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[Coupe de Suisse] Après avoir tiré à la courte-paille, ce seront finalement les contrôleurs Steven et Dylan qui seront de service pour les trains spéciaux du 25 mai

À l’image des mendiants dans les trams genevois, « ce n’est pas de gaieté de cœur » qu’un contrôleur se retrouve dans l’un des trains spéciaux des supporters sédunois lors de la finale de coupe. Ce serait, selon plusieurs sources au sein des CFF, « un putain de calvaire ».

Alors quand approche la cérémonie de désignation du contrôleur en service pour ce genre d’événement, la tension est palpable. « Certains ont des femmes et des gosses, vous comprenez ? », regrette Michel Favre, porte-parole des CFF. Reste que ce mercredi, la sentence est tombée. Dylan et Steven, tous deux âgés de 27 ans, seront les contrôleurs attitrés pour le pénible trajet.

Un coup du sort

« J’aurais dû le voir venir, sanglote Dylan. C’est toujours les nouveaux qui y passent ». De son côté, Steven ne semble pas particulièrement éprouvé par la nouvelle. « Oh vous savez, moi je suis Genevois et je m’intéresse davantage au hockey, donc je ne pense pas qu’il y aura tellement de problèmes », argue celui qui prévoit de porter une écharpe grenat autour du cou, « pour l’amour du sport ».

« Un trajet calme et courtois »

Contacté par téléphone, le responsable des supporters valaisans parle d’un « trajet calme et courtois, lors duquel chacun est amené à témoigner de son amour pour le club ». Et de poursuivre : « vous savez, l’important, c’est de participer ». Si certaines anciennes frasques des fans sédunois effraient les employés des CFF, qu’ils se rassurent. La justice genevoise a interdit de périmètre l’ensemble des présumés hooligans. « Et même les autres », précisent les autorités du bout du lac.

Caliméro Fournier

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[Savièse] La fête des cousins réunit plus de 7’000 participants

L’initiative est à mettre au crédit de la famille Luyet. C’est elle qui a chapeauté l’événement fédérateur. « À la base, l’idée d’organiser cette fête est partie d’un constat très simple, note Gérard Luyet, le patriarche de la famille. Quelqu’un m’a demandé combien de cousins j’avais et je me suis trouvé dans l’incapacité de répondre », poursuit celui qui, pour y remédier, a proposé cette kermesse familiale.

« Dans le village, il n’y avait plus personne »

Patricia est tenancière d’un restaurant situé au cœur de Saint-Germain. Issue d’une famille chamosarde, elle n’était pas conviée à la manifestation. « Je ne me suis jamais sentie aussi seule dans le village, il n’y avait plus personne. Vous voyez ces images de Tchernobyl que l’on voit à la télévision ? », compare la quarantenaire. Des 8’000 habitants que contingente Savièse, le 92 % était présent au rassemblement. « À se demander qui sont les personnes du pourcentage restant », se questionne Gérard Luyet.

Un dress code à l’entrée

Forts d’un tel succès, les organisateurs n’ont eu d’autres choix que de refuser des cousins venus célébrer la réunion familiale. « Bien-sûr qu’on aurait voulu accepter tout le monde, se défend Justin Reynard, en charge des entrées. C’était malheureusement impossible donc on a uniquement laissé passer celles et ceux qui avaient eu la décence de se présenter en trecó ou en cotën (Ndlr: l’habit traditionnel saviésan) ».

Suite à l’effervescence provoquée par la démarche, Gérard Luyet a d’ores et déjà promis d’organiser une seconde édition « en incluant la famille élargie ». Bien qu’inquiètent, les autorités se sont dites « prêtes à relever le défi ».

Caliméro Fournier

Zeidler

[FC Sion] Peter Zeidler lance un appel pour trouver un billet pour la finale

L’entraîneur mis au repos par Christian Constantin a une voix fébrile au téléphone. « C’est que je ne pensais pas avoir à trouver un billet, vous comprenez ? » Celui qui s’imaginait sur le banc de touche le 25 mai a été botté en touche. « Je n’ai rejoint aucun groupe Whats’app en prévision de la finale. Je n’ai fait aucun concours, même pas celui du Nouvelliste », sanglote le tacticien allemand qui, au passage, lance un appel auprès de la population valaisanne.

« Vous avez une place dans un bus ? »

Le calvaire de Peter Zeidler ne s’arrête pas là. « Et comment je vais me rendre à Genève ? Vous avez une place dans un bus pour moi ? ». Désorienté, il tente de s’arracher des cheveux de son crâne immaculé. Le ciel ombragé de l’entraîneur pourrait toutefois s’éclaircir. Après avoir été défenestré par Constantin à l’issue de leur entrevue, l’homme s’est cassé les deux jambes et se déplace désormais en fauteuil roulant. « On m’a parlé d’un certain Jérémy qui pouvait me donner une astuce », lance-t-il des étoiles plein les yeux.

Victime de la coupe

« J’avais cru comprendre que la coupe était importante pour le Valais, mais pas à ce point-là », explique-t-il. Alors que tout un peuple attend « son » quatorzième sacre, l’Allemand s’interroge. « Pourquoi tout le reste de la Suisse n’en a rien à cirer de ce trophée alors qu’ici, il est plus important que le travail ou la famille ? »

De son côté, Christian Constantin s’est dit « navré » pour son ancien tacticien, mais a tenu à souligner que « pour espérer avoir un billet, il suffisait d’acheter un abonnement, comme tout le monde ».

Caliméro Fournier

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[Présidentielle française] Frédéric Favre : « Je pronostique Poutou vainqueur des élections parce que personne ne le connaissait avant »

Alors que le premier tour du scrutin présidentiel français se tiendra ce dimanche, le Conseiller d’État – qui rentrera en fonction le 1er mai prochain – s’essaye à l’exercice du pronostic. Pour l’élu néophyte, le match est joué d’avance. C’est le candidat NPA, Philippe Poutou, qui sortira le grand gagnant ce 23 avril.

Assis à son bureau, les lunettes légèrement de travers et un sourire presque gêné, Frédéric Favre nous reçoit dans une ambiance quasi scolaire. Mais à peine lui a-t-on demandé son pronostic sur l’élection française, que l’homme se mystifie. « Poutou, Poutou, Poutou», hurle-t-il en grimpant sur sa chaise en cuir noir. « Il est comme moi. Personne ne le connaît, mais il va faire péter les scores », poursuit celui qui dessine dans les airs une flèche qui monte dans les sondages.

« J’avoue Macron, il est beau gosse »

Remis de ses émotions, le futur élu en charge du Département de la sécurité, des institutions et du sport, avoue trouver « Macron plutôt beau gosse », avant de marteler que le physique – à l’image du nombre –, importe peu. De son côté, Philippe Poutou s’est dit « ému » de l’appui de M. Favre, mais a tout de même souligné que « les caissières des enseignes Migros devraient toucher davantage ». L’épilogue de ce premier tour se jouera ce dimanche. Reste à savoir si Poutou a l’étoffe d’un Frédéric Favre. Autrement dit, s’il est prêt à courtiser les voix d’un électorat qui ne lui appartient pas.

Caliméro Fournier

Le gel, ce fléau

[Actualité] Les ceps de vigne bientôt autant gelés que les vignerons valaisans à la clôture de Vinea

Le constat est presque aussi amer qu’une piquette surmaturée du Lavaux: le gel qui sévit depuis trois nuits au cœur du Vieux Pays pourrait bien réduire à néant les perspectives de la vendange 2017. « À ce rythme-là, la glace au Fendant, on pourra la mettre en barquette directement sur le domaine ! » ironise Jean-Michel Favre, encaveur du Valais Central. Derrière ce sourire de surface se cache néanmoins la détresse de toute une profession. Son voisin de culture, Maurice Bonvin laisse transparaître tout son désarroi. « Quand on a une mauvaise année, on arrive tout juste à produire du vin de la qualité de celui des Vaudois. Alors sans pouce, on devra abaisser la comparaison avec celui des Genevois. » Une vérité qui sonne comme un désastre pour l’ensemble des encaveurs concernés.

La crédibilité dans les fleurs
Si les comparaisons des encaveurs se multiplient afin de vulgariser au mieux l’impact d’un fléau tel que le gel, Yves Salamin, président de l’association «In Giroud we trusted mais on a eu tort», a sans doute décroché la palme. Le représentant des encaveurs du Valais Central a lâché cette très belle métaphore. « En vérité, la plupart de nos ceps sont bientôt autant gelés que mes collègues et moi à la clôture de Vinea. » Ces quelques mots laissant transparaître une vérité des plus crues. « 90% des pouces sont détruites sur les parcelles touchées. 90%, c’est un peu près le pourcentage de la baisse de crédibilité de Jean-Michel l’année dernière quand il a vomi dans les fleurs de l’Hôtel de Ville à l’issue de la manif’. »

Les réserves entamées
Si la vendange 2017 semble compromise, aucun doute qu’au vu des leurs réponses, les encaveurs valaisans n’ont pas hésité à puiser dans leurs réserves des années précédentes afin de se mettre un peu de baume au cœur.

Vital Monnet

monaco

Après une année d’échange au collège de Brigue, un étudiant sédunois parvient enfin à commander un tricycle sans bafouiller

INSOLITE – John-Henri fêtera ses 17 ans en juin. Il espère faire d’une pierre deux coups en célébrant tant son anniversaire que son passage en 5ème année du collège. Voulant mettre toutes les chances de son côté, John-Henri avait choisi le collège de Brigue à la rentrée scolaire dernière pour rattraper son allemand lacunaire.

Si l’année scolaire touche gentiment à sa fin, le jeune étudiant tire un bilan mitigé de cet échange : « je suis tombé sur une équipe de Saviésans à l’internat, alors autant dire que j’ai pas tant parlé stoffifre. (ndlr: suisse-allemand) » Préférant voir le verre à moitié plein, John-Henri tempère sa déception :« Au moins j’ai pu m’améliorer en patois et maintenant je sais préparer le café valdotain sans trembler. »

Et à raison, le jeune collégien voit le bon côté des choses. En effet, alors qu’il fait une halte après les cours vendredi dernier au « Stockhalper Bar&Disco », le Sédunois parvient à commander un tricycle avec une rondelle de citron sans bafouiller. Applaudit par ses camarades, John-Henri, n’a pas pu s’empêcher de verser une larme. Encore tout ému, le jeune nous a confié être vraiment fier de s’être fait comprendre du premier coup. Sous l’effet d’un cidre doux, il conclut l’entretien : « Ça, je vais le rajouter direct sur le CV ».

Acajou Zuchuat

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[HES-SO] De gros dégâts matériels après l’arrivée d’un élève en FA-18 à l’école

Les buzz se multiplient à la HES-SO. On avait eu droit aux vidéos montrant un étudiant arrivant en ski à l’école, un autre arrivant en VTT ou encore celle diffusant un étudiant en train de travailler dans les locaux de la HES.

Mais ce matin, à force de vouloir repousser les limites du buzz, l’école n’est pas passer loin du drame. En effet, un élève a voulu venir en cours en FA-18.

La directrice de l’école, Massy Rose, encore sous le choc, déclare : « je crois que nous avons franchi la limite… Nous voulions avant tout faire parler de notre école pour essayer de motiver plein de jeunes à s’inscrire mais depuis ces vidéos tous les élèves se lancent des défis pour franchir la porte d’entrée de manière originale. La semaine passé, un élève a franchi la porte en poirier avec une paire de roller scotchée sur sa tête ou un autre est venu avec un sac d’école plein. On a cru a une attaque terroriste. »

Si les dégâts ne sont heureusement que matériel (NDLR: un hall d’entrée complètement détruit), cet incident démontre les limites des vidéos tentant de créer le buzz pour attirer de nouveaux élèves et les risques que cela comporte. Selon nos informations, un étudiant d’origine koweïtienne aurait voulu débarquer à l’école en sous-marin la semaine dernière. Par chance, la topographie de la région sierroise aurait eu gain de cause sur les ambitions de l’élève lequel aurait d’ailleurs renoncé à son projet quelques minutes avant de s’élancer.

Innocent Dubuis

 

Pascal Dubosson

[FC Sion] Des supporters lancent une pétition pour que la finale de la Coupe se joue en Suisse et pas à Genève.

À peine les dernières vapeurs de l’after demi-finale au carnotzet à Berty effacées, la cohorte des supporters du FC Sion et leurs camardes opportunistes ont posé les premiers jalons de la préparation de la finale. Réservations de bus, commandes de cartons blancs et de caisses de Blonde 25, rien n’a été laissé au hasard de Naters au Bouveret. Pourtant «un détail» marquant a rapidement sauté aux yeux des Valaisans les plus observateurs: cette édition 2017 de la finale de la Coupe se jouera à Genève.

Pour une finale suisse en Suisse 
Des comptoirs de village aux réseaux sociaux, en passant par l’écurie, l’onde de choc a très rapidement émergé. «C’est un scandale !!!, enrage Pierrot Moulin, président d’un des clubs de supporters du Gradin Nord. Organiser une finale suisse en France, c’est de la pure folie !» Dans le Chablais, la réaction est tout aussi forte et l’incompréhension toute aussi vive. «Déjà que se taper des finales en terrain bourbine n’était pas simple, maintenant il faut déménager jusque chez les Frouzes !» s’exclame Yves Vuilloud, du syndicat «Ici c’est Sion.» Devant cette marée d’ahurissements, les différents clubs de supporters ont appelé à l’union sacrée et se sont unis pour lancer une pétition contre cette décision de l’ASF. Le combat «Pour que la finale de la Coupe de Suisse se joue en Suisse» a donc été lancé.

Des frontières aux relevés bancaires
Pour les initiateurs de cette pétition, «choisir Genève pour une finale d’une compétition helvétique est tout simplement une aberration.» Cependant, le comité directeur, présidé par un certain Roland Seppey, présente d’autres arguments pour se faire entendre. «Comment voulez-vous que l’on puisse charger nos bus comme à l’accoutumée et passer sans la frontière sans souci ? Ce sont des Français, mais ils ne sont pas bêtes pour autant, ils sauront reconnaître un vin de qualité et ils nous le confisqueront.» En dehors des problèmes liés à la boisson, un problème de liquidités pourrait s’annoncer pour les Sédunois. «Changer toute la paie du mois de mai en euro, ça fait cheni. Comment expliquer ça à ma femme quand elle épluchera mes relevés ?»

L’ouverture oui, mais avec des limites
Tout cela mis bout à bout, les initiateurs estiment que le lancement de leur pétition est plus que légitime. «On a déjà assez donné du spectacle à tous les amateurs de football, 13 finales durant, il serait temps que l’ASF nous prenne un peu au sérieux,» s’énerve Roland Seppey. Et à ceux qui oseraient lui dire qu’il est fermé d’esprit, le président du comité directeur rétorque: «on a déjà ouvert notre finale cantonale des combats de reines à des Italiens ou pire encore, à des Vaudois. Si ça c’est pas une preuve d’ouverture. Non franchement rien que d’imaginer «La Marseillaise» jouée en début de match, ça me fout la gerbe.»

Vital Monnet

trentenaire

[Week-end] Fred, 38 ans, se réjouit d’aller fêter au « Rouge et Blanc » avant de « descendre en bas au Brasilia »

Gêne génération. Employé dans une entreprise de télécommunication, Fred a appris ce lundi qu’il sera l’heureux bénéficiaire d’une promotion dès la fin du mois. Transit de bonheur, ce travailleur acharné a décidé de célébrer la nouvelle par une sortie en ville de Sion ce week-end. Témoignage.

Fred trépigne d’impatience. « Vous ne vous rendez pas compte, mais ça doit faire une quinzaine d’années que j’ai plus mis le nez dehors le soir ». À peine a-t-on fini de lui annoncer que le « Rouge et Blanc », comme le « Brasilia » sont depuis belle lurette portes closes, qu’il s’écroule de rire. « T’imagines ? », martèle le trentenaire en sautillant sur place.

« Samedi, ce sera le mirabilis »

Non content d’à nouveau se sociabiliser le vendredi, Fred anticipe d’ores et déjà son lendemain de la veille. « Si je tiens encore sur mes pattes le samedi, ce sera le mirabilis ». Il évoque volontiers son « petit côté aventurier ». « Aller jusqu’à Conthey pour se défouler au dancing, ça me fait pas peur ». Et si l’ambiance laisse à désirer, le joyeux luron a même songé à une alternative. « On ira à Sierre, parce que là-bas, ça bouge un max ».

Caliméro Fournier

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[Paléo 2017] « Renaud c’est comme Servette… C’était pas mal à l’époque, mais ça vaut plus rien aujourd’hui »

À l’heure où le Paléo Festival dévoilait les têtes d’affiche de sa programmation, le patron du FC Sion était dans les starting-blocks. Féru de chansons françaises, « CC » n’a pas eu que des mots tendres à l’égard de Renaud, l’emblématique chanteur de l’Hexagone. Témoignage.

9h52, Christian Constantin prend place derrière son ordinateur. Son habituel nonchalance s’efface peu à peu pour laisser place à une certaine tension. « J’veux voir si Polnareff et Sardou seront de la partie, tu comprends ? ». Quelques minutes plus tard, c’est la désillusion. Le regard noir, il tape du poing sur la table. « Qu’est qu’on vient nous foutre Renaud. Lui, c’est comme Servette. C’était pas mal à l’époque, mais ça vaut plus rien aujourd’hui ».

« Je vais quand même appeler Daniel »

Frustré mais lucide, Christian Constantin sort finalement d’un silence qui aura duré plusieurs minutes. « J’vais quand même appeler Daniel (Ndlr : Rosselat, fondateur et président du paléo). Juste histoire de lui toucher un mot pour qu’on regarde ensemble si on arrive au moins à faire venir Sardou ».

Réputé pour sa pugnacité, il ne serait pas si surprenant de voir le Valaisan réussir à ajouter une tête d’affiche supplémentaire à cette 42e édition. Ou, comme diraient certains, qu’il ajoute son grain de « C ».

Caliméro Fournier