[Dominique Giroud] « Je ne fais rien d’illégal, je boycotte juste les impôts »

Assis derrière son bureau, Dominique Giroud ne décolère pas. « On m’accuse de fraude et d’escroquerie fiscales alors qu’au final, je ne fais que boycotter les impôts ».

Pour rappel, le Ministère public valaisan réclame à son encontre une peine privative de liberté de neuf mois de prison avec sursis. « Ce sont des guignols, le sursis c’est pour les faibles ». Toujours très remonté, il débouchonne une bouteille posée devant lui. « T’as rien contre le Vaudois ? », grogne-t-il en servant généreusement un verre.

N’est pas CC qui veut

Au-delà des accusations du canton, le négociant en vins s’estime victime d’un désamour illégitime de la population. « Quand Constantin boycotte le Nouvelliste, la moitié des Valaisans est d’accord avec lui. Mais quand c’est Domi qui fait un boycott, alors là, y’a plus personne ».

Contacté par téléphone, le Ministère public reconnaît à demi-mot un acharnement envers Dominique Giroud. « Pour une fois qu’on peut intenter quelque chose contre une personnalité de la région, on en profite. Neuf fois sur dix, on doit jeter l’éponge ».

À l’instar du Saint-Saphorin, justice et politique ne font visiblement pas un bon mélange.

[Christian Constantin] « J’arrêterai de boycotter le Nouvelliste le jour où je serai en dernière page »

C’est l’affaire qui secoue le Valais depuis vendredi dernier. L’empereur Constantin l’a décrété, les employés du Nouvelliste sont personæ non gratæ dans l’arène de Tourbillon. Face aux critiques récurrentes de Vincent Fragnière – rédacteur en chef du titre–  CC a décidé de proscrire toutes relations entre les collaborateurs du club et ceux du quotidien valaisan.

« Je ne boycotte pas le Nouvelliste, je cesse volontairement toute relation avec lui en signe de représailles », nuance-t-il en s’appuyant farouchement sur la définition du boycott proposée par Le Larousse. Le patron du FC Sion concède d’ailleurs s’être montré plutôt clément à l’égard du rédacteur en chef. « Dans un premier temps, j’avais envisagé de boycotter tous les Fragnière du canton, mais Barth m’a ramené à la raison ».

Si l’affaire a fait grand bruit sur la toile et dans les bistros de la capitale, elle s’est également invitée sur le terrain. L’entraîneur sédunois, Maurizio Jacobacci, a d’ailleurs mobilisé la polémique pour justifier la piètre performance de ses joueurs face à Lugano. « En sachant qu’ils n’allaient pas être notés par le Nouvelliste, ils ne se sont pas donnés à fond », assure le tacticien. Une analyse partagée par le numéro 10 sédunois, Carlitos. « Comme je ne lis pas bien le français, ces notes étaient pour moi le seul moyen d’évaluer ma performance. »

Darbellay impuissant… pour une fois

Devant l’impasse, une seule personne paraissait en mesure de réconcilier les deux camps: Christophe Darbellay. Le Ministre valaisan, d’ordinaire l’homme providentiel en matière de diplomatie (ndlr : conflit entre CMA et les communes, médiation entre Trump et Kim Jong-Un), n’a cette fois-ci pas été en mesure d’instaurer un processus de paix. « J’ai pourtant proposé un nombre incalculable de compromis, mais ces deux-là sont des têtes de mules », déplore-t-il.

Parmi les solutions envisagées, figuraient notamment un « duel à l’épée au château de Tourbillon » ou « une fondue », stratagème qu’il avait déjà adopté pour apaiser les tensions entre Rolf Fringer et… Christian Constantin. « C’est pas un temps à fondue », aurait sèchement répliqué ce dernier avant de conclure : « j’arrêterai de boycotter le Nouvelliste le jour où je serai en dernière page ».

Caliméro Monnet et Vital Fournier

[Faune] Après le loup de Zinal et l’ours du Sanetsch, un aigle bicéphale aurait été aperçu au-dessus de Bruson

Le Valais, sa nature, ses montagnes, ses forêts – qui ne seront pas entièrement déboisées pour Sion 2026 – est depuis toujours une terre d’accueil pour la faune. Alors que les tétras-lyres, les bouquetins, les Bédjuis et autres espèces menacées y ont trouvé refuge depuis de nombreuses années, d’autres animaux commencent à les suivre.

Ainsi, les loups ont depuis de longues années choisi de fuir l’Italie pour profiter de forfaits fiscaux plus avantageux de l’autre côté des Alpes. Depuis peu, un ours a même élu domicile au Santesch pour les vacances d’été.

Capable de soulever une Hérens

Si les deux prédateurs semblent se plaire dans les forêts du Vieux Pays où ils ne sont que rarement dérangés – excepté par les klaxons français et les braconniers – d’autres ont décidé de faire du ciel valaisan leur royaume.

Et il semblerait que les gypaètes barbus et les aigles royaux aient un nouveau concurrent sur leur terrain de chasse favori. « De toute ma vie, je n’ai jamais vu quelque chose de pareil. Et pourtant, j’habite le Val de Bagnes, j’en ai vu passées des bêtes », clame Jean-Marc Vaudan, garde-chasse de la vallée. « Il était énorme, poursuit-il en mimant le vol «de la bête» avec ses bras. Il aurait pu soulever une reine à cornes sans souci. »

«Comme le petit gars à la télé»

Ce «il», Jean-Marc Vaudan le décrit comme un aigle avec une particularité étonnante. « Il avait deux têtes ! Il ressemblait pas mal à la forme que le petit gars de la Nati a mimé avec ses mains l’autre jour à la télé. » Aperçu sur les hauteurs de Bruson, le rapace n’a – pour l’heure – pas été observé par d’autres yeux.

Le service cantonal de la chasse tente d’ailleurs de calmer le jeu. « Jean-Marc a fait un travail formidable durant tant d’années, mais sur ce coup-là, nous pensons que la Coupe du monde lui est montée à la tête. » Alors, aigle bicéphale ou pas ? Le mystère plane…

Vital Monnet

[FC SION] Émus par les Japonais, les supporters sédunois promettent de ramasser les déchets de Kasami après chaque match

En Russie, les joueurs nippons – à l’instar de leurs supporters – ont fait preuve d’une grande classe après l’élimination douloureuse face à la Belgique en nettoyant les vestiaires et les tribunes. Un geste largement salué aux quatre coins du globe, jusque dans la capitale valaisanne. « C’est très inspirant, commence Emile Chevrier, responsable des supporters sédunois. Autant te dire qu’on va faire pareil avec la montagne de déchets que produit Kasami match après match ».

L’UTO craint le manque de place

Contactée, l’usine de traitement des ordures (UTO) applaudit la démarche, mais doute toutefois de sa faisabilité. « On risque de manquer de place », prévient son directeur Manu Varone. « À l’époque, on avait eu la même idée avec Prijović, mais on a finalement renoncé parce qu’il aurait fallu sous-traiter à l’étranger », poursuit-il.

Dérégler le micro climat valaisan

Le projet ne fait toutefois pas l’unanimité, à l’image de Gégé Dubuis, météorologue émérite. « S’il fait toujours beau en Valais, c’est grâce à des gens comme Kasami qui produisent suffisamment de déchets pour favoriser le réchauffement climatique ». Et de conclure : « si vous voulez une météo tout à fait vaudoise, vous n’avez qu’à retirer l’équipe ».

[Ecole Primaire de Flanthey-Lens] Lancement de la première bouteille de fendant dans la stratosphère

Le Congo avait tenté de lancer Troposphère 5, le Valais lancera Topettesphère 1. La nouvelle s’est fêtée en grande pompe à l’Ecole Primaire de Flanthey-Lens à coup de Champomy et de Rivella rouge. Et pour cause, après plusieurs années de travail, les élèves sont venus à bout de leur projet de lancer une bouteille de fendant dans l’espace. Sobrement appelé « Topettesphère 1 », la 0.75 l de blanc sera lancée symboliquement depuis le Stade du Christ-Roi le 28 juillet. Soutenu par Valais-Wallis Promotion, le projet a également pour but de redorer le blason du canton, bien terni par les débats virulents sur les JO de 2026.

Si peu d’informations ont encore été dévoilées, l’EPFL a en revanche déjà lancé un appel d’offre dans les milieux vitivinicoles valaisans pour désigner quelle cave aura l’immense privilège d’envoyer son cépage survoler l’Alpe blanche jusqu’aux cieux. Le commandant John Bonvin du VSS Couchepin s’est déjà déclaré ravi que les Valaisans continuent de conquérir l’espace.

Pollux Gaspoz

[SION 2026] Selon un dernier sondage, 93% des citoyens affirment qu’un nouveau sujet de conversation serait « une chance pour le Valais »

La campagne olympique – des deux côtés de la table – a été jalonnée de sournoiseries et de bassesses qui ont paralysé le débat de fond. À tel point qu’une écrasante majorité de Valaisans sont aujourd’hui davantage séduits à l’idée de trouver un nouveau sujet de conversation que par le projet Sion 2026. C’est en substance ce que révèle le dernier sondage de l’institut gfs.bern.

Il faut dire que la question des Olympiades a monopolisé les discussions des mois durant. « Au café avec les copains, on a abordé le sujet tous les jours depuis le début de l’année », soupire Michel, un Sierrois de 46 ans. « Et ce n’est pas comme si au fil du temps, on avait d’autres arguments à mettre sur la table », poursuit-il avant de jeter son alliance à terre. « Je ne veux plus voir un anneau jusqu’à ma mort ».

Fait rare durant cette campagne, opposants comme partisans s’accordent désormais sur un point. « Il se passera ce qu’il se passera le 10 juin, mais de grâce, cessez de nous parler de cette votation », implorent d’une seule voix deux membres des comités adverses.

Un débat pour trouver de quoi parler

Pour matérialiser la volonté populaire, un comité s’est formé avec pour lourd mandat de réhabiliter un sujet de conversation. « On a décidé d’organiser un débat puisque on ne sait plus exactement comment fonctionner autrement après ces derniers mois », explique Basile Cottagnoud, son président. Et si les participants devaient s’avérer peu créatifs ? « Si vraiment on ne trouve rien à se dire, on aura qu’à parler de combien on en a marre des discussions sur le JO », conclut-il d’un air assuré.

Caliméro Fournier

[Loups hybrides] Le Parlement valaisan se refuse à autoriser le tir des Evolénards hybrides

«Les grandes victoires trainent dans leur ombre de petites défaites.» C’est avec beaucoup de philosophie que le député Christophe Fauchère a accueilli le rejet par le Grand Conseil valaisan de son postulat. Poussé par l’acceptation des deux postulats demandant le tir des loups hybrides, le politicien évolénard demandait, purement et simplement, l’autorisation de tir des Evolénards hybrides. «Cela se serait fait après analyse, bien sûr, nous ne sommes pas des bêtes», explique le député des Haudères. Mais le Parlement valaisan, par 81 non, contre 5 oui et 40 abstentions, a refusé que le dossier aille plus loin. «Pour l’heure du moins, car les 40 abstentions  nous font penser que nous avons visé dans le juste», souligne Yves Chevrier, autre grand défenseur du postulat.

Une problématique de fond de vallée

«Visé juste peut-être», mais pas encore touché la cible. Les opposants se sont d’ailleurs fendus de quelques blagues graveleuses à ce sujet. «Les dépositaires sont tous des chasseurs, viser mais ne rien toucher, c’est un peu leur quotidien», sourit Fabrice-Etienne Mudry, député pour Les Verts. Mais comment expliquer pareil taux d’abstentionnisme ? Dans les couloirs du Parlement, plusieurs élus ont accepté de s’exprimer sous couvert de l’anonymat. «Ce n’est pas tant le fond du postulat qui me gêne, mais plutôt la forme, souligne un élu du Val d’Anniviers. Chez nous aussi c’est une problématique dans le fond de la vallée. Mais il y a des moyens plus discrets de régler tout ça.» La louve de Mayoux pourrait d’ailleurs en témoigner.

Une mise en quarantaine salvatrice

Un collègue député affirme avoir soutenu le postulat pour des raisons bien sombres. «Ils sont différents. Tous les gens qui ont traversés Evolène peuvent en témoigner. Peut-être vaut-il mieux qu’ils règlent tout ça entre eux.» Au risque qu’une pseudo-guerre civile se déclare dans toute la commune ? «On atteindrait là un extrême, mais disons qu’une petite mise en quarantaine du fond du Val d’Hérens pour quelques années ne ferait de mal à personne», poursuit notre interlocuteur.

Tous quelque chose d’Evolène en nous ?

Cependant, le constat est pour l’heure clair, le Grand Conseil n’est pas encore prêt à autoriser le tir des Evolénards hybrides. Dans l’assemblée, avant de passer aux votes, Yves-Laurent Dayer porte sans doute une grande part dans ce refus. À la tribune, le député du district d’Hérens a osé jouer la carte de la sensibilité pour convaincre ses semblables de voter «non». «Je crois que comme pour les chiens avec les loups, nous avons tous quelque chose d’évolénard en nous.» Fin de citation.

Vital Monnet

[Sion2026] Les opposants veulent se rendre au sommet du Cervin pour brûler les livres de Christian Constantin

170’000. En Valais, le chiffre donne le tournis et fait jaser jusqu’au fin fond du Val d’Anniviers. C’est pourtant le nombre gigantesque de livres signés Christian Constantin qui vont se retrouver dans toutes les boîtes aux lettres valaisannes – même à Isérables moyennant un délai de quelques semaines. Des livres titrés «Je voulais vous dire» une citation qui n’est pas tirée directement du phrasé du président du FC Sion. «J’avais proposé «Disons que bon, j’voulais juste te dire» mais cela n’a pas passé la censure des correcteurs», souligne l’entrepreneur martignerain.

Les éditeurs, ces gens de gauche

Une autre barrière est ensuite venue se dresser sur le chemin de ce livre cherchant à faire la promotion du «OUI» à Sion 2026. Aucune maison d’édition ne souhaitait faire paraître le recueil long de 61 pages. «Ce sont souvent des gens de gauche qui tiennent ce genre de maison peu rentables, tu sais. Des gens qui sont donc par essence opposés aux Jeux Olympiques.» Pas de quoi cependant freiner les ardeurs de CC qui a fondé les «Editions de Tourbillon» pour l’occasion. «Ce nom rappellera aux lecteurs que j’ai réussi tout ce que j’ai entrepris jusqu’à présent», lâche le boss du FC Sion.

Le Cervin symbole malgré lui

Un avis pas forcément partagé par les opposants au projet de Sion2026. Ceux-ci voient en ce livre une énième bévue de leurs adversaires olympiques. «C’est un pur scandale, commente Jean-Pascal Fournier, président des Verts valaisans. Je suis en plus certain que ces livres ont été fabriqués à partir d’actes de bûcheronnage illicites pour élargir la piste de l’Ours ou la Nationale.» En réponse à ce qu’ils jugent déjà comme «un crime écologique et politique» les partisans du «NON» à Sion 2026 veulent frapper très fort. «Nous avons prévu de réunir autant d’exemplaires que possibles afin de les brûler.» Et en guise de clin d’œil aux défenseurs du «OUI», les livres seront brûlés au sommet du Cervin. «Il ne faut pas croire que Monsieur Constantin est le seul à pouvoir se payer une opération marketing d’ampleur dans ce canton et nous allons le lui prouver», commente le président des Verts.

Un signal écologique fort

Questionné à ce sujet, Christian Constantin peine – pour une fois – à répondre. «Je t’avouerai que j’ai vraiment de la peine à les comprendre. Je fais un livre de 61 pages en précisant que celui-ci peut être lu lors d’un aller-retour en train entre Sion et Martigny. Si ça ce n’est pas une démarche écologique pour prouver ma bonne volonté !»

Vital Monnet

[FC Sion] Christian Constantin engage Arsène Wenger « pour être assuré de finir 4e »

Alors que le FC Sion sue sang et eau pour garder la tête hors de l’eau, son président, Christian Constantin, estime avoir trouvé la parade idéale pour s’assurer du maintien. Ce dernier s’offre les services de l’homme aux 823 matchs de Premier League, Arsène Wenger. « Je viens juste de boucler le téléphone. Il saute dans le premier avion et viens boire une topette à Martigny pour finaliser le contrat », informe le dirigeant sédunois.

Jacobacci toujours en poste

Celui qui incarne la figure d’Arsenal remplacera-t-il l’actuel tacticien du groupe sédunois, Maurizio Jacobacci ? « Pas du tout », répond Christian Constantin qui semble avoir en tête un schéma bien précis. « Tout ce que je veux, c’est qu’Arsène traîne au bord du terrain. On le sait, avec lui dans les parages, on est certains de finir 4e », poursuit-il avant d’invectiver l’UEFA qui a récemment pris la décision de suspendre le FC Sion des compétitions européennes.

Donner des cours d’anglais et dire oui

Si le rôle de l’ancien Gunners n’est pas encore très clair, Christian Constantin a toutefois donné quelques pistes. « Il pourrait commencer par apprendre l’anglais aux joueurs histoire qu’ils soient en mesure de brailler sur l’arbitre », projette le président. Mais la mission du Français dépasse le cadre strictement pédagogique. « À chaque fois que je propose quelque chose et que je dirai « qu’en pensez-vous Arsène », je veux qu’il réponde « oui » ».

Le tacticien devrait faire sa première apparition sur la touche sédunoise dimanche à l’occasion du match contre le FC Bâle. « Avec Arsenal, on les avait rousté 4 à 1 en 2016, je suis plutôt confiant », s’est réjouit le principal intéressé.

Antoine Clavien

@Tristan

[Réouverture de CMA] Christophe Darbellay pressenti comme médiateur pour la rencontre Trump – Kim Jong-Un

Les heures de sommeil de Christophe Darbellay sur les trois derniers jours se comptent sur les doigts d’une main. Après avoir passé de longues heures au chevet des remontées mécaniques de Crans-Montana Aminona et des communes du Haut-Plateau, le conseiller d’Etat valaisan a été coupé dans son sommeil par un téléphone venu d’Asie. «J’ai été le premier surpris, souligne le principal intéressé. Au début j’ai cru à un canular de Fred à propos de Sion 2026.» Pourtant, au bout du fil, le ministre de l’économie ne reconnait pas l’accent si particulier de son collègue du Conseil d’Etat. «Il avait une bonne diction et parlait parfaitement anglais, je me suis assez rapidement rendu compte que ça ne pouvait pas être Favre.»

Trois hommes pour une rencontre au sommet

Ce réveil inattendu n’était donc pas dû au conseiller d’Etat PLR, mais a un autre membre haut placé sur l’échiquier politique international: Chung Eui-Yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité. D’abord certain d’être dans un rêve – ou un cauchemar, c’est selon -, Christophe Darbellay retrouve rapidement ses esprits. «Monsieur le ministre, nous avons entendu parler de vos prouesses en qualité de médiateur dans l’affaire entre CMA et les communes du Haut-Plateau. Tout notre pays a été scotché de voir que vous êtes parvenus à un accord», a expliqué le conseiller à la Sécurité. Acceptant les félicitations, avec sa modestie habituelle, le Valaisan s’interroge. «Si c’était uniquement pour des félicitations, il aurait pu attendre 8 heures du matin. Je me suis dit qu’il voulait sans doute quelque chose de plus.» Et une fois de plus sa clairvoyance ne le trompait pas. «Monsieur Darbellay, nous avons une faveur à vous demander: seriez-vous prêt à jouer les médiateurs lors de la rencontre prévue entre Kim Jong-Un et le président américain Donald Trump ?»

Un nouveau conflit majeur à résoudre

«J’avoue que sur le coup je suis tombé sur le cul, lâche le conseiller d’État du Vieux Pays. Aller en Corée, en pleine campagne pour Sion 2026, c’est risqué.» Mais Chung Eui-Yong a su se montrer persuasif. «Il m’a dit qu’ensuite je pourrais visiter les installations de PyeongChang qui ne se situent pas loin de la zone démilitarisée où aura lieu la rencontre. Peut-être que je pourrais négocier avec les Sud-Coréens pour ramener un tremplin de saut à ski et un anneau pour le patinage de vitesse.» Après avoir résolu le conflit entre CMA et les communes du Haut-Plateau, Christophe Darbellay s’attaquera donc à un autre conflit majeur de ce siècle. Une nouvelle médiation qui pourrait gommer les errances des gestionnaires du Haut-Plateau et redorer au bon moment l’image de la candidature Sion 2026.

Vital Monnet