Tristan

[Faune] Après le loup de Zinal et l’ours du Sanetsch, un aigle bicéphale aurait été aperçu au-dessus de Bruson

Le Valais, sa nature, ses montagnes, ses forêts – qui ne seront pas entièrement déboisées pour Sion 2026 – est depuis toujours une terre d’accueil pour la faune. Alors que les tétras-lyres, les bouquetins, les Bédjuis et autres espèces menacées y ont trouvé refuge depuis de nombreuses années, d’autres animaux commencent à les suivre.

Ainsi, les loups ont depuis de longues années choisi de fuir l’Italie pour profiter de forfaits fiscaux plus avantageux de l’autre côté des Alpes. Depuis peu, un ours a même élu domicile au Santesch pour les vacances d’été.

Capable de soulever une Hérens

Si les deux prédateurs semblent se plaire dans les forêts du Vieux Pays où ils ne sont que rarement dérangés – excepté par les klaxons français et les braconniers – d’autres ont décidé de faire du ciel valaisan leur royaume.

Et il semblerait que les gypaètes barbus et les aigles royaux aient un nouveau concurrent sur leur terrain de chasse favori. « De toute ma vie, je n’ai jamais vu quelque chose de pareil. Et pourtant, j’habite le Val de Bagnes, j’en ai vu passées des bêtes », clame Jean-Marc Vaudan, garde-chasse de la vallée. « Il était énorme, poursuit-il en mimant le vol «de la bête» avec ses bras. Il aurait pu soulever une reine à cornes sans souci. »

«Comme le petit gars à la télé»

Ce «il», Jean-Marc Vaudan le décrit comme un aigle avec une particularité étonnante. « Il avait deux têtes ! Il ressemblait pas mal à la forme que le petit gars de la Nati a mimé avec ses mains l’autre jour à la télé. » Aperçu sur les hauteurs de Bruson, le rapace n’a – pour l’heure – pas été observé par d’autres yeux.

Le service cantonal de la chasse tente d’ailleurs de calmer le jeu. « Jean-Marc a fait un travail formidable durant tant d’années, mais sur ce coup-là, nous pensons que la Coupe du monde lui est montée à la tête. » Alors, aigle bicéphale ou pas ? Le mystère plane…

Vital Monnet

Japon

[FC SION] Émus par les Japonais, les supporters sédunois promettent de ramasser les déchets de Kasami après chaque match

En Russie, les joueurs nippons – à l’instar de leurs supporters – ont fait preuve d’une grande classe après l’élimination douloureuse face à la Belgique en nettoyant les vestiaires et les tribunes. Un geste largement salué aux quatre coins du globe, jusque dans la capitale valaisanne. « C’est très inspirant, commence Emile Chevrier, responsable des supporters sédunois. Autant te dire qu’on va faire pareil avec la montagne de déchets que produit Kasami match après match ».

L’UTO craint le manque de place

Contactée, l’usine de traitement des ordures (UTO) applaudit la démarche, mais doute toutefois de sa faisabilité. « On risque de manquer de place », prévient son directeur Manu Varone. « À l’époque, on avait eu la même idée avec Prijović, mais on a finalement renoncé parce qu’il aurait fallu sous-traiter à l’étranger », poursuit-il.

Dérégler le micro climat valaisan

Le projet ne fait toutefois pas l’unanimité, à l’image de Gégé Dubuis, météorologue émérite. « S’il fait toujours beau en Valais, c’est grâce à des gens comme Kasami qui produisent suffisamment de déchets pour favoriser le réchauffement climatique ». Et de conclure : « si vous voulez une météo tout à fait vaudoise, vous n’avez qu’à retirer l’équipe ».

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[Ecole Primaire de Flanthey-Lens] Lancement de la première bouteille de fendant dans la stratosphère

Le Congo avait tenté de lancer Troposphère 5, le Valais lancera Topettesphère 1. La nouvelle s’est fêtée en grande pompe à l’Ecole Primaire de Flanthey-Lens à coup de Champomy et de Rivella rouge. Et pour cause, après plusieurs années de travail, les élèves sont venus à bout de leur projet de lancer une bouteille de fendant dans l’espace. Sobrement appelé « Topettesphère 1 », la 0.75 l de blanc sera lancée symboliquement depuis le Stade du Christ-Roi le 28 juillet. Soutenu par Valais-Wallis Promotion, le projet a également pour but de redorer le blason du canton, bien terni par les débats virulents sur les JO de 2026.

Si peu d’informations ont encore été dévoilées, l’EPFL a en revanche déjà lancé un appel d’offre dans les milieux vitivinicoles valaisans pour désigner quelle cave aura l’immense privilège d’envoyer son cépage survoler l’Alpe blanche jusqu’aux cieux. Le commandant John Bonvin du VSS Couchepin s’est déjà déclaré ravi que les Valaisans continuent de conquérir l’espace.

Pollux Gaspoz

friends-talk

[SION 2026] Selon un dernier sondage, 93% des citoyens affirment qu’un nouveau sujet de conversation serait « une chance pour le Valais »

La campagne olympique – des deux côtés de la table – a été jalonnée de sournoiseries et de bassesses qui ont paralysé le débat de fond. À tel point qu’une écrasante majorité de Valaisans sont aujourd’hui davantage séduits à l’idée de trouver un nouveau sujet de conversation que par le projet Sion 2026. C’est en substance ce que révèle le dernier sondage de l’institut gfs.bern.

Il faut dire que la question des Olympiades a monopolisé les discussions des mois durant. « Au café avec les copains, on a abordé le sujet tous les jours depuis le début de l’année », soupire Michel, un Sierrois de 46 ans. « Et ce n’est pas comme si au fil du temps, on avait d’autres arguments à mettre sur la table », poursuit-il avant de jeter son alliance à terre. « Je ne veux plus voir un anneau jusqu’à ma mort ».

Fait rare durant cette campagne, opposants comme partisans s’accordent désormais sur un point. « Il se passera ce qu’il se passera le 10 juin, mais de grâce, cessez de nous parler de cette votation », implorent d’une seule voix deux membres des comités adverses.

Un débat pour trouver de quoi parler

Pour matérialiser la volonté populaire, un comité s’est formé avec pour lourd mandat de réhabiliter un sujet de conversation. « On a décidé d’organiser un débat puisque on ne sait plus exactement comment fonctionner autrement après ces derniers mois », explique Basile Cottagnoud, son président. Et si les participants devaient s’avérer peu créatifs ? « Si vraiment on ne trouve rien à se dire, on aura qu’à parler de combien on en a marre des discussions sur le JO », conclut-il d’un air assuré.

Caliméro Fournier

2018-05-16 15.05.14

[Loups hybrides] Le Parlement valaisan se refuse à autoriser le tir des Evolénards hybrides

«Les grandes victoires trainent dans leur ombre de petites défaites.» C’est avec beaucoup de philosophie que le député Christophe Fauchère a accueilli le rejet par le Grand Conseil valaisan de son postulat. Poussé par l’acceptation des deux postulats demandant le tir des loups hybrides, le politicien évolénard demandait, purement et simplement, l’autorisation de tir des Evolénards hybrides. «Cela se serait fait après analyse, bien sûr, nous ne sommes pas des bêtes», explique le député des Haudères. Mais le Parlement valaisan, par 81 non, contre 5 oui et 40 abstentions, a refusé que le dossier aille plus loin. «Pour l’heure du moins, car les 40 abstentions  nous font penser que nous avons visé dans le juste», souligne Yves Chevrier, autre grand défenseur du postulat.

Une problématique de fond de vallée

«Visé juste peut-être», mais pas encore touché la cible. Les opposants se sont d’ailleurs fendus de quelques blagues graveleuses à ce sujet. «Les dépositaires sont tous des chasseurs, viser mais ne rien toucher, c’est un peu leur quotidien», sourit Fabrice-Etienne Mudry, député pour Les Verts. Mais comment expliquer pareil taux d’abstentionnisme ? Dans les couloirs du Parlement, plusieurs élus ont accepté de s’exprimer sous couvert de l’anonymat. «Ce n’est pas tant le fond du postulat qui me gêne, mais plutôt la forme, souligne un élu du Val d’Anniviers. Chez nous aussi c’est une problématique dans le fond de la vallée. Mais il y a des moyens plus discrets de régler tout ça.» La louve de Mayoux pourrait d’ailleurs en témoigner.

Une mise en quarantaine salvatrice

Un collègue député affirme avoir soutenu le postulat pour des raisons bien sombres. «Ils sont différents. Tous les gens qui ont traversés Evolène peuvent en témoigner. Peut-être vaut-il mieux qu’ils règlent tout ça entre eux.» Au risque qu’une pseudo-guerre civile se déclare dans toute la commune ? «On atteindrait là un extrême, mais disons qu’une petite mise en quarantaine du fond du Val d’Hérens pour quelques années ne ferait de mal à personne», poursuit notre interlocuteur.

Tous quelque chose d’Evolène en nous ?

Cependant, le constat est pour l’heure clair, le Grand Conseil n’est pas encore prêt à autoriser le tir des Evolénards hybrides. Dans l’assemblée, avant de passer aux votes, Yves-Laurent Dayer porte sans doute une grande part dans ce refus. À la tribune, le député du district d’Hérens a osé jouer la carte de la sensibilité pour convaincre ses semblables de voter «non». «Je crois que comme pour les chiens avec les loups, nous avons tous quelque chose d’évolénard en nous.» Fin de citation.

Vital Monnet

La fumée ne devrait pas tarder à s'échapper du Cervin.

[Sion2026] Les opposants veulent se rendre au sommet du Cervin pour brûler les livres de Christian Constantin

170’000. En Valais, le chiffre donne le tournis et fait jaser jusqu’au fin fond du Val d’Anniviers. C’est pourtant le nombre gigantesque de livres signés Christian Constantin qui vont se retrouver dans toutes les boîtes aux lettres valaisannes – même à Isérables moyennant un délai de quelques semaines. Des livres titrés «Je voulais vous dire» une citation qui n’est pas tirée directement du phrasé du président du FC Sion. «J’avais proposé «Disons que bon, j’voulais juste te dire» mais cela n’a pas passé la censure des correcteurs», souligne l’entrepreneur martignerain.

Les éditeurs, ces gens de gauche

Une autre barrière est ensuite venue se dresser sur le chemin de ce livre cherchant à faire la promotion du «OUI» à Sion 2026. Aucune maison d’édition ne souhaitait faire paraître le recueil long de 61 pages. «Ce sont souvent des gens de gauche qui tiennent ce genre de maison peu rentables, tu sais. Des gens qui sont donc par essence opposés aux Jeux Olympiques.» Pas de quoi cependant freiner les ardeurs de CC qui a fondé les «Editions de Tourbillon» pour l’occasion. «Ce nom rappellera aux lecteurs que j’ai réussi tout ce que j’ai entrepris jusqu’à présent», lâche le boss du FC Sion.

Le Cervin symbole malgré lui

Un avis pas forcément partagé par les opposants au projet de Sion2026. Ceux-ci voient en ce livre une énième bévue de leurs adversaires olympiques. «C’est un pur scandale, commente Jean-Pascal Fournier, président des Verts valaisans. Je suis en plus certain que ces livres ont été fabriqués à partir d’actes de bûcheronnage illicites pour élargir la piste de l’Ours ou la Nationale.» En réponse à ce qu’ils jugent déjà comme «un crime écologique et politique» les partisans du «NON» à Sion 2026 veulent frapper très fort. «Nous avons prévu de réunir autant d’exemplaires que possibles afin de les brûler.» Et en guise de clin d’œil aux défenseurs du «OUI», les livres seront brûlés au sommet du Cervin. «Il ne faut pas croire que Monsieur Constantin est le seul à pouvoir se payer une opération marketing d’ampleur dans ce canton et nous allons le lui prouver», commente le président des Verts.

Un signal écologique fort

Questionné à ce sujet, Christian Constantin peine – pour une fois – à répondre. «Je t’avouerai que j’ai vraiment de la peine à les comprendre. Je fais un livre de 61 pages en précisant que celui-ci peut être lu lors d’un aller-retour en train entre Sion et Martigny. Si ça ce n’est pas une démarche écologique pour prouver ma bonne volonté !»

Vital Monnet

Chrisitan-constantin-

[FC Sion] Christian Constantin engage Arsène Wenger « pour être assuré de finir 4e »

Alors que le FC Sion sue sang et eau pour garder la tête hors de l’eau, son président, Christian Constantin, estime avoir trouvé la parade idéale pour s’assurer du maintien. Ce dernier s’offre les services de l’homme aux 823 matchs de Premier League, Arsène Wenger. « Je viens juste de boucler le téléphone. Il saute dans le premier avion et viens boire une topette à Martigny pour finaliser le contrat », informe le dirigeant sédunois.

Jacobacci toujours en poste

Celui qui incarne la figure d’Arsenal remplacera-t-il l’actuel tacticien du groupe sédunois, Maurizio Jacobacci ? « Pas du tout », répond Christian Constantin qui semble avoir en tête un schéma bien précis. « Tout ce que je veux, c’est qu’Arsène traîne au bord du terrain. On le sait, avec lui dans les parages, on est certains de finir 4e », poursuit-il avant d’invectiver l’UEFA qui a récemment pris la décision de suspendre le FC Sion des compétitions européennes.

Donner des cours d’anglais et dire oui

Si le rôle de l’ancien Gunners n’est pas encore très clair, Christian Constantin a toutefois donné quelques pistes. « Il pourrait commencer par apprendre l’anglais aux joueurs histoire qu’ils soient en mesure de brailler sur l’arbitre », projette le président. Mais la mission du Français dépasse le cadre strictement pédagogique. « À chaque fois que je propose quelque chose et que je dirai « qu’en pensez-vous Arsène », je veux qu’il réponde « oui » ».

Le tacticien devrait faire sa première apparition sur la touche sédunoise dimanche à l’occasion du match contre le FC Bâle. « Avec Arsenal, on les avait rousté 4 à 1 en 2016, je suis plutôt confiant », s’est réjouit le principal intéressé.

Antoine Clavien

@Tristan

[Réouverture de CMA] Christophe Darbellay pressenti comme médiateur pour la rencontre Trump – Kim Jong-Un

Les heures de sommeil de Christophe Darbellay sur les trois derniers jours se comptent sur les doigts d’une main. Après avoir passé de longues heures au chevet des remontées mécaniques de Crans-Montana Aminona et des communes du Haut-Plateau, le conseiller d’Etat valaisan a été coupé dans son sommeil par un téléphone venu d’Asie. «J’ai été le premier surpris, souligne le principal intéressé. Au début j’ai cru à un canular de Fred à propos de Sion 2026.» Pourtant, au bout du fil, le ministre de l’économie ne reconnait pas l’accent si particulier de son collègue du Conseil d’Etat. «Il avait une bonne diction et parlait parfaitement anglais, je me suis assez rapidement rendu compte que ça ne pouvait pas être Favre.»

Trois hommes pour une rencontre au sommet

Ce réveil inattendu n’était donc pas dû au conseiller d’Etat PLR, mais a un autre membre haut placé sur l’échiquier politique international: Chung Eui-Yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité. D’abord certain d’être dans un rêve – ou un cauchemar, c’est selon -, Christophe Darbellay retrouve rapidement ses esprits. «Monsieur le ministre, nous avons entendu parler de vos prouesses en qualité de médiateur dans l’affaire entre CMA et les communes du Haut-Plateau. Tout notre pays a été scotché de voir que vous êtes parvenus à un accord», a expliqué le conseiller à la Sécurité. Acceptant les félicitations, avec sa modestie habituelle, le Valaisan s’interroge. «Si c’était uniquement pour des félicitations, il aurait pu attendre 8 heures du matin. Je me suis dit qu’il voulait sans doute quelque chose de plus.» Et une fois de plus sa clairvoyance ne le trompait pas. «Monsieur Darbellay, nous avons une faveur à vous demander: seriez-vous prêt à jouer les médiateurs lors de la rencontre prévue entre Kim Jong-Un et le président américain Donald Trump ?»

Un nouveau conflit majeur à résoudre

«J’avoue que sur le coup je suis tombé sur le cul, lâche le conseiller d’État du Vieux Pays. Aller en Corée, en pleine campagne pour Sion 2026, c’est risqué.» Mais Chung Eui-Yong a su se montrer persuasif. «Il m’a dit qu’ensuite je pourrais visiter les installations de PyeongChang qui ne se situent pas loin de la zone démilitarisée où aura lieu la rencontre. Peut-être que je pourrais négocier avec les Sud-Coréens pour ramener un tremplin de saut à ski et un anneau pour le patinage de vitesse.» Après avoir résolu le conflit entre CMA et les communes du Haut-Plateau, Christophe Darbellay s’attaquera donc à un autre conflit majeur de ce siècle. Une nouvelle médiation qui pourrait gommer les errances des gestionnaires du Haut-Plateau et redorer au bon moment l’image de la candidature Sion 2026.

Vital Monnet

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[Sion2026] Frédéric Favre présentera des séances d’information simultanément grâce à un hologramme

Frédéric Favre a le vent en poupe. Conférence par ci, interview par là, le conseiller d’Etat n’est jamais très loin lorsqu’un débat sur les Jeux Olympiques est engagé. Dédé Fragnière, habitué du bar l’Igloo à Veysonnaz nous le confirme : « Je buvais tranquillement un jus sur la terrasse mardi quand j’ai commencé à critiquer la propagande des JO avec mon copain Flonflon. Tout d’un coup, Frédéric Favre est arrivé de nulle part pour nous présenter, graphiques en main, sa version des faits pendant plus de 30 minutes ! Et de poursuivre :  « On a vraiment eu les chocottes, je suis parti immédiatement engueuler la sommiche (NDLR: la sommelière) pour lui demander ce qu’elle avait foutu dans le Gamay. » Ce qui est arrivé aux deux copains ne semble pas être un cas unique. Plusieurs histoires du même genre nous ont été rapportées.

Hologramme aussi au bistrot ?

Y aurait-il un rapport avec le projet d’hologramme de Frédéric Favre qui souhaite démultiplier sa personne pour convaincre le maximum de Valaisans à glisser un oui dans les urnes le 10 juin prochain ? Peut-être. Par manque de temps, il ne pourra participer à toutes les séances d’information destinées aux communes valaisannes et répondre à toutes les sollicitations médiatiques. C’est donc en collaboration avec l’EPFL qu’un hologramme de l’élu PLR devrait voir le jour au mois d’avril afin de participer simultanément à plusieurs rendez-vous. Quelques communes se sont déjà montrées intéressées et ont agendé une soirée d’information avec une réplique du Conseiller d’Etat. Des cafés ont également exprimé leur intérêt afin d’attirer de la clientèle. Sis en vieille ville de Sion, le bar de la Grenette a lui aussi formulé une demande de Frédéric Favre en hologramme dans le cadre d’une soirée privée.

Après Jean-Luc Mélenchon, Frédéric Favre deviendra donc le deuxième politicien à apparaître sous forme d’hologramme. Si le financement de la prouesse technologique reste encore mystérieux, nul doute qu’il fera grincer des dents à l’heure où le budget des JO est au cœur des tous les débats.

Sigurbjörn Chabbey

 

 

 

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Bagarre au tea-room : La rubrique mots croisés du Matin était déjà remplie à 7h30

SION. Il était environ 7h30 lundi matin quand Norbert* rentre dans un bistrot de la zone industrielle. Comme à son habitude, il commande un renversé et un croissant avant de prendre les nouvelles de la veille en lisant Le Matin. Voyant une actualité peu reluisante, Norbert décide de passer directement à la case « mots croisés ». Cruciverbiste féru, il ne se déplace jamais sans son crayon à papier sur lui.

Mais ce lundi, tout ne s’est pas passé comme prévu. La page des mots croisés était remplie au feutre noir. Choqué, le sang du quadragénaire ne fit qu’un tour. Il se lève immédiatement de son tabouret et vocifère : « C’est qui le dordon qui a peinturé la page des mots croisés ? ». Pas de réponse. En réitérant sa demande une deuxième fois, il remarque au fond du bistrot un homme plus âgé tout sourire. Ni une ni deux, Norbert file en sa direction pour s’expliquer.

L’homme avoue être le coupable du méfait. Le ton monte rapidement entre les deux hommes. Non seulement il refuse de s’excuser, mais il semble fier d’avoir terminé la grille numéro 96 des mots fléchés du jour à seulement 7h30. Les noms d’oiseaux pleuvent et l’altercation devient même physique quand l’individu plus âgé jette son verre de vieille prune au visage de Norbert.

En quelques instants le petit bistrot paisible devient un champ de bataille. Des coups sont échangés, des verres volent en éclats pendant que deux employés communaux hilares filment la scène. La serveuse du bar, apeurée, sera contrainte d’appeler la police pour faire cesser cette bagarre.

La maréchaussée n’aura d’autres choix que d’embarquer les deux protagonistes pour une vérification au commissariat. Après avoir entendu les deux hommes, la police les a laissés libre non sans une amende d’ordre pour émeute et refus d’obtempérer.

Floriandre Salamolard

*prénom d’emprunt