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[Paléo 2017] « Renaud c’est comme Servette… C’était pas mal à l’époque, mais ça vaut plus rien aujourd’hui »

À l’heure où le Paléo Festival dévoilait les têtes d’affiche de sa programmation, le patron du FC Sion était dans les starting-blocks. Féru de chansons françaises, « CC » n’a pas eu que des mots tendres à l’égard de Renaud, l’emblématique chanteur de l’Hexagone. Témoignage.

9h52, Christian Constantin prend place derrière son ordinateur. Son habituel nonchalance s’efface peu à peu pour laisser place à une certaine tension. « J’veux voir si Polnareff et Sardou seront de la partie, tu comprends ? ». Quelques minutes plus tard, c’est la désillusion. Le regard noir, il tape du poing sur la table. « Qu’est qu’on vient nous foutre Renaud. Lui, c’est comme Servette. C’était pas mal à l’époque, mais ça vaut plus rien aujourd’hui ».

« Je vais quand même appeler Daniel »

Frustré mais lucide, Christian Constantin sort finalement d’un silence qui aura duré plusieurs minutes. « J’vais quand même appeler Daniel (Ndlr : Rosselat, fondateur et président du paléo). Juste histoire de lui toucher un mot pour qu’on regarde ensemble si on arrive au moins à faire venir Sardou ».

Réputé pour sa pugnacité, il ne serait pas si surprenant de voir le Valaisan réussir à ajouter une tête d’affiche supplémentaire à cette 42e édition. Ou, comme diraient certains, qu’il ajoute son grain de « C ».

Caliméro Fournier

Election - Alcazar

[Fraudes électorales] Les 25 cantons suisses proposent de retirer le droit de vote aux Valaisans

Suite aux anomalies du scrutin cantonal dénoncées dans le Haut-Valais, l’UDC a déposé un recours qui pourrait bien remonter jusqu’au Tribunal Fédéral. Une initiative logique de la part du parti agrarien, dépossédé de son siège au Conseil d’Etat dimanche dernier. Sauf que pour le reste de la Suisse, cette affaire doit sonner le glas du devoir civique valaisan. Reportage.

De la Romandie au Tessin en passant par la partie alémanique, les réactions ont été unanimes. Les citoyennes et citoyens du Vieux-Pays doivent perdre leur droit de vote. Une initiative en ce sens a été déposée au Conseil national. « C’est comme à l’école : quand on fait mal son devoir, on a une punition », résume un élu genevois.

Un premier signal avec la Lex Weber

« Vous n’aviez pas encore compris que votre vote ne valait strictement rien avec les résultats de la Lex Weber ? », questionne un ministre zurichois. « Sur les objets fédéraux, c’était déjà clair qu’on ne voulait pas de votre avis. Mais puisque visiblement vous n’êtes pas en mesure de gérer vos propres affaires, on va le faire à votre place », poursuit-t-il.

Concrètement, si l’initiative aboutie, les affaires cantonales seraient gérées par une commission externe. Composée de 25 membres – soit un représentant par canton –, elle officierait en qualité d’assemblée législative et exécutive.

Les élus impuissants

Du côté de la classe politique valaisanne, on est dans ses petits souliers. « C’est un peu injuste, mais on comprend », bredouille Frédéric Favre. « C’est la fin, comme Piero l’avait prédit », lâche Oskar Freysinger. Quant aux élus PDC, ils « regrettent que la sacro-sainte toute puissance du parti ne soit pas assez forte pour enrayer cet élan helvétique ».

Le parti orange voit rouge, mais il faut reconnaître que le reste de la Suisse en fait voir de toutes les couleurs aux Valaisans.

Caliméro Fournier

Les JSVR en guerre contre les Jeunes UDCVr.

[Clash] Les jeunes socialistes proposent à Freysinger de reverser sa rente. L’UDC riposte en leur proposant de se couper les cheveux et de trouver un travail.

Et puis soudain l’espoir. Dimanche 19 mars après des mois d’une campagne hargneuse et d’une bassesse encore jamais atteinte, le Valais a enfin choisi le visage de son nouveau Conseil d’Etat. Si l’éviction du bel Oskar a été un soulagement pour la majeure partie des électeurs, la fin de cette période de trouble politique a quant à elle sonné comme un apaisement pour tout un canton. À l’exception peut-être des différents médias valaisans qui vont à nouveau devoir se creuser la tête pour abreuver le Vieux Pays d’informations non-politisées.

Que la guerre continue… 

Pourtant, seulement quelques heures après ce dénouement historique, les Jeunesses Socialistes du Valais Romand (JSVR) ont décidé de lustrer une nouvelle fois le carcan du désormais ex-conseiller d’Etat et néophyte en musique. Via un communiqué, les camarades, encore frustrés de la claque reçue par le souriant Stéphane, ont appelé le Saviésan à reverser tout ou partie de sa rente d’ancien conseiller d’Etat aux Valaisans dans le besoin. Cette demande fait suite au scandale de l’affiche «Maria» qui a vu l’UDC reprocher au canton d’aider davantage les migrants fuyant la guerre que ses propres citoyens fuyant le vin vaudois et la raclonnette. «Pas un de nos membres ne toucherait un centime des 80’000.- francs offerts par M.Freysinger puisque nous sommes tous des fils de bobos hors du besoin, souligne Marcel Héritier, membres des JSVR. Cependant, il serait juste que le tyran autrichien aille au bout de ses idées.»

OSS 117, toujours au top

Face à cette attaque, les Jeunes UDC du Valais Romand n’ont pas tardé à riposter. Grâce à une culture cinématographique des plus pointues, le comité central a proposé «aux JSVR de se couper les cheveux et de trouver un travail.» Comme leurs homologues socialistes, les représentants du parti ont donc décidé de frapper directement là où ils avaient le plus de chance de faire un strike. «C’est une référence à un film très rigolo que nous avons regardé en stage de scoutisme, explique Romain Crittin, membre du comité des Jeunes UDCVr. Ce film met en scène un agent secret qui fait des blagues racistes et misogynes. Un chef d’œuvre.»

C’est donc à coups de communiqués de presse tout aussi pertinents et bien sentis que la campagne au Conseil d’Etat continuera de souiller l’image de tout un canton.

Vital Monnet

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[Scoop] L’assemblée constitutive du PDCLR aura lieu le 21 avril 2017

La rumeur était persistante depuis ce dimanche 19 mars qui a été marqué par une entente tout autant inattendue qu’opportuniste du PLR et des PDC. Une alliance d’un jour qui se dessinera d’ici un mois en une alliance pour toujours.

Oubliant leur rivalité historique, les deux partis ont décidé de ne faire plus qu’un pour l’avenir du canton. Serge Métrailler, président du PDCvr, « pouvoir se battre pour l’économie et plus seulement pour la famille est un véritable bol d’air pour le parti. On le fait depuis longtemps mais là on pourra le faire de manière assumée. Dans les conseils d’administration, on passait vraiment pour des rigolos. » 

Réactions dans les villages 

Du cotés de Leytron, le président PLR, Patrice Martinet ne cache pas son enthousiasme, « c‘est une immense joie pour ma commune, chaque Leytronain pourra faire ses courses où il le désire. Je pourrai enfin aller à la Migros de l’Union sans pour autant passer pour un traître aux yeux des radicaux. Ma fibre libérale m’incite aussi à penser qu’il s’agit d’une perspective de développement pour la commune de Leytron et en plus je préfère les produits Migros. » A Savièse, la récente dissolution de l’Entente (ndlr: PLR et PS), n’était qu’un coup d’avance sur la prochaine création du PDCLR, « il y aura beaucoup plus de perspective à gouverner à 11 conseillers plutôt qu’à 6… » Déclare Julien Dubuis, président du PLR Savièse.

Qui comme nouveau président ? 

Autre question de grande importance, à qui sera attribué la présidence de ce parti « mammouth » ? René Constantin, président des PLR, avoue déjà avoir fait son choix, « On a trouvé un certain René Métrailler, il n’a pas d’expérience. En effet il n’a jamais fait de politique mais il est super motivé et ne demande qu’à apprendre. » Consulté par e-mail suite à notre sollicitation Christophe Darbellay ne cache pas sa joie, « Tant que j’ai l’éduccasion le reste n’est pas important. »

Tout semble donc réglé dans les  grandes lignes de la future fusion des deux partis sauf un point spécifique… Il s’agit de l’avenir des fanfares. Personne n’a voulu pour l’instant se prononcer à ce sujet  encore source de conflit.

Nul doute qu’il s’agit d’un fait historique de la politique valaisanne. « Beaucoup de morts se sont retournés dans leur tombe suite à l’alliance contre nature de dimanche mais ils se sont tous retournés du côté de l’avenir… » déclare René Métrailler, futur président du PDCLR

Innocent Dubuis

 

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[Reconversion] Oskar Freysinger va se lancer dans l’organisation de Silent Parties

Recyclage forcé. Plongé dans un profond mutisme depuis son éviction du Conseil d’Etat, Oskar Freysinger a finalement repris la parole ce lundi. Selon ses dires, l’ex-Conseiller d’Etat va s’atteler à l’organisation de Silent Parties. Reportage.

Assis sur un mur en pierres sèches au cœur du vignoble saviésan, Oskar Freysiner semble apaisé. Serein même. Le regard au loin, il entrevoit son avenir. « Depuis les résultats de dimanche, j’ai une attirance particulière pour tout ce qui a trait au silence », murmure-t-il en dessinant doucement la lettre « S » dans les airs. Le jeûne de la parole aura fait naître un déclic chez Freysinger. « Organiser des Silent Parties. L’idée m’est tombée dessus, sans prévenir. Elle apparaît aujourd’hui comme une évidence ».

Partenaire avec le Café du Nord

Seul établissement à proposer ce type de soirée de manières récurrentes, le « Café du Nord » s’est dit prêt à collaborer avec l’ancien ministre. « Il nous a tous scotchés avec son carême du bla-bla. Quand il nous a contactés, c’était l’effervescence », se réjouit Gustave Zermatten, tenancier du bar. Grâce à ce partenariat, le « Café du Nord » envisage de pousser le concept encore plus loin. « Désormais, il ne sera plus permis de prononcer le moindre mot. On devra juste entendre le claquement de pas des danses endiablées sur le sol. Pour commander une boisson, on mettra en place un atelier langage des signes ».

Après son mandat à l’exécutif cantonal – que l’on sait éreintant – Oskar Freysinger va pouvoir à nouveau flirter avec le calme et la tranquillité. Si d’aucuns se targuent de lui avoir « couper la voix », le Saviésan, lui, se félicite d’avoir « trouver sa voie« .

Caliméro Fournier

Candidats

[Élections cantonales] Le Haut-Valais apprend avec consternation l’existence de 5 autres candidats

À peine 5 jours avant que le voile ne tombe sur la nouvelle composition du gouvernement valaisan, le Haut-Valais s’indigne. La partie germanophone du Vieux Pays n’aurait pas été mise au courant de la liste complète des candidats. Enquête.

« Sympas, les copains du centre et du bas », ironise d’emblée Lukas Schmidt, élu communal à Brig. « On aime bien Roberto et Esther, mais quelqu’un aurait pu nous mettre au parfum pour Rossini, Favre, Freysinger, Darbellay et Melly ». Selon ses dires, la population n’aurait jamais été avertie des candidatures « d’outre-autoroute ». Si l’accusation se révélait être fondée, les cartes pour le second tour seraient entièrement redistribuées.

Quant à la question de savoir si les Hauts-Valaisans seraient prêts à remettre en cause leur obédience PDC et PS (par le biais de Roberto Schmidt et Esther Waeber-Kalbermatten), Lukas Schmidt s’écroule de rire. « Vous n’allez pas me faire croire qu’ils appartiennent à un parti ? Ce sont des Oberwalliser punkt schluss. Au niveau cantonal, il n’existe pas de partis politiques. C’est une histoire qu’on raconte pour faire peur aux enfants ».

Du côté des candidats, la nouvelle fait grincer des dents. Oskar Freysinger affirme « se sentir abandonné par ses frères de sang », alors que Rossini regrette « d’avoir essayé de copiner avec les sujets d’Esther ». Seul bienheureux de l’affaire, Favre, confie son soulagement « de n’être pour une fois, pas le seul inconnu au bataillon ». Plus direct, Darbellay admet n’attendre que le résultat aux urnes, après une campagne qui « casse les burnes ».

Caliméro Fournier

Crédit RTS

Le vent entendu comme prévenu par la police après une plainte de Jean-Marie Bornet

Si la campagne électorale valaisanne arrive gentiment à son terme, les scandales, eux, n’ont pas fini d’entacher les débats démocratiques. Cette fois-ci, c’est du côté du néophyte en politique Jean-Marie Bornet que l’affaire est tournée. Le Nendard a déposé une plainte pénale au commissariat de police après qu’une de ses banderoles a été arrachée vendredi après-midi.

Sur sa page Facebook, Jean-Marie Bornet a menacé de porter plainte contre les auteurs de cet acte anti-démocratique. Chose qu’il a faite ce matin au poste de police de Sion, ouvert pour l’occasion. D’après les premiers éléments de l’enquête, le suspect ne serait pas une personne physique, ni même une personne morale. Le prévenu serait tout simplement le vent. La force invisible aurait été confondue parmi les différents suspects grâce à divers témoignages. Ce que confirme Hector Héritier, spécialiste chez Meteoswiss :« Le vent a soufflé jusqu’à 65 km/h vendredi et on a eu droit à des rafales encore plus fortes localement ».

Afin de faire la lumière sur cette affaire de banderole dérobée, le vent sera entendu par la police mardi matin à 8h00 tapante. Le fait qu’un élément invisible de la nature soit convoqué par la police ne semble pas déranger les forces de l’ordre comme en témoigne cet agent de la police cantonale préférant garde l’anonymat : « On fait une enquête, on trouve un suspect et on le convoque, c’est pas plus difficile que ça. » Très sûr de lui, le gendarme surenchère :« Et gare à lui si il ne se présente pas demain. On ira le déloger dans sa demeure, à Martigny. » En attendant le verdict de l’audition du prévenu, la campagne électorale valaisanne poursuit son chemin tout en demeurant une véritable poudrière.

Mistral Reynard

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[Insolite] Nouveau dans une Guggen, il apporte des partitions

Florent poursuit un rêve depuis son adolescence. Ce qu’il croyait être une chimère il y a peu, s’est subitement réalisé la semaine dernière : il intègre la célébrissime Guggenmusik sédunoise d’Eksapette. Hélas, pour ce Chermignonard de 24 ans, sa jubilation sera très vite effacée par une lourde humiliation. Reportage.

« Je joue du trombone depuis l’âge de 7 ans. J’ai travaillé sans relâche pour avoir la chance d’intégrer un jour le collectif d’Eksapette » lâche Florent, des étoiles dans les yeux. Le jeune musicophile a rédigé une lettre de motivation d’une soixantaine de pages où il énumère les raisons pour lesquelles il voudrait rejoindre la Guggen de ses rêves. Un investissement payant puisque le président d’Eksapette, Patrick Pannatier, décide de l’engager sans même agender une rencontre préalable. « J’ai pas tant lu le roman qu’il m’a envoyé, mais un de mes trombonistes a fait l’erreur de se marier, du coup je cherchais quelqu’un pour le remplacer » confesse-t-il, la mine résignée.

Seulement, le ciel bleu océan de Florent vire très vite à l’orage. Alors que la Guggen s’était donnée rendez-vous sur la Place du Midi pour un « concert » improvisé aux abords des terrasses, le néophyte de Chermignon se présente avec les partitions des morceaux. « On est d’abord tous restés perplexes, sans savoir comment réagir », raconte Gwendoline, une des souzaphonistes. « Puis on s’est littéralement vautré de rire pendant une bonne vingtaine de minutes », poursuit celle qui soufflait dans une Blonde 25 par flemme de porter son instrument.

La Guggenmusik sédunoise se voit contrainte d’annuler sa représentation, faute de souffle. « On a tellement ri que plus personne ne pouvait produire le moindre son », explique le président du collectif, toujours hilare. « Le coup des partitions, c’est vraiment du jamais vu. Mais personnellement, il m’a vraiment achevé lorsqu’il a demandé quand avaient lieu les répétitions », conclut-il avant de mourir tragiquement d’une crise cardiaque.

Caliméro Fournier

157 millions dans la nature ?

[Finances] L’Etat du Valais aurait perdu le fond des 157 millions à investir dans les remontées mécaniques

De fonds perdus à fond perdu, il n’y a que deux lettres. Mais il y a également une ouverture de Carnaval bien trop arrosée à en croire certaines rumeurs. Des rumeurs qui proviennent du coteau saviésan et qui font courir le bruit que l’Etat du Valais aurait perdu le fond de 157 millions qu’il avait l’intention d’investir, à fonds perdus justement, dans les remontées mécaniques du canton.
«Je crois que le terme «égaré» serait plus adapté, souligne timidement Maurice Tornay, grand argentier du canton. Il ne faut pas être trop alarmiste, mais il est vrai que la situation est plus ou moins préoccupante.» Le conseiller d’Etat en charge des finances n’en dira cependant pas plus…

« Aux aurores ça fera plus sérieux… »
Des sources internes au département, qui ont bien évidemment préféré conserver leur anonymat, incriminaient la fièvre du Carnaval pour justifier la perte des 157 millions. «En fait c’est l’apéro de préparation aux festivités qui nous a eu, explique un des fonctionnaires présents peu avant le drame. Quand on a regardé l’heure, on s’est aperçu qu’il était trop tard pour amener les fonds à la BCV.» Emprunté devant cette situation, Maurice Tornay aurait alors décidé de confier sa mallette remplie de à ras-bord à l’un de ses bras droits. «Le patron s’est tout simplement dit qu’on irait la déposer aux aurores, ça ferait plus sérieux. Il a confié le précieux colis à Dubuis et il est rentré décuiter.»

Les mallettes, c’est comme les vestes
Ce certain Dubuis, dont le nom de famille trahit ses origines, aurait cédé aux sirènes du Carnaval et ce serait rendu directement à Saint-Germain. Un de ses amis proches témoigne : «comme il avait pas eu le temps de passer à Granois pour le costume, il s’est dit que son costard et sa mallette feraient l’affaire, un peu comme dans les Men in Black.» Un choix salué par sa horde d’amis qui avaient fait un petit détour par le Péno, 5 heures auparavant. «Tout avait très bien commencé, poursuit son ami. Il a enchaîné les thés froids les deux premières heures. Et puis gentiment, les serveurs ont ajouté une once d’abricotine.» Tant et si bien, qu’au fil des verres, le thé froid résistait de moins en moins aux assauts de l’envahissante liqueur. «Ma copine, qui nous ramenait ce soir-là, m’a dit qu’il avait bien tenu. Mais bon, une mallette c’est comme une veste, dans ce genre de soirée, difficile de rentrer avec la sienne !»

Vital Monnet

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[Anniviers] Selon les premières analyses, la louve de Mayoux était une ressortissante italienne vivant de l’aide sociale depuis 2014

Si les enquêteurs n’ont toujours pas de trace du braconnier, malgré les récompenses promises à celui qui le dénoncera, ils ont en revanche pu en savoir plus sur la louve assassinée. Grâce à des prélèvements effectués sur le cadavre du canidé, la Corporation d’Intervention d’Anniviers (CIA) était en mesure ce matin de dévoiler les premiers éléments de l’enquête.

Louve au passé obscur

Il ressort de l’enquête que la louve abattue était en fait une ressortissante italienne de 6 ans. Avec l’aide du témoignage d’un furet préférant rester anonyme, la CIA a découvert que la louve vivait ici depuis 2014. Sans domicile fixe connu, elle passait son temps à vagabonder entre le Val d’Anniviers, le Val d’Hérens et le Lötschental. Elle aurait également profité du laxisme de notre système pour toucher de l’aide sociale en faussant sa carte de légitimation. Elle aurait par ailleurs reçu des dizaines de kilos de viande d’agneau provenant de divers restaurants du Valais Romand avec la complicité de l’association Kebab du coeur. Une fin cruelle pour celle qui avait toujours su rester discrète jusque-là.

Piste UDC

Si les pistes pour retrouver la trace du braconnier se sont d’abord tournées vers le milieu de la chasse et des éleveurs, aujourd’hui, d’autres informations laissent présagés que des militants UDC pourraient être impliqués dans cette sordide affaire. Hasard du calendrier, la veille du braconnage de la louve, le parti agrarien lançait une initiative intitulée « Le Valais d’abord ». Avec son statut de persona non gratae et d’étrangère profitant du social, la louve de Mayoux avait le profil parfait « d’homme à abattre ». De son côté, l’UDCVR a immédiatement réagi à ses soupçons par le biais de son coprésident Jérome Desmeules en publiant sur sa page Facebook le message suivant « HAHAHAHA ». L’enquête suit donc toujours son cours.

Honoré Pitteloud