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[Sion] Touché par la fermeture de la dernière discothèque, le home du Glarier ouvrira ses portes au public pour le thé dansant hebdomadaire

L’établissement médico-social sédunois a pris très à cœur la fermeture de la dernière discothèque de la capitale, le Trentequarante. La direction du Glarier a promis de s’investir sans compter pour « pallier le cruel manque d’animation ». Reportage.

« Dès la semaine prochaine, tous les vendredis entre 15 et 18 heures, on ouvre notre thé dansant au public », lance fièrement Paul Theytaz, directeur du home du Glarier. L’opération vise à offrir une alternative aux noctambules qui subissent de plein fouet l’agonie de la vie nocturne sédunoise. « On est conscient que l’horaire n’est pas idéal pour les fêtards, admet le directeur de l’EMS. Mais avec une offre festive qui ne cesse de s’amenuiser, on deviendra vite l’endroit le plus en vue de la ville ». L’initiative a séduit les pensionnaires du home, à l’image de Colette, 97 ans. « Je suis veuve, passablement fortunée, et les jeunes n’ont généralement pas un sou. Vous voyez le tableau ? », chuchote-t-elle du bout des lèvres.

Le Grand Conseil approuve

La grande majorité des députés valaisans ont salué la démarche. Le président du parlement, Edmond Perruchoud, reconnaît volontiers que « le Glarier enlève une sacrée épine du pied au Grand Conseil ». Le sujet, récurent ces derniers jours, prenait dangereusement des allures de polémique.  « Tous les jeunes sont en train de miauler parce qu’ils ne peuvent plus faire la bombe jusqu’à 4 heures du mat’ », déplore l’élu UDC avant de poursuivre : « Nous, on bosse. Autrement dit, on est trop fatigué pour aller faire les guignols en ville le soir. Alors désolé si ce n’est pas notre première priorité ». Des mots qui traduisent une certaine léthargie face aux préoccupations de la jeunesse.

Reste à savoir si la proposition du home permettra réellement aux oiseaux de nuit de la capitale de prendre leur envol.

Caliméro Fournier

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« On a recyclé nos anciennes affiches pour prouver qu’il n’y a pas que les Verts qui font de l’écologie » témoigne le chef de campagne UDC

« Vous voyez, on parle déjà partout de ces affiches et en plus, elles ne nous ont presque rien coûté » s’enthousiasme d’entrée de jeu Andreas Glarner, membre du comité de campagne contre l’octroi de la naturalisation facilitée pour les étrangers de la troisième génération. En exclusivité pour l’Alcazar, le conseiller national UDC s’est confié, un mois avant le votation populaire.

Avant de commencer l’entretien, Andreas Glarner parait détendu, quoiqu’un peu peu flapi. Quand on évoque le fait que les affiches paraissent un brin hors sujet, le Glaronais nous coupe immédiatement : « Mais vous nous reprochez toujours d’être contre l’écologie ou de ne pas soutenir les initiatives vertes. Maintenant qu’on se met à recycler nos anciennes affiches pour éviter de gaspiller beaucoup de papiers, on nous critique encore ? » Que les affiches montrent une femme en burqa dans une initiative traitant sur les étrangers de troisième génération (NDLR: majoritairement d’origine italienne, portugaise ou espagnole) ne semble pas le gêner. « L’important c’est le message derrière. Les gens en parlent et ça crée des débats de fond. Au final, c’est le peuple qui décidera ce que bon lui semble. Et puis bon, si on avait mis en fond d’affiche une jeune Italienne buvant un verre de Chianti, vous pensez qu’on aurait une chance que le non l’emporte ? » se défend le membre du parti agrarien.

Les citoyens donneront leur réponse dans les urnes le 12 février prochain. Une date cruciale qui risque de faire couler beaucoup d’encre. En effet, le premier sondage ne donne pas de vainqueur puisqu’ils seraient 50% à dire oui, 48% à dire non et 2% seraient encore indécis. Les prochaines semaines promettent de chauffer dans tous les sens. « On a prévu encore d’autres surprises se réjouit Andreas Glarner. Oskar et Christophe sont déjà dans les starting-blocks, ils ont planifié de sortir leurs plus beaux arguments avec pléthore de chiffres ou d’études fraîchement réalisés par nos soins lors des débats télévisés d’Infrarouge et d’Arena. »

Philadeplhe Quinodoz

Les drapeaux valaisans envahiront peut-être les stades de la Coupe du Monde 2026.

[Football] Le Valais veut demander son indépendance afin de pouvoir participer à la Coupe du Monde 2026

Annoncé avec fracas par les instances dirigeantes de la FIFA en début de semaine, le passage de 32 à 48 équipes pour la phase finale de la Coupe du Monde 2026 a enflammé la planète football. Des fédérations continentales ou nationales, aux poivrots du bistrot du village, chacun a eu son mot à dire sur la promesse de campagne du brave Gianni qui prendra vie dans un peu moins d’une décennie.

Echos positifs jusqu’au Vatican
Cependant, si certains estiment que cette décision entraînera un nivellement par le bas des performances sportives, les petites fédérations du monde du ballon rond se frottent déjà les gants. Du Vatican aux Îles Vierges en passant par la Somalie ou les Bahamas, les têtes pensantes des fédérations ont accueilli la nouvelle avec beaucoup d’entrain. «C’est une réelle chance pour nos cardinaux de prouver ce qu’ils ont sous leurs sandales et d’offrir une belle vitrine à notre religion,» s’est exclamé le pape François dans les heures qui ont suivi l’annonce. Une annonce qui a fait également germer quelques idées sur les terres du drapeau aux 13 étoiles.

Les bilatérales annulées ?
Officiellement, aucun élu en place ou candidat en campagne n’ose cependant confirmer la rumeur qui remonte la vallée du Rhône depuis mardi. Une rumeur qui enfle heures après heures de Naters à Saint-Maurice : le Grand Conseil plancherait sur une demande d’indépendance du Valais qui serait transmise à la Confédération d’ici la fin de l’année. Chef du département de la formation et de la sécurité, mais également des sports, Oskar Freysinger commente la rumeur à demi-mot. «C’est un sujet qui mérite d’être abordé, confie l’homme au catogan. L’indépendance du Valais offrirait une aura supplémentaire au canton, surtout si nous figurons parmi les qualifiés pour le Moundial et nous permettrait accessoirement d’annuler les bilatérales.»

Edi, Fofo, Karlen et Morgado comme leaders
Toutefois, derrière chaque rumeur sportive d’envergure cantonale, se cache un personnage bien connu même au-delà des frontières du Vieux Pays. L’empereur d’Octodure, Christian Constantin. «Avec l’effort qu’on a fait sur la formation depuis une petite décennie, je pense qu’un Team Valais serait presque en mesure de concurrencer la Nati.» Le président du FC Sion prend notamment pour exemple les dernières perles sorties du centre de Riddes. «Dans une dizaine d’année Edi, Fofo, Karlen ou encore Morgado, seront des cadres dans de grands clubs européens. Ils entoureront une ribambelle de jeunes talents que l’Olympique des Alpes se fera un plaisir de pondre année après année.»

Vers un plébiscite de la population ?
Les hautes instances politiques et sportives du canton semblent donc conquises par l’idée d’une indépendance valaisanne. Reste cependant à convaincre la population, qui devra se prononcer lors d’un référendum, sur le bienfondé de cette initiative. «Vous savez, s’il y a bien une chose que les Valaisannes et Valaisans aiment mieux que les Imprèz’, la raclette, la Foire et le fendant, c’est bien leur identité valaisanne, souligne CC. Il n’y a donc pas de souci à se faire. La votation populaire ressemblerait à un plébiscite digne des plus grandes dictatures !»

La forteresse d’Ulrichen
Dernière question abordée, et pas des moindres, celle de l’infrastructure qui accueillerait le Team Valais pour ses matches à domicile. Si le flou demeure encore, Sepp Blatter, qui a laissé le crâne reluisant de Gianni Infantino sous les feux des projecteurs depuis quelques mois, a son avis sur la question. «Je pense que le stade d’Ulrichen, où j’organise chaque année mon tournoi, pourrait faire office de forteresse pour les Valaisans, durant les éliminatoires de la Coupe du Monde. Cela pourrait de plus être un vecteur d’unité cantonale !» Une place forte, comme celle de La Paz, où oxygéné par des semaines de préparation en altitude et habitué à la vétusté des lieux, le Team Valais pourrait faire vaciller même les plus grands d’Europe. Et ainsi tracer son chemin vers la Coupe du Monde 2026.

Vital Monnet

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[Nouvel an] Des archéologues découvrent les premiers vestiges des résolutions 2017

Le phénomène est récurrent. Aux Gorges du Trient notamment, les premiers vestiges des bonnes résolutions de l’an font leur apparition. Enquête.

La vocation d’archéologue se cultive au travers de la patience. Le travail peut être titanesque, pour des accomplissements souvent maigres. Reste que le creux de janvier est une saison faste pour les professionnels de la branche. « En cette période, on trouve des vestiges de résolutions à tour de bras, se réjouit Gustave Nantermod, l’archéologue cantonal. Pas plus tard que ce matin, on a découvert un abonnement de fitness au fin fond des Gorges du Trient ». Et le butin gagne en ampleur chaque jour. « On a déterré des cigarettes électroniques, des recettes Vegan, des tenues de sport… Un jour, j’ai même trouvé un cadavre. J’imagine que le type avait pour résolution de croquer la vie à pleine dent », avance le scientifique.

« Procrastiner, c’est avancer »

Outre les archéologues, la Fédération valaisanne en faveur de la procrastination (FVFP) tire elle aussi un bilan « extrêmement positif » de ce début d’année. Son porte-parole, Lambert Pannatier, nous explique pourquoi. « Le restant du temps, nous sommes considérés comme des parasites. Hormis les étudiants, personne ne cherche à devenir membre de la Fédération ». Le mois de janvier est, en revanche, une période propice à l’adhésion de nouveaux sympathisants. « Que ce soit tacite ou officiel, ils sont une kyrielle à nous rejoindre. La preuve que procrastiner, c’est avancer ». Si, pour l’heure, il est impossible d’obtenir un chiffre officiel quant au nombre exact de signataires à la FVFP, son porte-parole nous promet d’éclaircir ce point au plus vite. « Mais vraisemblablement pas demain », conclut-il.

Caliméro Fournier

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[Résolution] « L’année prochaine, je serai volontaire pour Nez Rouge », le mensonge tendance de fin d’année

En ces périodes festives, nombreux sont les automobilistes à recourir aux services bénévoles de Nez Rouge. Quelque 80 % des utilisateurs promettrait alors de « participer à l’opération l’année suivante ». Dans les faits, il ne serait que 4 % à franchir le cap. Éclairage.

Augustin, bénévole depuis 6 ans, connaît la rengaine. « D’abord, les usagers nous remercient. Ils nous couvrent ensuite de louanges puis promettent, d’eux aussi, participer à l’opération l’année prochaine. Et, en général, ils finissent par chanter du Céline Dion à tue-tête dans la voiture », explique celui qui assure n’avoir « jamais revu un de ces passagers dans les locaux de Nez Rouge ». Une tendance que confirme Domitien Zuchuat, directeur de l’opération. « Si les promesses de participations étaient effectivement tenues, on pourrait assurer ce service 365 jours par an », soupire-t-il.

« À carnaval ? On verra »

Les fêtes de fin d’année sont, on le sait, une période charnière pour Nez Rouge. Reste que les bénévoles remettent l’ouvrage sur le métier quelques semaines plus tard, pour carnaval. « Quand les usagers nous disent : ‘oui, l’année prochaine on participe’, on leur rappelle gentiment qu’en février, pour carnaval, on cherche également du monde », explique une bénévole. Une démarche vraisemblablement peu concluante. « Dans l’histoire de Nez Rouge, on n’a pas encore réussi à obtenir une meilleure réponse qu’un pauvre… ‘on verra’. Et, précise la volontaire, il était ponctué d’un : ‘normalement, je devais aller à Sion, à Savièse puis à Monthey ».

Malgré le manque de soutien de la part des automobilistes avinés, les bénévoles confient apprécier ces moments privilégiés. « Vous savez, ils sont là pour nous faire rire, lancent-ils d’une seule voix. Ils ont tous un gros nez rouge et un air malicieux ».

Caliméro Fournier

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[Val d’Hérens] L’Amicale des Subaru Impreza enregistre son 10’000ème membre

HÉRÉMENCE – Une nouvelle qui a des apparences de cadeaux de Noël. C’est ce qu’ont dû penser les membres de l’Amical des Subaru Impreza du Val d’Hérens (ASIVH) en enregistrant la 10’000ème recrue au sein du club. Ce dernier renforce sa place de leader des clubs de Subaru de Suisse.

Classe 1998 de Saint-Martin en force

Posséder dix mille membres dans un district d’environ onze mille habitants, cela peut interloquer. Au delà des nouveaux citoyens de la Vallée qui s’enregistrent presque tous (NDLR : 96% de la classe 1998 de St-Martin est carté a l’ASIVH !), c’est grâce aux expats que le nombre demeure aussi élevé. En effet, de nombreux Hérensards établis à Genève ou Lausanne sont, eux aussi, affiliés à l’Amical des Subaru Impreza du Val d’Hérens. Mieux encore, les fans de bolides possèdent des membres en République Dominicaine, en Argentine et même à Savièse.

Lobby contesté

Derrière cet engouement populaire, certaines personnes préférant rester anonyme par peur de représailles, se sont offusquées de cette « organisation omnipotente à tendance fascisante ». C’est le cas de *Pépito qui dénonce : « Ici, dans la vallée, si t’es pas membre de l’amicale, t’es très mal vu. On vient te voir régulièrement à la maison pour te « demander gentiment » d’adhérer au club. Pépito s’approche de nous, regarde à droite, à gauche et nous murmure à l’oreille : « Plusieurs personnes ont disparu parce qu’elles refusaient de rejoindre l’association. Elles ont sans doute été placées dans un des camps de travail de l’alpage de Ferpècle avec les traitres ayant voté oui à la Lex Weber. C’est comme pour la recette du fromage Appenzeller, tout le monde est au courant, mais personne n’ose révéler les secrets.

Déserteur malmené

Pour ceux qui ont choisi de quitter l’amicale, le vie devient impossible. C’est le cas d’Edmond C. un jeune bacounis ayant décidé il y a quelques mois de vendre sa Subaru Impreza pour s’acheter une Mitsubishi Evolution. Heureux de son achat, le pilote a décidé de poster sur son réseau social préféré, une photo de lui et de son nouvel engin avec en arrière plan la Dent-Blanche comme la coutume le veut. Il s’en est suivi un flux d’insulte continu pendant deux semaines jusqu’à ce que le compte du déserteur soit définitivement fermé. Le jeune homme a par ailleurs reçu plusieurs lettres de menace et la frange la plus virulente de l’ASIVH n’a pas hésité à rayer la carrosserie et crever les pneus du nouveau véhicule. Aux dernières nouvelles, le traître, comme l’appellent les chauffeurs d’Imprez’, a du déménager en Vaudoisie pour mener à nouveau une vie tranquille. Il a toutefois refusé de répondre à nos questions par peur des représailles.

*prénom d’emprunt

Pastille Salamin

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[Justice] L’utilisation de l’expression Noyeux Joël désormais punie par la loi

C’est ce que l’on appellera la fois de trop. La fois qui change tout. La fois où plus rien ne sera plus jamais comme avant. Pourtant, tout semblait avoir débuté comme une veillée de Noël des plus ordinaires chez la famille Morand. L’odeur du vin chaud se mêlait à celle de la raclette, les verres de blanc s’entrechoquaient, les premières chansons de la nativité étaient fredonnées du bout des lèvres.

Des années de souffrances en silence

En ce samedi du 24 décembre, assis autour de la table les cousins, cousines, tontons, tatas ne savent pas encore que deux des membres de la famille vont sans doute changer la face du monde. «Comme dans chaque rassemblement de ce type l’oncle Lucien est arrivé en retard et aviné, explique une cousine éloignée qui préfère conserver l’anonymat. Et comme à chaque Noël, il a dégainé sa blague du Noyeux Joël à tour de bras.» Entre rires polis et tentatives de ne pas prêter attention à l’énergumène, chacun a fait comme il pouvait.

Cependant, tonton Lulu n’avait pas remarqué au coin de la salle qu’un invité surprise, en la personne de maître Sylvain Udry, s’était glissé aux côtés du cousin Nicolas. «Cela fait déjà plusieurs années qu’il avait élaboré ce plan, confie la sœur du petit Nicolas. Mais on pensait que c’était le vin chaud qui lui montait à la tête.» Mais ce soir-là, ce fut plutôt une furieuse envie de mettre fin à des années de souffrances et de gêne qui était montée à la tête du cadet des Morand.

Condamné pour tort moral

L’oncle Lucien claquait les bises et serrait les mains en lançant ses tristement célèbres Noyeux Joël et en se rapprochant de Nicolas et de son invité. Un témoin oculaire et auditif d’une scène que beaucoup trop de Valaisans doivent encore supporter chaque année. Un témoin qui, de par son statut de magistrat, allait embellir, sans le savoir encore, le Noël de milliers de familles à travers le Vieux Pays. En effet, après des années d’attente, Nicolas Morand s’est lancé et a dénoncé tonton Lucien au tribunal cantonal. Devant le caractère extrêmement important de la situation, le procureur général a décidé de siéger en matinée, un 25 décembre, pour rendre son verdict. Un verdict aussi sec qu’une rasade de williamine avant la messe de minuit : l’oncle Lucien a été condamné à trois ans de travaux d’intérêt général afin de réparer le tort moral infligé à tous ses proches durant tant d’années.

Désormais rendu public, le jugement devrait faire état de jurisprudence et permettre à toutes les personnes vivant des situations similaires dans leur famille d’obtenir réparation auprès de la justice. Une bouffée d’air bienvenue alors que les premiers «à l’année prochaine» retentissent déjà dans la bouche d’innombrables poivrots !

Vital Monnet

Funny Cute Santa Hat Frog Kermit Christmas

Tiens, c’est Noël

Eh merde. C’est reparti. C’est Noël. Bon je sais, les puristes me taperont sur les doigts parce que la naissance officielle du petit Jésus c’est le 25, donc demain. Mais bon demain, on aura tellement le bide rempli de sauce poivrée, de bûche au chocolat et de vieille prune qu’on sera incapable de lire un texte de plus de 3 lignes sans s’endormir. D’autant plus que tu sais qu’à peine debout, c’est rebelote, t’es invité chez grand-maman, tata-tonton ou chez la belle famille pour un nouveau gueuleton. Et généralement le 25, les hôtes savent que le repas de la veille fut abondant pour ne pas dire pantagruélique, alors Tata Monique, elle a mis les petits plats dans les grands pour impressionner encore plus et elle foutra le double de portion que la veille au soir.

Passons, mais j’y reviendrai. Voilà, on y est, la période de Noël touche à sa fin. « Enfin » diront beaucoup, « déjà » dira Michel toujours accoudé au stand de vin chaud. Au delà de l’atmosphère féérique qui se dégage, au delà du fait de se retrouver en famille, en offrant du temps pour nos proches dans une société devenue trop individualiste, on ne peut que se désoler de voir cette fête devenir de plus en plus qu’une vaste machine à consommer. Les païens festoyaient Sol Invictus à la fin des saturnales, tandis que les chrétiens ont par la suite fêté la naissance de Jésus-Christ. Une fête religieuse qui devrait peut-être plus retrouver ses vraies valeurs de partage, d’entraide et de solidarité, notamment envers ceux qui n’ont pas toujours de quoi vivre décemment, que ce soit ici ou partout dans le monde.

La parenthèse philosophique fermée, je crois qu t’es prêt à passer à la meilleure phase.

  • Toi qui t’es coltiné les décorations lumineuses de ton énergumène de voisin depuis 6 semaines.
  • Toi qui t’es tapé tous les magasins du Valais central pour désespérément trouver un cadeau à ton petit cousin pour qu’au final il s’amuse plus avec le papier cadeau qu’avec le jouet lui-même.
  • Toi qui a dû accompagner Madame au marché de Noël de Montreux pour qu’elle puisse mettre une photo totalement superficielle sur Instagram avec un hashtag bien dégueulasse avec comme seule consolation, une autorisation à faire un détour par le Casino histoire que tu te fasses encore plumer 100 boules à la roulette et que tu finisses ta journée en beauté.
  • Toi qui t’es senti obligé de faire des biscuits de Noël en forme d’étoiles pour être plus branché et faire le crâneur devant les collègues.
  • Toi qui t’es brûlé la langue au moins trois fois en ayant les yeux plein de larmes en dégustant un vin chaud. Mais ça t’a pas empêché d’écouter le débat bouillant entre les pro vin chaud rouge et ceux qui préfèrent le blanc.
  • Toi qui as aussi droit au débat pour savoir qui de la boucherie Del Genio à Vissigen ou de Chez Vito à Chippis faisait les meilleures viandes, mais au final quoi que tu choisisses tu devras te taper les deux heures de queue avant d’accéder à ta commande. Pas de soucis, t’auras tout le temps de papoter avec la « dame au chien » dehors devant qui te dira d’un air détendu : « mais y’a un monde fou hein ». Merci Captain Obvious.
  • Toi qui en a profité des nocturnes pour faire la tournée des magasins avec une liste de choses à acheter. Sur le chemin, t’as rencontré Régis, une vieille connaissance qui t’as proposé de boire un vin chaud, puis deux puis trois, puis tu es rentré les mains vides et la tête sur Soleure.
  • Toi qui a eu la chance d’avoir eu comme question existentielle en guise d’insomnie « mais un 24 décembre sans neige même en montagne, est-ce vraiment dans l’esprit de Noël ? »
  • Toi qui t’es demandé que mangerait Piero San Giorgio, le survivaliste, à Noël.
  • Toi qui a dû affronter le dilemme de savoir si c’était responsable de manger du foie gras sachant les conditions de gavage des oies. Surtout que t’as un cousin vegan qui ne s’est pas gêné de partager sur Facebook 7 vidéos de la cause animal ces derniers jours.
  • Toi qui a fait des cours de yoga pour supporter le fameux type (ils sont parfois plusieurs) qui te souhaite un « Noyeux Joël ». Toi qui… non c’est tout, j’en ai assez dit.

Maintenant tu peux tirer une croix sur ce douloureux passé et apprécier cette fête en famille. Tu tâcheras de te tenir, de pas te servir 12 assiettes de wapiti et de finir le carton de Gamay avant le début du plat principal. Et le digestif, comme son nom l’indique, c’est une boisson qui aide à digérer, pas à mesurer qui de toi ou de ton cousin réussit à boire le plus rapidement la rangée de shot sur la table. D’autant plus que tu dois te garder pour les vins chaud de Noël devant la Cathédrale de Sion. T’as pas d’excuse parce que c’est gratuit et conviviale. Mais tu feras quand même le signe de croix par respect au petit Jésus avant d’ingurgiter le délicieux breuvage. Tu croiseras deux-trois copains et de fil en aiguille tu trouveras le moyen de te faire embarquer au Trentequarante afin de bien profiter de ce lieux mythique avant sa fermeture. L’affluence record de 16 personnes te permettras de te remettre au pas au niveau de ton déhanché en enflammant la piste de danse vide sur les mélodies envoutantes de la déesse Shakira. Tu quitteras ce haut lieu de la vie nocturne sédunoise non sans avoir lâché une petite larme après avoir sifflé la haut sur la colline avec l’incontournable Joe. Après t’être fait foutre dehors par les agents de sécurité, tu finiras ta soirée à lancer des chants glorieux et très intelligent à la gloire du FC Sion. Puis tu appelleras Taxi Vera  pour te ramener à bon port, parce que t’es un gars responsable (et accessoirement parce qu’on t’a déjà retiré le bleu). Ah, et t’oublieras pas de mettre le réveil à 9h30 pour la messe et l’apéro chez Tata Monique.

Raoul Tornay

 

Inland - Nationalrat

[Politique] Céline Amaudruz quitte l’UDC Genève pour tenter l’exil politique en Valais

Comme vous avez pu l’apprendre à travers nos médias ces derniers jours, Céline Amaudruz s’est fait pincer ivre au volant de son véhicule. Une ivresse qui crée un véritable tollé dans toute la Suisse Romande, sauf en Valais où une vague d’admiration est en train de naître. Sautant sur l’occasion la conseillère nationale genevoise tentera donc dès janvier 2017 un exil politique sur les terres valaisannes et selon nos informations elle pourrait également tenter sa chance aux prochaines élections au Conseil d’Etat valaisan, de quoi créer de la jalousie autant à l’interne du parti UDC que dans les autres factions politiques. À travers notre enquête, nous avons mis le doigt sur une véritable stratégie politique propre au Canton du Valais. Enquête.

Oskar jaloux

« C’est du foutage de gueules ! C’est de la récupération politique pure et simple.. » martèle le principal intéressé qui s’avoue inquiet pour la défense de son siège face à l’explosion du capital sympathie de Madame Amaudruz. « Moi ça fait depuis le début de l’année 2016, que je bois un max de Rhum Stroh et ensuite, tous les soirs du week-end, je vais klaxonner devant la maison à Christian (ndlr: Varone) pour qu’on me fasse souffler et que je puisse ainsi regagner en cote de popularité. Mais impossible ce bougre est d’une surdité ou d’une patience légendaire… »

Les autres candidats ne sont pas en reste

Fraîchement candidat depuis le début de la semaine Jean-Marie Bornet avoue déjà avoir songé à cette stratégie.« Je connais l’emplacement de tous les contrôles du Canton. Plusieurs fois j’ai été à la rencontre de mes collègues et à chaque fois ils ont refusé de me faire souffler… En me disant à chaque fois c’est bon Jean-Marie tu peux passer… » Agacé, l’homme avoue avoir tout essayé pour se faire arrêter mais en vain …« Le pire c’est la fois ou j’ai chopé un candélabre. Après une heure, mes collègues avaient déjà enterré l’affaire… »

Du côté des PDC même son de cloche, bien que Maurice Tornay ou Jacques Melly avouent ne pas jouer à ce jeu-là.« Avec Jacques, on a une monstre cataracte, on risquerait de se faire retirer le bleu à cause de ça et on ne gagnerait aucune sympathie de la part de l’électorat. Pour Christophe, le sigle « baby on board » dissuade tout contrôle… » déclare Maurice Tornay.

Chez les socialistes aussi cette stratégie électorale existe et elle est d’ailleurs plus professionnalisée qu’ailleurs. « Chaque année, nous organisons un séminaire d’une semaine animé par Thomas Burgener qui lui avait été pincé à 1.5 pour mille en 2010; il dispose d’une certaine légitimité cantonale dans le domaine. » déclare Mathias Reynard autour d’un vin chaud sur la Place du Midi.

Au final, c’est chez les PLR que la stratégie semble la plus adéquate pour se faire contrôler. En effet, l’anonymat de leurs candidats permet de disposer des mêmes contrôles ordinaires que le reste de la population. De quoi leur donner la chance de frapper un grand coup avant les élections de mars prochain.

Innocent Dubuis, 3 pour mille

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[Politique] Pour fêter la journée internationale de l’orgasme, Christophe Darbellay promet de « se faire bien plaisir avec les potos du Parlement »

Si le 21 décembre est le jour le plus court de l’année, il est aussi celui dédié à l’orgasme. Un rendez-vous qui chaque année – avec Christophe Darbellay en fer de lance – déride certains de nos élus fédéraux. Reportage.

À la tombée de la nuit, le Palais fédéral est désert. Pourtant, à quelques encablures, on reconnaît les voix d’une poignée de parlementaires qui résonnent dans l’obscurité bernoise. À petites foulées, nous nous laissons guider par la clameur. À peine une trentaine de secondes plus tard, alors que nous pénétrons dans le bar d’où provient ce chahut, nous sommes témoins d’un spectacle édifiant. Christophe Darbellay, assis sur trône et un sceptre à la main, pousse la chansonnette devant ses collègues manifestement charmés par la rengaine du Martignerain. « Ce sont les Valaisannes que j’aime que j’aime », entonne-t-il à cœur joie, la cravate nouée autour de son crâne. Les autres politiciens – tous entourés de filles peu vêtues –, applaudissent sans retenue.

« Tous contents à la fin de la soirée »

Une fois le concert improvisé terminé, nous approchons pour poser quelques questions. « C’est la journée de l’orgasme, on se met bien avec les potos, tu vois ? », commence Darbellay qui est stoppé net par Christian Lüscher, visiblement ravit de la présence des médias. « Tous les ans, avec les collègues, on va faire les cons en ville pour l’occasion. Certains ont des orgasmes, d’autres non. Mais ce qui compte, c’est qu’à la fin de la soirée, on soit tous contents, moi le premier. ». Et de poursuivre avant même que l’on n’ait eu la chance de lui poser une question, « On fait rien de mal. Je suis avocat, vous savez ? ».

« Moi, tant qu’on recycle »

Non loin du bar, Daniel Brélaz rayonne. Deux somptueuses femmes sont assises sur ses genoux. Questionné sur l’aspect moral de cette soirée, il riposte. « Chaque année, ce sont Amber et Xhénia qui m’accompagnent. Les autres ont leurs petites habitudes aussi. Alors moi, tant qu’on recycle, je ne vois pas le problème ».

Les autres parlementaires présents ont jugé plus judicieux de s’éclipser dès notre arrivée. Et, on l’avoue volontiers, les voir décamper de la sorte nous a presque donné un orgasme.

Caliméro Fournier