Archives mensuelles : novembre 2015

Dahu_by_Philippe_Semeria

[Zoo des Marécottes] Le rhônasson et le dahu rassemblés dans le même enclos

A l’heure des premiers flocons de la saison, Le zoo des Marécottes présentait hier son nouvel enclos pour le printemps prochain ainsi que ses futurs et non moins étonnants résidents.

Deux espèces célèbres cohabiteront dans cet enclos. Le premier animal n’est nul autre que le célèbre dahu, qui a été capturé par les douaniers alors qu’il essayait de passer la frontière entre le val d’Aoste et le val d’Hérens. Son aspect étrange réside dans le fait qu’il dispose de deux pattes avant très courtes, lui permettant d’être très stable quand il gravit les pentes montagneuses. Il sera certainement la nouvelle coqueluche du zoo des marécottes, détronant les ours noirs qui attiraient la grande partie de l’attention depuis leur arrivée.

Le deuxième animal bien moins célèbre, le rhônasson, animal en voie de disparition, est originaire de la Vallée du Rhône. Espèce menacée et élevée au rang de mythe, elle est une des emblèmes du Valais en figurant même dans l’hymne mythique de ce canton.

“ Quel est ce pays merveilleux, que je chéris, où je suis né? Où l’Alpe blanche jusqu’aux cieux élève son front couronné !

Vallée où le Rhônasson court, noble pays de mes amours, C’est toi, c’est toi, mon beau Valais ! Reste à jamais, reste à jamais, le pays de mes amours !”

« Les deux animaux sont très complémentaires et n’auront pas de peine à vivre ensemble » selon les dires du directeur du parc. Ce dernier a veillé à ce que les spécimens soient de sexes différents et espère donc voir la naissance d’un croisement unique entre ces deux bêtes alpines.

Ces deux animaux s’adresseront à deux publics bien différents, le dahu attira les foules et les enfants alors que le rhônasson, animal plutôt laid, passionera les zoologistes du monde entier.

Après le succès engendré grâce à son couple de lynx Petruschka et Alex, ces nouveaux animaux laissent entrevoir encore de belles années au zoo le plus haut d’Europe.

Innocent Dubuis

cc.wiki

[Accident] Chermignon, un homme blessé après s’être approché trop près d’une saleuse avec son sachet de frites.

Après l’été indien, les premières neiges sont tombées sur le vieux canton, de quoi réjouir les écoliers. C’est aussi le temps pour les services communaux de ressortir leurs chasse-neiges et leurs saleuses pour dégager les routes et les rendre moins glissantes.

Ces travaux se passent sans incident en général dans la plupart des communes car le personnel est bien qualifié et connaît parfaitement le fonctionnement des machines.

Toutefois la commune de Chermignon doit chaque année déplorer de nombreux incidents, et cette année le jour même des premières chutes de neige, le drame a été frôlé de peu.


En effet, un homme d’une quarantaine d’années a glissé sous les roues de la saleuse, après s’en être approché trop près avec un sachet de frites dans une main, coutume fréquente à Chermignon afin d’économiser quelques grains de sel. Fort heureusement, l’employé communal qui conduisait la machine a pu la stopper avant que le pire ne se produise. Le président de la commune a assuré que Rémy, le conducteur de la saleuse, était le seul autorisé à la manipuler et qu’il avait, par son expérience forte de 34 années, su éviter un nombre inestimable d’accidents fatals.

Nous avons pu contacter le héros et il nous a affirmé tristement: “ Cette mode de venir récolter le sel directement sur la saleuse a commencé il y a 30 ans. Au début, les gens venaient avec des bidons pour récolter le sel, mais c’est tellement devenu une habitude que maintenant beaucoup attendent que je passe devant chez eux, et viennent carrément avec leurs assiettes de repas ou leur morceaux de viandes séchées qu’ils doivent assaisonner.”

La solution de remplacer le sel par le gravier a bien évidemment souvent été évoquée, mais investir dans une nouvelle machine est très onéreux. De plus, il n’y a aucune certitude que les accidents cesseraient quand on voit l’état de certains terrains de pétanque du village.

Germain Bornet

Voiture A9

[Insolite] Un Vaudois surpris en train de rouler sur la voie de droite sur l’A9

C’est une nouvelle peu banale et insolite que nous relaie Brandon Bruchez, un de nos lecteurs. En effet, ce jeune vigneron de 26 ans a vécu une scène surréaliste. Alors qu’il rentrait à son domicile après un apéro entre collègues, le jeune sierrois décide d’emprunter l’autoroute de Sion à Sierre. Arrivé à la hauteur de Grône, il s’apprête à doubler une voiture grise qui roulait tranquillement sur le flanc droit de l’autoroute. Jusque-là rien d’anormal, mais c’est seulement au moment de la dépasser qu’il se rend compte qu’il vit une scène impensable. Notre informateur d’un jour était sur le point de devancer une voiture immatriculée dans le canton de Vaud qui roulait sagement sur la voie de droite. Pas de coup de klaxon, pas de grands phares, pas d’insultes, Brandon profite de ces quelques instants rarissimes. En 8 ans de permis, il n’avait encore jamais vécu cette situation. Il déclara même : «Depuis le temps que je roule à travers le Valais, je n’avais jamais croisé de vaudois roulant spontanément sur la voie de droite alors que l’autoroute est libre. J’ai dû vérifier encore dans le rétroviseur après l’avoir dépassé pour être sur que ce n’était pas la petite arvine de l’apéro qui me jouait un mauvais tour.».

Le vigneron profita de saluer et remercier l’automobiliste vaudois après l’avoir dédoublé. Il rentra satisfait d’avoir vécu une pareille expérience tout en s’estimant très chanceux. Nous avons décidé de mener l’enquête de notre côté et avons retrouvé le conducteur de la voiture grise immatriculée VD. Préférant garder l’anonymat, ce mécanicien de 42 ans nous a avoué vivre en Valais depuis une dizaine d’années ce qui lui a permis de connaître et d’apprendre les us et coutumes locaux. D’après ses dires, il prévoirait de déposer ses papiers en Valais l’an prochain pour tirer un trait définitif avec ses origines. L’histoire ne nous dira pas, pour l’instant, si il va en profiter pour acquérir une Subaru Imprezza afin d’être définitivement intégré à son canton d’adoption.

Baltazar Beytrison

Bjorn S..

[SCOOP] le château de Tourbillon sera détruit

Construit à la fin du 12ème siècle et ravagé par les flammes lors d’un incendie en 1788, le Château de Tourbillon est depuis lors en ruine et coûte plusieurs centaines de milliers de francs d’entretien par année repartis entre les finances de la commune de Sion et du Canton du Valais.

Dès lors et face aux difficultés financières que subit actuellement le canton, le conseil municipal a dû se résoudre à abandonner l’entretien du château.

Du côté de l’office du tourisme, tout le monde est satisfait de cette décision. Voulant garder l’anonymat, un employé déclare : “Je dois avouer que c’est un soulagement, chaque jour plusieurs visiteurs me demande que font ces restes de mur sur une si belle colline et en face d’une si magnifique basilique. Durant la dernière période estivale, moralement atteint, j’ai dû prendre un congé maladie de trois semaines à force de répondre a ces mêmes questions qui plus est souvent posées de manière agressive.”

Acceptée et soutenue à l’unanimité, la destruction qui ne devrait durer que quelques minutes aura lieu en juin 2016. Afin que la population puisse dire “Adieu” à son château une soirée exclusive de Sion en Lumière sera organisé le samedi 21 mai 2016.

Durant cette même année, une votation populaire permettra aux sédunois de statuer sur l’avenir de la colline de Tourbillon. 3 projets ont déjà été retenus :

  1. Le développement d’un centre aquatique
  2. La construction d’un hôtel de luxe financé par l’Arabie Saoudite
  3. La création d’un parc éolien  

Contacté par fax, le conseil communal saviésan, nous a avoué être inspiré par la démarche de ses homologues sédunois, et  abordera l’avenir du Château de la Soie lors de sa prochaine rencontre.

Innocent Dubuis