il n’est pas rare que des cas d’apéirophobie soient déclarés chez des Valaisans de troisième ou quatrième génération vivant dans la cité de Calvin. Même si ceux-ci ont renié tout lien avec leurs origines, par exemple en affichant leur soutien au Servette FC, il se peut qu’à l’aube de la trentaine, l’apéirophobie se déclare sans prévenir.  Ces derniers doivent donc rentrer sur la terre de leurs ancêtres et vivre une nouvelle vie. Pour les plus téméraires refusant l’appel de la patrie, il ne leur reste plus qu’à se terrer dans les troquets du vieux Carouge en noyant leur langueur chronique dans l’alcool. Dès lors, leur champ de vision ne dépassera pas deux mètres.

Finalement, les autorités compétentes concluent sur le fait qu’il ne faut pas céder à la panique, que nos ancêtres vivaient déjà très bien avec ce léger handicap, et qu’il fait maintenant partie de l’histoire du peuple valaisan.

Germain Bornet

[Étranger] Les CFF vous souhaitent une excellente année 2014 et s’excusent pour ce retard

Le dicton nous le rappelle bien assez : mieux vaut tard que jamais. C’est avec ces mots que l’ex-régie fédérale a présenté ses meilleures vœux pour l’année 2014.  Et oui, vous avez bien lu : 2014.

Il ne s’agit pas d’une erreur, mais bien d’un oubli. Un oubli datant de presque deux ans. Les traditionnels messages de vœux en début d’année sont monnaie courante dans les entreprises. Les CFF en sont coutumiers du fait en présentant dès les premiers jours de janvier un message sympathique à l’intention de leurs usagers. Cependant, lors du passage à l’an 2014, ce message a tout simplement été oublié. C’est le stagiaire non rémunéré de l’agence de Bumpliz qui a remarqué ceci en naviguant sur le site internet des chemins de fer fédéraux. Il n’a pas manqué d’aviser immédiatement ses supérieurs, qui ont eux même transmis à leurs collègues du siège central à Berne.

L’ex-régie fédérale a pris le soin de publier un nouveau message en présentant son mea culpa pour cette regrettable erreur. Et de préciser « Lors de ce mois de janvier 2014, nous étions confrontés à de pantagruéliques problèmes techniques sur les rails helvétiques. Trop occupés à exprimer nos excuses et à essayer de rétablir nos lignes, nous avons totalement omis de souhaiter ces traditionnels vœux de bonnes années. » Faute avouée est à moitié pardonnée. Le communiqué se conclut en promettant aux pendulaires que les vœux 2016 ne seront pas négligés et seront même agrémentés de pléthores surprises. On se réjouit déjà de les découvrir!

Pour l’anecdote, le stagiaire ayant découvert la faille a été embauché en qualité de contrôleur pour l’été 2016. Il profitera de ces quelques mois de vacances pour bénéficier de plusieurs semaines de formation théorique et surtout pour lui laisser le temps de faire pousser sa moustache, condition sine qua non pour être engagé en tant qu’agent des chemins de fer fédéraux.

Santiago Frossard

[Savièse] Ils appellent leur fils Pacapona

On savait les Saviésans très chauvins, mais surement pas au point de la famille Varone. Régis et Francine, ce couple fraîchement marié, sont devenus parents d’un petit garçon. Comme pour chaque naissance, le choix du prénom est primordial, et le jeune couple a misé sur l’originalité. En effet, le 27 novembre, le petit Pacapona Varone a vu le jour sur les hauts de Savièse. Ne voulant pas que le nouveau-né voie le jour dans une autre commune que la leur, les deux tourtereaux ont décidé d’un commun accord que le bambin naitra à leur domicile, comme leurs parents le faisaient. Fort heureusement pour eux, aucune complication n’a eu lieu et le bébé a pu sortir naturellement.

Ce qui a par contre pu paraître moins ordinaire, c’est le prénom qu’on choisit les heureux parents. Pa Capona, qui signifie littéralement  «ne pas capituler, ne pas abandonner» en patois saviésan, est une expression revenue au goût du jour ces dernières années. Si de nombreux autocollants à l’effigie de ce proverbe de battants ont fleuri sur les boîtes aux lettres, voitures et autres téléphones mobiles, on ne pensait pas qu’il puisse être utilisé comme prénom. Contacté par téléphone, l’administration communale nous a confirmé l’enregistrement du poupon. «Ce prénom n’enfreignait aucunement la législation», explique Urbain Héritier, employé à l’état civil.

Après une consultation postnatale chez le médecin, le petit Pacapona Varone a rejoint son domicile du Mayens-de-la-Zour en bonne santé. Il fait déjà la fierté de sa famille et même de certains voisins, venus pour l’occasion féliciter et fêter la naissance du néo-tsaraoût.

Jawad Métrailler