Women’s_History_Month_Art_And_Feminism_-_02

Une association féministe veut interdire l’expression « Ciao bonne »

« Quand une expression dénigrant la femme devient à ce point banal, c’est un signal alarmant que toute la société se dérègle. » C’est par ces mots que l’association « Womanocry » a décidé de s’exprimer par le biais de sa porte-parole Guenièvre Arlettaz. Dans son viseur, l’expression bien connue sous nous latitudes : « Ciao bonne ». Pour l’association, ces deux mots mis ensemble représentent une atteinte à la dignité des femmes puisqu’ils dénigreraient le genre féminin en l’associant à de la vulgarité.

Si les Valaisans ont pris l’habitude de s’exprimer ainsi pour saluer et prendre congé d’une personne leur étant familière, tout porte à croire que l’origine de « Ciao bonne » soit de nature sexiste développe l’organisation féministe. Cette dernière va même plus loin en proposant tout simplement son interdiction et une dénonciation pénale à qui entraverait ladite interdiction.  Rappelons que l’article 261 bis du Code pénal suisse prévoit des peines privatives de liberté allant jusqu’à 3 ans pour « celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion ». Par cette action, l’association « Womanocry » lance un gros pavé dans la mare valaisanne. Si l’affaire devait prendre une tournure sérieuse,  les discussions dans le Vieux-Pays pourraient être bouleversées à jamais.

Léodagan Genolet

avion

[Nuisances sonores] Les organisateurs du Breitling Air show en passe de réaliser que tout le monde les déteste

« Mais c’est fini ce boucan » ? Pourtant confortablement installé sur une terrasse de la place du Midi, Pierrot fulmine. « Si je prends l’avion, c’est pour aller d’un point A à un point B. Eux, sont les politicards du ciel, ils ne font que tourner en rond ».

À l’instar de ce Sédunois mécontent, ils sont de plus en plus à remettre en doute l’intérêt du meeting aérien. À tel point qu’ils ont dorénavant formé un comité. Symbolique baptisé « Air conditionné », le collectif pèse aujourd’hui quelque 13 000 membres.

« Une démarche avant tout écologique »

Et son président, Steve Felley, entend bien faire valoir son argumentaire. « Ils me tapent tellement sur le système avec leurs avions que je suis obligé de prendre mon 4X4 pour aller au chalet. Et autant te dire qu’elle ne consomme pas comme une Fiat Punto. Tu vois le drame écologique qu’ils me font faire ? », lâche ce robuste bonhomme visiblement au bord des larmes.

Contactée par téléphone, la direction de l’Air Show a tenu à rappeler que l’organisation était « propriétaire du ciel valaisan » et que les éventuels faiseurs de troubles seraient parachutés à Martigny puisque leurs revendications n’étaient que du vent.

Caliméro Fournier

fidel

[Foire du Valais] Les Jeunes UDC du Valais Romand lancent un appel au boycott « contre la propagande communiste »

Après s’être fait temporairement suspendre leur page internet et après avoir partagé des appels à la violence, les Jeunes UDC du Valais Romand ont encore fait parler d’eux aujourd’hui. En effet, la relève du parti agrarien a publié tôt ce matin un communiqué dans lequel elle appelait à boycotter purement et simplement la Foire du Valais version 2017. Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que des Valaisans s’en prennent autant vigoureusement à la plus grande fête du canton ? Décryptage.

L’annonce était tombée mercredi. Le thème du Comptoir qui se déroulera du 29 septembre au 8 octobre 2017 se fera autour de Cuba avec le slogan « Fidel à nous-mêmes ». Une référence au feu président cubain Fidel Castro qui semble faire grincer des dents pour une frange conservatrice de la population. C’est le cas de la jeune garde de l’UDC du Valais Romand qui s’est fendu d’un communiqué publié ce matin condamnant « une imposture d’éloges socialo-tyrannique ». Les JUDCvr ne sont pas allé de main morte pour dénoncer le choix  de la foire martigneraine. Pointant du doigt la « gauchisation de la société valaisanne voulue par les élites bienpensantes » et la « banalisation de la dictature sanguinaire », ils ont appelé à boycotter la Foire du Valais pour ne pas cautionner « la mascarade bisounours ».

Le communiqué n’a pas reçu l’effet escompté pour le moment. Les premières réactions ont été pour le moins mitigé. Si certains comprennent le fond, ils ne s’interdiront pas pour autant de se rendre dans la ville octudurienne en début d’autonome comme nous le confirme Paluchon, électeur UDC originaire d’Isérables : « j’aime pas les socialos, mais bon, on va pas se priver d’aller se mettre des jus en bas au Comptoir ou bien ? Et puis bon, j’ai entendu dire qu’ils vont nous mettre un stand de Mojito valaisan, alors tu me vois rater ça ? »  Même son de cloche du côté de Ronron, habitué de la FDV : « Pour bons nombre d’entre nous, le Comptoir c’est les seules vacances qu’on s’octroie, alors mauvais thème ou non, on y sera » se réjouit-il tout en publiant un statut sur sa page Facebook « voyage à Cuba réservé ».

Rafiki Gillioz

poursuite

[Justice] Pour avoir publié une photo intitulée « sans titre » sur son blog, il est poursuivi par Young Boys pour « droits d’auteur »

Boris est, selon les dires de ses amis, le genre d’individu qui porte « une sacrée poisse ». Sa dernière frasque leur donne raison. Une publication sur son blog avec une photo titrée (paradoxalement) « sans titre », lui a attiré les foudres du club bernois. Reportage.

Fébrile, Boris nous fait signe de nous asseoir. Nous sommes dans son Mayen de Derborence, un foyer qu’il n’a plus quitté depuis ses derniers démêlés avec la justice. « Un avocat suisse allemand m’a appelé, je n’ai pas compris un traître mot de ce qu’il m’a dit », sanglote celui qui, quelques jours plus tard, recevait un courrier recommandé avec un avis de poursuite. « Ils me demandent tous les trophées que j’ai engrangés dans ma carrière (ndlr : l’homme a connu une carrière prolifique des juniors C jusqu’aux juniors A avec Conthey). Et ça, c’est au-dessus de mes forces ».

Plus de quatorzièmes étages

L’histoire de Boris fait écho à celle de Christian Constantin qui, après la première défaite de son club en finale de coupe, avait interpellé le Gouvernement valaisan. « À l’image des Américains qui n’ont pas de 13e étage, il voulait supprimer les quatorzièmes paliers de tout le canton », se remémore le chef de file du Conseil d’Etat, Jacques Melly. « C’est comme interdire les mots doux à cause de la glissade de l’autre », conclut-il dans un rire glacial.

Caliméro Fournier

Alcazar photo

[Insolite] Il voulait suivre le FC Sion à Lens, il finit au Pas-de-Calais en France

Il voulait suivre son équipe fétiche au Stade du Christ-Roi à Lens, il termine à Lens en France après 8 heures de route. C’est la folle histoire de Jordan, 26 ans, qui a vécu une journée assez particulière samedi.

Ce samedi, le FC Lens organisait son 70ème anniversaire. Au programme, plusieurs matchs dont un joli FC Sion-FC Chiasso qui a attiré 1000 spectateurs. Ils auraient pu être 1001 si le GPS de Jordan n’avait pas joué des tours. Voulant profiter de la journée au frais dans la commune de la Louable Contrée, Jordan quitte son domicile saillonin vers 11h. N’étant pas sûr de la route, il programme son GPS avec Lens comme destination finale et s’élance avec sa Golf GTI. Seulement, le malheureux n’avait pas remarqué que la destination de son GPS était en réalité la commune de Lens, dans le département du Pas-de-Calais en France. Mais comment a-t-il pu rouler des heures sans se rendre compte de son erreur ? Jordan nous explique : « Je savais qu’il existait un raccourci, alors je me suis dit que c’était peut-être plus rapide en direction de Martigny. Et de fil en aiguille, bercé par les mélodies endiablées de ma playlist de Patrick Sébastien je me suis retrouvé en France ».

Malgré la déception d’avoir raté la première sortie de la saison 2017-2018 du FC Sion, Jordan préfère en rire. Il a profité de cette escapade inattendue pour visiter la ville de Lens et a même eu l’occasion de faire connaissance avec des gens du coin comme il nous le raconte : « J’ai pas passé inaperçu avec ma Golf modifiée. Un type est venu me parler et m’a invité à un concours de Tunning le lendemain. Non seulement j’y suis allé, mais en plus j’ai remporté le 1er prix de l’originalité des bagnoles grâce à la queue de renard accrochée au réservoir à essence que j’avais installé récemment ». Dans sa malchance, Jordan aura vécu une belle aventure qui ne manquera sûrement pas de raconter à ses enfants dans quelques années.

Djayzie Moix

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« Fuck you, je suis un fan du Lausanne-Sport » : l’acte héroïque d’un Vaudois face à des voleurs de tracteur à Echallens

Les actes héroïques semblent faire des émules. Après le supporter de Millwall en Angleterre qui a combattu à mains nues trois terroristes armés de couteaux samedi soir, un Vaudois de 29 ans a usé du même stratagème pour affronter deux individus qui tentaient de dérober un tracteur mardi à Echallens. L’Alcazar a rencontré Josué, ce supporter du Lausanne-Sport qui a fait preuve d’un courage inouï pour arrêter les malfrats. Reportage.

Il était 23h30 mardi soir dans la commune d’Echallens, dans le Gros-de-Vaud, quand Josué promenait Couscous, son Jack Russel de 3 ans sans imaginer une seconde ce qu’il allait vivre. Arrivé à proximité d’une ferme, il entend un bruit suspect. Habitué des lieux, il est persuadé que les propriétaires ont fermé boutique à cette heure-ci. Consciencieux, Josué décide immédiatement de s’approcher de la ferme pour en avoir le cœur net. Surprise, il tombe sur deux hommes parlant une langue étrangère qui tentent de subtiliser l’un des tracteurs de la ferme. « J’ai tout de suite couru dans leur direction sans réfléchir » nous raconte Josué. Comme j’ai vu qu’ils ne parlaient pas français, j’ai essayé de brailler en anglais. Malheureusement, ayant arrêté l’école à 14 ans, je n’ai jamais bénéficié de cours dans cette langue alors j’ai crié comme j’ai pu : « Fuck you, je suis un fan du Lausanne-Sport » avant de choper une grelinette qui trainait là et de leur foncer dessus. » L’acte du jeune homme est héroïque puisque les propriétaires de la ferme, réveillés par le vacarme, ont soudainement accouru et ont appelé la police cantonale. Cette dernière a  pu embarquer les deux brigands.

Le brave vaudois souffre de contusions aux jambes et de quelques griffures au visage dues à l’altercation avec les deux malfrats. Très chaleureusement remercié par la police et les propriétaires, Josué devrait recevoir prochainement des mains des autorités une distinction pour son acte de bravoure.

Paulan Grobéty

 

 

etudiants

[Formation] 86 % des étudiants ne sont pas conscients que d’ajouter « juste » devant « rendre mon mémoire » ne diminue pas la masse de travail

Tôt ce mercredi matin, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a fait une annonce qui a profondément ébranlé le monde éducatif. Dans les Hautes Écoles comme dans le milieu académique, une écrasante majorité des étudiants estime que d’ajouter un « juste » avant « rendre mon travail » diminuerait sensiblement l’ampleur de la tâche. « Pour résumer, ces branlafates sont déjà incapables de changer une ampoule, mais ils prouvent aussi qu’ils ne sont pas en mesure de réfléchir », s’emporte Christophe Darbellay, conseiller d’État notamment en charge de la formation.

« On ne pouvait pas savoir »

De leur côté, un comité d’étudiants valaisans s’est défendu par voie de communiqué en faisant savoir au conseiller d’État qu’ils « ne pouvaient pas savoir », et qu’ils « déploraient l’attitude condescendante de M. Darbellay ». Un appel à la destitution de l’élu a par ailleurs été lancé.

Mémoires reportés

Pour la plupart des étudiants du Vieux-Pays, il ne sera pas possible de rendre le travail final dans les temps. Reste que dans les faits, ils sont (très) peu à se plaindre. « Oh vous savez, 2017 n’est qu’une année parmi tant d’autres. La plupart d’entre nous se sont donnés jusqu’à 2020 pour rendre le premier jet », relève un futur aspirant au diplôme.

Caliméro Fournier

bondzoo

[Facebook] Le réseau social sera enfin traduit en patois valaisan

Bonne nouvelle pour nos ainés, toujours plus nombreux à fréquenter l’internet, dès le premier  juin, Facebook sera intégralement traduit en patois valaisan. Avec ce dernier, le réseau social sera bientôt disponible en 108 langues différentes.

Dans sa keynote du printemps, Mark Zuckerberg a présenté avec fracas la nouvelle. Si les journalistes présents dans la salle se sont montrés un peu surpris dans un premier temps, le milliardaire américain a su convaincre l’assemblée en s’attachant  les services du musicien Paul Mac Bonvin venu jouer quelques classiques en patois. Tout en présentant ses condoléances au peuple valaisan pour la défaite du FC Sion jeudi dernier, le fondateur de Facebook a voulu redonner un peu de joie et d’espoir à tout un canton en proie à de grandes souffrances.

Le patois valaisan n’est en revanche pas la première langue régionale à faire son apparition sur Facebook. En effet, avant lui le réseau social avait déjà lancé ses versions basques et catalanes. La société cantonale Valais-Wallis Promotion s’est dit ravie de la vitrine offerte par le troisième site le plus visité au monde.  Elle espère attirer de nouveaux touristes dans notre canton tout en renforçant l’attachement identitaire propre au Valais.

Marcelin Amoos

 

 

 

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[Coupe de Suisse] Après avoir tiré à la courte-paille, ce seront finalement les contrôleurs Steven et Dylan qui seront de service pour les trains spéciaux du 25 mai

À l’image des mendiants dans les trams genevois, « ce n’est pas de gaieté de cœur » qu’un contrôleur se retrouve dans l’un des trains spéciaux des supporters sédunois lors de la finale de coupe. Ce serait, selon plusieurs sources au sein des CFF, « un putain de calvaire ».

Alors quand approche la cérémonie de désignation du contrôleur en service pour ce genre d’événement, la tension est palpable. « Certains ont des femmes et des gosses, vous comprenez ? », regrette Michel Favre, porte-parole des CFF. Reste que ce mercredi, la sentence est tombée. Dylan et Steven, tous deux âgés de 27 ans, seront les contrôleurs attitrés pour le pénible trajet.

Un coup du sort

« J’aurais dû le voir venir, sanglote Dylan. C’est toujours les nouveaux qui y passent ». De son côté, Steven ne semble pas particulièrement éprouvé par la nouvelle. « Oh vous savez, moi je suis Genevois et je m’intéresse davantage au hockey, donc je ne pense pas qu’il y aura tellement de problèmes », argue celui qui prévoit de porter une écharpe grenat autour du cou, « pour l’amour du sport ».

« Un trajet calme et courtois »

Contacté par téléphone, le responsable des supporters valaisans parle d’un « trajet calme et courtois, lors duquel chacun est amené à témoigner de son amour pour le club ». Et de poursuivre : « vous savez, l’important, c’est de participer ». Si certaines anciennes frasques des fans sédunois effraient les employés des CFF, qu’ils se rassurent. La justice genevoise a interdit de périmètre l’ensemble des présumés hooligans. « Et même les autres », précisent les autorités du bout du lac.

Caliméro Fournier

saviese

[Savièse] La fête des cousins réunit plus de 7’000 participants

L’initiative est à mettre au crédit de la famille Luyet. C’est elle qui a chapeauté l’événement fédérateur. « À la base, l’idée d’organiser cette fête est partie d’un constat très simple, note Gérard Luyet, le patriarche de la famille. Quelqu’un m’a demandé combien de cousins j’avais et je me suis trouvé dans l’incapacité de répondre », poursuit celui qui, pour y remédier, a proposé cette kermesse familiale.

« Dans le village, il n’y avait plus personne »

Patricia est tenancière d’un restaurant situé au cœur de Saint-Germain. Issue d’une famille chamosarde, elle n’était pas conviée à la manifestation. « Je ne me suis jamais sentie aussi seule dans le village, il n’y avait plus personne. Vous voyez ces images de Tchernobyl que l’on voit à la télévision ? », compare la quarantenaire. Des 8’000 habitants que contingente Savièse, le 92 % était présent au rassemblement. « À se demander qui sont les personnes du pourcentage restant », se questionne Gérard Luyet.

Un dress code à l’entrée

Forts d’un tel succès, les organisateurs n’ont eu d’autres choix que de refuser des cousins venus célébrer la réunion familiale. « Bien-sûr qu’on aurait voulu accepter tout le monde, se défend Justin Reynard, en charge des entrées. C’était malheureusement impossible donc on a uniquement laissé passer celles et ceux qui avaient eu la décence de se présenter en trecó ou en cotën (Ndlr: l’habit traditionnel saviésan) ».

Suite à l’effervescence provoquée par la démarche, Gérard Luyet a d’ores et déjà promis d’organiser une seconde édition « en incluant la famille élargie ». Bien qu’inquiètent, les autorités se sont dites « prêtes à relever le défi ».

Caliméro Fournier